Fiction: Je serai tes yeux (terminée)

C'est l'histoire d'une jeune fille sans patrie, sans famille, mais qui possédait tout de même la joie de vivre à Konoha, qui l'avait recueillie sans la juger. Mais depuis qu'elle a perdu la vue, Tenten se laisse aller, refuse la visite de ses amis et se morfond dans le noir dans lequel elle est prisonnière. Un seul a le pouvoir de raviver la flamme dans ses yeux caramel...
Romance | Mots: 3140 | Comments: 27 | Favs: 37
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shikacool (Féminin), le 08/05/2009
Pour vous, chers lecteurs, voici un nouveau One-shot. Soyez indulgents, c'est mon premier Neji/Tenten... ^^ mais n'hésitez pas à critiquer non plus.

Inspirée du roman "Sven et Marie" de Renaud Paris, cette fic sera pleine de douceur et de nostalgie, je préfère dire qu'il n'y aura pas beaucoup d'action... Ne venez pas vous plaindre après ;)

Si cela ne vous rebute pas trop, eh bien, je ne vois rien d'autre à ajouter à part...
Bonne lecture ! :)




Chapitre 1: OS



Il fait nuit.
Il fait toujours nuit.
Mais je n’arrive pas à m’y habituer.
Tout semble avoir disparu : la chaleur des gens, la lumière du soleil et la couleur pure de la neige qui recouvre l’herbe gelée.

Mais le pire, c’est de savoir que les autres voient tout ça, eux. Je suis la seule qui n’ait pas cette chance.
Moi, je erre dans une obscurité sans issue et sans fond. Mes yeux ont cessé de vivre depuis ce fameux jour. Moi qui pensais que nous jouions notre avenir tout au long de notre vie, j’ai gâché le mien en une seconde.
Le noir dans lequel je me meurs lentement ne laisse pas entrer les rêves. Il me met face aux dures réalités que je voulais fuir depuis tant d’années, avec cette flamme qu’on appelle espoir. Cette flamme qui m’a quittée en même temps que ma cécité est apparue.
Trois choses surtout, hantent mon esprit qui a pourtant tout fait pour ne pas s’en soucier.

La première, concerne mes parents. Je ne sais pas s’ils méritent ce titre. Appelons-les plutôt mes géniteurs.
Il y a 16 ans, alors que Kyubi ravageait le village de Konoha, certains se sont rangés à ses côtés, espérant obtenir sa clémence et le contrôler. Mes géniteurs faisaient parti de ces traîtres. Lors d’une bataille opposant Kyubi et ses partisans aux fidèles à Konoha, ils se sont retrouvés face au quatrième Hokage. Terrifiés par sa vitesse et sa puissance, ils m’ont balancés dans ses jambes pour pouvoir mieux fuir. Ce qu’ils ont fait, car le quatrième n’a pas pu me tuer, lui-même allant bientôt être père. J’avais un an quand mes géniteurs m’ont utilisés comme appât. Je ne les jamais revus, je ne sais pas s’ils sont morts. Peut être ai-je des frères et sœurs. J’espère que mes géniteurs ne leurs réservent pas le même sort funeste que le mien.

Enfer de l’esprit, tourmenté par la rancœur et les questions sans réponses.

Mon second cauchemar dans ce noir, c’est le cauchemar du cœur. Mon cœur qui aime d’un amour sans limite le génie des génies. Malheureusement cet amour n’est pas réciproque. Je ne souhaite à personne de vivre cela.
Tout nous sépare, et pourtant dès le premier jour je l’ai aimé. Je cachais ça sous de l’admiration.
Neji est grand, beau, inimitable, froid, indifférent, et doué aussi bien en ninjutsu qu’en taijutsu et genjutsu.
Moi je suis petite, mignonne mais du genre passe-partout, banale, énergique, colérique et attentionnée. Quant à mes capacités, je n’en possède aucune, si ce n’est de ne jamais rater ma cible aux shurikens et aux kunais.
Mais à quoi cela me sert il, si je n’ai plus d’yeux pour repérer mon objectif ?

