Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.


Fiction: Pour cent ryos

J’étais… obsessionnel compulsif, un peu paranoïaque, acrophobe, angoissé, maniaque, orgueilleux, têtu, narcissique, routinier, puceau, vieux, complètement névrosé, rancunier, agoraphobe, arrogant, hautain, radin, despotique et surtout un très grand crétin. Peut-être étais-je né sous une mauvaise étoile ? Ou qu’une vilaine sorcière déguisée en petite fée scintillante m’avait murmuré une malédiction à l’oreille, penchée sur mon berceau ? En tout cas, ils m’avaient bien eu !
Classé: -16D | Spoil | Humour / Romance | Mots: 17156 | Comments: 27 | Favs: 26
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starmornielna (Féminin), le 29/04/2011
Bonjour les gens ! ^^

Voici ma nouvelle fiction. Elle ne sera pas très longue, à peu près comme la première. J'avais envie de retomber dans le léger et de faire ce que j'aime le plus, prendre un classique de la fiction (un cliché quoi) et essayer d'en faire un truc plus original à ma façon. Pour ceux qui se demanderaient, non je n'abandonne pas ma précédente fiction, j'ai juste beaucoup de mal à écrire la fin, et trop d'idées qui viennent et plein de projets, je prends une petite pause, et dès que l'inspiration reprend je la termine au plus vite.

J'espère en tout cas que ma fiction vous plaira ^^ Bonne lecture :)




Chapitre 1: Ou comment une simple omelette et trois petits pois peuvent changer votre vie à jamais.



En me levant ce matin, je n’aurais jamais pu deviner que la routine dans laquelle je me complaisais si allégrement allait être complètement chamboulée en l’espace d’une heure. Peut-être aurais-je dû réfléchir au lieu de laisser ma fierté me dominer. Car là, ma vie était devenue complètement chaotique, et c’était peu le dire. S’il y avait bien quelque chose à savoir sur moi, c’est que j’étais réglé comme une horloge. Mes parents s’y étaient fait, mon frère se foutait de moi, me traitant de vieux. Moi ? J’en avais rien à foutre.

A chaque début de journée, je me levais à six heures et demie du matin, j’enfilais mon bon vieux jogging, et je partais directement dehors courir une demi-heure avec mon chien, Cornichon. Ouais, je sais, le pauvre. Pour ma défense, j’avais dix ans quand mes parents l’ont amené, et je trouvais ça cool. Plus maintenant… C’était un gros berger allemand puant et complètement débile, mais tout ce qu’il y a de plus gentil. J’avais bien essayé de lui changer de nom, et malgré tous mes efforts, ça n’avait pas fonctionné.

Enfin bref, après le footing, je rentrais prendre une bonne douche-les odeurs de sueur, très peu pour moi-et je déjeunais avec ma mère, avant de partir au lycée à huit heures. Après les cours, je rentrais directement chez moi faire mes devoirs, avant de diner à dix-neuf heures trente, de lire un peu et de me coucher à dix heures précises.

J’appliquais à la lettre ce style de vie depuis mes quatorze ans. L’idée même de changer quoique ce soit me terrifiait, mais ça je ne l’avouerai jamais ! Car s’il y avait bien une deuxième chose à savoir sur moi, tout aussi importante que la première, c’est que j’étais un puits à orgueil. Pour quelqu’un d’obsessionnel comme moi c’était, je l’avoue, un sacré problème.

Depuis trois longues années mon cher frère, de quatre ans mon ainé, se moquait perpétuellement de moi, me disant souvent qu’à force d’être si vieillot dans mes habitudes, à la retraite je ne saurais plus quoi faire. Il avait sans doute raison, mais franchement je m’en foutais. J’étais bien comme ça. Ma mère s’inquiétait souvent de ma sociabilité. Il est vrai que j’étais assez solitaire comme garçon. Là où d’autres préféraient sortir, boire, danser, coucher avec le plus de filles possible, moi je préférais largement rester seul ou me balader avec mon chien. J’avais des amis, bien-sûr, mais je n’étais pas non plus le pauvre geek sans ami, terriblement seul, qui préfère se cloitrer chez lui plutôt que d’affronter sa solitude. Non, non, ce n’était pas ça du tout. Comme je n’étais absolument pas dépressif. J’aimais juste le calme, ma solitude et ma routine. Ca n’allait pas plus loin. Je n’étais pas aussi torturé que certains semblaient le prétendre.

