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The Way Of Naruto

Fiction: L'amour n'est pas toujours rose...

"Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Combien de fois avez-vous lu/entendu cette phrase à la fin d'un conte? Des milliers. La vie est loin d'être un conte de fée. Shikamaru et Temari peuvent l'affirmer. Car avant de vivre librement leur amour, il leur faudra avant passer par-dessus les sentiments mauvais de l'être humain. Mesdames et messieurs, accueillez les 7 péchés capitaux...
Classé: -12D | Romance | Mots: 1902 | Comments: 8 | Favs: 6
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Akatsuki_ (Féminin), le 20/06/2008
J’avais promis à den114 de lui écrire un oneshot Tema/Shika il y des semaines, voire des mois, je ne me souviens pas quand exactement... Mais l’important reste qu’alors que je m’apprêtais à faire une 3ème tentative (Je manquais horriblement d’inspiration), j’ai eu cette idée, cette idée de dépeindre les sept péchés capitaux à travers leur relation. Sept chapitres au lieu d’un. Et je lui dédie entièrement =D

(C'est aussi lui qui a trouvé le titre. )

On commence donc avec fierté. (Ouais, je sais, je t’avais promis « Jalousie » mais bon… tu m’excuseras ^^;)

Bonne lecture.


Chapitre 1: Orgueil



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Même s’il était présent, c’était le strict sentiment d’obstination qui pesait sur elle. Les choses avaient changé, mais sa volonté de fer sera toujours là.



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Temari marchait silencieusement dans la forêt. Le soleil sans pitié plombait sur ses bras et sa nuque pendant qu’elle se frayait un chemin à travers la végétation dense. S’arrêtant, elle s’assit et appuya son dos contre le tronc d’un arbre qui s’élevait à des dizaines de mètres dans les airs.

Chassant énergiquement les insectes qui tournaient autour de sa tête, elle essayait de se rafraichir en tirant sur le col de son chandail. Elle ferma les yeux, inspira profondément et expira lorsqu’elle sentit ses poumons se remplir à leur pleine capacité. Se concentrant sur sa respiration, Temari bloqua tous les autres sons non-nécessaires.

Les échos des gazouillis et des coassements d’oiseaux devinrent distants, et bientôt elle n’avait conscience que de son propre corps.

Le doux fredonnement de son souffle, la sensation de la sueur qui perlait de sa nuque et les grands coups de son cœur dans sa poitrine semblèrent la calmer. Renversant sa tête vers l’arrière, ses pensées errèrent jusqu’à ce qu’elles rencontrent ses souvenirs du matin de la veille. Inconsciemment, ses poings se serrèrent pendant qu’elle se rappelait de l’incident.



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Agrippant fermement le couteau dans sa main, Temari sourit un peu tout en coupant les légumes en morceaux. Elle aurait besoin de ceux-ci plus tard dans la journée. Plus tôt, ce matin-là, elle était allée acheter tous les ingrédients de la recette. Temari ramassa les oignons en dés et les mit dans un bol. Cuisiner n’était pas son passe-temps favori, mais elle était bien obligée d’en faire tous les jours maintenant qu’elle avait emménagé avec Shikamaru.

Les jours où elle n’était pas en mission avec son équipe de chuunins, Temari essayait toujours de préparer le repas du soir de Shikamaru, qu’il mangerait aussitôt revenu, épuisé par ses nouvelles fonctions. Parfois, les résultats de ses efforts culinaires n’étaient pas toujours ce qu’elle avait prévu. Shikamaru plaisantait un peu, mais ne se plaignait jamais.

Plaçant le couteau sur l’épaisse planche à couper de bois, elle ouvrit le robinet et rinça le jus de légumes qui maculait ses mains. Soupirant, elle coupa l’eau et s’appuya contre le comptoir. Temari espéra que tous ses efforts ne seraient pas vains. Elle savait que Shikamaru n’était pas difficile en ce qui concernait la nourriture ; bien sûr que non. La kunoichi blonde repensa, en souriant, à toutes ces fois où les céréales froides marinant dans du lait étaient venues orner la table à manger. Mais pas ce soir. Shikamaru était parti depuis presque un mois.

En plus d’accomplir plusieurs missions pour le compte de Suna, il communiquait entre son village natal et celui de sa bien-aimée. Tsunade avait souvent réclamé sa présence à Konoha afin qu’il l’aide avec certains dossiers, et elle profitait souvent de sa présence pour lui assigner quelques missions. Il passait plus de temps à voyager entre Konoha et Suna que dans l’un ou l’autre des villages. Elle ne lui avait jamais dit, mais elle était un peu inquiète des répercussions que les voyages incessants et les nombreuses missions pouvaient avoir sur sa santé.

