11:01 - Devenez un Ninja de WoN no Kuni !
The Way Of Naruto

Fiction: White Mirrors

Une rencontre, deux points de vue... Le début d'une histoire, ou comment juste en se croisant on peut en arriver à des galères pas possibles... [suite : White Mirrors II]
Général / Humour | Mots: 4702 | Comments: 9 | Favs: 2
Version imprimable
Aller au
GemininoKanon (Féminin), le 25/06/2008
Ohayo ^^
Bon, c'est le début d'une longue série de fics si j'ai le courage de mettre sur "papier" tout ce que j'ai dans mes archives mentales (faudrait que j'y fasse le ménage... T_T).
Pour le titre j'ai galéré XD Et puis l'idée du Jinchuuriki de Gobi est assez pas beaucoup originale... M'enfin ! ^^
Ce n'est pas vraiment comme ça que commence l'histoire mais c'est un des moments les plus importants. Voilà donc le premier volet qui-n'est-pas-vraiment-le-pre mais ça me tenait à coeur. Enjoy !


Chapitre 1: Premier point de vue : le Juunin de Konoha



- Hey, gamine ! Arrête-toi !

Je sautai de l'arbre sur lequel j'étais perché. Mattaku... Fallait toujours que ce genre de galère arrive pendant mon tour de garde !
La fillette que je venais d'interpeller se tourna lentement vers moi. Un peu trop lentement, peut-être, avec trop de sang froid, surtout après l'infime sursaut qui l'avait agitée...
La façon dont elle me regarda ne m'échappa pas. Bien qu'elle restât relativement neutre, ses yeux bougeaient imperceptiblement à intervalles irréguliers, comme pour examiner le terrain pour mieux s'enfuir. Peut-être s'imaginait-elle des choses à mon sujet... OK, j'étais un pervers, mais pas à ce point-là !

- Il est tard, hasardai-je. Que fait une petite fille hors de chez elle à cette heure-ci ?

Bon, petite, j'exagérais. Elle devait bien avoir dix ans, la mignonne. À son âge, je gueulais sur les adultes qui me disaient que j'étais un gamin... Quitte à me prendre une baffe après !
Elle s'empourpra violemment et détourna l'espace d'une seconde le regard pour fixer ses sandales, comme toute fille timide normalement constituée.

- Ah... Je... C'est que... Balbutia-t-elle, tandis que sa main glissait derrière son dos pour se saisir de quelque chose, sous son léger bagage en bandoulière.

Hum... Rougissement plutôt réussi. Difficile de savoir si elle faisait semblant ou non. Mais sa technique comportait quelques failles. Le fait qu'elle ait détourné les yeux, très brièvement, par exemple, incitait à penser qu'elle vérifiait quelque chose ou qu'elle mentait. Et ce geste, mettre sa main derrière son dos ? De plus, elle venait de traverser la frontière.

- Ne, jeune fille... Tu sais que tu viens d'entrer dans le Pays du Feu ?

J'avançais nonchalamment. Elle recula d'un pas, puis se reprit.
Elle était plutôt mignonne, pour une gamine de son âge (n'allez pas croire que j'ai des tendances bizarres, hein !). Son corps montrait qu'elle ferait une très jolie jeune fille, dans quelques années. Déjà, rien que ses yeux, d'une intense couleur entre le chocolat et l'ambre, que le crépuscule teintait d'orange et de jaune, méritaient qu'on se damne pour eux. Même dans toute ma palette spéciale de dragueur "se mettre une fille dans la poche", je ne trouvais pas de mot adéquat pour les décrire. Liquides, lumineux, obscurs... Captivants. Hum... Un peu faiblard. Quant à ses cheveux - également noisettes -, j'aimerais bien connaître son coiffeur, histoire d'avoir la classe à Halloween. Courts, ils avaient été coupés n'importe comment et rebiquaient dans tous les sens, en plus d'être très épais. Sans doute une espèce de rébellion juvénile avec un couteau, ou un truc dans le genre... Son teint était pâle et translucide, sans être cadavérique. Ses vêtements étaient larges et déchirés, noirs, mais lui allaient bien. Décidément, très mignonne... Aurait-elle été plus âgée, j'en aurais presque...

