Fiction: Visions d'un Dieu Endormi

Pour Tenten, une mission banale au Pays du Vent va prendre des proportions épiques qui vont la plonger, elle et l'équipe chargée de la retrouver, au cœur d'une machination qui pourrait bien menacer le monde entier. Car les fidèles du Dieu à la Main Sanglante, Jashin, ont décidé de réveiller le Dieu Endormi…
Classé: -16I | Action/Aventure / Horreur / Spirituel | Mots: 125927 | Comments: 38 | Favs: 35
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Kris'ter (Masculin), le 10/11/2009
Au chapitre précédent, nous avions laissé Tenten en bien mauvaise posture, mais pour le moment, revenons à l'équipe de Shikamaru et sa traversé du désert.

Comment-ça : "pour quelle raison ils sont dans le désert ?"
Bon, un peu de flashback pour remettre les idées en place alors :

Tenten avait disparu lors d'une mission mené conjointement avec des ninjas de Kiri au Pays du Vent. Une équipe composé de Neji, Lee, Sakura et dirigée par Shikamaru avait été envoyé à sa recherche. En chemin, il furent rejoint par Temari dont les connaissance du désert allait se révéler utile.
Après avoir passé la nuit dans un oasis, ils durent livrer bataille face à une horde de pillards de Commoragh venu mettre le petit village à sac.
Le combat se termina avec la victoire totale des ninjas qui, après avoir repris leur forces, se remirent en route vers les canyons de Bran-Ô-Kor, à la recherche de Koketsu, qui était l'homme qui avait recueilli Tenten (le hasard fait bien les choses). Mais bien que cela ressemble tout à fait à un piège dont Shikamaru commençait à discerner les contours, ils étaient bien décidé à faire l'impossible pour retrouver la kunoichi.




Chapitre 9: Faux-semblants



Cagath, le Biopiste, détestait les canyons de Bran-Ô-Kor. D’une manière plus générale, il détestait l’extérieur. Il fallait se déplacer toute la journée, supporter la présence incessante de petits insectes, risquer à chaque instant de tomber sur une bande de ninjas excités et surtout on ne pouvait profiter d’aucune esclave pour se délasser après une rude journée.

Voilà presque une semaine que sa peau blanchâtre devait endurer la chaleur ardente de ce maudit soleil. C’était ça le pire en fait, car les faibles éclairages d’une bibliothèque poussiéreuse et d’un laboratoire nauséabond étaient les seules lumières qu’il connaissait depuis aussi longtemps qu’il arrivait à se rappeler. Toute cette lumière et cette chaleur… c’était insupportable. Enfin, pas autant que la situation dans laquelle il se trouvait.

Cagath se demandait ce qu’il avait bien pu faire pour avoir à supporter une telle humiliation. Ce n’était sûrement pas à cause de cette esclave qu’il avait enfermée vivante dans le four du crématorium : les esclaves étaient faits pour ça, pour se divertir. Il ne viendrait à l’idée de personne de réprimander quelqu’un pour avoir brisé son mobilier. Non, sans doute l’un de ses pairs, jaloux de ses succès et ayant le bras long, avait réclamé (et obtenu) son affectation à cette stupide mission de reconnaissance. Il grimaça. Sans ce contretemps, il aurait été en mesure de finaliser le procédé Anthémis, son projet le plus ambitieux, et de le présenter à ses pairs. Tant de mois de recherche, il n’allait pas échouer aussi près du but !

Les deux éclaireurs qui étaient revenus de leur mission d’observation n’avaient pas noté quoi que ce soit d’inquiétant. Le Biopiste soupira : il ne comprenait vraiment pas l’intérêt de ce qu’il était en train de faire. Cela faisait maintenant des années que les ninjas de Suna n’avaient tenté aucun raid contre la forteresse. Ils restaient tranquilles, à l’abri dans leur Village Caché. Cagath se dit qu’ils avaient sûrement trouvé quelque chose de plus raisonnable à faire que de s’attaquer à Commoragh, comme monter des spectacles de marionnettes ou faire des châteaux de sables… Vivement que cette mission se termine et qu’il puisse enfin se prélasser dans un bon bain en buvant un verre de Kvar1.

Sur sa droite, une sentinelle poussa soudain un cri d’alerte qui se transforma vite en un gargouillis pathétique. Le ninja habillé en vert qui venait d’occire le soldat se précipitait déjà sur les suivants. Derrière lui, deux kunoichis se préparaient déjà à passer à l’attaque.

Les soldats ne mirent que quelques secondes à réagir face à cette soudaine menace. Ils se placèrent en position de combat, mais, dans leur dos, les deux sentinelles abandonnèrent leur déguisement, se révélant être deux autres ninjas qui attaquèrent sans attendre. Un lancier tenta de s’interposer mais il trépassa aussitôt, sans avoir eu le temps de porter le moindre coup, impitoyablement fauchés par le ninja aux yeux d’ivoire. Prise entre le marteau et l’enclume, la plus grande confusion s’empara de la petite troupe. Les arbalétriers tentèrent d’abattre les agresseurs de leurs carreaux mais ils furent éparpillés comme des fétus de paille par la kunoichi à l’éventail géant.

