Fiction: Why am I alway alone?... (terminée)

Pourquoi suis-je toujours seule?... la vie est dur et l'amour cruelle. Allons-nous sortir de cet enfer? Seul le destin, celui dont tout le monde parle, pourra nous le dire...
Drame / Romance | Mots: 2490 | Comments: 2 | Favs: 12
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Tear (Féminin), le 24/01/2009
Mon second one-shot. Je voulais m'essayer dans le «dramatique» alors que j'étais inspirée, et voilà ce que ça donne. J'espère que vous aimerez et que je ne me ferai pas brûler >_<

Je ne vais pas vous cacher que j'ai failli pleurer biens des fois en l'écrivant, surtout si vous écoutez, pour l'ambiance, «Long Kiss Goodbye» de Halcali pendant que vous lisez.

On se revoit à la fin du chapitre, ++.




Chapitre 1: Why am I always Alone?



Seule, je me promène, les larmes aux yeux, à travers les rues désertes à cette heure hâtive. Comment en suis-je arrivée à pleurer pour un gars? Je l'ignore et je m'en fiche... tout comme lui se fiche de moi. Je sais bien que je ne suis pas la plus belle de toutes, mais quand même... qu'a-t-elle de plus que moi? Tout, probablement. Sinon, il ne l'aurait pas choisie.

Je ne sais plus quoi faire: Pleurer ou hurler ma colère? De toute manière, que j'en fasse un ou l'autre ne réparera pas les morceaux de mon cœur, biens éparpillés partout dans mon âme.
Oui, tout à fait. Il ne s'est pas aperçu à quel point le voir avec elle me donnait envie de pleurer. Il ne s'est pas aperçu à qu'elle point j'avais de la tristesse. Il ne s'est aperçu... de rien, finalement.
Même pas de cet affreux pincement au cœur, me faisant tant souffrir à chaque pas que j'effectuais au travers de ce destin sans avenir. Ce destin... que j'allais vivre seule. Sans personne pour me soutenir, sans personne pour me serrer dans ses bras, sans personne... qui tienne à moi réellement.

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Je continue à avancer au travers des légers rayons de soleil qui illuminent le ciel rosé. Je repère une ruelle et m'accote contre un mur, duquel je croule pour me retrouver la tête dans les genoux, pleurant comme je n'avais jamais pleurée. Pourquoi la vie ne m'a jamais sourie ?
Qu'ai-je fait aux cieux pour qu'ils me détestent à ce point? Je ne sais pas. Je ne sais même pas pourquoi je suis née, ni même pourquoi j'existe. La seule chose que je sais, c'est que je veux l'avoir près de moi. Qu'il m'enlace, qu'il me console... et que l'ont reste ainsi jusqu'où le temps nous amènera.

oOOo

Quelques larmes plus tard, j'entends des bruits de pas vers moi... est-ce lui? Non. Ce n'est pas son odeur, ce n'est pas sa présence. C'est une autre personne, que je connais pourtant bien. Elle me serre contre elle et me chuchota à l'oreille:

-Ne pleure plus, je suis là...

Ce qui est arrivé ensuite fut brouillé par mes yeux remplis de larmes, coulants sur les bras de la personne dont je ne connaissais encore le nom. En ce moment, j'ai sûrement l'air naïve et pleurnicharde: tout ce que je n'ai jamais été. En fait, si, mais je ne l'ai jamais montrée.

oOOo

Je me suis endormie? Ce n'était qu'un cauchemar? Non. Je ressens encore cette atroce douleur au fond de moi. Mais j'ai l'impression de soudainement me sentir mieux, de sentir de l'attention envers moi.
Effectivement, j'étais dans les bras de quelqu'un. Un garçon, c'était certain... son visage m'apparut lorsque j’essuyai d'un revers de la main mes yeux, probablement rouges et enflés. Je n'avais pas tort, je connaissais cette personne.
Plus que bien même : Chôji. Celui qui m'avait apporté dans ses bras et m'avait consolée, c'était bien lui... mon coéquipier, mon meilleur confident, mon grand ami...

Certes, je suis soulagée, mais j'ai encore cette grosse boule dans mon ventre. D'un ton que je ne lui connaissais pas, il m'adressa de nouveau la parole, cette fois un petit sourire au visage.

-Tu t'es réveillée... je suis content que tu ailles bien, en tout cas.

