03:30 - Devenez un Ninja de WoN no Kuni !
The Way Of Naruto

Fiction: Mon nom est Anko, Anko Mitarashi

Sa vie est normale, banale, mais ça lui plaît. Anko Mitarashi est heureuse, jusqu'au jour où un homme débarque dans sa vie, un homme qui lui inspire d'abord terreur, puis fascination. Il est facile de manipuler l'esprit d'un enfant, et voilà Anko qui tombe dans le cercle vicieux de l'adoration, élevant un homme au statut de dieu...
Spirituel | Mots: 3240 | Comments: 8 | Favs: 4
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né-chan (Féminin), le 20/06/2008
J'avais vraiment envie de faire une fic sur Anko, je trouve qu'on la voit pas assez!
Bonne lecture et lâchez des coms!!


Chapitre 2: Terreur et fascination



Pour leur première mission, l’équipe Trois dut simplement retrouver un voleur de patates douces, ce qui ne fut pas bien compliqué. En vingt-cinq minutes, la mission fut expédiée. Durant cette même journée, ils accomplirent bon nombre de missions de ce genre, et l’Hokage s’émerveillait de la rapidité avec laquelle ces jeunes effectuaient ces missions. Quant à Orochimaru, il ne s’en étonnait pas, il s’y attendait. Comme ils avaient fait du bon travail, le sensei lâcha son équipe à trois heures de l’après-midi et ordonna à Anko de le retrouver dans la forêt une heure plus tard. En attendant, les trois enfants discutaient.

- Comment vous le trouvez, ce prof ? Demanda Saya.
- Il est bien, je trouve. T’as vu tout l’argent qu’on a gagné en un jour avec toutes ces missions ! S’exclama Setsuna.
- Moi, il me fait un peu peur, dit Anko en baissant la tête.
- Ne t’inquiète pas, tendre et belle Anko, je te protégerai !

Saya, quant à elle, se mit à rire.

- Non mais tu rigoles ! Avoir peur de son prof ! C’est n’importe quoi, il fait justement ce boulot pour nous protéger !
- Vous êtes pas drôles ! Moi j’ai vraiment peur !
- Mais d’après ce que j’ai compris, tu vas faire des cours particuliers avec lui, non ?

Anko acquiesça en se recroquevillant sur elle-même.

- La chance ! S’écria Saya, tu vas devenir super forte avec cet entraînement !
- Mais alors pourquoi as-tu accepté, s’il te fait peur ?
- Parce que comme ça, si je deviens forte, je pourrai protéger le village, et plus personne n’aura de problèmes.
- Ce que je ne comprends pas non plus, c’est pourquoi tu as autant peur de lui, renchérit Setsuna.
- Bah, laisse tomber ! Ce ne sont rien que des superstitions ridicules ! Coupa Saya. T’es d’accord avec moi Anko ? S’exclama-t-elle en donnant une tape sur l’épaule de cette dernière.
- Oui, oui, tu as raison, répondit celle-ci sans conviction.

Puis elle se leva. Alors qu’elle allait partir, Saya l’interpella et lui tendit un petit cahier rouge.

- Tiens, cette semaine c’est ton tour.

Anko le prit, puis s’en alla, retenant ses larmes. Ce cahier rouge, elles l’avaient depuis leur plus tendre enfance et elles se le passaient une semaine sur deux. C’était une sorte de journal intime tenu en commun rempli de dessins, de photos et d’anecdotes en tous genres. Anko arriva très rapidement au lieu de rendez-vous. Elle regarda sa montre. Elle avait un quart d’heure d'avance, ce n’était pas grand-chose, elle pouvait attendre. Elle s’assit contre un arbre et commença à réfléchir à ce qu’elle pourrait bien écrire dans le cahier. Comme rien ne venait, elle décida de se reposer en attendant quatre heures. Puis elle prit soudain peur. Elle crut être observée. Elle sortit un kunaï et se leva brusquement.

- Qui est là ? Montrez-vous !

Mais bien entendu, personne ne vint, puisqu’il n’y avait personne. Anko resta un long moment debout, haletante et tremblante, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’il n’y avait rien. Elle s’assit à nouveau et prit le cahier. Elle commença à dessiner des yeux. Des dizaines d’yeux, des centaines, elle en noircit une page entière. Son cœur battait à en exploser et tout dans son visage exprimait ce même sentiment : la terreur. À quatre heures, Orochimaru n’était toujours pas là et Anko dut déployer des efforts surhumains pour rester maîtresse d’elle-même.

