Fiction: L'oiseau en cage et l'artiste sans abri (terminée)

Les gens ont ils droit à une seconde chance ? Est ce possible qu'une peste capricieuse et cruelle puisse changer ? Ino Yamanaka, richissime héritière, vous donnera la réponse. Mais elle ne l'a pas trouvée seule...
Romance | Mots: 3191 | Comments: 11 | Favs: 16
Version imprimable
Aller au
shikacool (Féminin), le 29/05/2009
Bonjour, bonsoir, lecteurs avertis !
Un Ino/Kiba arrangé à ma sauce, ça vous tente ?

J'ai écris ce one-shot en revenant du bahut, un jour où des pestouilles comme je les déteste m'avaient tapé sur le système bien comme il faut. Alors pour me défouler, je me les suis imaginé devenant un peu plus humaines (en admettant que ce soit réalisable ^^) et j'ai commencé à écrire...

Voilà vous savez tout !
Bonne lecture !




Chapitre 1: One-shot



Il pleut. A travers la vitre, je peux voir les gouttes tomber des nuages gris, que je ne distingue plus dans le ciel noir. Je n’aime pas ce temps. Je préfère quand la lune éclaire la nuit et les rues, et quand je peux observer les étoiles dans le ciel obscur. Cette pluie qui s’abat avec fracas contre la fenêtre me donne une folle envie de rejoindre mon lit et de dormir.

Mais bon, je ne vais pas faire la difficile. Je suis au chaud, j’ai un chez moi, et j’ai le ventre plein. Je trouve même le moyen de me consacrer à ma passion.
Assise face à mon bureau en pin, je dessine. Ce n’est encore qu’un croquis, mais d’ici demain il sera terminé. J’y passerai la nuit s’il le faut.

Un sourire amer naît sur mes lèvres. Cette détermination ne m’est pas coutumière, cet amour pour les choses simples non plus. Enfin, pas depuis longtemps.

A une époque, j’aurais pleurniché toute la nuit parce qu’il pleuvait, et que le ciel ne se pliait pas à mes quatre volontés. J’aurais appelé Hinata et l’aurais forcée à me consoler, en plein milieu de la nuit. La pauvre se serait obligée à sortir du sommeil pour écouter mes geignements de petite fille gâtée.
A une époque, je l’aurais crue à ma disposition, et je me serais sentie supérieure à elle.
Cette brave Hinata, comme je l’appelais auparavant.

Aujourd’hui, je me giflerais pour tant de suffisance, pour tant d’ignorance. J’ai l’impression que ma vie n’a réellement commencée que depuis quelques mois.
Depuis cette sortie au centre-ville. Depuis que je l’ai rencontré, LUI.

Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était un bel après midi de juin. Dans la rue, quatre filles faisaient les folles. La plus sage, c’était une petite brune timide. C’était Hinata.
La plus excitée, c’était Tenten. Celle que je supportais le moins, parce que je n’appréciais pas sa franchise et son style si… peu commun. En particulier ses macarons.
Ma préférée, c’était celle aux cheveux roses, Sakura. Elle me vouait une adoration sans limites, et se pliait à tous mes caprices. En cette journée, c’était ma meilleure amie. Aujourd’hui, je dirais plutôt que c’était mon esclave.
Et, au milieu de cette bande de filles insouciantes, une blonde bousculait les passants sans s’excuser. Une belle blonde avec des yeux clairs et pétillants, et des formes où il fallait, à la dose qu’il fallait.
Une sublime blonde qui se croyait au dessus de tout, juste parce qu’elle était bourrée de fric et qu’elle tenait bien en main la carte bleue de Papa, qui lui cédait tout.
Une magnifique blonde, qui ne comprenait rien à la vie et n’avait guère plus que de l’eau dans son crâne de peste.
Cette blonde idiote, égoïste et cruelle, c’était moi. Ino Yamanaka.

Aux yeux de chacun, j’étais heureuse. Fille unique du plus grand fleuriste du Japon.
Mes parents m’adulaient, j’avais tout ce que je voulais. J’entends par là, argent, cadeaux, et sorties.
Tous les garçons se prosternaient à mes pieds, j’étais une vraie lolita. J’avais aussi une petite cour de filles. Celles que j’appelais mes amies, en les traitant de tous les noms et en les obligeant à faire mes devoirs.