Le Biopiste regarda autour de lui : son escorte ne faisait vraiment pas le poids face à ces ninjas animés d’une incroyable ardeur combative. Le sol buvait déjà le sang de la moitié de ses hommes sans qu’aucun de leurs adversaires n’ait été seulement blessé. A cinq mètres à peine de lui, l’un des lanciers se retrouva plié en deux par un coup d’une incroyable violence, la kunoichi aux cheveux roses s’approchait dangereusement.

Voyant que sa compagnie n’avait aucune chance de vaincre, Cagath enfourcha un des chameaux pour s’enfuir, il devait s’éloigner au plus vite des combats, quitte à laisser derrière lui ses hommes se faire massacrer.

Il n’eut cependant pas la possibilité d’aller très loin : quelqu’un lui tomba sur l’échine, lui faisant vider les étriers tout en tirant sa tête en arrière. La soudaineté de cette attaque ne lui laissa aucune chance, et sa nuque émit un craquement sinistre avant que son agresseur et lui ne touchent ensemble le sol dans un nuage de poussière. Roulant souplement sur lui-même, son assaillant se releva et se prépara à régler le compte de sa victime, mais il n’eut pas à s’en donner cette peine : le Biopiste gisait sur le dos, sa tête formant un angle impossible avec le reste de son corps. Il était mort avant même de toucher le sol.



Le plan imaginé par Shikamaru avait fonctionné à merveille. Ils avaient pris le groupe de soldat totalement au dépourvu et une fois l’effet de surprise passé, ils n’étaient plus assez nombreux pour opposer une résistance digne de ce nom.

La décision n’avait pas été facile à prendre, mais ce groupe devait être éliminé. Les ninjas ne pouvaient pas se permettre d’avoir des soldats de Commoragh dans leur dos, et encore moins risquer d’être découvert. Le manipulateur d’ombre avait vu l’un des hommes s’enfuir sur un chameau et ça, ça risquait de devenir galère. Il était impensable de laisser un survivant capable de lancer l’alerte.

Accompagné de Sakura, Shikamaru se lança à sa poursuite, pour le trouver étendu au sol, la nuque brisée, son assassin penché au dessus de lui. Il se retourna en entendant arriver les deux ninjas, qui découvrirent avec stupéfaction un gamin d’à peine une dizaine d’année, vêtu d’un pantalon et d’un bliaud de laine serré à la ceinture, ses cheveux coupés courts, les traits de son visage, fin et candide, lui donnaient un air très enfantin.

“Qui es-tu ?” Demanda la rose, aussi surprise que Shikamaru par l’apparition de ce petit bonhomme.

L’enfant ne répondit rien, continuant de dévisager les deux ninjas avec méfiance.

“C’est toi qui a tué cet homme ?”

Toujours aucune réponse. Lee, Temari et Neji, en ayant terminé avec l’escorte de Cagath, rejoignirent leurs compagnons. Voyant les cinq ninjas réunis devant lui, le garçon sembla se détendre.

“Vous êtes des ninjas de Konoha, n’est-ce pas ?”

La question était visiblement purement rhétorique : il savait qui étaient les gens en face de lui. Sa voix modulée mais austère, caractéristique d’un enfant qui avait été obligé de grandir trop vite, offrait un contraste saisissant avec la douceur de son visage.

L’enfant se présenta comme s’appelant Mujaki. C’était bien lui qui avait tué le cavalier. Devant les yeux incrédules des ninjas, il expliqua que c’était un accident, il voulait simplement le désarçonner pour l’empêcher de fuir. Il indiqua qu’il observait ce groupe depuis plusieurs jours déjà, dont la présence l’empêchait de chasser de quoi se nourrir, car comme son père, Kouketsu, disait souvent, un enfant incapable de trouver tout seul de quoi manger avant l’âge de dix ans n’était pas né dans la bonne région.

Temari annonça qu’ils devaient justement rencontrer son père pour lui demander conseils. À ces mots, l’enfant détourna le regard et proposa aux ninjas de le suivre pour qu’il les amène devant Kouketsu, ce qu’ils acceptèrent de bonne grâce, même si Shikamaru fit discrètement signe à ses coéquipiers de rester vigilant.

Pendant le trajet, l’atmosphère était plutôt tendue, aussi Sakura s’exclama de manière enjouée :

“Après avoir passé quatre jours dans le désert, il me tarde de m’asseoir autour d’une table, avec une bonne cruche.”

“Mais, on est déjà avec Temari.” Rétorqua le manipulateur d’ombre, l’air innocent.

