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The Way Of Naruto

Fiction: Souvenir... (terminée)

ONE SHOT: Deidara se sent terriblement coupable de la mort de son compagnon, Sasori. Assis au sommet d'une montagne, il se souvient...du dernier pari qu'il avait fait avec lui. Un pari que Deidara regrettera d'avoir gagner. Pas de yaoi, juste une puissante amitié.
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MellC@t_100% (Féminin), le 15/06/2008
Bon, voilà, c'était une idée qui me trottaient dans la tête depuis pas mal de temps, alors je l'ai écris. Bon, je ne suis pas trop fière du résultat, elle était mieux dans ma boite crânienne =). Mais bon, j'espère qu'elle va vous plaire quand même. Et je le re précise, il n'y a pas de Yaoi!
Enjoy!

PS: Ne vous attendez pas à pleurer, ce n'est pas triste du tout. Enfin, sur le fond si, mais le but de cet One shot n'est pas de faire pleurer =)


Chapitre 1: Je me souviens de cette foi...



J'étais assis au sommet d'une montagne qui dominait le village du sable, à tes côtés. Nous regardions en silence le magnifique paysage qui entourait Suna. Ton village natal. Ce village où se rattachait chacun de tes souvenirs. Nous admirions cette nature sauvage. Les vent caressait nos cheveux. Nous écoutions le chant mélodieux et paisible des oiseaux. Ces doux chants qui avaient bercé ton enfance. Aucun de nous n'osait briser le silence qui accompagnait ce moment si rare. Bien que nous fûmes très proches, nous nous retrouvions rarement ensemble. J'aimais être à tes côtés. Tu étais un peu comme un frère, pour moi. Au fil du temps, j'étais devenu ta seule véritable famille. Nous nous disputions souvent, certes, mais c'est ce que font tous les frères, non ? Aussi j'étais là, avec toi, à penser, lorsque tu m'adressas la parole.

- Il va être bientôt l'heure d'y aller, me dis-tu, avec ton expression calme habituelle.

Non ! Je ne voulais pas y aller. Pas maintenant. Je voulais continuer à rêver devant cette immensité sauvage. Juste un peu. Je te regardai alors à mon tour.

- Cela ne presse pas. Nous avons le temps, hm, te dis-je.

Puis, pour pouvoir rester encore un peu, je me décidai à entamer un sujet de conversation. Un sujet sur lequel je savais que l'on pouvait passer des heures.

- Dites-moi, Sasori no danna, l'art est éphémère, n'est ce pas, hm ? Dis-je alors.

Il me regarda avec un regard paisible et serein. Le même regard qu'il avait toujours.

- Non, me dit-il tout simplement.

Ah oui, j'avais oublié que tu n'étais pas très bavard. Mais je voulais absolument que tu parles un peu plus. Alors, sachant que cela finirait par t'énerver, je te répondis à mon tour.

- Si, hm !
- Non.
- Si, hm !

Je sentais que cela commençait à t'énerver. C'était exactement le genre de choses que tu détestais. Si tu n'avais pas été fait de bois, je suis sûr que tu aurais rougi de colère. Mais ton regard suffisait, j'approchais du but. C'est alors que tu te levas, pour te placer en face de moi, cachant les rayons de soleils qui me réchauffaient. Je levai alors les yeux, qui rencontrèrent les tiens. J'aperçus avec étonnement un sourire se former sur tes lèvres. Je n'aimais pas ce sourire, cette expression. C'était celle que tu abordais juste avant de me remettre en place. Je m'attendais alors à toutes les critiques sur mon art. J'allais te répondre, et toi aussi. Et ça n'en finirait jamais. Mais je ne sais pas pourquoi, j'aimais ces moment de rivalités entre nous. Sans vraiment nous en rendre compte, c'étaient ces moments qui nous avaient tant rapprochés. Tu pris alors la parole.

- Deidara... Tu sais très bien que l'art est éternel. On qualifie d'art quelque chose qui traverse les siècles, sans jamais perdre de sa beauté initiale. C'est le fait que quelque chose soit rare et ancien qui le rend si précieux. Un objet qui ne dure que quelques secondes ne peut être considéré comme de l'art. Tes explosions ne sont que pollution sonore. Et le fait que tu les qualifies d'art, est une insulte à l'image du véritable Art. Je parle de celui qui incarne la beauté éternelle, celui qui, alors que le monde change avec les années, reste le même, comme au tout premier jour. Vois-tu, c'est ainsi que je conçois l'Art, et c'est ainsi qu'il doit être défini.