En apparence, oui, j’étais heureuse. Je riais souvent, je snobais les autres, brisais des cœurs.
Et après les gens pensaient que j’étais bien dans ma peau.
Ce n’est pas pour me chercher des excuses, mais ça ne me procurait aucune joie de faire souffrir les autres. J’en avais l’habitude, c’est tout. C’était un mode de vie auquel je ne pouvais me détacher.
Ouvrir les yeux, me rendre compte du mal que je faisais ? Vous plaisantez, mon monde se serait écroulé.
Je souffrais suffisamment de l’intérieur.
Si il y avait un mot pour exprimer mes sentiments à cette époque, ce serait celui-ci : dégoût.
Dégoût de soi.
Dégoût de mon corps, premièrement. Je m’obligeais à faire des régimes draconiens, parce que je manquais de vomir en me regardant dans la glace. Trop grosse, trop grasse. Trop laide. Et après, les autres disaient : « comme tu as de la chance, Ino, toi au moins tu as la ligne ! »
C’est marrant, je ne le voyais pas comme ça. Moi, je me faisais vomir dans les toilettes après chaque repas, me bourrais de laxatifs en rentrant du lycée, et n’arrivait pas dormir le soir, parce que mon estomac malmené me faisait trop mal. Et, chaque matin, je me pesais et couvrais mon visage de fond de teint pour masquer mes cernes et mes traits tirés.

Dégoût de mon esprit, deuxièmement. Trop bête. Trop naïve. Trop méchante.
C’est surprenant, hein ? Moi qui passais mon temps à montrer ma supériorité aux autres, je me trouvais méchante. L’être humain n’est pas facile à comprendre. Je ne fais pas exception à la règle.
A chaque parole mesquine, à chaque moquerie, je sentais la nausée monter en moi, et l’envie de me jeter dans le vide ne me lâchait pas. J’avais ce que je méritais, j’imagine.
Au fond, je savais que je n’étais pas supérieure. A chaque heure de permanence, discrètement, j’ordonnais à Hinata ou à Sakura de me faire ce devoir de maths, cette rédaction de français. J’avais renoncé à me faire expliquer. Trop bête, je vous dis.

Mais, le pire de tout, je n’avais pas de but dans la vie. Depuis ma naissance, j’avais tout ce que je désirais, et personne ou presque ne me résistait. Même pas les profs.
Les rares personnes que je craignais un tant soit peu, étaient celle-ci :

- Tenten. Elle ne m’aimait pas, au fond, mais nos mères étaient amies, nous nous devions donc de faire de même. Du moins de le laisser croire. Elle ne m’a jamais vraiment obéi, et ne s’est jamais gêné pour me dire ce qu’elle pensait. Contre toute attente, aujourd’hui c’est ma meilleure amie.
- Sasuke. Le seul garçon que je ne semblais pas intéresser. Il ne m’a jamais adressé ne serait ce qu’un regard. J’ai compris qu’il ne valait pas la peine que je me décarcasse pour lui.
- Tsunade, mon professeur de maintien. Elle me jetait toujours des regards sévères et soupirait avec mépris quand je jouais à ma pourrie gâtée avec elle. Je respecte énormément cette femme, à présent.

Voilà, je crois que c’est tout. A part ces trois là, le monde entier était à mes pieds.

Jusqu’à cette sortie en centre-ville, donc.
Nous faisions les folles. Et puis il nous a abordés.

- Bonjour jolies demoiselles !

Nous nous sommes retournés, et j’ai eu une moue dédaigneuse. Devant nous se tenait un garçon de notre âge, brun, sale, et pauvre de toute évidence. Il était vêtu d’un vieux manteau gris avec une immonde capuche en fourrure et d’un pantalon usé. Un chiot blanc l’accompagnait.
Mon attitude peu amène ne l’a pas impressionnée. Il nous a fait un sourire éclatant, et je n’ai pas pu m’empêcher de le trouver mignon. Il avait dans les mains des peintures. Sur le coup, mon orgueil a entravé mon jugement, je les ai donc trouvées médiocres. Il nous a dit d’une voix claire :

- Moi, c’est Kiba Inuzuka. J’ai 18 ans, et je suis SDF.
- Oui, et alors ? Ai-je répondu avec un air hautain. Qu’est ce que tu veux que ça nous fasse ?
Son sourire n’a pas disparu comme je m’y attendais, non. Il s’est accentué, devenant plus charmeur encore.

