Fiction: Les secrets d'Ino Yamanaka. (terminée)

Et si Ino n'était pas celle qu'elle prétend ? Si elle avait un secret, qu'elle souffrait en silence ? Et si elle n'avait plus la force de subir en silence ? Si, à force de souffrir, elle décide de tout dire à son meilleur ami ? Et si ces aveux se présentaient sous la forme d'une longue lettre ? OS, UO.
Drame | Mots: 2190 | Comments: 36 | Favs: 24
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Hanabi-chan63 (Féminin), le 04/07/2009
Cette fiction, elle m'est venue comme une claque dans la figure. J'ai eu une idée, une simple idée. Mes doigts, mon esprit ont créer cette fiction en un temps record. Elle est sortie de moi, du plus profond de moi. Je ne sais pas si j'en suis fière, mais je sais que j'y tiens.

Je tenais aussi à mettre Ino en scène parce que je trouve qu'on ne la considère pas assez comme un être humain. Ino, c'est pas une pimbêche qui enchaîne les mecs. Je rapelle qu'elle a sorti Sakura de la déprime. Sans Ino, Sakura dans Shippuden n'aurait même pas le niveau Genin !

Alors, cette fiction est un hymne à Ino, personnage souvent incompris et utilisé pour meubler les blancs, en général. xD

Je vous souhaite une bonne lecture.




Chapitre 1: Les secrets d'Ino Yamanaka.



- Nara ! Une lettre t'est adressée !
- Oui, merci, Tema-chan, répondit Shikamaru en embrassant sa petite amie.
Il prit ensuite le courrier sur la table basse, ouvrit l'enveloppe et commença à parcourir les quelques lignes.


Salut, Shika.

Ino Yamanaka, tu connais ? C'est ta meilleure amie, mais je ne sais pas si tu t'en souviens, vu le peu de temps que tu lui accordes depuis deux ans ! Rassure-toi, pour une fois ce n'est pas un reproche. J'avais envie de te parler, mais en mission, tu ne sembles pas disposé à m'écouter. A ce propos, c'est gentil de t'être occupé de moi lorsque j'ai rompu avec Kiba. Tu sais, il y a deux mois...


L'ironie amère de son amie dans la dernière phrase le surprit. Mais pas plus que ses précédents propos : quand était-elle donc sorti avec Kiba ? En plus, ça avait l'air sérieux. Apparemment, elle s'était faite larguer.
Une vague de remords le submergea. Il y a deux mois, il avait reproché à Ino de n'être pas assez efficace et mit sur elle tout le poids de l'échec de la mission.


Tu m'as abandonnée, Shika, complètement abandonnée. Pour une autre blonde en plus. Tu as sacrifié ta meilleure amie - du moins je croyais l'être - au profit de Temari. Et tu sais quoi ? T'es tellement heureux avec elle que je n'arrive pas à t'en vouloir ! Ni à toi, ni à elle, d'ailleurs. Du coup, devine contre qui j'ai retourné ma rancoeur ? Non, pas contre Sakura. Pas Chôji non plus. Contre moi-même, Shika.
Et c'est vrai, si on y réfléchit, tout est de ma faute.


Shikamaru sentit ses yeux lui piquer. Avait-il été si cruel avec elle et Chôji ? Et pourquoi s'en voudrait-elle ? Ce n'était pas sa faute s'il était tombé amoureux ! Shikamaru ne comprenait pas.