Troisième enfer : celui de mon rêve disparu, et de mes muscles ankylosés, par manque d’exercice. Ce pour quoi je vivais n’a plus lieu d’être. Mes armes que je chérissais tant sont redevenues d’inutiles objets de métal.
Je voulais devenir une kunoichi aussi forte que la belle Tsunade, et prouver au monde entier qu’une femme est l’égale d’un homme.
De toute évidence, cette tâche a été assignée à une autre.
Mais sans rêve, un ninja ne peut pas vivre. Je ne parle pas de la mort cérébrale, cette mort scientifique qui ne veut rien dire à personne.
Pour moi, on cesse de vivre lorsqu’on commence à survivre. Si l’âme n’est plus, le cœur et le cerveau, eux, fonctionnent encore.
Un être sans âme n’est qu’une coquille vide. Comme moi, depuis que j’ai perdu la vue.

Je balance mon poing contre ma table de nuit. Des larmes de rage coulent sur mes joues. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait pour mériter ce supplice ?
Cette mission me paraissait si facile, que diable !!
Mais un malheureux coup du sort, dû au simple hasard, a fait que l’orage a éclaté quand nous passions près de la montagne. La pression a été si forte que des pierres titanesques nous sont tombées dessus.
Gaï-sensei, grâce à sa vivacité, a pu échapper aux roches. Lee a voulu le rejoindre, mais une énorme pierre a stoppé sa course et a violemment percuté son bassin. Aujourd’hui, même si les médecins affirment que sa vie n’est plus en danger, il est toujours inconscient et il lui faudra de longs mois de rééducation avant de pouvoir reprendre les missions.
Moi, j’étais plus loin, avec Neji. Une pierre encore plus grosse que celle qui a frappé Lee a roulé vers nous à une vitesse terrifiante, suivie de deux autres.
Je n’ai pas réfléchi. Dictée par le cœur plutôt que par l’esprit, comme de coutume, j’ai envoyé mon pied dans le ventre de mon coéquipier de toutes mes forces. Mon coup a eu l’effet désiré : Neji a atterri à une dizaine de mètres du lieu de l’éboulement.
Je l’ai sauvé d’une mort certaine.
Et puis je me suis retrouvée sous ces pierres. Lors du choc, l’une d’elles a heurté mon front de plein fouet. J’aurais pu mourir sur le coup. Au lieu de cela, mon « cortex visuel » a été endommagé. Seuls mes yeux ont pris. Je n’ai même pas été défigurée.
Par contre, quand je me suis éveillée, j’entendais des voix, je sentais des odeurs, mais j’avais beau écarquiller les yeux, je ne voyais rien. Cécité temporaire, disent les médecins. Le mensonge émane de leur voix apaisante, je le sens.

Je sais bien que je ne guérirais jamais. Je n’arrive pas à m’y faire, c’est tout.
Dans ces moments où je n’ai plus la notion du temps, ou tout n’est que brouillard et nuit, le désespoir et la haine me prennent.
Saloperie ! Moi qui ne croyais pas au destin, si seulement j’avais su que le mien était de finir en aveugle, j’aurais mis un terme à ma vie avant que cela ne se produise !!
Infirme et impuissante, voilà ce que je suis. Si j’essayais de me tailler les veines, je ne saurais pas où couper. Si j’essayais de m’empoisonner, je ne saurais pas quelle boîte de médocs serait la bonne. Aucune échappatoire. Je n’ai même pas le droit à un peu de lâcheté, pour une fois. Il faut que j’assume. Encore.
L’amour rend aveugle, hein ? Tout a fait d’accord. Mais pas dans le sens où vous l’entendez.