Jamais je n'ai appréciée une phrase autant que maintenant. Quelqu'un s'inquiétait pour moi... Oui, oui, je suis flattée mais... ce n'est pas celui que j'aurais voulu. Mon orgueil prit le dessus et je me relevai d'un coup, arborant un faux sourire des plus forcés.

-Ne t'inquiète pas ! Je vais bien!
Il soupira avant de me reprocher.
-Ino...
-J'te jure!
-...
-Pardonne-moi Chôji mais je ne peux pas rester plus longtemps ici...

Je sortis rapidement de son lit et entreprit d'ouvrir la porte, lorsque la culpabilité remporta sur mon orgueil : il m'avait aidée et tout ce que je trouve à lui dire, c'est que je ne peux pas le voir.

Atroce. Je suis une atroce personne. Puis-je me faire pardonner ? Je l'espère bien. Je me retourne donc vers lui et l'embrasse sur la joue, lui chuchotant un petit «merci» au passage.
Je repris ma course dans les rues de Konoha, sentant les larmes me monter une autre fois aux yeux. Je veux voir une personne, une seule... je me dirige donc vers une maison que je connais bien et toc à la porte. Une belle femme m'ouvrit et me pria de rentrer, ce que je fis sans me faire prier.

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À bout de souffle, je lui demande où est sa fille, elle me répond qu'elle est dans sa chambre. Je cours donc vers les escaliers et les montent 4 par 4, jusqu'à ouvrir théâtralement une porte en larme.
Après avoir fait un léger sursaut, la jeune fille aux cheveux roses me reconnut et me prit dans ses bras. Ne sachant pas quoi faire d'autre, je me mis à crier.

-Sakura! Je... je ne sais plus quoi faire... que dois-je dire? Je ne supporte pas l'idée de le perdre mais... je ne souhaite que son bonheur mais... mais...
-Doucement Ino! On a toute la matinée. Allez, viens t'asseoir et explique moi tout.

Elle m'amena sur le coin de son lit et je lui racontai tout : mes sentiments pour lui, la douleur que je ressentais au cœur chaque fois que je le voyais avec elle, mes sentiments se mélangeant dans ma tête telle une tornade. Ce que j'aimais avec elle, c'est qu'elle ne me coupait jamais, elle m'écoutait.

Lorsque je finis mon roman, elle me serra encore plus contre elle puis me dit, d'un ton doux et maternel.

-Écoute... je comprends parfaitement ce que tu ressens... mais il ne faut pas que tu abandonnes.
-C'est plus facile à dire qu'à faire...
-(soupir) Tu sais ce que tu veux?
-Hm?
-Tu sais ce que tu veux, oui ou non?
-Si, mais...
-Que veux-tu?
-Je... je veux qu'il m'aime.
-Alors fait tout pour arriver à ton but. Parle-lui de tout ça, il te comprendra sûrement et si jamais ce n'est pas le cas, alors redresse la tête et dis-toi que tu es fière d'être ce que tu es, que jamais tu n'abandonneras.

Elle est la mère que je n'ai jamais eue. Je lui serai reconnaissante pour toute ma vie.
-Me... merci beaucoup, Sakura...
-De rien! Oh! J'allais oublier!
-?...
-L'aurais-tu oubliée? Nous devons attendre Temari aux portes du village.
-Si tu veux mon avis, c'est déjà assez douloureux comme ça...
-Elle partira et tu pourras avoir Shikamaru à toi seule. C'est l'occasion rêvée pour lui parler, non?

Mais oui ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé?! Je pris mes jambes à mon coup et me rendit aux portes de Konoha, où Hinata, Kiba, Shino, Neji, Ten ten, Lee attendaient déjà. Mais je ne leurs portai pas plus attention que pour leur dire bonjour, trop occupée à regarder à l'horizon, si jamais une tête d'ananas venait à apparaître.

oOOo

Il arriva, enfin... avec plus de deux heures de retard, mais je m'en fiche. Je lui fait un signe de la main. Évidemment, il ne me le retourne pas et ne fait que bailler, Temari étant déjà arrivée. Lorsqu'il s'approcha de nous, il nous sortit son excuse.

-Désolé. Tsunade-sama voulait me parler pour régler deux-trois p'tits trucs. C'est ennuyeux, mais je dois accompagner Temari jusqu'à Suna et rester là-bas durant une semaine.

