Fiction: Harem... lieu de conspirations

Tout commence par la vente par le célèbre marchand d’esclaves Jiraiya de la jeune Ino Yamanaka, une beauté blonde aux extraordinaires yeux bleus. Malgré son prix nettement inférieur à la moyenne, elle est offerte au grand empereur Orochimaru. Mais ce dernier est sur le déclin… Qui donc obtiendra les faveurs de la jeune fille parmi les nombreux fils de l’empereur ? Et si c’était… un eunuque ?
Classé: -16D | Action/Aventure / Romance / Spirituel | Mots: 4572 | Comments: 20 | Favs: 28
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Sophia2 (Féminin), le 08/11/2008
Je sais, commencer plusieurs fics en parallèle, ce n'est pas bien ! Mais je rame avec "trop lourd à porter" (plus d'un an que j'y suis, quand même !) et j'ai besoin d'une pause. Je suis certaine que vous comprendrez.



Chapitre 1: Sois belle et tais-toi



Ce marchand avait une démarche particulière… vraiment…
- Allez ! Tourne-toi ! Montre-toi !
…très particulière.
Morte de honte, mais docile néanmoins, Ino s’exécuta sans mot dire, par peur de désobéir à ses seuls maîtres ; le marchand d’esclaves… et le fouet.
- Et souris, bon sang ! Tu ne vas pas à l’échafaud ! la houspilla le vieil homme.
Facile à dire, pour lui.
- Bien, Jiraiya-san, acquiesça t’elle, la mine défaite.
D’ailleurs, comment avoir l’air joyeux dans ces conditions ? Autant dire mission impossible.
Et comment.
La jeune fille était vêtue d’une robe blanche. Mais là n’était pas le problème. Non, l’unique problème à résoudre était, oh, négligeable. Elle était simplement habillée d’une robe blanche mouillée, moulante et transparente, exposée aux regards concupiscents de centaines d’hommes – la plupart devaient être mariés, en plus ! songea avec férocité la blonde – et en plein contre-jour. Le bonheur, quoi.
Mais Jiraiya, le célébrissime marchand d’esclaves du pays du feu – il avait déjà vendu quelques jeunes beautés au grand empereur Orochimaru, dont la légendaire reine Tsunade aux mains guérisseuses – n’était pas un vulgaire marchand de bétail. Alors que la plupart des « commerçants » ne se gênaient pas pour présenter leurs filles nues, ou quasiment, il jouait sur la sensualité naturelle de ces jeunes fleurs – dont l’âge n’excédait généralement pas les trente ans – et les vêtait d’habits adaptés à leur carnation, leur teinte de cheveux, la couleur de leurs yeux.
Généralement, il ne fallait pas se leurrer, ces filles étaient plus nues que nues – voilà pourquoi l’emplacement de « Jiraiya aux mille esclaves » était toujours bondé.
Néanmoins, Jiraiya privilégiait l’aspect psychologique de ses filles ; leur seul vêtement formait un rempart infranchissable entre elles et le monde. Même si il y voyait aussi son intérêt… Ce n’était pas un bourreau, pas comme beaucoup de vendeurs d’esclaves. La plupart des filles qui le croisaient, des années après, l’appelaient spontanément « Père ! », qu’elles soient devenues concubines, épouses ou qu’elles soient retombées dans la misère de leurs débuts. Peu lui jetaient des mots de haine au visage.


En effet, le marchand était de ceux qui vont chercher la marchandise très loin, en prenant leur temps pour trouver la perle locale, puis revenaient la vendre en ville un prix fabuleux voire exorbitant – le record était de dix pur-sang, cinquante pièces d’or et un sac de poudre de diamant pour la grande reine – à de prestigieux clients. Le palais, le plus souvent.
Pendant le voyage – qui durait généralement de six mois à un an – la route était jalonnée de nombreuses étapes où il veillait au confort de « ses filles » – comme il les appelait affectueusement – et allait trouver de nouvelles « recrues ». Il possédait une caravane d’importance, si importante que le palais lui-même – ou plutôt l’empereur, friand de sa « marchandise » - lui fournissait des vivres et des gardes du corps.
Ces étapes sous de grandes tentes de toile blanche étaient souvent l’occasion de joyeuses fêtes et de fous rires monumentaux. Avec le temps, ces filles commençaient à l’aimer… à l’aimer.


Il se souvenait particulièrement d’un contentieux à propos de ses esclaves, trente ans auparavant. C’était à l’époque de la vente de Tsunade. Le palais, représenté par un intendant nommé Minato, avait émis le souhait d’acquérir la guérisseuse. Les enchères étaient montées très haut… et Minato avait perdu, le quota accordé par le palais ne couvrant pas la somme demandée. La future reine avait atterri dans un hôpital, où ses mains magiques faisaient merveille. L’empereur, fou de désir, fut forcé de la demander en mariage… demande inédite puisque jusqu’alors, les empereurs ne demandaient pas et prenaient ! Il faut dire qu’Orochimaru craignait ses mains qui – selon la légende – brûlaient quiconque les touchait. Et puis c’était l’année de la grande révolte de Kyubi, et le peuple grondait à la moindre histoire, même quelque chose d’aussi banal qu’un mariage forcé avec une fille du peuple…


- Combien pour la belle aux yeux bleus ?
Jiraiya reprit ses esprits. C’était le grand intendant et, accessoirement, le fils de l’empereur. Ce dernier l’avait mis à ce poste pour lui mettre du plomb dans la cervelle car… c’était un gros paresseux.
- A toi de voir, grand prince ! rétorqua le vieil homme.
Tout le monde rit. Le prince Shikamaru était très apprécié du peuple malgré ses légendaires « fatigues imaginaires », parce que lui, au moins, il essayait de les aider. Avec son intelligence stupéfiante, il aurait fait un excellent empereur… hélas, Orochimaru, ce détestable homme, lui préférait l’un de ses autres fils, Sasuke…
- Pff, galère… j’y connais rien à ces affaires, moi !
Nouveaux rires.
- Ça vous irait, deux pur-sang ? Des beaux, hein, pas des poneys.
Jiraiya fit les gros yeux.
- Shikamaru ! Fais un petit effort !
Il lui parlait assez familièrement ; en effet, il était son précepteur impérial périodiquement – et un grand ami de l’empereur son père.
- Pas envie.
Cette fois, explosion de rire générale.
- Rajoute au moins deux sacs de perles de Kumo !
- Non. Un sac, et d’opales d’Iwa.
- Des opales d’Iwa, mais, mais…
L’indignation soulevait le cœur du vieil homme. Il ne devait pas être loin de la crise cardiaque, pensa Shikamaru tout en s’amusant intérieurement de la situation.
- J’ai fait le voyage depuis Suna !
- Je sais.
- Ces opales ne valent plus rien ! hurla Jiraiya, les traits déformés par la terreur. Tu me ruines !
- Les filles de Suna ne valent plus rien, vous devriez le savoir, marmonna le jeune prince. Trop bronzées. Maintenant, seules les jolies filles de Kiri intéressent les hommes. Elles sont douces à caresser et elles sont bonnes au lit !
Là, le marchand étouffait littéralement. Alors, le jeune homme jugea utile de cesser la plaisanterie :
- Mais enfin Jiraiya, je plaisante ! Tu les auras, tes perles !
Effectivement, grosse frayeur : depuis « l’affaire Tsunade », le palais avait obtenu le monopole sur les achats d’esclaves. Il pouvait donc fixer le prix de son choix. Même si ce n’était pas à l’avantage des marchands…


Derrière l’estrade où défilaient les « filles » du marchand d’esclaves, on faisait les derniers préparatifs. Ino observait les deux hommes, absolument silencieuse.
- Voilà, c’est fait, soupira le « grand intendant » en signant les papiers. J’emmène la fille, et vous venez ce soir recevoir le paiement.
- C’est un plaisir de faire affaire avec toi, mon prince, ronchonna Jiraiya.
- Vous boudez, Jiraiya-sensei ? s’amusa t’il.
- Non, c’est juste que c’est la première fois que je vends une esclave si peu cher…
Shikamaru retint un petit sourire et murmura à l’oreille du marchand :
- Mon père a préparé une… petite surprise pour vous. Rendez-vous directement au harem.
Le harem était effectivement autorisé à Jiraiya, en sa qualité de précepteur impérial et d’ami d’Orochimaru. Après, il savait à quoi s’en tenir ; on ne touche pas les épouses des autres… il y avait bien quelques jolies célibataires !
- Oh, une surprise, dis-tu ? nota le vieil homme avec intérêt.
- Oui. Et j’ai aussi une bonne nouvelle à annoncer…
Sans transition, il quitta l’arrière-cour et se montra au peuple, massé en bas de l’estrade, presque bavant d’admiration devant ces jolies jeunes filles à demi nues.
- J’ai un truc important à vous annoncer !
Du coin de l’œil, il vit les hommes de Jiraiya emmener les filles derrière, là où elle ne gêneraient pas. Il vit aussi Jiraiya lui-même, à sa gauche, le regardant, fier de lui comme s’il était son propre fils… une bouffée d’orgueil le submergea.
- Vous écoutez, hein ? Mon père va me tuer si je vous le dis pas !
Shikamaru, à lui tout seul, était un vrai numéro. Et puis le ton n’était pas vraiment adapté à la solennité de l’évènement. Tout cela concorda à faire rire la foule.
- La concubine de mon frère Naruto vient de mettre au monde une petite fille !
Un « ooohhh » de déception parcourut le marché. Non pas que Naruto n’était pas aimé – c’était le fils de Tsunade ! - ou que ce soit une fille qui soit née, mais plutôt que cela signifiait que ce serait le blondinet qui deviendrait empereur après la mort de ce dernier – qui était prévue pour bientôt. Or le peuple lui préférait Shikamaru… et l’empereur ne cachait pas sa préférence pour son autre fils, Sasuke, un petit génie arrogant et prétentieux qui ne s’amusait qu’à pourrir la vie de tous les habitants du palais.
- Quant à moi, ma concubine est enceinte !
Cette fois, on put entendre un murmure d’approbation unanime. A dix-sept ans passés, le prince aurait déjà dû avoir plusieurs enfants et des tas de concubines. Cependant il avait jeté son dévolu sur une originale, une ancienne esclave venue de lointaines contrées exotiques – d’où l’étrange couleur de ses cheveux. Shikamaru le paresseux était connu pour ses goûts étranges.


En fait, il faut dire que tous les fils d’Orochimaru avaient des goûts bizarres en matière de femmes… ou d’hommes.
Naruto s’était choisi une brune grande, énergique tout comme lui, mais tout à fait banale pour une concubine impériale.
Sasuke convoitait sa demi-sœur, une timide brunette aux yeux pâles, promise à un mariage arrangé dans une province reculée de l’empire du feu. Il lorgnait également quelquefois la concubine de Shikamaru… qui le remettait violemment à sa place, ou bien carrément… Naruto.
Itachi, le plus âgé de tous, beau comme un dieu, aimait les hommes et fréquentait donc rarement le harem impérial… les deux frères faisaient d’ailleurs le désespoir de ces dames.
Neji, un jeune homme taciturne et solitaire, semblait ne s’intéresser à rien, au point que, malgré sa beauté, les commères du palais le surnommèrent vite l’asexuel.
Kiba, au contraire, était vif et perpétuellement en action. Il débordait d’énergie et n’hésitait aucunement à « piquer » les concubines des autres, même si lesdits autres étaient ses frères ou son père. S’en suivaient de longues disputes.
Quant à Lee, le plus original de tous, mais adorable comme un enfant de chœur, ce n’était un secret pour personne qu’il aimait d’amour passion la concubine de Naruto et en voulait à mort à ce dernier de l’avoir épousée.
Finalement, Shikamaru était sans doute le moins excentrique de tous. Sans compter les fils illégitimes, qui étaient légion !



Premier chapitre, deuxième en cours d'écriture. Comme je l'ai dit plus haut, je ne sais pas bien à quoi ça rime de commencer autant de trucs à la fois et je m'excuse auprès de ceux qui attendent la suite de "trop lourd à porter".
Je ne sais pas non plus à quoi ça va aboutir même si j'ai déjà une petite idée sur la question... Vous avez remarqué ? Je joue sur l'originalité ! Les couples classiques à semi-classiques, y'a pas ! ;)




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