- Ben voilà. Moi, au lieu de faire la manche, je travaille, à ma façon. Ces peintures, a-t-il dit en nous les montrant, elles sont toutes de moi. Et je les vends. 6€ l’une.
- C’est bien trop cher, ai-je lancé.
- On n’a rien sans rien, ma p‘tite dame. J’y passe toute la nuit, parfois. Et je ne peux pas baisser plus le prix. Avec l’argent que je reçois des ventes, je peux manger, et j’économise pour m’acheter un petit appart’. Mais c’est pas gagné, a-t-il ajouté avec un petit rire, vu ce que coûtent les loyers ! Alors, à vot’ bon cœur, mesdemoiselles !
J’ai vu Tenten lui décocher un sourire, et Hinata hocher la tête en glissant la main dans son sac. Sakura, elle, attendait de voir ce que je ferai pour m’imiter. Je me suis empressée de répondre :
- Pas la peine d’essayer de nous rouler. Les racailles dans ton genre, il y en a plein le centre-ville. Si tu es SDF c’est que tu le mérites. On s’en va, les filles.
Hinata m’a regardé d’un air mécontent et, pour une fois, elle s’est exprimée :
- Moi je les trouve jolies ses peintures, et puis on est venu ici pour faire du shopping, non ? Je vais lui en acheter une.
- Moi aussi, a déclaré Tenten en s’emparant de son porte-monnaie.

Folle de rage, j’étais folle de rage. Je venais de me faire ridiculiser par ces deux bonnes à rien devant un sal clochard ! Ces deux pestes se jouaient devant mon autorité, comprenez-vous. J’ai saisis fermement la main de Tenten, puis celle d’Hinata. J’ai délibérément enfoncé mes ongles dans leur peau, en martelant mes mots :

- J’ai dit on s’en va, vous êtes sourdes, en plus d’être niaises et débiles ? Rangez votre fric. N’ayez crainte, vos 6 euros, vous pourrez vous en servir pour m’offrir un cadeau.

Il y a eu un silence. L’autre SDF nous regardaient avec ébahissement.
Tenten a réagi la première, je crois.
Violemment, elle s’est libérée de mon étreinte. Et ensuite, elle a fait quelque chose que je ne l’aurais jamais soupçonnée de faire, malgré son fort caractère.
Elle m’a giflée. Devant tous ces gens, devant mes amies, devant ce chien galeux, elle m’a giflée. Sans retenir son coup. Ensuite elle a déclaré d’une voix calme, malgré les éclairs qui brillaient dans ses yeux :
- Tu m’as fait mal, Ino. Ne t’avises plus de recommencer, sinon c’est pas une tarte que tu te prends mais une patate.
Puis, sans plus s’occuper de moi, elle s’est tournée vers le clochard :
- Je vais vous en prendre deux. Oui, les deux premières.
Avec un sourire ravi, il les lui a tendus, en échange de quoi il a reçu les 12 euros. Hinata n’a pas tardé à lui acheter deux autres peintures. Tenten m’a ensuite jeté un regard de défi et a dit :
- Maintenant, on peut y aller, Ino.

Cela n’a fait qu’attiser ma colère. J’ai hurlé comme une possédée, les traitants de tous les noms les plus horribles qui me venaient à l’esprit. Dans ma folie furieuse, j’ai arraché aux mains de l’autre SDF l’une de ses peintures, et l’ai froissée, déchiquetée, puis j’ai jeté les morceaux par terre, avant de les écraser sous mon pied. Enfin, à bout de souffle mais vengée, je lui ai adressé un sourire triomphant :

- Tu vois, le clochard, moi c’est comme ça que je traite tes gribouillis.
L’instant d’après, il y a eu un grand « BAM ! ». J’ai ressentis une immense douleur à la joue et me suis écroulée. Devant moi, Tenten me dominait de toute sa hauteur, le poing fermé, prête à me frapper encore. Elle a eu un regard menaçant :

- T’as pas entendu ? Il s’appelle Kiba. Et, puisque que tu lui a bousillé une de ses œuvres, il faut que tu rembourses.
- Tu rigoles ? Ai-je craché. Pourquoi je paierai ces horreurs ? C’est même pas de l’art ce qu’il fait, ces peintures sont tellement moches qu’il pourrait se les bouffer. Comme ça, il crèverait plus de faim !
- LA FERME !! a explosé Tenten, furax. TU TE CROIS AU DESSUS DES AUTRES, MAIS TU NE SAIS RIEN DE CE QUE C’EST DE SOUFFRIR ! T’ES QU’UNE SALE GARCE, ET TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE CE SONT DES CAPRICES ! JE SUIS SURE QUE TU CREVERAS DANS UNE CAVE, BOUFFEE PAR LES RATS, SANS PERSONNE POUR TE SOUTENIR ! ET TU SAIS POURQUOI ? PARCE QUE TU VAUX PAS LA PEINE D’ETRE AIMEE !!