La journée avait pourtant bien commencé aujourd’hui. Déjà, mon frère était parti la veille faire un stage de deux semaines à Iwa, j’allais donc être enfin tranquille et ça, ça n’avait pas de prix. Puis, il faisait particulièrement beau malgré l’heure matinale. A croire que le temps s’accordait à mon humeur. En rentrant, ma mère m’avait préparé mon petit-déjeuner préféré, un cake aux pommes. C’était juste jouissif. Je l’avais remercié en lui claquant une bise, mais elle en avait profité pour m’engloutir dans un démoniaque câlin maternel, en m’appelant son « tout petit ». J’avais grogné pour lui montrer que j’aimais pas du tout qu’elle m’appelle comme ça. Alors que c’était totalement faux, j’adorai ça. Mais plutôt mourir que de l’avouer ! Au lycée, je n’avais pas croisé mon crétin de meilleur ami, Naruto, dont la voix de crécelle torturait habituellement mes pauvres tympans dès mon arrivée dans l’enceinte de l'établissement. Tout allait donc parfaitement bien, et je ne me doutais absolument pas de ce qui allait me tomber dessus. Quel pauvre naïf je faisais ! Ca m’aurait presque fait rire si ce n’était pas aussi dramatique. Du moins pour moi.

Après une mâtinée plutôt barbante, j’étais donc au self du lycée, en ce superbe lundi midi, avec mon plateau en main, en cherchant à atteindre une place située bien au fond et surtout à l’écart des autres, sans que mes amis ne me voient. Pas que je les aimais pas, même si je ne leur avouerai jamais ils comptaient beaucoup pour moi. Je n’avais juste pas envie de me faire remarquer, comme c’était le cas à chaque déjeuner avec eux. Rien que l’idée d’entendre encore et encore leurs voix me donnait la nausée. Ils étaient vraiment très gentils, mais bien trop envahissants et débiles pour mon propre bien. J’aimais leur compagnie, mais à petite dose. Bon j’étais peut-être un putain d’ingrat égoïste, mais la journée avait trop bien commencé et je voulais que ça dure.
Je soupirai en entendant Naruto glousser avant de me faufiler à travers les élèves la tête basse. Dans le dernier jeu-vidéo auquel j’avais joué, le héros arrivait à éviter les gardes en se dissimulant dans la foule, chose que je tentais désespérément de faire. Mais dans la réalité, ça ne marchait pas du tout. Alors que je passais aussi discrètement que possible devant la table de mes amis, le plus crétin d’entre eux me repéra instantanément. Ce type devait avoir un sixième sens pour me repérer où que je sois. C’était trop beau pour durer de toute façon. Je dus réprimer la soudaine et violente envie de meurtres sanglants en croisant le regard azur de mon ami. Je soufflai de désespoir avant de m’assoir à leur table, résigné. Cela ne servait à rien de les ignorer, bien au contraire. Je n’étais pas adepte du masochisme.

«Sasuke ! Cria ce qui me servait de meilleur ami, debout, un doigt accusateur pointé sur moi, la démesure était une de ses spécialités.

-Naruto, soupirai-je, découragé, en touillant mes pâtes.

-Qu'est-ce que tu foutais gros nul, on t'attendait ! »

Argumenter avec Naruto reviendrait à me prendre la tête pendant des heures et des heures. Et s'il y avait bien une troisième chose à savoir sur moi, c'est que je n'étais mais alors pas du tout patient. Et malchanceux aussi. Morose, je commençai à manger. Ignorant superbement mon humeur, ils reprirent tous deux leur conversation. Je n'écoutais pas, concentré sur mon repas. Allais-je avaler ce qui ressemblait plus à de la bouillie au beurre qu'à des macaronis au fromage, au risque de passer une après-midi aux toilettes, les intestins en mutation ? Charmant, je sais. Alors que je plantais ma fourchette dans mon assiette, un cri perçant retenti dans tout le self.