Tout est de ma faute, parce que si j'avais été une amie sincère, tu serais peut-être resté. Non Shika, je ne t'ai pas toujours tout dit. Je ne t'ai pas dit que je n'étais plus amoureuse de Sasuke alors que je l'avais oublié depuis longtemps. J'avais espéré que tu le devines, je ne voulais pas parler de sentiments devant toi. Pourquoi ? A ton avis ? Pourquoi une fille ne voudrait-elle pas parler d'amour à son meilleur ami, alors qu'elle lui dit tout le reste ? Et bien, tu l'as sans doute deviné, parce que j'étais tombée sous ton charme ! Et oui... Moi, une kunoichi ratée, amoureuse de toi. Mais toi, Shikamaru Nara, tu as choisi Temari. Ce n'est pas grave, tu sais. Je te connais, tu vas culpabiliser, alors arrête ça tout de suite. Tu n'y es pour rien et tu le sais. Les sentiments ne se contrôlent pas. Si c'était le cas, j'aurais préféré de pas t'aimer. Tu es quelqu'un de bien, Shika, mais tu étais mon meilleur ami. Amusant comme j'emploie l'imparfait, tu trouves pas ? Oui, tu étais mon meilleur ami. Parce qu'aujourd'hui, tu es l'homme qui ne m'accorderas jamais son amour.


Shikamaru Nara pleurait. Sa meilleure amie, amoureuse de lui ? S'il avait su... S'il avait su, quoi ? Il le savait bien, il aurait tout de même aimé Temari. Ca n'aurait fait que compliqué les choses. Ino...


Tu sais, depuis qu'Asuma est mort, tu n'es plus le même. Tu es toujours râleur, chiant, fainéant comme pas deux, mais n'empêche que tu fais des efforts. C'est à ce moment-là que j'ai compris. Deux semaines après son enterrement, j'ai réalisé que tu vivais pour Temari. Pas pour Chôji ou moi, tes amis ou même ta famille. Non, tu n'en avais rien à fiche. Tu vivais pour Temari.
Bon, j'exagère. Tu n'en avais pas rien à fiche. Disons que tu parlais à Chôji et que tu m'ignorais superbement pour ne pas craquer devant moi. Je peux savoir pourquoi ? Pourquoi lui avait le droit de voir tes larmes et pas moi ? Pourquoi tu m'as toujours tenue à l'écart, Shikamaru ? Je suis si inutile que ça... ?


Il remarqua des taches sur le papier, comme si de l'eau avait coulé. De l'eau... ou des larmes. Son cœur se serra. Temari se posta derrière lui et mit sa main sur son épaule avant de se rapprocher, dans l'intention de le consoler. Il se dégagea. Avec douceur, mais fermeté. Elle parut comprendre que ce qui se tramait dans le cœur de son amant ne la concernait pas. Shikamaru sentit son regard inquiet alors qu'elle s'éloignait.
Aimer pouvait faire si mal...


Inutile, tu me l'as souvent rappelé. Pas explicitement, bien sûr. Mais quand je te voyais rire dans la rue avec Chôji, il avait l'air si heureux. Je savais bien qu'il ne serait jamais comme ça avec moi. C'est toi, son meilleur ami. Moi, je suis un simple maillon de l'équipe, comme je l'ai toujours été. Ça fait mal, Shikamaru. Ça fait si mal ! Je voulais votre bonheur et je le veux toujours. Mais j'avais espéré que votre bonheur m'inclurait. Je vous aime tant, tout les deux !
Ne t'inquiète pas, je n'interférerai jamais dans vos vies plus que nécessaire. Pas directement. Discrètement, comme je l'ai toujours fait. Comment crois-tu que Temari a su où te trouver ? C'est moi qui le lui ai dis.


Les taches devenaient plus nombreuses. Il comprit qu'Ino souffrait depuis des années. Que la seule chose qui l'avait jamais rendue heureuse, véritablement heureuse, c'était lorsque lui et Chôji avaient besoin d'elle en mission. Parce que, même si c'était seulement ses capacités qu'ils requéraient, elle leur était indispensable. N'avait-elle donc pas compris ? Elle était le piment de leur vie ! Temari était son oxygène, Chôji son appui pour se tenir droit malgré tout et Ino... Ino, elle était un adoucissant sur les blessures. Elle atténuait la douleur. Même intense, la douleur restait supportable grâce à elle. Comment pouvait-elle prétendre le contraire ? Comment pouvait-elle le croire ?