Il m’a fallu un moment pour digérer ses paroles. J’étais tellement choquée que je n’arrivais plus à prononcer un mot. Tenten, pendant ce temps, reprenait son souffle, un air rageur dans ses yeux marron.
Sakura est intervenue à ce moment là, toute lèche-botte qu’elle était :

- C’est bon, Tenten, je vais payer à sa place. Voilà les 6 euros.

Elle les a tendus au clochard sans un regard pour lui. Quand à Tenten et Hinata, elle ont salué poliment le garçon et sont parties. L’autre m’a regardé d’un air de pitié, et est reparti avec son fric. Je crois que c’est cette pitié dans les yeux de ce SDF qui m’a achevée. J’ai ramassé les confettis que j’avais fais de sa peinture. Sakura s’est accroupie près de moi :

- C’est inadmissible, ce qu’elles ont fait, Hinata et Tenten. Vraiment, je ne sais pas ce qu’il leur a prit… Viens, on va faire les magasins.
Elle m’a pris gentiment par le bras. Mais je me suis dégagée, et j’ai dit :
- C’est bon, vas y toute seule. J’ai besoin… d’être seule. Je rentre chez moi.
Sur ce, je me suis enfuie. Des larmes coulaient sur mes joues. J’ai sauté dans le premier bus venu.
J’ai cru que le trajet ne finirait jamais. J’étais trop bouleversée pour hurler au chauffeur d’aller plus vite, comme à mon habitude.

Enfin, le bus s’est arrêté. J’ai couru jusque chez moi, et me suis enfermée dans les toilettes. J’ai vomi, vomi, tout ce que j’avais dans le ventre, peut être plus encore. Puis je me suis écroulée sur le carrelage étincelant. De violents sanglots me faisaient trembler. Mais que m’arrivait-il, bon sang ? C’était le coup de poing de Tenten qui me mettait dans cet état ? Non, je ne crois pas. Dans ma tête un seul mot s’imposait : dégoût, dégoût, dégoût.
Parce que Tenten avait raison, entièrement raison. Je ne savais que prendre des airs de princesse et donner des ordres aux autres, mais à part ça, je n’avais aucun talent, aucune qualité.

Une fois un peu calmée, je me suis levée, chancelante, le reste de la peinture du clochard toujours serré au creux de mon poing. Je me suis assise à mon bureau en bois précieux, et j’ai commencé à reconstituer la peinture que j’avais émiettée. Ca m’a pris du temps, mais j’ai finis par la restituer entièrement. J’ai pleuré encore. La peinture représentait un couple qui s’embrassait sous les lumières du centre ville. Le dessin était un peu maladroit, mais le coloriage était formidable. L’auteur avait intitulé son œuvre : « avenir »
J’ai médité sur ce couple durant plusieurs minutes. Le garçon était beau, brun, habillé d’un polo rouge et d’un jean gris, et chaussé de boots marrons. La fille était réellement très jolie : une longue tresse blonde tombait au creux de son dos, et elle était vêtue d’une simple robe rose et de sandalettes blanches.

En silence, j’ai pris un crayon à papier, le plus simple que j’avais, et une feuille vierge.
J’ai dessiné toute la nuit. Parce que je voulais que ce soit parfait. Je n’ai pas colorié, je ne suis pas douée dans ce domaine.
A vrai dire, je ne savais même pas que j’étais douée en dessin.
Mais je pense que je le suis, car à l’aube, lorsque que je l’ai eu fini, je l’ai trouvé réussi. Et, pour une fois, je ne m’en vanterai pas.
J’ai dormi un peu, j’en avais besoin. A mon réveil, il était dix heures du matin. J’ai rangé soigneusement mon dessin dans une enveloppe, ainsi que la peinture rafistolée. Et je suis partie pour le centre ville.