Neji et Lee éclatèrent de rire, la blonde du désert se jeta en avant pour frapper Shikamaru derrière la tête, et la rose soupira. C’était comme ça depuis qu’ils avaient quitté l’oasis, ils n’arrêtaient pas de se chamailler. C’était plutôt étrange de la part de ces deux là, Temari donnait d’habitude l’air d’une kunoichi sérieuse et consciencieuse, alors que le Nara n’avait d’habitude rien d’un gai luron. Pour Sakura, il était clair que s'ils avaient été à la maternelle, Shikamaru aurait sans aucun doute tiré les couettes de la blonde du désert.

Le ninja aux yeux d’ivoire se rapprocha de Mujaki, avec un air dégagé :

“Tu connaissais l’homme qui est mort ?” Demanda-t-il, cachant adroitement son scepticisme quand au fait qu’un gamin de cette corpulence arrive à briser la nuque d’un adulte, même par accident.

“Non, mais c’était un Biopiste de Commoragh. Mon père disait que c’est des savants fous menant de terribles expériences à mi-chemin entre l’intervention chirurgicale démente et la magie. Leurs sombres pouvoirs et leurs pratiques blasphématoires mettent les violations des lois naturelles les plus inimaginables à leur porté, dans le but de concevoir des créatures cauchemardesques toujours plus féroces et dont l’essence même est une offense à la nature.”

“J’en ai entendu parler.” Confirma Temari, “il parait que ce sont eux qui ont créé les Vers des Sables, qui étaient sensés protéger les canyons de Bran-Ô-Kor tandis que le Roi Hakkyou fortifiait la cité de Commoragh. Mais quelque chose tourna mal car ces monstres se révélèrent incontrôlables… depuis ces abominations hantent le désert du Pays du Vent.”

Shikamaru avait remarqué un détail dans les paroles de l’enfant :

“Pourquoi tu parles de ton père au passé ?”

Le groupe était arrivé à destination, Mujaki s’arrêta, puis il désigna trois tombes alignées sous une grotte, dont l’entrée se trouvait à deux ou trois mètres au dessus du sol :

“Parce qu’il est mort…”

Un lourd silence gêné s’instaura. Lee, le regard trouble, le brisa le premier au bout d’une longue minute :

“Comment est-ce arrivé ?”

“C’était il y a environs deux semaines…” Commença Mujaki…


Le corps tout entier de l’enfant tremblait. Il était assis dans un fossé, les cuisses ramenées contre la poitrine, le visage rougi par les larmes. Il ne quittait pas le ciel étoilé des yeux. Rien ne pouvait le forcer à revoir les cadavres étendus dans sa maison, à croiser le regard éteint de ses parents et celui, si clair et si fragile, de sa petite sœur. Elle gisait sur le pas de la porte et serrait encore dans sa main la poupée de chiffons qu’il lui avait fait pour son anniversaire.

La scène n’avait duré qu’une poignée de secondes. A l’heure du souper, ils étaient encore une famille. Il y avait des rires, la voix grave de son père et les soupirs de sa mère. Puis des ombres étaient entrées dans la maison, des créatures sans visage, drapées de peaux humaines, cisaillant l’air avec leurs longs doigts semblables à des couteaux.

Ils avaient foncé sur eux en chantant. Non. En sifflant. Ils sifflaient un petit air grinçant et presque joyeux au moment ou leurs lames s’étaient enfoncées dans la poitrine de ses parents. Sa mère avait hurlé et tenté de pousser Aleya hors de la maison. La petite fille avait obéi et s’était mise à courir, mais Tita, sa poupée, était tombée. Elle avait voulu rebrousser chemin. Elle ne pouvait pas partir sans Tita. Et elle était morte. Egorgée.

Mujaki ne savait pas pourquoi les Exécuteurs de Jashin l’avaient épargné, mais il s’en fichait. La vie, pour lui, s’arrêtait ici, dans les canyons de Bran-Ô-Kor. Il frémit quand une main se posa sur son épaule.

“Tu dois vivre pour eux.”

Il n’avait pas vu ou entendu approcher celle qui se tenait devant lui. Dans la pénombre, il distinguait une silhouette féminine…


“Une femme ?” S’écria le Fauve de Jade, interrompant brusquement l’histoire du garçon, “comment était-elle ? Quand l’as-tu rencontrée ? Comment s’appelait-elle ? Elle allait bien ?”

“Lee ! Bon sang ! Calme-toi !” Le réprimanda Neji.

“Elle était belle.” Expliqua Mujaki, “pas plus âgée que vous, les cheveux coiffés bizarrement, avec deux chignons, et pleins d’armes.”

“Tenten…” Murmura Lee dans un souffle, l’esprit submergé par la joie de savoir que son chaton était toujours en vie.

“Oui, c’est comme ça qu’elle m’a dit qu’elle s’appelait. Mais venez, entrons dans ma grotte, nous serons plus à l’aise pour parler, je vous dirai tout ce que je sais.”