Bref, j'en reviens à ce que je voulais te dire. Je t'aime Shikamaru. Depuis pas mal de temps, je crois. Il me semble que je l'ai réalisé quand je t'ai vu sourire. Oui, je sais que j'avais déjà vu ton sourire avant. Mais pas celui-là. Pas avec cette spontanéité, cette sincérité. Pas comme ça.
Évidement, ça ne m'était pas destiné. Peu importait, j'avais l'habitude. J'ai senti mes joues devenir subitement rouges et j'ai compris. C'était à la fête d'anniversaire de tes quatorze printemps. Tu as en vingt-cinq aujourd'hui. Je laisse ta cervelle de feignasse faire le calcul.


Onze ? Onze ans qu'elle l'aimait ?! Il n'en revenait pas. Et elle avait arrangé le coup pour Temari et lui ? Comme elle avait dû souffrir, Shikamaru le réalisait aujourd'hui. Lui qui la pensait trop sensible, trop émotive et légèrement égocentrique. C'était lui, l'égocentrique, oui ! Il n'avait rien vu !
Et elle...


Toi, tu ne m'aimes pas, je le sais depuis un bon moment déjà. En fait... je l'ai toujours su. Je ne suis pas faite pour toi, tu n'es pas fait pour moi non plus. Seulement, moi, je t'aime plus que tu ne m'aimeras jamais.
Quand tu n'es pas là, je suis sur les nerfs, j'ai besoin de te voir. Autant dire que depuis deux ans, je suis
constamment agacée de tout. Même si tu ne t'en rends pas compte, ma force de vivre provient de ta fainéantise. Si je n'étais en alerte sans arrêt, qui le serait ? Je suis peut-être paranoïaque, mais ma vie n'a de sens que si je vous protège, toi et Chôji. Ce n'est pas de ma faute, vous êtes les seuls à me supporter !
Tu es quelqu'un de bien Shikamaru. N'empêche que j'aurai préféré pleuré pour quelqu'un d'autre. Kiba, par
exemple : j'étais anéantie et pourtant je n'ai pas lâché une seule larme. Il avait tout détruit : confiance, amour respect... mes yeux sont restés secs. Et il suffit que toi, tu me laisses seule pour que j'en libère des torrents.


Il resta sans voix. De sa vie, Shikamaru n'avait jamais vu Ino pleurer. Il serait tombé à genoux s'il n'avait buté sur le canapé pour s'y affaler. Malgré les déclarations d'amour, malgré les compliments qu'elle lui adressait, il y avait autre chose. Elle voulait lui faire part d'une décision précise, il en était convaincu. Ça n'empêcha pas la feuille de papier de se gondoler sous l'effet des larmes salées qui y tombèrent en un flot continu.


La solitude, c'est le pire fléau qui soit, Shikamaru. Ne laisse jamais Temari toute seule, ça pourrait la détruire.
Pourquoi je me préoccupe d'elle ? C'est bien simple : c'est une amie et ton amour. Tant que cet amour te rendra
heureux, je veillerais à ce qu'il puisse exister et continuer son œuvre. A propos, tu pourrais dire à Chôji qu'Ayame l'apprécie beaucoup ? Tu sais, c'est la fille d'Ichiraku. Elle a beau être plus âgée, je pense vraiment qu'il en est dingue.


Ino... comment pouvait-elle écrire comme ça ? Passer des choses qui la détruisaient aux amours de Chôji ? De prime abord, Shikamaru ne comprit pas. Puis la lumière se fit dans son esprit. Ino avait deux raisons de vivre : le bonheur de Chôji et celui de lui-même, Shikamaru.


Shika, je voudrais te parler plus en détails de quelque chose : j'ai vraiment aimé Kiba. Avec lui, j'oubliais
parfois que tu étais plus qu'un ami. J'ai cru qu'il me guérirait. J'y ai vraiment cru. Tu connais le résultat ? Il m'a jetée au bout de six mois pour Sakura !
Tu sais, j'ai mis un bout de temps à guérir. Tu te souviens que tu râlais souvent parce que je m'habillais toujours
trop légèrement ? Je te répondais que, moi, je n'étais pas une frileuse, et que j'avais toujours chaud. Avec Kiba, c'était vrai. J'ai connu une chaleur sans pareille, torride. C'était véritablement merveilleux. Il me guérissait
de toi, je commençais à oublier l'amour que j'avais pour toi.
La douce chaleur d'un amour, la flamme inépuisable d'une passion. C'est ce que j'ai vécu. Et lorsqu'il m'a
quitté, mon coeur est devenu froid, glacé. J'avais froid, j'étais gelée. Mais de l'intérieur.