- Ne t'inquiète pas, la rassurai-je avec une voix aussi douce que possible, je ne te veux pas de mal.

Ses yeux perçants se posèrent sur mon front, à l'emplacement de mon bandeau frontal. Elle eut l'air de comprendre qu'elle n'avait pas à faire avec un amateur. Elle afficha l'attitude du vaincu décontracté, sans pour autant lâcher ce qu'elle tenait dans son dos.

- Konoha... Soupira-t-elle en mettant de côté sa timidité feinte.
- Tu connais ? Fis-je.

Elle ne répondit pas. Pour une fille de son âge, elle faisait très pro... Cependant, je m'y connaissais en femme, fût-elle miniature. Je sentais qu'elle était sur le point de craquer. C'était sûrement sa fierté qui l'empêchait de sombrer. Comme quoi, avoir grandi dans une famille nombreuse pleine de filles, ça aide.

- Tu es une kunoichi ? Demandai-je.

Elle m'observa un instant, puis détala.

- Hey, attends !

J'allais m'élancer à sa suite quand elle se figea brusquement et s'étala par terre. Je la rejoignis en quelques enjambées, et dut retenir un frisson d'horreur.
Ses bras étaient parcourus de profondes zébrures. Les plaies étaient récentes. Son poing serré tenait un kunaï. Oui, une kunoichi. Elle venait de perdre connaissance... Je penchais pour l'anémie. Fallait pas trop en faire quand on avait perdu beaucoup de sang.
Un bout de tissu noir dépassait de son sac entrouvert. Je n'étais pas vraiment du genre curieux (enfin si, mais... ), cependant la tentation était trop forte. Je tirais dessus.
C'était un bandeau de ninja. En voyant le symbole, je grimaçais. Même en partie dissimulés sous des gravures étranges, les nuages de Kumo étaient clairement reconnaissables.
Il me fallut plusieurs minutes pour déchiffrer les stigmates sur le métal. Les kanjis "Aku", "Soku" et "Zan"... "Tuez le Démon Immédiatement"... Une nukenin ? Si jeune ? Ils étaient bizarres, à Kumo, quand même...
Le Pays de la Foudre était loin du Pays du Feu. Que faisait-elle là, dans cet état ?

Je savais pertinemment que j'aurais dû prévenir mes camarades, même pour une gamine. Mais bon, j'allais encore n'en faire qu'à ma tête et me faire engueuler par Sandaime, comme d'habitude...
Je lui retirais son sac et l'allongeais par terre, sa tête sur mes genoux. Elle n'émergeait pas. J'attendis cinq minutes, dix minutes, trente minutes... Rien à faire. Pourquoi ne revenait-elle pas à elle ?
Ses yeux s'agitaient sous ses paupières closes, sa mâchoire était crispée. Soit elle faisait un cauchemar, soit elle avait mal. Ou un mélange des deux... J'avais un mauvais pressentiment. Plus trop le choix...
Je levai deux doigts à la hauteur de mes lèvres et fermai les yeux, malaxant mon chakra.

- Ninpô, Pénétration de l'esprit !

Je fus rapidement aspiré dans sa conscience. Je rouvris les yeux sur une salle d'un blanc aveuglant. Les murs étaient recouverts de miroir très peu espacés les uns des autres. Elle n'était pas là. La retrouver dans cette immensité promettait d'être ardu.
Les miroirs n'aidaient pas beaucoup ma progression. Je manquais plusieurs fois de m'encastrer dedans.

- Kuso... Râlai-je. Dans quelle galère je me suis encore fourré ?!

À côté de moi, un miroir vira au noir et fut traversé par un éclair blanc. Il en fut de même pour les suivants.

- Hé... Ch... Chotto !

Je suivis l'éclair blanc le plus rapidement possible, mais fut vite surpassé par sa vitesse. Franchement, c'était quoi cette conscience ?! J'exécutai un dérapé digne d'entrer dans la légende, évitai un mur de justesse et me retrouvai dans un autre couloir infini. Une silhouette noire s'y tenait, face à un miroir. Mais elle ne se reflétait pas dans la glace...
En m'approchant, je m'aperçus qu'il s'agissait de la fille.