La grotte était large et peu profonde, elle servait de refuge à Kouketsu lorsqu’il partait chasser pendant plusieurs jours. Sommairement agencée : une paillasse, une table sur laquelle trônaient les restes du dernier repas de l’enfant, une chaise, quelques feuillets éparpillés sur le sol et des jarres contenant des légumes dans le fond de la grotte. L’éclairage était assuré par une sorte de lichen phosphorescent qui tapissait les parois. Un grand disque de pierre reposait à coté de l’entrée, qu’un système de contrepoids permettait de faire coulisser afin de fermer la grotte.

“Précaution indispensable.” Expliqua Mujaki, “pour empêcher les bêtes et le vent d’entrer dans la caverne.”

Les ninjas s’installèrent aussi confortablement qu’ils le purent et l’enfant termina son histoire. Il leur raconta que Tenten l’avait recueillie le soir où sa famille avait été massacrée. Ensemble, ils avaient passé plusieurs jours dans les canyons, jusqu’à ce que l’enfant se rappelle de la grotte. La kunoichi en profita pour donner une sépulture décente à la famille de Mujaki, et elle resta avec lui le temps qu’il se remette du traumatisme.

Hélas, pendant une chasse, ils se firent surprendre par une escouade de Commoragh. Tenten s’était battue comme une lionne pour laisser à l’enfant le temps de s’enfuir, mais elle fut capturée et conduite à la forteresse. L’enfant avait suivi les soldats, dans l’espoir d’aider la kunoichi à s’enfuir, mais il n’avait rien pu faire, hormis les regarder disparaître derrière les lourdes portes de la cité.

Il avait prié tous les soirs pour que son amie reste en vie, et que quelqu’un lui vienne en aide. Aussi lorsqu’il avait reconnu les ninjas devant lui, il sut que ses prières avaient été exaucées.

Le groupe, et Lee le premier, fut à la fois très heureux et terriblement inquiet d’apprendre ses nouvelles. Bien qu’ils aient voulu repartir tout de suite au secours de Tenten, Mujaki le leur déconseilla car une tempête de sable n’allait pas tarder à se lever (ce que Temari confirma d’un petit hochement de la tête). Les ninjas en profitèrent donc pour reprendre des forces dans l’attente de l’épreuve qu’ils allaient devoir affronter.



Lee et Neji s’entraînaient en bas de la grotte. Le fait de savoir qu’il allait bientôt revoir Tenten en vie avait enflammé la Vigueur Étincelante de la Jeunesse pour le Fauve de Jade qui extériorisait sa joie de manière bien trop ostensible pour le ninja aux yeux d’ivoire. Celui-ci pestait intérieurement car ses sentiments avaient encore trop d’emprise sur lui. À nouveau, son petit démon aux dents longues se rappela aux souvenirs de Neji : Pourquoi se donner autant de mal, puisque c’est au cou de Lee que se jetterai Tenten, pas au sien. Ce ne fut bientôt plus un entraînement, mais un véritable combat que se livraient les deux ninjas.

Sakura était restée dans la grotte avec Mujaki, afin de s’assurer que celui-ci était en bonne santé. Elle s’inquiétait de laisser un enfant de dix ans seul dans un endroit aussi inhospitalier, mais celui-ci lui assura qu’il était parfaitement capable de s’en sortir tout seul ici. De toute façon, ils ne pouvaient l’emmener à Commoragh, aussi la rose lui promis qu’ils reviendraient le chercher après qu’ils aient sauvé Tenten.

Shikamaru s’était allongé sur le petit promontoire rocheux devant la grotte, fixant sans le voir le ciel bleu azur, son esprit absorbé par la réflexion, par la direction galère que prenait la mission. Aller à Commoragh était suicidaire, et il était même possible que Tenten soit morte, mais s'il y avait une chance, aussi minuscule soit-elle, pour qu’elle fût encore en vie, ils devaient risquer le coup. Le manipulateur d’ombre se rappelait avoir lu un chapitre sur Commoragh dans le dossier que lui avait remis Shizune avant de partir. Voilà ce que cela disait en substance :


La cité rouge, l’incarnation du meurtre, de l’anarchie et de la violence. La vision cauchemardesque de cet endroit fait de petites ruelles sombres dominées par la gigantesque, froide et menaçante citadelle du Roi Hakkyou, ainsi que l’air empli d’une aura malsaine, inspire la crainte et la méfiance au cœur même du plus téméraire des ninjas. Cet endroit abrite autant d’assassin qu’une déchetterie abrite d’ordure.

Nul n’a la moindre chance de s’échapper de la forteresse une fois qu’il y est amené. Les prisonniers qui y sont conduits ne savent jamais à quoi ils sont destinés et quels seront leurs châtiments.