Qu’est ce qui a bien pu lui arriver… Mon dieu, j’ai peur… peur… Je ne veux plus rester toute seule, je ne peux plus. Mais pourquoi j’ai peur à ce point ? Cela ne me ressemble pas. Mais qu’est ce qui m’arrive ? Pourquoi il n’est pas là ? Il m’aurait abandonnée ?


Le temps passait, déjà quatre heures dix. Les pages du cahier se remplissaient d’yeux et sa peur grandissait. Allait-il venir ? Était-ce un piège ? Elle ne pouvait pas partir, car s’il était simplement en retard, en arrivant, il ne verrait personne. Qu’allait-il penser ? Anko attendit pendant d’interminables minutes ainsi, agenouillée devant son cahier, tenaillée par la peur.

- Anko, excuse-moi du retard, résonna une voix glaciale derrière elle.

Elle se tourna et vit son maître. Cet instant fut comme une libération pour Anko, un soulagement. Tout le poids sur son cœur s’évapora et elle eut envie de se jeter sur son sensei, mais elle s’abstint ; cela ne se faisait pas.

- Ce n’est pas grave, qu’allez vous m’enseigner aujourd’hui ?
- Une technique de manipulation des serpents.
- En quoi ça consiste ? Demanda-t-elle, toute excitée.
- C’est très simple, il suffit simplement de faire sortir des serpents de ton bras. Regarde, je vais te montrer.

Orochimaru exécuta quelques signes, puis un faisceau de serpents sortit de sa manche. Anko, émerveillée, suivait tous ses gestes avec attention et une heure plus tard, elle sut accomplir la même technique avec succès.

- Très bien, Anko, je ne pensais pas que tu étais si douée. C’est fini pour aujourd’hui, tu peux rentrer chez toi. Rendez-vous demain à la même heure.
- Oui ! Répondit-elle avant de rentrer chez elle en courant.

Orochimaru sourit. C’était encore plus facile que ce qu’il avait imaginé.



Le lendemain, après les missions, Anko arriva quelques minutes en retard au rendez-vous, pensant que ce n’était pas grave, lui aussi était arrivé en retard, après tout. Mais son maître ne le prit pas comme ça. Il l’attendait d’un air furieux. Elle s’approcha pour s’excuser, mais il la frappa violemment au visage.

- Et ce sera comme ça chaque fois que tu me désobéiras !

Anko, blessée aussi bien intérieurement qu’extérieurement, protesta :

- Pourquoi avez-vous fait ça ? Je n’avais rien fait de mal !
- Mais voyons, Anko, il est tout à fait normal pour moi de réagir comme ça, je suis ton maître, non ? Donc tu me dois le respect.
- Mais Yutaka-sensei n’a jamais agi comme ça avec moi !
- Il était trop gentil, c’est tout. Un professeur trop gentil ne sert à rien, sinon à ramollir ses élèves. D’ailleurs, as-tu vraiment bien progressé avec lui ?

Anko réfléchit. Tout son savoir, elle le devait aux livres, ses connaissances sur le terrain lui avait été apprises par ses parents, qui depuis peu ne s’occupaient plus beaucoup d’elle, car un deuxième enfant était né. Son professeur de l’Académie ne lui avait servi strictement à rien.

- Non, admit-elle.
- Tu vois que j’ai raison. Ma chère Anko, tu entres dans la cour des grands, maintenant, et plus rien ne sera jamais comme avant. C’est la loi du plus fort, c’est pourquoi il faut que tu t’endurcisses. Tu n’es pas d’accord avec moi ?

Son ton était mielleux, mais personne ne lui avait jamais dit le contraire ou même parlé avec elle de ce genre de sujets, elle n’avait donc d’autre choix que de le croire. Ce qu’elle fit.

- C’est bien, si tu veux être une vraie ninja, il faut que tu endures de très dures souffrances. C’est le seul moyen.



Durant les deux mois qui suivirent, il ne se passa aucun événement notoire, c’était toujours le même manège : Anko se faisait frapper, quoi qu’elle fasse, son maître inventait toujours de nouveaux prétextes. Il y avait cependant une chose à noter. Setsuna, commençant à s’inquiéter de l’état de sa coéquipière, décida d’aller lui en parler.

- Anko, merci d’être venue, je dois te parler.
- Si c’est pour me draguer, tu peux partir.
- Non, c’est sérieux, cette fois.
- Alors, vas-y.

Setsuna hésita un moment, se repassant en boucle tout ce qu’il avait à dire et réfléchissant par où il pourrait bien commencer. Il se jeta à l’eau.