- Ah, te voilà ! M'exclamai-je, essoufflé. C'est pas trop tôt !
- Tu as fait tout ce chemin... pour moi...? Demanda-t-elle platement, fixant toujours le miroir. Pourquoi ?
- Faut croire, répondis-je, très blasé. Tu ne te réveillais pas, alors...

Je m'interrompis brusquement en voyant ce qu'elle regardait.
Oui, comme je l'avais vu de loin, ce n'était pas son reflet mais un chien gigantesque. Monstrueux. Il était entièrement blanc, tellement éclatant que les murs paraissaient gris, sauf au niveau des babines, du contour des yeux, de la bordure des oreilles et des pattes, mais aussi à l'extrémité de ses cinq immenses queues qui fouettaient impitoyablement l'air, où son pelage offrait un dégradé de noir. Ses yeux disparates - l'un doré à la pupille fendue, l'autre rouge - et injectés de sang étaient vrillés sur l'enfant. Ses crocs jaunâtres se dévoilèrent en un sourire affreux, luisants de bave, quand il se posèrent brièvement sur moi.

- Oh, un insecte... Gloussa-t-il d'une voix grave et rocailleuse.

Une série de grognements pouvant être interprétés comme un rire s'échappa de sa gueule énorme, ses pattes griffues tapèrent le sol à grand bruit. Je remarquais alors le kanji "Sceau" gravé en haut de chaque miroir. Je n'y avais pas fait attention, jusque là...

- C'est... Commençai-je, ébahi et un peu effrayé (mais ça reste entre nous).
- ... Gobi, le chien à cinq queues, termina-t-elle pour moi, très calme, presque résignée.

Elle tourna la tête vers moi, un sourire amer qui ne convenait pas à son visage.

- Vas-y, pars. Ne sommes-nous pas terrifiants ? Nous sommes des monstres, pas vrai ?

Son sourire se fit sarcastique, identique à celui du démon-chien.
C'était donc ça... Une Jinchuuriki. Comme celui à Konoha, le renard... D'un seul coup, ma légère appréhension disparut, et j'affichai un air serein.
Elle m'observa étrangement.

- Tu es la sixième personne...
- Hein ?
- La sixième personne à me regarder sans la moindre once de peur dans les yeux, précisa-t-elle, très sérieuse.
- Ah bon ? M'étonnai-je.
- Il y a eu mon frère, ces deux gamins de Konoha, un autre du Suna et le nukenin de la semaine dernière... Dit-elle en comptant sur ses doigts.
- Ça confirme ma pensée, alors.
- Ta... pensée ? Répéta-t-elle, essayant de suivre mon raisonnement.

Je lui sortis mon sourire le plus éclatant avec la pose "nice guy" de Gaï (sans l'étincelle sur les dents, j'ai ma fierté quand même !).

- Que tu n'es pas terrifiante ! Tu es juste une jeune fille un peu spéciale...

Une sincère surprise brisa le masque soigneusement impassible qu'elle avait collé sur son visage. Elle se tourna complètement pour me faire face. Gobi grogna et se détourna, dédaigneux.

- Quoi ? Tu es le réceptacle d'un démon, et alors ? Tu as déjà massacré des gens pour rien ?
- N-non...
- T'es-tu déjà laissée manipuler par ton démon ?
- Non !

Elle tira d'un geste sec sur sa manche, dévoilant ses stigmates.

- Dès que Gobi essaye de sortir, je le repousse !

Elle semblait au bord des larmes.

- C'était donc pour ça...
- Hein ?

Je m'agenouillai en face d'elle et, prenant son poignet, l'attirai contre moi.

- Ma pauvre enfant... Chuchotai-je contre ses cheveux.