Elle pouvait clairement voir qu’il était toujours fatigué. Shikamaru la rejoindrait dans leur lit bien après qu’elle ait sombré dans le sommeil. Temari sentait qu’elle devrait lui reprocher ces allers-retours Konoha-Suna, mais elle se souvint que le village de la feuile était son village d’origine. Martelant le comptoir de ses doigts, Temari expira bruyamment. Elle ne pouvait pas lui reprocher sa loyauté envers son village.

Le bruit d’une clé tournant dans la serrure et de la porte qui s’ouvrait attira son attention hors de la cuisine. Elle essuya rapidement ses mains sur une serviette et se dirigea vers le salon.

Shikamaru était debout, près de la porte, un rouleau de parchemin dans la main.

« Tu es revenu plus tôt que prévu. » commenta-t-elle.

« Ouais… Gaara m’a donné congé pour le reste de la journée. »

« Vraiment? C’est… bien. »

Hochant la tête, Shikamaru alla à la cuisine et déposa ses clés et son parchemin sur le comptoir. Il revint au salon et se cala dans le canapé avec lassitude.

Temari s’assit à côté de lui et, se penchant, pressa brièvement ses lèvres sur les siennes.

« Ça va? » demanda-t-elle.

« Hn. Je suis juste un peu fatigué, avec tout ce qui se passe récemment. Et Tsunade-sama qui envoie un autre message pour me demander de régler quelques trucs à Konoha. »

« Tu as refusé, pas vrai? »

« Refuser? Pourquoi aurais-je dû refuser? »

« Parce que tu as besoin d’une pause. Je sais que tu es épuisé, tu l’as même admis toi-même. Shikamaru, tu fais des missions à la chaîne, ces derniers temps et en plus, tu t’es rendu trois fois è Konoha rien que ce mois-ci! Tsunade ne t’en voudra pas si tu refuses l’offre une seule fois. »

« Temari, ce n’est pas si grave que ça. Ça ne me dérange pas d’y retourner encore. Nous travaillons sur quelque chose d’important. Je dois vraiment y aller. »

La sœur ainée du Kazekage secoua la tête. « Je m’en fous pas mal. Je veux que tu restes à Suna. »

Shikamaru se redressa et la fixa. « Temari, je vais à Konoha. »

« Je t’ai dit que tu ne peux pas. »

« Mais pourquoi? » répliqua-t-il sur un ton qu’il n’utilisait que rarement. Se sentant coupable, il baissa la voix, mais continua de parler. « Konoha est mon village, et ils ont besoin de mon expertise et de mon jutsu de l’ombre pour leur projet. »

Temari se leva brusquement. « Si tu étais vraiment un expert et un génie, alors tu devrais savoir que tu es en train de te détruire. Tu ne le vois peut-être pas, mais moi, oui. J’en ai assez de m’endormir toute seule dans un grand lit pour deux, sans savoir à quelle heure tu reviendras. » Sans le vouloir, elle éleva la voix et serra les poings. « Tu es maintenant un citoyen de Suna, pourquoi ne restes-tu pas ici? »

« Rester ici? » rétorqua-t-il, incrédule. « De quoi parles-tu, Temari? Juste parce que j’ai dû me rendre à Konoha quelques fois? Le fait que je vis ici ne me fera jamais oublier Konoha. »

Il extirpa une plaque de métal hors de sa poche et pointa l’emblème de Konoha qui y était gravé, à côté du signe de Suna. La lumière qui passait au travers de la fenêtre mettait l’accent sur le symbole du village de la feuille.

« Temari, tu n’es pas celle qui a dû quitter son village. Tu es ici, tu as ta place ici, et il y a des choses que tu te dois d’accomplir ici, à Suna. Alors, moi aussi, je dois retourner chez moi et y faire les choses qui ont besoin d’être faites. Konoha est mon village. Ne l’oublie pas. »

Croisant les bras, Temari lui tourna le dos, s’éloigna de lui et se rendit à la cuisine. Elle prit une serviette de papier innocente et la froissa rageusement. Elle ne pouvait pas croire qu’il choisissait de continuer à se démolir de cette façon. Après tout, elle voulait seulement qu’il reste parce qu’elle l’aimait. Et cette phrase ; qu’il avait dû quitter son village!