Pas besoin de préciser d'où venait le cri, c'était bien-sûr Naruto et sa discrétion légendaire qui regardait les yeux ronds et la bouche ouverte Kiba qui souriait de toutes ses dents. D'ailleurs, je remarquai que Naruto avait vraiment l'air particulièrement idiot à ce moment-là. Avec ses cheveux blonds, sa tête ronde, et ses yeux bleus écarquillés. Kiba, lui, était tout le contraire de Naruto. Châtain, les yeux marrons, d'étranges tatouages sur les joues. Si physiquement ils se ressemblaient peu, mentalement c'était autre chose. La plupart de mes emmerdes étaient dues à eux deux et leurs idées ridicules. Mais n'allez pas croire que je ne les aimais pas, ce serait faux. Bien-sûr qu'ils m’insupportaient et que j'avais plus envie de les poignarder ou de leur trancher la gorge qu'autre chose. Mais c'était mes amis.

En regardant les têtes d'ahuri de Naruto et de Kiba, j'étouffai un rire. Leurs regards convergèrent vers moi, totalement synchrones. Et mon rire s'étrangla dans ma gorge alors que leurs sourires s'agrandissaient. Je ne savais pas pourquoi mais ça n'annonçait rien de bon pour moi.

« Alors c'est vrai ? Me demandant Naruto.

-Euh, qu'est-ce qui est vrai ? Rétorquai-je, confus.

-Bah, que tu es gay ! S’exclama-t-il bien fort, comme si c’était une évidence.

-Pardon ? M'offusquai-je alors que la moitié du self s’était retournée vers nous.

-C'est ce qui se dit hein, j'invente pas.

-T'as vu ça où ?

-Mais partout, intervint Kiba, en même temps je comprends, regarde-toi ! »

Je fronçai les sourcils, cette conversation ne me plaisait mais absolument pas. Et puis les regards des curieux sur nous me mettaient particulièrement mal à l’aise, même si je restais de marbre. Je lançai un regard meurtrier à Kiba qui continua, se foutant complètement de mon avertissement silencieux.

« Regarde ce que t’as pris à manger à midi, toujours pareil ! S’écria-t-il en désignant mon assiette. Des pâtes, comme tous les lundis depuis trois ans. Putain Sasuke, t’as dix-sept ans, enlève-moi donc cet énorme tronc d’arbre de ton cul et vis !

-C’est qu’un repas Kiba, tentai-je en priant silencieusement pour qu’il la ferme avant que le pire ne se produise.

-Arrête, t’avais le choix hein. Pourquoi t’as pas pris l’omelette, avec les petits pois ? Pourquoi hein ? S’exclama-t-il en brandissant un bout d’omelette sous mon nez. Me dis pas que t’aime pas, je sais très bien que c’est faux. Alors, t’as une explication pour ça ? »

La situation était complètement absurde, Kiba devait quand même avoir pas mal d’araignées au plafond. Je croisai les bras en l’affrontant du regard. Tout cela était stupide, complètement stupide. Je venais de me prendre la honte de ma vie devant la moitié du lycée. Je sentais que cette histoire d’omelette allait me poursuivre longtemps. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises.

« Très bien, réagit Naruto. Nous te proposons un défi. »

J’écarquillai les yeux. Qu’est-ce que c’était encore que ce bordel ! Ils me regardaient tous les deux en souriant, comme si tout avait été orchestré depuis le début. J’avais l’étrange impression d’être passé pour un gros débile de naïf là. Kiba tapa du poing sur la table, envoyant valser plein de petits pois un peu partout, me sortant de mes pensées par la même occasion.

« Tu as un mois, murmura-t-il avec un ton de conspirateur, un mois pour sortir avec…

-Elle. Termina Naruto alors que Kiba me désignait quelqu’un derrière moi. »

Je les fusillai du regard avant de me retourner. Ces types étaient les pires crétins que la terre n’ait jamais portés, le self était bondé donc il y avait plein de gens. Impossible de savoir qui ils avaient désigné. Je commençais légèrement à m’énerver.