Le monde s'écroule autour de moi. Je ne vois plus rien, sauf du noir. Un immense trou noir qui m'aspire avec lui, loin de tous les autres.

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Je me retrouve dans une immense salle d'un blanc aveuglant. La pièce est éclairée de tous côtés. Le sol ne trahis pas le reste de la salle, mis à part sa texture, qui était douce cotonnée... comme un nuage. Suis-je au paradis? Si oui, pourquoi devant moi apparaît une immense vitre de glace?
Sur sa surface, des images que je connaissais plus ou moins arrivaient et disparaissait, pour s'arrêter finalement sur une photo. Une seule... le plus beau moment de ma vie...

oOOo

***
C'était lors d'une mission que Tsunade-sama nous avaient confiés, à nous, l'Équipe 10. Nous devions aller surveiller l'entrée du pays de l'eau pour des raisons X. Bref. Si j'évite les détails inutiles, nous sommes arrivés là-bas deux jours après notre départ et y avons passés un jour et une nuit. Une nuit... la plus magique de toutes, probablement.

Le soleil se couchait à l'horizon et je ne voulais manquer pour rien au monde ce spectacle. Je suis donc allée sur le bord d'une falaise et, sous mon regard d'émerveillement se dessinait un soleil couchant, faisant disparaître peu à peu les reflets orangés dans le ciel à moitié couleur d'encre.

Lorsque l'océan céleste se couvrit d'un manteau noir avec de magnifiques étoiles blanches, je me couchai sur le dos.
Dans ce temps-là, j'ignorais tout de la relation entre Shika et Temari. Je réfléchie donc à la manière que je pourrais lui dire, mais les mots m'échappent... c'est donc si dur de dire «je t'aime» à celui qu'on aime?...

Pendant que mon cerveau me sortait plusieurs idées, une masse vint à côté de moi. Je pus la reconnaître très facilement et ne la repoussa pas. Il ne brisa pas le silence de la nuit et ne fit que s'étendre, lui aussi, sur l'herbe fraîche.
La brise était douce et agréable, le parfum des jonquilles me chatouillait les narines... ou était-ce lui qui sentait comme ça? Je ne l'ai jamais vraiment su, mais ce soir-là, c'était bien le dernier de mes soucis. Il m'adressa la parole, tout en regardant les étoiles scintiller une par une, offrant une danse nocturne des plus magiques.

-Je savais pas que tu regardais le ciel toi aussi, Ino...
Le son de sa voix, sa présence... j'aimais TOUT chez lui. Tout...
-Je... j'étais venue regarder le couché de soleil, mais, comme je n’avais pas sommeil, eh bien... j'ai voulu rester ici. Mais toi?
-Moi?...
-Tu regardes les nuages d'habitude, non?
-Habituellement, oui...
-Alors je dois t'annoncer qu'il n'y a pas de nuage le soir.
-Je sais bien Ino, j'suis pas aussi stupide que j'en ai l'air... mais par moment j'aime regarder les étoiles aussi.
-Mh...
J'ai réfléchi à voix haute, merde! Il va se demander qu'est-ce que je fais.
-Ino? Qu'est-ce qui ne va pas?

Aïe. La question que je craignais.
-Je... Shikamaru?
-Oui?
-Je... je... je t'...
-Qu'est-ce que tu as dit ? J'ai mal entendue.
-Je... je suis contente de t'avoir comme meilleur ami.

Je crois que je ne me suis jamais autant détestée qu'à ce moment. Mais le son de sa voix me fit dire tout le contraire.
-Moi aussi, Ino... T'es peut-être lourde et chiante parfois mais... je t'apprécie pareil.

Je ne dis rien. Un mouvement, un seul mouvement. Non. Je ne peux pas briser ce moment. Je m'engouffre donc la main dans la sienne. Étrange, mais il ne me repoussa pas. Sans exagérer les mots, ce fut vraiment la plus belle soirée de ma vie.

***

Le reste, je n'ai pas le temps de me le rappeler, puisqu'une voix me réveille de ma transe. Elle semble me dire de me réveiller, mais je ne veux pas me réveiller ! Rester ici, à tout jamais; me cacher de souffrances extérieures, vivre et revivre tout les bons moments de ma vie... mais cette fois, ce fut les petits coups que me donnait mon amie qui me fit revenir parmi les vivants.

-Ino, réveille-toi! C'est le moment!
-Qu-quoi?
-Dit lui avant qu'il ne parte !