Infirme. Que je hais ce mot là. Réduite à hurler comme une possédée en m’étouffant avec mes larmes, balançant tout ce que saisissent mes doigts, avant de m’écrouler sur le parquet, les bras crispés autour de moi. Seule protection qu’il me reste à présent.
Et je me relève, et me remets à hurler, en renversant mon lit, en frappant les murs de mes poings.
- Bordel ! J’en ai marre ! Pourquoi moi, merde ! J’avais rien fait ! POURQUOI MOI !!!!
Mon poing vient heurter la vitre. J’entends le verre qui se brise, je sens les morceaux qui m’entaillent le bras et le sang couler par terre. Ce n’est pas pour cela que je m’arrête de tout saccager.
- Tenten, arrête ça !
On me saisit par le col, on me tire fermement loin de la vitre et des morceaux de verre jonchant le sol. Mais on n’éteint pas la rage d’un condamné simplement avec un ordre. Je me débats, je hurle, je crache des insultes, je balance mes poings et mes pieds dans tous les sens.
- Tenten… calme toi, s’il te plaît ! C’est moi, Neji !
Neji ? Celui qui me tient dans ses bras souhaite donc tant me voir souffrir, qu’il prétend être celui que j’aime ?
Mais Neji n’est pas venu. Il n’était pas là, à mon réveil. Et durant les longues semaines où je me morfondais chez moi, d’autres sont venus, mais pas lui.
Il aurait été le seul à qui j’aurais ouvert.
D’autres ont sonné, mais ils se sont heurtés à une porte close.
Temari, Naruto, Choji, Gaï, Hinata… Je les ai tous envoyés balader. Je ne veux pas qu’on s’apitoie sur mon sort, qu’on tente de me réconforter avec de fausses promesses.
Neji, je le sais, n’agirait jamais ainsi. Il me dirait de me secouer, il m’entraînerait dehors de gré ou de force, il…
Mais à quoi cela sert il d’imaginer ce qu’il ferait, puisqu’il ne viendra pas.
Je me demande qui est cet imposteur qui me sert contre lui avec tant de douceur.
Qu’importe, après tout. Je me laisse aller. Mes dernières forces m’abandonnent et des torrents de larmes salées jaillissent des mes paupières crispées. L’autre me berce en caressant mes cheveux, doucement. Son étreinte n’est ni trop forte, ni pas assez, juste apaisante. Son silence n’est pas comme celui de la maison vide et noire, la nuit. Il est réconfortant, messager d’une douce mélancolie qui calme mes nerfs malmenés.
- Tu sais, j’ai dû défoncer la porte avec mon poing souple, soupire-t-il près de mon oreille. Quand tu te mets en colère, tu n’entends plus rien…
- Qu’est ce que tu racontes, ai-je la force de prononcer, seul Neji possède le poing souple…
Mon protecteur ne relève pas. Il s’empare doucement de mon bras blessé, et un sifflement agacé lui échappe. Mais l’instant d’après, sa voix est toujours aussi calme et rassurante :
- Tu t’es blessée en jouant avec la vitre. Suis moi, je vais te soigner.
Il saisit ma main et m’entraîne avec lui. Moi j’ai peur, dans cette obscurité totale je suis perdue, je n’ai pas de repères.
Et voilà. Je trébuche et bascule en avant avec un cri.
Tomber sans rien y voir, ça donne la même sensation que de tomber dans le vide.
Terrifiant.
Mais je ne touche pas le sol. Deux bras solides me retiennent. Je m’accroche à eux, la tête me tourne.
Nouveau soupir irrité. Ses bras se resserrent autour de moi et me soulèvent. Il me porte jusqu’à la salle de bain, l’odeur du lilas accroché au plafond me fait frémir. Il me pose sur la machine à laver. Je l’entends qui farfouille dans les placards, sûrement à la recherche de bandages et de désinfectant.

- Placard de gauche, en dessous du lavabo, je lance avec un sourire amusé.
- J’aurais pu trouver tout seul, grogne-t-il.
- Bien sûr, je me moque.
Plus rapide que l’éclair, il s’approche, et je le sens tout près de moi. Il me pince la joue et murmure :
- Seriez vous en train de douter de mes capacités à trouver de quoi vous soigner, mademoiselle ?
- Pas du tout, je m’esclaffe. Votre seule présence suffit à me soigner, monsieur.