« Celle avec les cheveux roses, précisa Naruto avant que je ne me retourne. »

Je la cherchai des yeux avant de l’apercevoir assise à quelques tables de nous. Elle parlait avec une autre fille, une grande blonde qui riait bruyamment. Elle était assez simple physiquement, un visage ovale, des yeux verts, la peau diaphane et les cheveux… roses.

« Hors de question, fis-je en me retournant, vous avez perdu la tête !

-Dis pas n’importe quoi, pourquoi tu ne le ferais pas ? Elle est jolie pourtant.

-Kiba, c’est…

-Ne réponds pas « c’est une fille », me coupa-t-il, ou tu vas perdre le pari avant même d’avoir commencé. Alors tu vas te défiler ? Et confirmer ainsi les soupçons de toute l’école ? »

Je soupirai. J’étais mais vraiment plus que très mal barré. Je n’étais pas gay bordel ! Bien-sûr que je repoussais toutes les avances des filles qui me convoitaient, et je devais être le seul gars qui n’avait jamais embrassé personne à dix-sept ans de tout le lycée voire de la ville. Mais ça n’avait aucun rapport avec mon orientation sexuelle. Les filles c’était juste… un concept trop complexe et étrange pour que j’aie envie de m’y investir. Il y avait trop de paramètres inconnus. Je ne voulais absolument pas bouleverser ma vie pour une fille. Et puis l’amour, je n’y croyais pas du tout. Pas que mes parents ne s’aimaient pas, aucun rapport. C’est juste que je me savais incapable d’aimer. J’avais déjà beaucoup de mal avec l’amitié, qui pouvait être quand même pas mal déroutante parfois souvent, alors l’amour, ça me faisait rire plus qu’autre chose. En plus, une fille dans ma vie me détournerait de mes études, et je devais avoir un dossier en béton pour pouvoir prétendre postuler dans cette école d’informatique qui me plaisait. Non, je n’étais pas un geek ! Je devais aussi me venger de mon frère qui me pourrissait la vie depuis bientôt quatre ans. Mais ça, c’était pas un argument à donner à mes amis. Ils se foutraient de moi plus qu’autre chose.
Et puis, comment voulait-il que j’arrive à sortir avec cette fille que je ne connaissais absolument pas en un mois. J’y connaissais rien moi. Ca allait me prendre six mois rien que pour l’aborder, alors sortir avec. Surtout que ça impliquait… embrasser ! Le mot tabou ! Je ne pouvais décemment pas faire ça.

« Alors Sasuke, me demanda Naruto, tu acceptes ou tu fais le lâche ? »

Je relevai les yeux au mot « lâche », toute forme de réflexion avait quitté mon esprit. Un Uchiwa n’est jamais lâche, et moi encore moins car j’étais le meilleur de tous. Même mon frère ferait un jour pâle figue à côté de moi. Je me repris avant de tomber dans les méandres égocentriques de mon esprit. Naruto et Kiba me fixaient, un grand sourire aux lèvres. Ces connards me connaissaient que trop bien. Ils savaient que je ne pouvais pas refuser après ce qu’ils avaient osé insinuer.

« C’est ok, déclarai-je en me levant pour quitter la cantine.

-Au fait, m’arrêta Kiba, si tu perds, tu nous dois cent ryos1. Chacun.

-Pardon ? M’outrai-je.

-C’est pour la motivation ! Si tu réussis, tu gagnes deux cent ryos. C’est tout à ton avantage.

-Très bien, trouvez-vous vite un job pour me rembourser, un Uchiwa ne perd jamais.

-C’est ce qu’on verra, s’exclama Naruto euphorique. »

Putain, je faisais comment moi maintenant ? Je ne les avais même pas ces deux cent ryos !



[1] Pour des raisons de facilité, et surtout parce que j'en sais rien, dison que 100 ryos c'est équivalent à 100 euros.



Alors, qu'en avez-vous pensé ?
Avez-vous ri ? Crié ? Pleuré ? Sauté par la fenêtre ? Quitté Won ? xD

La suite paraitra... quand elle paraitra xD Je préfère pas donner de délai vu que je respecte jamais rien. J'espère que ça vous a plu, hésitez pas à commenter. A bientôt :)




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