C’était sa décision, c’était lui qui voulait venir ici! pensa-t-elle, colérique.

Temari baissa la tête et vit que ses jointures devenaient blanches tant elle serrait la serviette de papier. Elle lança nonchalamment l’essuie-main tordu sur le sol et fit courir sa main dans ses cheveux. S’il voulait retourner à Konoha, d’accord! C’était le problème de cet idiot têtu, pas le sien.

La blonde entendit les pas silencieux mais solides de Shikamaru se rapprocher de la cuisine. Elle l’ignora et fit semblant de s’intéresser au contenu du garde-manger. Temari savait qu’il était derrière elle et qu’il l’observait. Elle sentit son regard lui brûler le dos, mais refusait de se retourner.

« Temari. » Il l’appela calmement.

Elle referma bruyamment les portes du garde-manger et fit comme s’il n’était pas là. Elle s’accroupit, ouvrit un tiroir et commença à ranger l’argenterie.

Shikamaru soupira avant d’essayer de parler par-dessus le vacarme que son amante en colère faisait.

« Temari, écoute. Je suis désolé, ok? Je sais que tu es fâchée, mais Konoha est important pour moi. Je sais ce que tu ressens pour Gaara et Suna, et je sais que tu ferais n’importe quoi pour les aider tous les deux. Je ressens la même chose pour Konoha et tous les amis que j’ai là-bas, et je sais que tu me comprends. Mais je ne voulais pas que tu croies que c’est la seule chose qui importe. Tu m’es précieuse, toi aussi, et si on me demandait de quitter Suna définitivement, tu sais que je ne le ferais pas. Jamais. »

Il se retourna silencieusement et se dirigea vers la chambre à coucher. La mauvaise conscience de Temari pesait sur elle alors qu’elle entendit la porte se refermer sèchement. Une tranquillité désarmante s’installa dans l’appartement.



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Quelques heures plus tard, la voilà. Même s’il y avait largement de la place pour deux, leur logement lui semblait étouffant. Elle avait quitté sa demeure avec l’intention de se promener autour de la ville, mais, d’une façon ou d’une autre, finit ici, à une heure et demie de marche de Suna.

Sa mauvaise conscience recommença à l’agacer. Elle s’était dit qu’elle n’allait jamais lui reprocher sa loyauté pour son village ; pourtant, elle avait enfreint cette promesse si facilement. Temari se sentit honteuse de lui avoir ordonné d’abandonner Konoha de cette façon, toutefois, quelque chose empêchait le sentiment de culpabilité de la submerger complètement.

Elle avait ressentit ce quelque chose lorsque Shikamaru lui avait présenté ses excuses plus tôt. Elle voulait lui dire qu’elle était désolée aussi, mais ce sentiment lui ordonna le contraire. Sans réfléchir, elle obéit. Les minutes s’écoulèrent pendant que le sentiment grandissait. Cela l’avait submergée alors qu’elle s’éloignait de Suna. Parfois, le sentiment disparaissait et la culpabilité revenait comme un de ces boomerangs. Mais ça revenait toujours, conquérant son mécontentement.

Temari admit finalement qu’elle aimait ce sentiment. C’était puissant et presqu’intoxiquant. Elle se sentait forte et s’autorisait à penser que Shikamaru avait tort, tort, tort, alors qu’elle avait raison. Et quelques minutes plus tard, le remord revint.

Une pensée vint soudain troubler son esprit alors qu’elle était assise là, essayant de repousser ce qu’elle ressentait véritablement. Le sentiment qui revenait répétitivement avait un nom, ce péché masqué.

Elle sentit le manque d’air comprimer ses poumons. Posant sa tête sur ses genoux, elle éclata d’un rire dégouté. Tout ce temps là, c’était ça.

Temari enleva la terre qui s’était collée à ses jambes, se mit debout et leva les yeux au ciel. Sa mauvaise conscience sembla s’estomper. Elle allait devoir oublier ce sentiment qui l’aveuglait. Non seulement c’était mal, mais elle le voyait comme une faiblesse. Se tournant vers l’est, elle entreprit la marche d’une heure et demie pour retourner à Suna. Shikamaru lui avait demandé pardon, maintenant elle allait faire de même. Elle n’avait plus besoin de cet autre sentiment; il l’attendait chez eux et son amour était tout ce qu’elle désirait. Alors, elle allait oublier ce sentiment intoxiquant et qui la submergeait totalement. Ce sentiment qui était un péché capital déguisé. Le péché de l’orgueil.





Prochainement; Jalousie.



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