Il ne dit rien, mais je devine un sourire sur ses lèvres. Sans un mot, il prend mon bras ensanglanté entre ses doigts (que je sens si fins !) et passe un coton imbibé d’alcool sur ma blessure. Je grimace, ça pique. Enfin il noue autour de mon bras des bandages de lin blanc, si doux. Il dit, toujours à voix basse :

- Une chance pour vous qu’aucun morceau de verre ne se soit logé dans la plaie, maladroite damoiselle.
- N’ayez crainte, mon seigneur, le verre a transpercé mon cœur à la place.
La réplique a claqué, amère. L’instant suivant je regrette ma faiblesse. Ai-je besoin d’ennuyer ce brave imposteur avec ma peine ? Mon cœur saigne déjà, pas besoin de faire saigner le sien.
Je baisse la tête, pour cacher mes yeux pleins de larmes contenues. Son doigt vient relever mon menton. Si mes yeux vivaient, je serais probablement gênée, de voir son visage tout près du mien, et d’être obligée de fixer ses iris. Mais je ne vois rien, je sens plutôt. Juste son souffle sur mon visage, et son doigt frêle sous mon menton tremblant. Son front touche le mien. Il parle si bas que j’ai l’impression d’entendre ses pensées plutôt que sa voix :

- Temari a laissé des sablés devant ta porte, Hinata a apporté une cassette de Beethoven, Naruto un bol de ramens et Choji des stickers qu’il a gagné dans ses paquets de chips. Moi en t’entendant leur hurler de s’en aller je n’ai même pas osé sonner. As-tu seulement ouvert ta porte depuis que tu es rentrée de l’hôpital ? As-tu seulement mangé ?
- Je préférais quand tu me vouvoyais. Et puis je n’aime pas trop les interrogatoires.
- Ton détournement de conversation répond pour toi. Mais tu sais, le silence est un faux ami. Il écoute nos sanglots mais ne se bouge pas pour les calmer. Ceux pour qui tu comptes vraiment, si.
- Ceux pour qui je compte ? Ils ont assez de soucis. Il y en a même pour qui j’aimerais compter mais pour qui je ne compte pas. Celui à qui tu voles l’identité en ce moment en fait parti.
- Tu parles de Neji Hyûga ?
- Oui, je lâche dans un souffle. L’héritier des Hyûga, le grand…
- Pas grave. Si pour cet héritier tu ne comptes pas assez, pour moi, homme et rien de plus, tu comptes.

Ses lèvres effleurent les miennes. Je ferme les yeux mais ne bouge pas. Qui me donne ce baiser importe peu, à présent. Il représente tout ce dont j’ai besoin, enfermée dans cet enfer noir et froid : une fenêtre qui laisse entrer chaleur et lumière. Et douceur, dans ce monde si dur.
Comme à regret, il s’écarte de moi.

- C’est pour lui que tu pleures ?
Je ne réponds pas. Ce n’était pas une question.
- Tu sais, fait il, un proverbe dit : « celui qui mérite tes larmes ne te fera jamais pleurer. » Crois tu que cet Hyûga est assez parfait pour avoir le droit de te faire souffrir ?
- Neji ne me fais pas souffrir volontairement… Mais il m’ignore. Son destin est autre que d’aimer une pauvre infirme sans famille.
- Le destin, ça n’existe pas. Lui seul peut le tracer. Lui seul peut décider s’il est Neji, ou Hyûga.
Sur ce il me soulève et me pose au sol. Puis il décide :
- Ca fait des semaines que tu n’as pas mis le nez dehors, Tenten. Il fait un temps superbe, pourquoi ne pas sortir sur ta terrasse ?

J’acquiesce mollement. Pourquoi pas, après tout … ?
De nouveau, il saisit ma main, mais ses doigts se posent sur ma hanche aussi. Il me guide doucement, à travers la maisonnette. Il ouvre une porte. Le vent du Nord me chatouille le nez et fait s’échapper des mèches de mes macarons négligés. Mon protecteur attrape une mèche de mes cheveux bruns et l’enroule autour de son doigt en riant. Puis il la coince derrière mon oreille, et me conduit jusqu’au banc sur la terrasse, où je m’assois. Je le sens qui se pose près de moi. Le vent siffle et quelque chose de glacée se pose sur ma joue. Je demande :

- S’il te plaît, décris moi ce que tu vois.
Il hésite un peu, puis obéit :
- De gros flocons de neige tombent du ciel. Le sol est tout blanc, le toit des maisons aussi. Sur le trottoir, trois enfants font un bonhomme de neige. Sur une terrasse, un jeune homme est assis, ainsi qu’une jeune fille qui fixe le vide sans le voir.
- Comment est le ciel ?
- Dégagé. Le soleil brille. Le vent a chassé presque tous les nuages.
- Il pleuvait, quand j’ai perdu la vue…
Il se lève. Je m’inquiète :
- Où vas-tu ?
- Pas de panique, je vais juste chercher la cassette d’Hinata. Un petit air de Beethoven nous fera du bien.

