Fiction: Libres Amazones

Un soir, chaque mois, les Amazones fondent sur le village de Konoha pour des raids... Un peu spéciaux. Aujourd’hui, c’est une nuit de pleine lune. Et à l'intérieur du village des femmes, un complot se prépare. La vie de la communauté en sera bouleversée à jamais.
Classé: -16D | Action/Aventure / Romance / Spirituel | Mots: 11211 | Comments: 23 | Favs: 38
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Sophia2 (Féminin), le 10/11/2008
Encore une, de mes fics inachevées et dormantes ! La suite est tout de même en cours, ne vous inquiétez pas.
C'est inspiré d'un épisode de la série télévisée « Hercule » ; d'ailleurs le mec qui joue là-dedans est magnifique : il est bronzé, musclé et aux yeux bleus !
Bonne lecture !




Chapitre 1: L'étranger



Dans ce monde de femmes libres et insoumises, les hommes n’étaient pas admis.

Pourquoi donc ces Amazones traînaient-elles donc, cruellement entravé par des chaînes, un jeune garçon ? Il paraissait si beau, si doux... Son regard avait la couleur d’un ciel d’été clair et sans nuages, tandis que ses cheveux étaient blonds comme les blés. Comme ils devaient être doux à caresser, songea Hinata, impuissante, tandis que ses consoeurs l’emmenaient...

A quinze ans, cette magnifique demoiselle aux grands yeux blancs pervenche et à l’étincelante chevelure noire et soyeuse était encore célibataire. Et pour cause. Une Amazone est indépendante. Les femmes vivent entre elles. Une fois l’an, seulement, elles fondaient sur le village voisin, composé uniquement d’hommes, dans des raids particuliers. Particuliers ? Oui. Car il ne s’agissait pas de tuer ces hommes, ces répugnants hommes dont les jeunes vierges causaient avec effroi, non. Il s’agissait davantage de leur prendre quelque chose que les femmes ne possédaient pas. Leur semence. Pour perpétuer la tribu.

Hinata n’avait jamais participé à ces raids, bien qu’elle fût en âge depuis plusieurs années. En fait, elle en craignait les conséquences néfastes. Si les femmes prenaient la semence des hommes, la plupart tombaient enceintes. Mais ce n’était pas tant la grossesse qui effrayait la jeune fille, que l’abandon d’enfant. Décision avait été prise par la grande reine Tsunade de garder les filles et de déposer les garçons nouveaux-nés à la lisière du bois, afin que la tribu ne soit pas mise en danger. Les séparations étaient souvent douloureuses ; ainsi, sa meilleure amie Tenten, âgée de trois ans de plus qu’elle, après deux années où elle avait enchaîné les fausses couches, avait dû se résigner à se séparer de son petit garçon. Elle avait pleuré pendant un mois entier et refusé de participer aux combats. Puis, lorsqu’elle était sortie de son abattement, sa joie de vivre avait cédé la place à une froideur exemplaire.



Rares étaient les fois où un homme était capturé. Tout le village bruissait de commérages ; la reine allait-elle le faire mettre à mort ou s’en servir comme otage ? Utiliserait-elle ses connaissances de l’ennemi ? En tout cas, la plupart des femmes âgées de plus de trente ans semblaient hostiles au nouveau venu ; par contre, les plus inexpérimentées en matière d’hommes gloussaient sur son passage, à la fois intimidées et séduites.

Le cortège qui l’accompagnait était composé de trois femmes. La première, Ino, était une blonde sensuelle au provoquant regard bleu turquoise. La lance en main, elle raillait le prisonnier de temps à autre en le piquant légèrement – et chaque coup faisait saigner le cœur d’Hinata d’autant de blessures. La seconde, Sakura, avait une couleur de cheveux assez voyante – rose – et d’intenses yeux émeraude pétillants de vie. Elle aussi portait une lance, mais elle ne s’en servait que modérément, lorsque le jeune homme tentait de se rebeller. Enfin, la dernière était Tenten. Chevelure brune flottant au vent, regard couleur de terre absolument glacial, elle avait une petite dague à la main. On voyait bien dans ses yeux qu’elle n’hésiterait pas un instant à s’en servir.



