Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.
Fiction: Échine (terminée)
[Drabble] Cela se cache. Cela l'épie... Il n'a tué personne aujourd'hui. Combien de temps encore avant qu'il ne crauqe? La folie l'attend au prochain coin de rue... (Gens sains d'esprit, veuillez éviter de lire!)
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NDLA : Ceci est un essai, une sorte de brouillon pour un truc à remettre en littérature. Un autre drabble très court. (Il ne fait pas les 1500 mots obligatoires =/ J'espère quand même que vous l'accepterez.)Une p’tit peu plus long que le précédent, mais celui-ci, c’est vraiment quelque chose de… bizarre. En fait, non. Ce n’est pas le bon mot pour le décrire.
Centré sur notre cher psychopathe adoré, Juugo... C'était l'idée derrière tout ça, même si son nom n'est mentionné qu'une seule fois.
Prenez compte de cet avertissement: J'ai écrit ça pendant une nuit, parce que je faisais de l'insomnie. Le texte est dérangé. Mais j'ai eu une plutôt bonne note =D
Ah, et ignorez donc le titre merdique ;)
Bonne lecture?
Chapitre 1: ...
Ils se rencontrent, par l’action du destin ou par hasard, là où les trois routes se croisent.
Il ronge l’articulation de son pouce. Se dispute contre sa propre conscience. Mais il lui tourne le dos, alors elle ne voit rien de tout cela. Il n’a tué personne aujourd’hui.
Ses joues sont rosées, comme si elle avait bu, et elle porte un minuscule haut blanc ainsi qu’une jupe noire bien serrée.
Elle l’approche.
« Hé. »
Il baisse son pouce. Il est rouge et ensanglanté, l’os de l’articulation parait un peu, mais elle ne le voit toujours pas puisqu’il fait sombre.
« Hé. » Il n’a tué personne. « Tu veux te balader un peu? »
« Bien sûr. » dit-elle, sans hésitation. « Tu sais, tu es la personne la plus amicale que j’ai rencontrée ce soir. »
Elle est idiote de lui faire confiance.
« Désolé d’entendre ça. » marmonne-t-il.
Il l’entraîne sur un petit sentier battu par les éléments, vers le parc au bout du chemin, celui qui a une fontaine de pierre au centre. La fontaine a cessé de fonctionner il y a des années; elle est vieille et prête à s’effondrer, une relique d’une ère passée.
Elle bavarde, à propos du tavernier qui essayait de la séduire, les patrons vicieux et le gamin ivre, à peine assez âgé pour boire, qui a renversé de la bière sur son chandail. Elle lui parle du boulot qu’elle déteste, du chien qu’elle adore et de ses échecs amoureux. Il y en a beaucoup.
Il l’écoute du mieux qu’il peut.
Aimerais mieux tuer un gars… Mais une fille, c’est quand même bien. Ouais. Une fille, c’est quand même bien. Mais j’aimerais mieux tuer un mec. Les filles sont correctes.
« Enfin, quel genre de fille aimes-tu? »
Elle croise les jambes, une par-dessus l’autre, et sa courte jupe se retrousse un peu plus sur ses cuisses. Ils sont rendus à la fontaine, et elle s’est assise sur le rebord.
Il sourit.
« Oh, je ne suis pas difficile. »
Les bras en premier.
Elle remet une mèche en place derrière son oreille. Une riche couleur noisette, et il sait qu’elle en est fière, comme de ses jambes parfaites, longues et fines, d’ailleurs.
Non, non, les jambes. Oui, les jambes en premier.
« Qu’est-ce que t’insinues? » Elle enroule une autre mèche autour de son doigt. Son sourire est complètement différent du sien parce qu’elle pense qu’elle quittera cet endroit tantôt. Elle pense que ceci est une simple rencontre avec un gars, avec qui elle couchera peut-être puisqu’elle s’est mise dans des situations comme celle-ci auparavant. Elle est une fille ignorante, bête et stupide, et elle est idiote de lui faire confiance.