Elle resta de glace, trop ahurie pour réagir, sans doute. Puis ses bras se nouèrent derrière ma nuque et elle se mit à pleurer.
Dans le miroir, l'image de Gobi se brisa en un grand fracas. Un hurlement furieux résonna, les miroirs vibrèrent une fois de plus.
Je souris et murmurai :

- Kaï !

Les derniers rayons du soleil disparaissaient à l'horizon. La fille ouvrit lentement les yeux, sa tête toujours sur mes genoux. En remarquant ça, elle se redressa brusquement et s'éloigna de moi.

- Hey, calme-toi, souris-je. Tu as perdu beaucoup de sang, j'te signale.
- Pourquoi... Pourquoi avoir fait ça pour moi ?
- Hein ? Eh bien...

Je réfléchis un instant, puis déclarai :

- Je n'aime pas voir les filles souffrir. Oui, ce doit être ça, la raison.

Cette petite avait visiblement eu de gros problèmes, avec ça. Une idée germa dans mon esprit. Mais il me fallait vérifier deux-trois trucs avant...

- Dis... Pourquoi tu es partie de Kumo ? Désolé, j'ai vu ton bandeau !

Elle se figea puis, après une hésitation, répondit :

- Je n'en pouvais plus... les regards apeurés, le rejet, les espoirs qu'on posait sur les épaules...
- ... Souka... Fis-je en me relevant.

Je lui tendis la main pour l'aider. Elle récupéra son sac et son bandeau et l'accepta. Quand je l'attirai brusquement à mon côté, une main sur mon épaule, elle afficha un air stupéfait.

- Je vais m'occuper de toi, à partir de maintenant...

Je marquai une pause puis marmonnai, penaud, en me grattant l'arrière de la tête de ma main libre (une habitude à Kakashi quand il arrivait en retard, ça... Pourquoi faut-il qu'ils me refilent toutes leurs manies ?!) :

- Ah, suman, suman ! Je ne sais pas comment tu t'appelles !
- Rei... Akimoto... Reiri...
- Un joli nom, Rei-chan ! Moi, c'est Miura Akio.
- Akio... sama...
- Senseï.

Elle eut un pâle sourire.

- Sama.
- Parce que t'es blessée, j'te dis rien ! Mais tu verras quand t'iras mieux !

Elle rit doucement. Je souris à mon tour. J'allais devoir la faire rigoler plus souvent !
Bon, j'allais avoir des tas de problèmes. Mais être Juunin à Konoha (surveiller la frontière entre deux missions de rang S, quoi) ne me plaisait plus tant que ça... C'était plus de mon âge, franchement... Bon, OK, je n'avais que vingt-quatre ans, et donc encore toute la vie devant moi pour m'éclater à mort. Seulement, affronter Sandaime, là... Brrr !
Pourtant, Rei me fascinait. J'étais un habitué des trucs de filles, avec ma douzaine de sœurs, autant que ce soit moi qui m'y colle... Élever des gosses n'avait jamais fait partie de mes priorités, mais il était peut être temps que je m'y mette !
Pour une raison que j'ignore encore aujourd'hui, je me suis senti léger. Alors que je comptais me barrer (avec l'autorisation du Sandaime, j'avais pas trop envie d'imposer ma marque sur le Bingo Book !) avec une Jinchuuriki instable et limite masochiste qui allait m'en faire baver !
J'étais peut être fou, comme me l'avait fait remarquer si gentiment Kakashi. Bah, c'est la vie !
Ce soir-là, en ce début d'automne, un Juunin de Konoha prit par la main une Jinchuuriki de Kumo et décida de faire d'elle autre chose que ce qu'on avait voulu faire d'elle...



Voilà... *a honte XD*
Prochain chapitre :
Deuxième point du vue : La Jinchuuriki de Kumo
En espérant qu'il n'y ait pas trop de fautes !




Chapitres: [ 1 ] 2 Chapitre Suivante »



Veuillez vous identifier ou vous inscrire:
Pseudo: Mot de Passe:





Naruto © 1999 Masashi Kishimoto | Naruto est distribué par Kana en France
Généré en 0,0436s | Design et programmation par dabYo | A propos du site

visiteurs sur «WoN» dont Ninjas online. Rejoignez-les !