Au mieux, certains finiront dans une arène où ils trouveront plus ou moins lentement la mort de la main d’un gladiateur. Ces combattants sadiques ne cessent jamais de se distraire et de distraire le public avide de combat sanglant en affrontant toutes sortes de créatures pour les faire mourir à petit feu. Se battant contre jusqu’à dix prisonniers à la fois, les pauvres victimes ne peuvent lutter de toutes leur forces que pour retarder de quelques instants leur inévitable sort. Cependant, à toutes ces victimes, on aura offert la plus belle grâce qui soit sur Commoragh, une mort rapide.

D’autres travailleront le reste de leur courte vie comme esclaves. Rien de plus qu’une vulgaire marchandise, les malheureux seront vendus, échangés, offerts… Leurs vies ne valent pas plus que celle de la vermine qui grouille dans les caves. Ils seront tantôt aux travaux forcés, tantôt à la torture pour le bon plaisir du maître de la famille. Ainsi, survivre plus d’un an comme esclave est un véritable exploit.

Ceux qui arrivent à s’échapper des geôles de leur maîtres se retrouvent perdus dans le labyrinthe de la cité où un danger les guette à chaque pas. Cela va des sinistres assassins sans foi ni lois qui tuent pour le plaisir aux terrifiants Tigres de Jashin qui surgissent de l’ombre pour déchiqueter leurs pauvres victimes.

Toutefois, on peut considérer qu’on est encore loin du summum de l’horreur car dans la cité sanglante, il est des endroits que nul sain d’esprit n’osera pénétrer. Ces lieux représentent l’un des pires châtiments du monde entier. C’est là que l’on fait subir la pire des souffrances aux êtres les moins chanceux de l’univers. Car à Commoragh, les Tourmenteurs ne cessent de faire s’élever les cris de leurs victimes. Aucunes souffrances, aucunes atrocités, aucuns supplices ne leur sont inconnus. Ce sont tous des maîtres de la torture dont les pratiques ne consistent qu’à infliger les plus horribles sévisses aux malheureuses victimes de leur violentes expérimentations. Ils ont élevé la mutilation et la douleur au rang d’Art et les martyres qui finissent entre leurs mains meurent des suites des souffrances les plus extrêmes qui soient ou survivent et leurs corps et leurs esprits brisés ne sont plus que des plaies à jamais ouvertes. On vit peu de temps à Commoragh mais on meurt toujours lentement.

C’est dans ce sinistre royaume que l’on trouve le plus facilement la force de mettre fin à ses jours car s’il peut ne rester qu’une seule force cette ville maudite, c’est bien celle là.


Oui, Tenten était peut-être encore en vie, mais dans quel état allaient-ils la retrouver ? Il se rappela qu’au bas de la page, Tsunade avait griffonné un petit mot : Quoi qu’il arrive, ne vous approchez pas de Commoragh ! Seule la mort vous y attend !

• Désolé Tsunade-Sama, j’ai peur que nous soyons obligé de vous désobéir. • Pensa-t-il en soupirant.

La voix de Temari le tira de sa rêverie :

“Puis-je m’asseoir ?”

“Puis-je t’en empêcher ?”

“Non. Je ne crois pas, non.”

“Alors prends place…”

La blonde du désert s’installa à coté de lui. Shikamaru se contenta de continuer à observer le ciel, sans rien dire. Curieusement, elle se sentit vexée d’être ainsi ignorée. Elle décida d’attaquer sans plus attendre :

“Tu as l’air soucieux, monsieur Pleurnichard, tes nuages te manquent ?”

“C’est vrai que ça foisonne pas ici, fille galère.” Répondit le manipulateur d’ombre en fronçant les sourcils, “Mais c’est pas ça qui me préoccupe pour l’instant.”

Temari sourit et dit à voix basse :

“Toi aussi tu penses que le gamin nous a menti et que toute cette histoire sent l’arnaque ?”

“Il y a trois corps dans les tombes en dessous, Neji me l’a confirmé, cette partie de l’histoire semble donc être vrai. Quand au reste… Impossible de vérifier.”

“On veut nous faire venir à Commoragh, et on se donne beaucoup de mal pour ça. Tenten n’est peut-être qu’un appât.”

“Elle fait partie du complot, tout comme nous, c’est une certitude.”

“Au moins elle devrait être encore vivante alors, c’est plutôt encourageant.”

Ils furent interrompus par un grand bruit. Ils se levèrent pour regarder ce qui se passait en bas. Lee venait d’être mit au tapis par Neji.

“Déjà fini ?” Demanda celui-ci avec arrogance.

“Pas du tout.” Répondit sèchement le Fauve de Jade en se relevant d’un bond, “ça ne fait que commencer !”

Le combat reprit de plus belle. Shikamaru et Temari laissèrent les deux ninjas continuer à se taper dessus et retournèrent à leur place.

“Si mes souvenirs sont bons,” commença la blonde, “j’ai lu que Commoragh avait été construite sur un temple qui servait de prison à une entité ancienne et terrible. Peut-être que ça a un lien ? Si c’était un Démon à Queues, l’Akatsuki est peut-être derrière tout ça. Ils voudraient nous faire tuer le Roi Hakkyou et profiter de l’anarchie pour le récupérer.”