Hinata, qui d’habitude se tenait volontairement à l’écart, choisit de s’approcher pour offrir son soutien à ses trois amies – et sœurs adoptives. Elle sortit de sous ses vêtements – des vêtements amples, confortables et pratiques, mais peu féminins – son propre couteau, aiguisé et tranchant.

- Je peux vous aider ?

- Oui, vas-y, répondit Tenten sans la moindre espèce de sourire, on ne sera jamais de trop pour maîtriser cet homme.

Elle avait prononcé ce mot comme un juron. Tant de malheurs s’étaient abattus sur sa tête, elle s’était mise à penser que les natifs des chromosomes XY y étaient pour quelque chose. Pourquoi tout ces bébés de perdus, si ce n’était leur faute ? Pourquoi avait-elle dû abandonner son enfant, sinon à cause des hommes ? Justement, depuis cet abandon, il y avait tout juste quelques mois, les choses n’étaient pas claires pour elle. Elle désirait ardemment revoir son fils, mais en même temps elle savait que c’était impossible. Cela la rendait à moitié folle de douleur et de chagrin, et elle sombrait chaque jour un peu plus dans les abîmes vertigineux, à la hauteur de ses espérances, de ses rêves brisés...

- Tu exagères, lança Ino. Ce n’est qu’un homme !

A la différence de Tenten, la blonde semblait pensait que les hommes, bien qu’inférieurs et moins forts que les femmes – c’était ce que les Anciennes du village lui répétaient depuis sa prime jeunesse, pourquoi en aurait-elle douté ? - servaient tout de même à quelque chose. Elle n’avait encore jamais participé aux raids, tout comme Sakura et Hinata, mais elle en rêvait. On disait que la première fois où une femme participait à un raid, elle perdait quelque chose, et gagnait autre chose. Elle n’avait pas bien saisi le sens de ces paroles, mais elle sentait intimement qu’il y avait plus à gagner qu’à perdre. Chance extraordinaire, le prochain raid n’allait pas tarder. Quelques jours tout au plus, en attendant que la pleine lune soit bien ronde dans le ciel de la nuit.

- Les hommes sont mauvais, rétorqua sévèrement la brune en jetant un regard menaçant sur le prisonnier qui ne cessait de se tortiller. N’oublie jamais cela ou il t’en cuira !

- Tenten-sama, observa timidement Hinata.

La jeune fille appelait son amie ainsi, car elle était bien partie pour être désignée comme successeur au trône de Tsunade – et cela, au détriment de son apprentie, Sakura. Toutefois, sa haine profonde des hommes avait fini par la fragiliser, et la reine avait dès lors, presque à regrets, pensé à nommer la rose à sa place. Rien n’était encore officiel, néanmoins.

- Les hommes nous offrent déjà des enfants. N’est-ce pas généreux de leur part ?

- Ce sera généreux le jour où nous pourrons garder nos enfants auprès de nous ! s’écria brusquement la maîtresse des armes.

Elle tira davantage le jeune homme par ses chaînes, furieuse contre elle-même d’avoir laissé des larmes perler au coin de ses yeux. Par la Déesse, pourquoi fallait-il toujours que ses souffrances se rappèlent à elle de la pire façon ? N’avait-elle donc pas assez souffert ? Non, sans doute pas. Avait-elle commis une faute quelconque envers son village, sa divinité ? Si oui, elle ne voyait pas quoi. Peut-être avait-elle pris trop de plaisir à ses relations d’une nuit avec des hommes, et la Déesse l’avait châtiée. Oui, c’était sans doute ça.

- Hé, les filles !