Effectivement, il avait déjà passé la porte et marchait le long du chemin, accompagné de Temari. Je ne peux plus hésiter, je dois foncer. C'est maintenant ou jamais... je cours puis m'arrête devant lui. Les deux me regardaient avec des regards exprimant des points d'interrogations. Ne sachant pas comment réagir, je fais ce que je fais de mieux: crier.

-NON MAIS T'ES BOUCHÉ OU TU LE FAIT EXPRÈS?!
Il se protégeait avec son bras. Je le comprends dans le fond. Mais je ne suis pas ici pour frapper.
-Mais qu'est-ce que j'ai encore fait?!
-TU VOIS PAS CE QUE J'ESSAIE DE TE DIRE!
-Et pourquoi je le saurais?
-C'EST ÉVIDENT NON?! JE T'AIME!!

Je me calme avant que mon cœur n'explose. Il résonnait dans mes oreilles: «Bou-boum, bou-boum». Plus il s'approchait, plus les coups étaient rapides. Son visage à quelques centimètres de moi, il me prit par les épaules et me chuchota dans l'oreille...
-Ino... tu sais bien que la seule personne que j'aime ici...
Mon cœur bat à tout rompre. Enfin. Enfin je l'avais fait. Enfin il se rendait compte de mes sentiments.
-... est Temari...

Il m'a dit cette phrase d'un ton si calme... ça me frustre. Je l'éloigne de moi et lui fait ce que j'ai tant voulu faire durant toutes ces années.

L'embrasser.
Oui, c'est ça..

Je sentais les regards ahuri et/ou attendris de mes chers confrères, alors que Temari était sur le bord de la crise cardiaque. Shikamaru, lui, me fit me pousser gentiment. On se regarde dans le blanc des yeux durant plusieurs minutes avant qu'il ne me réponde, d'un ton très près du reproche:

-Pourquoi as-tu fait ça?...

Rien.
Rien d'autre n’aurait pu plus me blesser autant que cette phrase.

Il se retourna en m'ignorant, disparaissant à l'horizon accompagné de sa douce des sables. Je n'ai plus à me retenir. Je peux pleurer. Je VEUX pleurer.

Je m’écrasai à genoux par terre, la tête dans mes mains, des larmes me coulant sur les joues. Je sentais que les autres s'approchaient de moi, mais je ne voulais pas les voir. Je ne voulais pas les entendre.
Pour cette raison, je me levai d'un coup sec puis reprit ma course à travers tout Konoha, me dirigeant vers un chemin que je connaissais bien.

oOOo

J'entre dans un grand éclat chez moi. Mes parents me regardent étrangement, mais je ne m'en préoccupe pas. Je n’aie qu'une chose en tête: me barricader dans ma chambre et pleurer jusqu'à épuisement.

Je m'écrase donc dans mon lit, prend un coussin et cache ma tête dans mes genoux. Entre mes sanglots, je me répète une seule et même phrase: «Pourquoi suis-je toujours seule?».

En répétant sans cesse ces paroles, je me rappelai d'une berceuse que ma mère me chantait lorsque j'étais petite. Je chantonne ce dont je me rappelle:

"Watashi nari ni "ai saretai" afureru no ni kimi ga mienai
Nido to kimi ni aenai sonna ki ga surunda...
Tsutaetai no ni umai kotoba miataranai
Watashi tabun uso demo ii no ni "ikanai de" mo ienai yo"...1

Une seule de ces phrases me revient en tête. Celle qui représente le mieux ma peine.

"Watashi nari ni "ai saretai" afureru no ni kimi ga mienai"2...



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[1] C'est un extrait de la chanson Long Kiss Goodbye de Halcali. C'est aussi le 7ième ending de Naruto shippuden.

[2] La phrase signifie littéralement: Je disais «je veux être aimée» à ma façon si spéciale, mais tu ne l'as toujours pas saisi.




Me revoilà! =) Alors, alors... si vous avez aimés, comment's please! :) Bon, vous l'attendiez tous: le sens de l'histoire.

Ce que je voulais exprimer dans cette histoire, c'est le fait que l'amour est sans pitié et que les hommes ne comprennent rien aux sentiments des femmes... Oui je sais que c'est triste, je sais que vous auriez voulu une fin à la Cendrillon, mais non. Je ne voulais pas. Sur ce, je vous laisse sur ces tristes paroles. ^^




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