J’espérais vraiment qu’il y serait toujours.

Il y était. Blotti dans un coin de rue, son chiot dans les bras, ses peintures à côté de lui. Il semblait rêveur.
Je me suis approchée sans bruit.

- Euh… Salut !
Il a levé la tête, l’air hagard. Lorsqu’il m’a reconnue, un sourire ironique a éclairé son visage :
- Eh, mais t’es la blonde enragée d’hier !
- Si c’est comme ça que tu vois les choses… En effet, c’est moi.
Il a froncé les sourcils. Puis il s’est emparé de ses peintures et les a serrées contre lui, l’air méfiant. J’ai eu un sourire peiné et j’ai dit :
- Rassure toi, je n’ai pas l’intention de ruiner une autre de tes peintures. En fait, je voudrais que tu me pardonnes.

La surprise s’est peinte sur son visage. Sans savoir quoi dire de plus, je lui ai tendue l’enveloppe, les yeux baissés. Il l’a saisit, lentement. Le regard rivé sur mes chaussures, j’ai attendue qu’il déchire l’enveloppe, qu’il contemple sa peinture rafistolée, et mon dessin.
J’ai eu l’impression d’attendre des siècles.

Il a parlé, enfin :
- Ton dessin… Il est très beau. Dommage, ça manque un peu de couleurs.
- Je n’aime pas trop colorier. Je ne sais jamais quelles couleurs choisir. Je préfère dessiner les contours.
- En tout cas, merci. Tu es sans doute plus douée que moi en dessin. Je n’ai plus qu’à ajouter des couleurs, et il sera vendable. Tu peux t’estimer pardonnée…
Je l’ai regardé droit dans les yeux. Ma nouvelle vie a commencé quelque part par ici, je pense.
- Je ne peux pas me sentir pardonnée en un seul dessin. Pas seulement vis-à-vis de toi. Il y a tant de gens à qui j’ai fait du mal…
Il s’est levé, m’a pris la main. J’ai rougi, pour la première fois de ma vie. Il a rit :
- Mazette, mais c’est que t’es jolie avec les joues roses. Tu sais, je pense que le rose, ça t’irai bien.
- Et toi, il te faudrait un pull rouge, et des boots, ai-je répondu avec un sourire en coin.
- Si tu tiens vraiment à changer… Tu pourrais m’aider. Je te propose un marché : tu fais les dessins, je les colorie et je les vends, et c’est 50/50. Sur 6 euros d’une peinture, 3 euros sont à toi.
- Ca marche ! J’emprunterai de l’argent à mon père, et on s’achètera un appartement, en ville.
Kiba s’est approché encore, a penché la tête… Mais j’ai posé un doigt sur ses lèvres, l’air malicieux.
- Sur la peinture, ils échangent leur premier baiser la nuit… Il faudra attendre ce soir, mon cher !
Il a prit un air désolé.
- Ce soir ? Je ne sais pas si je pourrais…
- En attendant, allons acheter tes boots !


On y est allé.

Et six mois plus tard, je me trouve là, en train de vivre cet avenir que j’ai dessiné, et qu’il a peint.
Kiba rentrera bientôt. Ses journées sont longues, et aujourd’hui plus que jamais j’ai hâte de le voir franchir le pas de porte.
Parce que j’ai une merveilleuse nouvelle à lui annoncer. Pour le moment, seule Tenten, ma meilleure amie, est au courant.
Dans ce modeste appartement, un nouveau membre verra bientôt le jour.
Je caresse mon ventre, légèrement arrondi. Le fruit de notre amour.
J’aimerai bien l’appeler Katsumi. Ca convient pour fille et garçon, en plus.
Victorieux, victorieuse.
Comme moi, à présent. Comme Kiba.

L’oiseau s’est enfuie de sa cage et chante, libre.
L’artiste a un foyer, un abri où dormir.

Le monde est toujours aussi fou.

La vie est encore plus belle.




Et voilà une autre fic' qui se termine !
Et, comme à chaque fin, je vous pose cette question, inévitable, culte, inoubliable...

Qu'en avez vous penser ? ^^
Et, pour finir : les commentaires sont les plus que bienvenues !!

Et puis un petit au revoir quand même :
Zibouilles ! Merci d'avoir lu !




Chapitres: [ 1 ] Chapitre Suivante »



Veuillez vous identifier ou vous inscrire:
Pseudo: Mot de Passe: