Fiction: Journal d'une invisible

UA Schoolfic shonenaï Hina/Naru et d'autres couples. Dans tous les lycées, y a ceux qui sont populaires, les gens normaux et les autres: les renfermés, les marginaux, les rejetés. Hinata fait partie de cette dernière catégorie...Mais est elle aussi banale qu'elle en a l'air?
Drame | Mots: 65719 | Comments: 287 | Favs: 232
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Fougy-kun (Féminin), le 22/07/2012
Ma véritable première fic! ^^

Je l'ai revue et corrigée pour la publier ici! C'est une UA, mais l'histoire est intéressante et comme j'ai eu de bons retours sur un autre site je me décide à me lancer ici!

Bonne lecture!




Chapitre 20: Réminiscences



Une impression étrange…

Le noir complet dans son esprit malgré la lumière crue et aveuglante que projetait l’ampoule crasseuse…

Naruto se sentit tout à coup désorienté, et eut l’impression que les quatre murs gris se rapprochaient. Jamais il n’aurait cru que cette pièce puisse être aussi terrifiante. Pourtant, il la connaissait bien… il la connaissait même mieux que le barge qui l’y avait enfermé ! Vaguement, il se rappela des nombreuses fois où il avait 12 ans. Ce jour-là, il était venu ici, avec Iruka pour y entreposer son vieux vélo qui l’avait accompagné pendant toute son enfance et qui avait subi bien des dommages. Ce jour-là, Iruka avait dit :

- Tu es un grand garçon maintenant. Il va falloir en acheter un plus adapté à ta taille.

Mais jamais ils n’avaient vraiment eu l’occasion de le faire. Ils n’en avaient plus parlés, et le vélo a été oublié. Comme cet endroit, la cave de l’appartement.
Le bazar qui y régnait avait été enlevé par les deux amis qui l’y avaient séquestré. Où l’avait-il rangé ? Enfin… ce n’était plus important maintenant. Ce qui était sur, c’est que l’image qu’il se donnait de cet endroit n’était plus du tout la même.

Peu habitué à être enfermé dans un espace aussi petit, il se sentit tout à coup l’envie de bouger. Faisant nerveusement les cents pas, il regarda autour de lui avec des yeux ronds, comme ci il voyait des choses hallucinantes. Dans sa tête, la voix plate de Gaara résonna, et répéta les instructions qu’il avait entendu quelques heures plus tôt.

« C’est une solution qui n’a rien à voir avec ces foutues méthodes douces enseignées dans les cures. Ici tu seras seul. Personne ne viendra t’aider. La torture commence d’abord par la privation de liberté : pas de vues sur l’extérieur, pas de fenêtre… juste de l’air pour respirer »

- Et quel air ! Grogna Naruto.

Ca sentait le renfermé, la pourriture, c’était insupportable ! Mais il ne pouvait plus s’enfuir et n’avait guère le choix désormais. Peu à peu, au fur et à mesure, ses narines finirent par s’habituer à l’odeur, de sorte qu’elles ne furent plus un réel obstacle. Pourtant, la voix de Gaara continuait à résonner dans sa tête.

« Tu vas rester ici, le temps qu’il faudra. Ne t’inquiète pas, tu vas bien vite oublier les problèmes d’inconfort après quelques jours. C’est là que commence le vrai combat. Et cette fois, tu n’auras plus aucune distraction qui ne te fera pas ouvrir les yeux. Il va falloir faire face à la réalité. Faire face à ton réel ennemi. Cette fois, tu seras seul, et personne ne pourra t’aider. Au début, tu auras la force de l’éviter »

Naruto s’effondra dans un coin de la pièce, épuisé, las. Il n’en pouvait plus de cette attente, qui l’ennuyait vraiment. En fait, il n’en ressentait pas vraiment les effets, si ce n’était qu’une fatigue, un peu de faim.

Qu’est ce que Gaara avait bien voulu dire par là ? C’était une blague ou quoi ?

- Eh ! Gaara ! Je ne comprends pas vraiment, mais ça ne marchera pas, je sens !

Le garçon roux ne lui répondit pas, ni aucune voix. Il était vraiment seul. Naruto se laissa aller sur le sol, attendant vainement que quelque chose se produise. Il en avait marre de cette situation. Exaspéré, il finit par se lever, pour taper à grands coups sur la porte en hurlant d’une voix agacée :

- Eh ! Tu m’entends ? Ouvre cette porte ! Qu’est ce que tu fous ?

Mais là encore, il se trouva seul. Furieux, il chercha à se sortir de cette situation ridicule et impossible. Pourtant, il eut beau cogner de toutes ses forces, personne ne vint le chercher. Finalement, il retourna s’asseoir dans un coin de la pièce, ruminant ses sombres pensées.

*******************

- C’est une méthode assez primitive, fit remarquer Sasuke.
- C’est la meilleure façon maintenant. Dans son cas, il n’y a plus rien qui peut l’arrêter, ni l’amadouer comme le fait Hyuuga.

Des cognements et des cris se firent entendre, et le garçon aux cheveux sombres tourna la tête vers le couloir qui s’enfonçait dans les ténèbres des caves de l’appartement. Gaara tourna le dos, avant de dire d’une voix morne :

- Ca n’a pas commencé encore, et il n’a pas encore compris ce qui allait se passer. On viendra le voir seulement pour lui donner à bouffer.
- C’est un mec, répliqua Sasuke, il aura des besoins naturels pressants. Tu seras obligé de le faire sortir.
- Ne t’inquiète pas pour ces petits détails, j’ai aménagé sa cellule de façon à ce qu’il ne puisse pas sortir. Pour le moment, nous ne sommes que des gêneurs. Mais dans peu de temps, nous allons devenir des ennemis jurés.

**************************

Qu’est ce que c’était que ce bordel ? Naruto n’avait plus de force.

Il était enfermé depuis maintenant plus de 24 heures. Un jour entier sans voir la lumière du jour. De plus, personne n’était venu lui rendre visite. La seule chose qu’il recevait de l’extérieur, c’était une nourriture infâme en si petites quantités qu’il demeurait encore et toujours affamé. Il avait vu quelque part que l’estomac de l’homme s’habituait à son environnement. Apparemment, pour lui, ce n’était pas encore le cas : il était faible, et son estomac criait.

Cela aurait pu être le plus problématique, si ce n’était que quelque chose d’autre était venu en premier dans sa liste de soucis : petit à petit, lentement mais sûrement, son corps lui rappelait le manque. Naruto regarda ses mains. Elles tremblaient sous l’effet de la faim, mais il n’allait pas pouvoir tenir plus d’une journée encore. Combien de temps cela allait durer ? Il ne le savait pas. Rejetant la tête en arrière, il entendit la voix grave de Gaara dans son esprit :

« L’envie sera tout d’abord mineure. D’autres problèmes s’offriront à toi. Mais bientôt, tu ne pourras plus nier l’adversaire… et tu devras l’affronter seul. »

Quelle horreur ! Il avait l’impression que son corps devenait peu à peu indépendant de son esprit. Oui, c’était ça. En fait, il n’arrivait plus à penser.

Epuisé, il se laissa aller une fois de plus, et cette fois-ci, il sombra dans des souvenirs. Tout à coup, il lui sembla qu’il flottait, qu’il quittait son corps lourd. Il replongea dans une époque passée, qui paraissait si lointaine… et pourtant…

*****************

Il avait rencontré Gaara alors qu’ils n’étaient tout deux encore que de simples gamins.

Le roux avait toujours été seul, d’une certaine façon. Stigmatisé, il était pointé du doigt par les autres, qui le rejetait sans cesse. Naruto, lui, n’avait pas jugé utile d’attacher une quelconque importance à son apparence. Il l’avait abordé, un jour où, voulant s’asseoir sur sa balançoire favorite, il avait trouvé Gaara, assis à côté.

-Eh ! Tu joues à la balançoire toi aussi ? avait-il demandé.
- …

Devant son mutisme, Naruto avait réitéré sa question encore, et encore, de quoi exaspérer le roux qui avait répliqué d’une voix aigre :

- La balançoire, c’est un jeu de filles. Se balancer dans les airs c’est nul.

Le blond l’avait regardé avec surprise. Il ne trouvait pas du tout que c’était un jeu de filles, ou même nul. Boudant, il s’assit sur la balançoire d’à côté en s’écriant :

- C’est pas vrai ! C’est pas nul !

Gaara l’avait regardé d’un air las. Il ne voyait rien d’intéressant dans une balançoire. Naruto avait cependant dit une phrase qui le marqua :

- Quand tu te voles, tu te sens encore plus libre, comme un oiseau.

Libre ?

Le roux se leva, et s’éloigna lentement, tandis que Naruto n’avait pas compris ce qui lui prenait. Voilà un garçon bizarre.

Néanmoins, il ne s’était pas posé plus de questions, et avait préféré se balancer de plus en plus haut, jusqu’à même quitter la balançoire et faire un magnifique vol plané en poussant un cri de joie… et un cri de surprise lorsqu’il atterrit dans une chute qu’il n’avait pas vraiment planifiée. Gaara ouvrit de grands yeux en voyant le petit imprudent… mais il continua sa route avant qu’on ne le voie.

Il continua à regarder le petit blond qui adorait sauter de la balançoire en plein vol, même si pourtant il subissait les moqueries des autres qui le regardaient en ricanant. Gaara attendait la nuit, lorsque tous les enfants rentraient chez leurs parents. Lui, personne ne l’attendait réellement. Là, il s’assit sur la balançoire, et fit comme Naruto. Et là, il comprit. Il était libre, c’était vrai. Il avait même envie d’aller plus haut, de libérer ses ailes. Mais il n’osa pas sauter complètement, et en atterrissant, le siège de la balançoire le frappa à la tête.

Honteux de jouer à ce petit jeu aussi stupide, il voulut partir, lorsqu’il vit que quelqu’un était devant lui. C’était Naruto et il le regardait d’un air méchant, les sourcils haussés.

- Tu ne sautes pas assez loin ! dit-il en prenant place sur la balançoire. Il faut savoir prendre son élan, pour pouvoir voler.

Gaara le regarda, et vit qu’il l’attendait, et qu’il ne bougeait pas. Naruto l’attendait, et il prit timidement place à côté de lui. Ils se balancèrent de plus en plus haut, jusqu’à ce que le blond demande :

- Prêt ?

D’un même mouvement, ils sautèrent, et là Gaara comprit :une légèreté l’envahit tout entier, et alors il sentit tout à coup le poids qui pesait sur ses épaules et son cœur s’envoler. Il comprit. Il était libéré.

***************

A partir de ce moment, Naruto et Gaara étaient devenus de proches amis, même si le temps les sépara souvent. Tout d’abord, ils n’allèrent pas dans le même établissement, mais ce n’était pas vraiment cela qui créait un imperceptible fossé entre eux deux. D’une certaine façon, Naruto avait senti que Gaara était resté le garçon renfermé, solitaire et indépendant qu’il avait connu. Cette vérité eut l’occasion de se vérifier très vite.

Des rumeurs couraient sur le roux dans les coins sombres des rues. Naruto avait entendu de nombreuses choses à son sujet, mais ne les ayant pas crues d’abord, il avait commencé à s’inquiéter pour son ami.

Cependant, il continua à côtoyer Gaara, ce qui lui permit de se faire lui aussi des fréquentations qui laissaient à désirer. Pour la première fois, il découvrit l’univers de la drogue, alors que Gaara, quant à lui, était déjà en train de se faire sa place dans ce business.

- Tu ne devrais pas faire ça, répondit Naruto. Cette pourriture te détruit.
- …
- Eh ! s’écria Naruto en le saisissant par le col. Arrête de te foutre de ma gueule ! Tu vas arrêter ce business tout de suite.
- Libre…

Les yeux impassibles de Gaara montraient qu’il ne se sentait aucunement. Naruto fut surpris, quand alors le roux lui dit :

- Tu te rappelles ? La première fois qu’on s’est rencontrés… Tu m’as dit que quand tu voles, tu te sens libre, comme un oiseau.

Naruto fronça les sourcils. Il s’en rappelait vaguement, mais jamais il n’aurait pensé que Gaara aurait pu se rappeler de ce genre de paroles innocentes dont ils ne mesuraient pas vraiment la portée à cette époque. Gaara se détacha de lui, avant de dire :

- C’est avec ça qu’on se sent libre.

La conviction dans sa voix n’était pas pour plaire à Naruto. Il avait maintes fois eu des invitations à la prise de drogue, et il les avait toutes repoussées avec une certaine exaspération. Cependant, d’une certaine façon, il se sentait maintenant, comme Gaara avant lui, étiqueté. Allait-il encore avoir sa place encore longtemps, s’il n’était là que pour dissuader les drogués de continuer cette prise continue ?

- Tu peux te sentir libre aussi, Naruto, avait dit le roux en posant une seringue devant lui. Tu la connais encore plus, ces temps-cis, n’est-ce pas ? Cette sensation d’être emprisonné… ouvre les portes de ta prison Naruto. Regarde toi dépérir… avec ça… tu entreras enfin dans un monde où tout le monde t’acceptera…

Le jeune adolescent avait regardé cette seringue. Gaara avait raison.
Tous deux avaient souffert, ils souffraient, mais pourtant…

Soupirant, il tendit la main vers la seringue. Une petite voix dans sa tête lui criait qu’il faisait là une monumentale erreur, mais quelqu’un d’autre avait pris le contrôle de son corps. Quelqu’un qui lui voulait du mal, qui ne songeait qu’à se libérer de sa tristesse… quelque soit le moyen.
Encore dans la peau d’un adolescent vulnérable, Naruto n’avait pas compris l’immensité de l’erreur qu’il venait de commettre à cet instant même.




Hello hello !

Nouveau chapitre écrit par La tueuse !!, ambiance sombre et flashbacks !

Alors, dans notre binôme c'est vrai qu'elle est les mains et moi le cerveau, mais je tiens à préciser que je ne lui ai pas vraiment donné de directives pour se chapitres... donc la très belle idée de la comparaison entre avec la liberté des jeux de l'enfance et celle procurée par la drogue est son idée à elle !

Donc, Naruto enfermé dans une cave qui commence à ressentir le manque... votre avis ?




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