Arrache-les. Comme des baguettes. Les jambes, puis les bras. Oui. Elle hurlera, elle hurlera, et elle saignera, oh oui, elle saignera.
« Ça veut dire que je suis ouvert à tout. »
Non. Pas de déchirure. Pas de sang. Pas d’assassinat. Arrête.
Elle hausse les sourcils.
« T’as dû avoir une dure vie, hein? »
Une autre question. Elle pose plein de questions. Il déteste les questions.
Bras, jambes… Jambes, bras… Ou peut-être la tête en premier? Alors, elle ne posera plus de questions.
« Qu’est-ce qui te fait penser ça? » Il répond avec une question. Une autre. Le monde est plein de points d’interrogation.
Elle décroise les jambes et met les deux pieds à plat sur le rebord de la fontaine.
« Tout le monde a une sorte de préférence. Si tu es ouvert à tout, c’est que tu dois avoir besoin de quelque chose. Seulement, tu te fous de ce que c’est. Tu veux juste l’avoir. Ce qui me fait penser que peut-être, tu ne l’as jamais eu. »
Ses mains se serrent, se desserrent, se serrent de nouveau.
La réponse est pire que la question elle-même.
Tête, jambes, bras. Arrache-les comme les ailes d’une mouche.
Sa respiration devient plus profonde, sa poitrine se soulève et tombe.
Serrer, desserrer, serrer encore.
Il est proche, proche du gouffre. Il n’avait jamais passé autant de temps sans s’y abandonner. Et cela attend. Cela regarde.
Aussitôt qu’il avancera, qu’il franchira la barrière, cela l’accueillera, les bras ouverts, et le laissera s’enfoncer.
« Et te voilà, seule, avec un étranger que tu viens de rencontrer. »
Elle hausse les épaules.
« Je ne l’ai jamais eu, non plus. »
Mais cela le pousse toujours trop rapidement. Il a le temps de le toucher, de le sentir, de le respirer, et cela disparaît. Puis, il se souvient de ce qu’il a fait.
Cela attend. Cela observe.
Ouvrir ses côtes, agripper son cœur. Le sentir battre. Le presser. L’éclater. Comme un ballon. Un ballon rouge. Saigner, oui, elle saignera. Un rouge ballon ensanglanté.
Il demande une autre question.
« Tu penses que je peux te le donner? »
Si elle répond correctement, elle vivra.
Cette idiote fille, bête et ignorante, le regarde avec ses grands yeux noisette et dit, « Je ne le sais pas, pour le moment. »
Faux, faux, faux, faux!
Il renverse sa tête et il rit. Ses mains se serrent et se desserrent. Elles ne resserrent pas de nouveau.
Cela attend.
« Faux. »
Elle a tort.
Cela observe.
« TU MEURS! »
Il traverse la barrière, et cela lui ouvre les bras.
Cela lui chuchote des mots dans son oreille, parcourt ses cheveux de ses doigts.
Cela l’emplit.
Cela le rejette.
« Non. Ne t’en va pas. Ne me quitte pas! »
Il tient sa tête entre ses deux mains.
Les grands yeux noisette sont vitreux, comme des billes. La bouche est entrouverte, comme pour émettre un hurlement d’horreur qui n’aura jamais le temps de retentir. Des lambeaux de chair pendent du cou détruit. Le sang tombe, goutte à goutte, sur ses poignets.
« Non. »
Il échappe la tête.
« Non. »
Elle tombe près d’un bras.
« NON! »
Il se souvient de ce qu’il a fait.
Plaquant ses mains souillées sur ses yeux, Juugo hurle.
Cela attend. Cela observe.
La folie ne le quitte jamais.
Elle finit toujours par surgir.
Oui, la fille est un OC =O
Vous ne saurez jamais son nom et c’est bien fait comme ça puisque de toute façon… elle meurt XD Elle aurait pu être Karin ou n’importe quel autre personnage, libre à vous d’imaginer son identité. Pour ma part, elle restera une pauvre victime sans nom parmi tant d’autres qui ont péri sous la main de Juugo... Mwahaha.
À la prochaine.
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