Une belle jeune femme, svelte encore sous ses vêtements de grossesse, portait une petite fille somnolente dans les bras. Ses cheveux blonds étaient noués en quatre couettes ébouriffées, et ses splendides yeux pers brillaient de convoitise. Le cœur de Tenten se serra violemment à la vue de la petite créature, frêle mais en vie et en bonne santé, dans les bras de son amie.

- Vous avez capturé un homme ? Vous n’avez pas chômé, dites donc, plaisanta la dénommée Temari.

Âgée de deux ans de plus que Tenten – elle avait tout juste vingt ans - elle, par opposition, n’avait aucun mal à enchaîner les grossesses. Elle portait son deuxième enfant, et par chance, sa première était une fille. Elle priait chaque matin la Déesse de lui accorder une autre fille, redoutant d’accoucher d’un garçon et de subir le sort de son amie.

- Tu as vu, Ishimari ? murmura t’elle en s’adressant à son enfant. Quand tu seras grande, toi aussi tu en capturera des comme ça !

Les yeux de la petite Ishimari s’ouvrirent tout grand.

- C’est un homme ?

- Oui, confirma sa mère. Mais celui-ci est plutôt jeune.

- Et mon papa à moi, il est plutôt jeune aussi ?

Temari rougit légèrement et les autres filles se sentirent très gênées pour elle. A trois ans, l’enfant ne le savait pas encore, mais en posant cette question banale, innocente, elle venait d’enfreindre une des règles de la courtoisie ; chez les Amazones, les femmes ne parlaient jamais de leur père ou de leurs époux d’un soir, par accord tacite.

- Ishimari, tenta d’elle d’expliquer, ces questions ne se posent pas. Je ne peux pas te répondre.

- Mais maman...

CLAC !

La gifle était partie toute seule et avait claqué comme un coup de fouet. Stupéfaite, la petite éclata en sanglots et se réfugia derrière Tenten, qu’elle savait maternelle et protectrice envers les enfants malgré ses malheurs :

- J’ai peur quand maman est en colère, chuchota Ishimari à l’oreille de la brune, qui s’était agenouillée pour l’écouter. Tu crois qu’elle va me taper ?

- Ne t’inquiète pas, ma puce. Elle n’est pas en colère, elle s’est juste un peu énervée. Il ne faut pas poser de questions sur les hommes, d’accord ?

La petite hocha la tête d’un air tristounet et alla s’excuser auprès de sa mère, réellement navrée :

- Pardon, maman, je ne voulais pas...

- C’est à moi de m’excuser, ma chérie. Je n’aurais pas dû te frapper aussi fort, dit-elle en la prenant dans ses bras, les larmes aux yeux.



Le convoi continua son petit bonhomme de chemin, sous les regards goguenards de centaines de femmes. Pour un peu, Hinata se serait sentie coupable pour ce jeune homme. Maintenant qu’elle en était plus proche, elle pouvait l’observer à loisir. Sa peau avait l’air si lisse !... Il avait des traits pratiquement horizontaux sur les joues, un peu comme des moustaches de chat. Mais même cela ravissait la jeune fille !... Elle se sentit prise d’un violent désir pour lui, le désir d’être prise dans ses bras et caressée par lui, de lui offrir son corps, sa virginité, de porter son enfant... Fille ou garçon, peu lui importait ! Des larmes de bonheur manquèrent couler sur ses joues pâles. Après des années de vie parmi les femmes, elle venait de trouver le vrai sens du mot féminité. Pour être vraiment femme, il fallait vivre parmi les hommes. Elle résolut de mener à bien son projet. Enfin, être libre...

La vraie liberté, celle d’aimer ! Et ces idiotes de femmes parmi lesquelles elle vivait, qui pensaient que la liberté se conquérait au détour d’un chemin de sang !

Toutes ses pensées sacrilèges s’éteignirent lorsque, majestueuse du haut de l’escalier du palais royal, parut la grande reine Tsunade.



Je vous préviens, ça risque d'être court. Pas plus de cinq ou six chapitres, mais de l'action, de la romance... du sexe... si, à petites doses !



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