- Anko, ces derniers temps, tu es couverte de blessures. Est-ce que ces cours particuliers ont un rapport avec ça ? Osa-t-il dire sans la regarder.
- Oui, maître Orochimaru m’enseigne l’art d’être un vrai ninja. Il m’a dit que pour devenir puissante, il fallait que je connaisse la souffrance sous toutes ses formes.
- Mais c’est complètement faux ! S’emporta Setsuna, complètement sidéré par ce qu’il venait d’entendre.
- Toi aussi, tu devrais parler plus souvent avec notre maître, c’est un homme incroyable.
- Écoute, ça fait des années que mes parents m’enseignent le nindo et tout ça, et je n’ai jamais entendu une connerie pareille !
- C’est vous qui êtes aveugles, vous ne comprenez rien. Moi je suis heureuse, je vais très bien ! Ça te suffit pas ?

Setsuna se mit face à Anko et la regarda dans les yeux. Cette lueur dans le regard, ce n’était pas elle, il ne savait pas comment l’expliquer, mais c’était juste différent. Il la prit par les épaules.

- Enfin, Anko, ressaisis-toi ! Je sais bien que tu étais un peu triste à cause de la naissance de ton petit frère, mais là, tu n’es plus que l’ombre de toi-même. Je m’inquiète juste pour toi, tu sais.
- Depuis quand tu te soucies réellement de moi ? Répondit Anko en se dégageant de son emprise.
- Je suis désolé, dit finalement Setsuna, à défaut de trouver quelque chose de mieux.
- Tu n’en as pas besoin.

Sur ce, elle s’éloigna.

- Attends, Anko !
Mais elle était déjà loin.
- Merde…



À la fin des deux mois, comme prévu, l’Hokage invita les deux professeurs pour décider qui s’occuperait définitivement de l’équipe Trois.

- Orochimaru, le rapport des missions est excellent, pas un seul échec, et quelle rapidité ! Cependant, ce jeune garçon dans ton équipe, Setsuna, m’a dit qu’Anko était souvent blessée et que tu n’y étais pas étranger.
- Mais, Maître Hokage, cet entraînement a pour seul but de la faire progresser. Vous pouvez remarquer ses progrès fulgurants…
- Ce sont des méthodes anti-pédagogiques, contraires à l’esprit du ninja ! Je décide donc que la charge de l’équipe revient à Hideki.
- Ce n’est pas juste ! Protesta Orochimaru.

Il n’insista pas plus, ses objectifs étaient atteints. Il avait mis le grappin sur la gamine. Mais le sourire provocateur d’Hideki l’agaçait.

- C’est comme ça. La séance est levée ! Orochimaru, dites à vos élèves de venir demain matin ici à huit heures.

- Bien.



Le lendemain matin, l’équipe Trois était au bureau de Sandaime, se demandant pourquoi ils étaient convoqués sans leur sensei. Par contre, il y avait un autre homme qu’ils ne connaissaient pas.

- Bon, les enfants, j’ai compris suite à la requête de l’un d’entre vous, qu’il y avait de graves problèmes au sein de votre équipe. J’ai donc décidé de vous changer de professeur. Voici Hideki, votre nouveau sensei ! Je vous laisse, maintenant.

Anko jeta un regard meurtrier à Setsuna, qui s’efforça de l’ignorer. Il allait payer pour avoir parlé. Très cher. Puis ils se retirèrent en compagnie d’Hideki.

- Les enfants, je suis, comme vous le savez, votre nouveau sensei. Aujourd’hui, nous n’allons faire qu’une seule mission, juste pour que vous vous familiarisiez avec moi, et ainsi, je pourrai évaluer de quoi vous êtes capables.

La mission terminée, Hideki relâcha les enfants. Saya s'en alla et Setsuna allait partir, mais il fut retenu par Anko.

- Anko, je suis pressé, là, fit-il, peu désireux de la conversation qui allait suivre.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- Fait quoi ? Demanda Setsuna, feignant l'ignorance.
- Tu sais très bien de quoi je parle, hurla-t-elle. Maintenant, à cause de toi, on a changé de prof !
- Mais il est beaucoup mieux ce nouveau prof, on progresse peut-être moins vite, mais...
- Il n'y a que ça qui est important ! Les ninjas doivent être forts ! C'est pour ça qu'ils existent !
- C'est vrai, mais il y a tellement d'autres choses. L'amitié, l'esprit d'équipe, la complicité entre un prof et ses élèves. Hideki est peut-être moins bien, mais il est beaucoup plus humain.

Anko lui jeta un regard noir.

- Très bien, je n'ai que faire de toi, alors. Tu aurais pu nous rejoindre, pour renforcer les rangs d'Orochimaru et construire un nouveau monde où plus personne n'aurait mal, dit-elle avant de s'en aller.
- Attends, Anko !
- Quoi ? Tu as changé d'avis ?

Il fit non de la tête. Elle s'en alla pour de bon.



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