Ses pas s’éloignent. En tendant l’oreille, j’arrive à percevoir les cris de joie des enfants qui jouent dans la neige. Un rayon de soleil vient caresser ma peau. Que c’est bon…
Mon enfance me paraît si loin. Mes yeux voient toujours noir.
Pourtant, je me sens de moins en moins survivre. Est-ce pour recommencer à vivre, ou bien pour mourir, définitivement ?
Un air de piano s’élève dans l’obscurité. Je reconnais ce morceau sans peine, c’est mon préféré chez ce compositeur : Für Elise, de Beethoven. La musique recouvre le chuchotement du vent, le chant des oisillons et les rires des bambins, comme la neige recouvre terre, toit et arbres. Mon protecteur est de nouveau à mes côtés. Je m’appuie contre lui, il se met à jouer avec mes doigts, les entrelaçant avec les siens. Puis il défait mes macarons, et enfouit son nez dans mes cheveux lâchés. Je ferme les yeux, bercée par la musique et le contact de celui qui m’aime. L’existence me semble moins sombre…

J’aimerais bien apprendre à jouer du piano.
- Je serai ton professeur, si tu veux, dit l’autre, comme s’il avait lu en moi.
- Tu es doué ?
- Un virtuose.
Mes lèvres s’étirent en un sourire. Mes larmes viennent se mêler à la neige fondue, irrépressibles. Mais privée de vue, et peut être dépourvue de talent, comment puis-je espérer ?
- N’ais pas peur. Je serai tes yeux.
- Comment feras tu pour vivre si tu me prêtes les tiens ?
- Je peux toujours voir avec mon byakugan. Car te perdre toi, serait comme devenir aveugle. Je ne vois que toi, Tenten.
Un éclat de rire d’enfant remplace la musique un court instant.
- Qui sait, murmure mon sauveur, peut être ces trois enfants seront-ils les amis des nôtres, dans un avenir proche ?
- Peut être…
Mes yeux se ferment. Mon visage se détend. Un avenir, hein ? Qui sait…
J’ai sommeil…

Quand je me réveille j’ai l’impression de n’avoir dormi qu’une seconde. C’est la première fois depuis des semaines que je m’endors si facilement.
Nous sommes toujours là. Je le sens toujours près de moi, la musique n’a pas cessé, et les enfants n’ont pas encore fini leur bonhomme de neige.
J’ouvre les yeux, même si je sais ce qui m’attend.
Quoi que…

Je me tourne vers le jeune homme aux cheveux de jais qui me serre tout contre lui. Pour la première fois, j’ose et je peux fixer ses yeux de nacre. Avec un sourire malicieux, je dis :
- Je ne te l’ai jamais dit mais… tu es très beau, Neji.
- Neji, et rien de plus.
C’était bien lui. Des siècles ont peut être passé. Car je ne pleure pas, et pourtant quelqu’un a les joues humides.
Les yeux noyés de larmes, Neji, mon sauveur, celui que j’aime et qui m’aime en retour, me dévore du regard. Je l’embrasse délicatement. Notre baiser est si léger, et la lumière est revenue.
L’amour fait des miracles.
Puis, d’un seul coup, nous nous levons et proclamons en même temps :
- Je vais chercher les sablés de Temari !
- J’ai envie de goûter les ramens de Naruto !
Interloqués, nous nous regardons. Puis il se penche sur moi et murmure :
- Le premier arrivé dans la cuisine a droit à une part de plus…
- Si tu tiens à perdre…

Dehors, des rires s’élèvent.
Sur le trottoir, trois enfants se battent à grands coups de boules de neige.
Sur une terrasse, deux amoureux se précipitent à l’intérieur d’une maison.

Et le piano apprend la vie au vent.












Aloooors ? Qu'en pensez vous ?

Est ce que ce couple était convaincant ? Je trouve que je n'ai pas fais Tenten assez énergique, d'un autre côté est ce qu'un déprimé peut être énergique ? Et Neji, il était comment ?

Bref, à vous de me faire part de vos impressions !
Zibouilles !




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