“Peu probable.” Répondit le manipulateur d’ombre, “je doute qu’ils soient du genre à utiliser des intermédiaires comme nous. Je pense plutôt à un coup monté de l’intérieur. Quelqu’un veut se servir de nous pour se débarrasser du Roi Hakkyou, tout en restant dans l’ombre et en gardant les mains propres si ça tourne mal.”

“Dans l’absolu, il faudrait réussir à récupérer Tenten et la sortir de la ville sans faire de vague. Mais est-ce qu’on y arrivera ?” Résuma Temari, comme si elle avait lu les pensés du manipulateur d’ombre, “ceci dit, éliminer le maître de Commoragh débarrasserai le monde d’un terrible fléau, et ce n’est pas une occasion qui se représentera de si tôt.”

Shikamaru sentit Temari bouger, mais n’y prêta pas plus d’attention, son esprit étant focalisé pour percer les secrets de celui qui manipulait les pièces dans les coulisses. Il n’aimait pas cela, c’était comme jouer une partie de shogi dans laquelle votre adversaire avait prévu chacun de vos mouvements. Il n’y avait pour le moment rien à faire, il fallait continuer de se laisser porter sur le courant de sa volonté, le laisser croire qu’il maîtrisait la situation, jusqu’à être capable de voir la faille et saisir l’opportunité de placer un mouvement décisif qui fera s’écrouler son jeu.

“Je me pose des questions sur lui et sa petite personne.” Finit par dire le manipulateur d’ombre, “notamment : pourquoi est-il encore en vie ? Je veux dire, pourquoi les différents Kage n’ont pas tout mis en œuvre pour le faire sortir du jeu ?”

“Ils ont essayé. Plusieurs armées ont été envoyées sur Commoragh pour raser la forteresse par la force, mais ça a toujours été de cuisantes défaites. Ils ont ensuite essayé la manière subtile en dépêchant plusieurs unités de ninjas d’élites, mais à nouveau, échec sur toute la ligne.”

“Je vois, ils se sont ensuite dit qu’ils allaient ignorer le Village Caché en espérant que, étant donné la tendance va-t-en-guerre des habitants de la ville et faute d’ennemis à combattre, ils finiraient par s’entre-tuer jusqu’au dernier.”

“Exact, mais ils ont sous-estimé la mainmise du Roi Hakkyou sur la ville. Tous les rapports des espions concordent : Commoragh n’a jamais été aussi puissante.”

Temari sentait qu’elle en avait trop dit. Ce genre d’informations classées était l’apanage des membres du Conseil et des Jounins les plus hauts gradés, mais Shikamaru dissipa ses scrupules.

“Le Roi Hakkyou est la clé qui maintien l’équilibre militaire de Commoragh, le traître pense avoir suffisamment d’influence pour le remplacer à ce poste. Si on peut éliminer le maître de la cité, il faudrait auparavant démasquer celui qui est derrière tout ça, quitte à l’éliminer nous même dans la foulé. Une fois que ça sera fait, il ne fait aucun doute que la guerre civile qui va ravager Commoragh va suffisamment affaiblir la citadelle pour permettre aux armées des Villages Cachés de tenter un assaut décisif, bien qu’hasardeux.”

“Et même s'ils ne bougent pas, le chaos qui s’ensuivra réduira considérablement la menace que représente la citadelle.”

“Le traître espère se servir de nous pour lui apporter le pouvoir sur un plateau d’argent, et il a déjà mit son plan en route pour nous obliger à éliminer son maître. Vu comment les choses se déroulent jusqu’à présent, il n’a visiblement rien laissé au hasard, tous les événements on été prévus afin que sa machination soit une mécanique parfaitement huilée.”

“Et bien nous serons les grains de sable dans sa machination.” Conclut Temari avec un petit sourire.

La blonde du désert était heureuse, elle avait retrouvé le Shikamaru qu’elle appréciait, pas le ninja macho et j’menfoutiste qu’il était habituellement, mais celui à l’esprit aussi affûté qu’une Lame de Vent et dont elle était tombée…

Son esprit se bloqua…

Le manipulateur d’ombre sentit Temari se crisper, ce qui le ramena à la réalité. Sans qu’il s’en rende compte, elle s’était allongé contre lui, sa tête posé sur son épaule. Pire encore, sa main droite était en train de jouer avec une des couette de la blonde. Il piqua un fard et tenta, maladroitement, de se dégager.

La magie de l’instant se brisa…

Temari se releva d’un bond. Elle se tourna vers Shikamaru qui s’était redressé lui aussi. Les deux ninjas s’observèrent un long moment en silence. Tout deux avaient la sensation d’avoir franchi une limite, de s’être livrés au-delà des convenances. Isolés sur ce rocher, ce sentiment qui les avait étreints chacun à leur façon ressemblait à un aveu…

La tension entre les deux adolescents devint palpable, une onde orageuse qui courrait sur leurs peaux et embrasait leurs regards, mélange de plaisir et d’excitation.

L’arrivée de Sakura dissipa subitement le lien entre les deux ninjas et mit fin à la confrontation :

“Ils m’inquiètent un peu ces deux là.” Avait-elle dit en regardant Lee et Neji se battre entre eux.

Temari et Shikamaru reportèrent leur attention sur ce qui se passait en bas, à la fois ravis et déçus d’avoir été interrompus. Le Fauve de Jade était sévèrement malmené par le Hyuuga, mais refusait de reconnaître sa défaite pour autant. Le combat semblait avoir pris une nouvelle dimension pour les deux ninjas, dépassant le simple affrontement amical. Un enjeu qui devint évident lorsque Neji se trahit :

“Comment Tenten a-t-elle pu tomber amoureuse de toi ? Tu n’es rien comparé à moi !!”

Lee resta un instant interdit ; même lui avait compris, puis il se mit à sourire :

“Erreur Neji.” Répondit-il sans cesser de sourire, “je suis quelque chose. Quelque chose que tu ne seras jamais : son petit-ami.”

S’en était de trop pour le ninja aux yeux d’ivoire. Ce stupide simili-ninja de pacotille habillé comme un sac se moquait de lui ! À cet instant, le Huuyga vit rouge et se mit en position pour utiliser les 64 poings du Hakke, mais Shikamaru décida d’intervenir. Son ombre s’étendit rapidement et scotcha les deux ninjas juste à temps.

Les choses étaient en train de se compliquer et Sakura n’allait pas rester sans rien faire. L’horrible souvenir du jour tragique où, sur le toit de l’hôpital, Sasuke et Naruto s’étaient affrontés lui était revenu à l’esprit, et elle refusa de voir l’histoire se répéter devant ses yeux. De plus, les ordres de Tsunade avait été on ne peut plus clair. Elle sauta du promontoire et passa un furieux savon à Neji et Lee à propos du fait que se battre de la sorte entre ninjas d’une même escouade, et pendant une mission en plus, était la plus terrible des déviances et un grave manquement aux principes fondateurs de l’Esprit d’Équipe. Les deux shinobis furent obligés de l’écouter, puisqu’ils étaient toujours sous l’emprise du jutsu des Nara.

“Alors comme ça, ces deux là sont amoureux de la même fille ? Pfff… Galère…” Lâcha le manipulateur d’ombre en se grattant la tête, les deux ninjas l’imitèrent, bien-sûr, alors qu’ils étaient en train de se faire sermonner, ce qui donnait un aspect comique à la scène.

“Ne me dis pas que tu ne t’en était pas rendu compte ?” Répliqua Temari, la chose lui avait pourtant sauté aux yeux, à elle.

“Les filles, c’est rien que des empoisonneuses.” Répondit Shikamaru en haussant les épaules, “ça complique toujours tout.”

Il relâcha son jutsu et rentra dans la grotte, plantant là la bonde, d’abord atterrée, puis furieuse. Des empoisonneuses, hein ? Ce macho n’allait pas s’en tirer comme ça, oh que non !

Leur dispute, tout comme la mise au point offerte par Sakura, fut interrompue lorsqu’un vent violent commença à souffler. La tempête arrivait sur la zone et tout le monde se réfugia dans la grotte qui fut scellée derrière eux. Les ninjas laissèrent de coté leurs problèmes sentimentaux et patientèrent en discutant de leurs prochaines actions et de ce qu’ils allaient faire une fois rendus à Commoragh, une fois que le temps serait redevenu plus calme.



Au milieu de la nuit, lorsque la tempête cessa enfin, les ninjas quittèrent Mujaki et partirent en direction de Commoragh. Comme une gigantesque griffe accrochée dans le ciel nocturne, la forteresse scintillait de milles feux et dessinait devant les ninjas son image menaçante. Bien qu’elle représentait le but de leur mission, son apparition lointaine ne leur donna aucun sentiment de soulagement, ils éprouvèrent au contraire une grande appréhension devant les dangers qui les attendaient tandis qu’ils avançaient en direction de la titanesque place forte…



Une dizaine de minutes après leur départ, une femme au visage dissimulé sous une ample capuche se présenta devant la grotte. Les bras cordés, la poitrine bandée de soie bordeaux, la taille ceinte d’un pagne de soie noire auquel étaient accrochés deux tonfas2 qui cognaient à chacun de ses pas sur ses longues jambes fuselées gainées de fines feuilles de métal.

Mujaki l’attendait, il l’invita à entrer.

“Mademoiselle Jisha…” L’accueillit-il avec un mélange de respect et de joie.

“Alors mon grand, tout s’est passé comme prévu ?” Lui demanda-t-elle gentiment.

L’enfant acquiesça. Conformément à ses ordres, Mujaki avait menti aux ninjas : ce n’était pas Tenten qui l’avait recueilli ce triste soir mais Jisha. Elle l’avait installé dans cette grotte et avait pris soin de lui. Au court de ses deux semaines, elle l’avait soigné, lui apportait de la nourriture, le réconfortait quand il pleurait, lui racontait des histoires pour qu’il s’endorme, la tête sur ses cuisses. Le traumatisme aidant, cette femme avait réussi à devenir la figure maternelle de l’enfant, son amie et sa confidente, tout à la fois.

Puis elle lui avait fait la proposition. Elle lui avait demandé de jouer la comédie au groupe de Konoha. En échange, elle lui avait promis qu’il retrouverait ses parents. Mujaki avait accepté sans l’ombre d’une d’hésitation. Jisha l’avait entraîné à mentir aux ninjas, et lorsque le moment arriva, elle avait tué Cagath pour ensuite disparaître et laisser Mujaki jouer son rôle.

Un rôle qu’il avait magnifiquement rempli.

“Vous allez tenir votre promesse, n’est-ce pas ?” Lui demanda-t-il, plein d’espoir.

“Tout à fait.” Répondit-elle avec un sourire doux, “tu as bien agis, et je pense que tu mérites ta récompense. Ferme les yeux.”

Mujaki s’exécuta, confiant. Jisha décrocha un des tonfas de sa ceinture.

L’enfant ne vit rien venir.

Le premier coup le renversa, il s’écroula en hurlant et Jisha eut un petit rire sadique. Il se contorsionna pour se relever tant bien que mal, et recula en pleurant et en suppliant. Le deuxième coup, suivis d’un plaisant craquement d’os, pulvérisa le crâne de Mujaki qui s’effondra sur le sol. Jisha savoura ce plaisir fugace. Exécuter un enfant qui avait pleine confiance en vous, sentir la surprise, la terreur et l’incompréhension se mêler dans les yeux et les cris de sa victime, ça avait toujours été son péché mignon.

Après tout, elle n’avait pas menti, elle avait tenu sa promesse : Mujaki avait effectivement retrouvé ses parents… dans la mort. De toute façon, les promesses n’engageaient que ceux qui y croyaient, mais qui était le plus fou : celui qui faisait les promesses, où celui qui les écoutait ? La femme retira sa capuche en soupirant d’aise. Tenten aurait été très surprise devant cette femme, puisqu’il s’agissait de la même Jisha que celle qui l’avait sauvée dans le désert deux semaines plus tôt.

Elle sortit une gemme ténébreuse de sa poche et l’activa en l’effleurant du doigt. Un petit globe d’énergie se matérialisa devant elle, et elle baisa les yeux lorsque deux fentes rouges qui luisaient comme des charbons ardents s’ouvrirent pour l’observer. Une voix glaciale s’échappa de la sphère qui vibrait au son de ces paroles :

“Au rapport !”

“Monseigneur, tout s’est déroulé comme prévu, les cinq ninjas se dirigent en ce moment même vers la citadelle.”

“Excellent. Très bon travail Jisha. Détruit par le feu et l’acier cet endroit, ainsi que la maison de Kouketsu qui ne nous sert plus, nul ne doit savoir le rôle que j’y ai joué pendant une semaine. Une fois que ça sera fait, revient à Commoragh, tes sœurs sont en train de commencer les préparatifs. L’heure approche.”

“Il en sera fait selon votre volonté, Grand Prêtre.”

L’orbe se contracta et disparut avec un bruit de succion. Les Exécuteurs de Jashin qui attendaient hors de la grotte se raidirent en voyant sortir Jisha.

“Vos ordres, prêtresse ?” Demanda l’un d’entre eux d’une voix aussi douce que le coassement d’un corbeau.

Elle les dévisagea. Ses yeux gris comme l’acier s’arrêtèrent sur chacun des ninjas assemblés devant elle. Aucun d’entre eux n’osa soutenir la froideur de son regard. Sa réponse raisonna dans la nuit :

“Détruisez tout !”



[1] Boisson alcoolisée distillée à partir de suc de cactus, très utilisée par les Biopistes à cause de ses puissantes propriétés hallucinogènes qui les aident à imaginer de nouvelles horreurs toujours plus puissantes et immondes.

[2] Le tonfa est une arme en bois qui se compose d'une matraque, à laquelle une poignée latérale perpendiculaire a été ajoutée, environ à son tiers.



Peu d'action dans ce chapitre, je l'avoue, mais je pense avoir atteint un nouveau degré dans l'horreur avec la mise à mort de Mujaki, vous ne croyez pas ?
Pour tout vous dire, j'ai moi-même été choqué d'avoir eu une idée pareil : P

Prochain chapitre, tout le monde sera enfin réuni dans les entrailles de Commoragh…




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