J'en restai sans voix. Non pas parce que tu avais prouvé que TON Art l'emportait toujours, non, juste car tu venais d'aligner plus de quatre mots à la suite, pour la toute première fois. Mais le fait que tu aies osé insulter ainsi mon Art, m'avais tout de même beaucoup déplu. Et ce qui m'énervait le plus, c'est que je ne pouvais rien répondre à ça. Tu avais très bien argumenté, et même si m'étais concentré du mieux que je le pouvais, j'aurais été incapable de faire un si long discours, en argumentant si bien. Tu m'énervais. Je te détestais et je t'aimais tellement à la fois. Comme un ami, comme un frère... comme un exemple. Eh oui, comme un exemple. Car si l'idée que tu avais de mon art me déplaisait beaucoup, je t'admirais tout de même énormément. Je voulais avoir la même sagesse que toi. Tu parlais peu, mais chaque fois que tu le faisais, c'était pour dire des choses sensées et construites. Moi, je parlais beaucoup, et pour dire à tous les coups des choses stupides. Mais je pensais, et je continue à penser, que c'est notre différence de caractère qui nous avait liés. Si nous avions été pareils, nous ne nous serions pas aussi bien entendus. Je me levai alors à mon tour, et une fois debout, je te dépassais bien d'une tête.

- Sasori no danna... Pourquoi ne me permettez-vous jamais d'avoir le dessus sur vous, hm ? Te dis-je alors.

C'était une question que je t'avais posée sans vraiment attendre de réponse. Je te l'avais posée juste par rage de ne pas avoir eu raison, pour une fois. Je ne voulais pas que tu aies le dernier mot. C'était toujours toi, et jamais moi. Attends... J'étais jaloux de toi ? Impossible. Impensable. Non, c'est juste que j'aurais aimé me montrer meilleur que toi, pour une fois. Mais je ne voulais pas baisser les bras. C'est alors que j'eus soudain une idée. Une idée que je qualifiais alors de "géniale". Après réflexion, je te lançai sûrement :

- Je te propose un pari : prouve moi autrement qu'avec des mots que l'Art est éternel. Ça en sera de même pour moi, je devrais prouver que l'Art est éphémère. Tu es d'accord ? Te demandai-je alors.

Tu me regarda à nouveau avec ce sourire supérieur. Hum, mauvais pressentiment. J'allais me faire battre à plate couture. Mais j'étais bien décidé à me donner à fond. Après tout, c'est moi qui avais eu l'idée de ce pari, non ? Hors de question que je le perde. Soudain, je m'aperçus avec effroi que j'allais être en retard au rendez-vous fixé par notre chef. Nous allions être en retard. Je me dépêchais alors de te prévenir. Nous partîmes donc en direction de la grotte. C'était pour procéder à l'extraction d'un bijuu, je crois.

***


Aujourd'hui je suis là, assis sur ce même sommet, au même endroit. Exactement comme cette fois, dont je me souviens encore parfaitement. Exactement pareil... Sauf que tu n'es pas à mes côtés, cette fois-ci. Je suis seul. Je repense. Je repense à ce pari... que j'ai gagné. Oui, tu es mort, ton art n'étais donc pas éternel. J'avais raison, et tu avais tort. Pourtant, je ne suis pas satisfait. J'aurais tellement voulu que tu aies raison, pour t'avoir encore auprès de moi aujourd'hui. Pourquoi ai-je voulu changer des choses qui étaient inchangeables ? J'ai voulu changer le fait que tu aies toujours raison, et tu es mort. Tu as perdu, j'ai gagné. Mais j'ai gagné quoi ? Rien. Par contre, je t'ai perdu. Je t'en veux affreusement pour ça. Tu n'avais pas le droit de perdre. Sois maudit, Sasori... Même mort, tu me crées encore des problèmes. Des larmes commencent à se former aux coins de mes yeux. Je ne peux pas les retenir, elles coulent toute seules. Non... Sasori, je ne te maudis pas. C'est ma faute. Je t'aimais tellement... Oui, mon frère.
C'est alors que j'entends une voix derrière moi, qui m'appelle. Comme cette fois-là... Mais la personne qui m'interpelle n'est pas Sasori.

- Deidara-sempai ! Il faut y aller ! Me crie cette voix.
- Oh, ta gueule, Tobi, j'arrive ! Lui dis-je alors méchamment.

Je me lève, et je me dirige vers ce crétin ambulant qui ne cesse d'agiter ses bras pour que je l'aperçoive. Comme si je ne l'avais pas vu. Nous sommes en plein désert, crétin.



Bon, vous êtes arrivés à la fin de l'histoire. J'espère qu'elle vous a plu, et j'accepte toutes les critiques! Bon, je ne sais pas quoi dire de plus, alors je me tait.
Reviews, please?
Bisous!




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