Si Kiba avait été dans la même pièce que Shikamaru, ce dernier l'aurait probablement massacré. Au lieu de ça, l'ananas serra le poing. Ino avait toujours été si solide. Il ne se souvenait pas l'avoir vue pleurer une seule fois. Pour être honnête, si Temari n'avait pas été là, il serait surement avec elle. Mais si Temari n'avait existé, il n'aurait pas connu ce bonheur que sa blonde co-équipière cherchait tant à protéger. Mais personne, personne, absolument personne n'avait le droit de s'en prendre à Ino ! Il se promit d'anéantir Kiba dans un futur proche.


J'aime beaucoup Temari, c'est une amie, tu sais. Je t'adore, tu es celui que j'aime. Mais je n'en peux plus. Je n'y arrive plus. J'ai toujours fait face, mais il me faut un temps de repos.
Tu sais, j'ai beaucoup de points communs avec elle : blondes à couettes toutes les deux, deux furies, deux
kunoichis. Tu connais la véritable dissonance entre nous ? Tu l'aimes elle et pas moi.
Tu l'aimes depuis des années, et je n'ai pas réussi à décrocher. Tu es un peu comme une drogue : j'ai besoin de toi pour survivre. Non, pas pour survivre. Pour vivre.
Tu sais comme moi que j'ai toujours fait semblant d'être forte, de ne craindre personne. Mais je te crains toi.
Toi et ton jugement. Et si un jour je comprends que toi et Chôji n'avez plus besoin de moi, je n'aurai plus de
raison d'exister. Tu comprends, Shikamaru ?
Je t'aime.
Et c'est pour ça que je m'en vais. Tu ne me reverras pas. Pas avant plusieurs années. Je t'ai blessé avec cette lettre, je le sais. En ce moment, tu es heureux, Temari sera ton soutien en plus de Chôji et de ta famille. Alors je te confie tout avant de partir. Je m'en vais au pays de la Pluie. Ce n'est pas le même temps qu'ici, mais au moins, je me reconstruirai doucement. Je pars au moment même où tu reçois cette lettre.
Embrasse Chôji pour moi, je n'ai pas eu le temps de le faire avec tous les préparatifs.


Shikamaru Nara avait mal, très mal. Plus que quand son meilleur ami était entre la vie et la mort. Au moins, à ce moment-là, il y avait de l'espoir. Il ne reverrait pas Ino. Pas comme il l'avait connue. Le courrier qu'elle lui avait adressé avait suffi à le convaincre. Une longue missive où elle racontait en vrac toute ce qu'elle avait ressenti, ce qu'elle avait été, ce qu'elle ferait.
Quelqu'un toqua à la porte.
- Entre Chôji.
- Salut, Shika.
Il avait les traits tirés, fatigués. L'air infiniment triste. Pas de doutes, il était au courant de son départ.
- Chô ?
- Ouais ?
- Elle est partie.
Ça y est. Il avait énoncé à voix haute ce qui les taraudait tous les deux. L'Akimichi joignit ses larmes à celles du Nara. Le soleil de leur vie avait cessé de les illuminer.


Avec ton mon amour,

Ino.




Alalala ! =D
Triste, hein ? Tant mieux ! Parce que j'aime beaucoup Ino, et donc elle souffre beaucoup ! ^o^
Vous me direz, je déteste Sakura, et elle souffre encore plus, mais enfin... >.>
Comme ça c'est équitable ! Tout le monde se fait massacrer ! =D
InoShika à sens unique et TemaShika partagé... z'en pensez quoi, vous ? 8D




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