Fiction: Chroniques du renard et de la fleur
Recueil. Série d'OS centrés sur le Naru/Saku. [1 - Ailes brisées] Il ne voulait pas être sa cage. Il ne voulait pas lui couper ses ailes et la clouer au sol. Et pourtant, elle l'avait embrassé la première...
Aller au
Bon, petit récit de ma vie pour expliquer pourquoi j’ai écrit la fic qui suit et dans quelles circonstances. Un beau jour, ma chère colocataire, fatiguée de me voir pendue sur son ordinateur (le seul équipé d’Internet et de Word), m’a lancé un défi, ma foi, très cruel. Elle me confisquerait l’ordinateur jusqu’à ce que je ponde une fic-guimauve potable sur son couple préféré. Elle ne céda pas sous mes protestations et je dus faire ce qu’elle demandait… Accro comme je suis à Internet, j’ai écris un truc d’environ 2000 mots en un après-midi, sur le primitif Notepad, rien de moins, et ce truc met en vedette… Naruto et Sakura.
Ma colocataire a fini par me redonner le privilège ordinateur, étant assez satisfaite. Et comme l'humain est égoiste, elle a exigé tout un receuil d'OS, centrés sur ce couple O_O (C'est pourquoi j'ai mis "Chronique" avec une "s") Finalement, c'est moins pénible que je le pensais. J'arrive presque à apprécier le Naru/Saku.
Comme je sais qu’il y a un bon nombre de gens fans, je les poste donc au risque de m’humilier, pour qu’ils me donnent leur avis, si ça ne fait pas trop gnan-gnan. Et vous remercierez (ou mépriserez) la chère Alya pour m'avoir convertie XD Convertie partiellement. Du moins, pour le moment ^^
Bonne lecture.
Chapitre 1: Ailes Brisées
À partir d’un certain âge, relativement tôt en fait, Naruto comprit la signification de l’expression « se soucier de quelqu’un ». Il avait passé la majorité de son enfance en solitaire, méprisé pour une raison qu’il n’aurait jamais deviné, néanmoins, il comprit l’importance des liens. Peut-être que cette connaissance, bien après ses tendres années, lui était venue parce qu’il passait son temps dans la solitude, espérant que quelqu’un, n’importe qui, le reconnaisse, pour l’assurer du fait qu’il existait bien pour une raison.
Il avait commencé avec rien, alors lorsqu’il trouvait quelque chose, il s’y accrochait. Il le chérissait. Il mettait tous ses efforts pour le protéger, le soigner, le voir grandir.
Uzumaki Naruto aimait Haruno Sakura. Il l’aimait d’une telle intensité qu’elle dépassait les mots, tant que ça l’aveuglait. Il ne voyait pas jusqu’où étaient enracinés ses sentiments parce qu’il l’avait toujours considérée comme sa priorité numéro un. Son bonheur était primordial au sien, presque par instinct. C’est pourquoi il lui promit, sans hésitation, qu’il allait ramener Sasuke. C’est pourquoi il lui sourit, même s’il avait le cœur brisé, sachant qu’elle avait choisi un chemin qui ne menait pas à lui.
C’est pourquoi, il s’était préparé à la laisser partir.
Après tout, Naruto ne voulait pas être sa cage. Il ne voulait pas couper ses ailes et la regarder se débattre désespérément, clouée à la terre, dispersant ses plumes souillées de sang sur le sol.
Elle l’avait embrassé la première.
« Mon Dieu… Pourquoi est-ce qu’on ne fait que tourner autour du pot? Je… C’est si stupide. » avait-elle déclaré et, l’air déterminé, elle s’était cramponnée à son cou, avait attiré son visage vers elle et déposé ses lèvres sur les siennes. Brutal. Impulsif. Assez pour faire éclater son esprit en morceaux.
Bien sûr, ils étaient tout deux trempés de sueur, couverts de terre, de poussière et de sang, mais tout cela faisait partie de leur boulot de ninja, particulièrement lorsqu’on chassait l’Akatsuki. Tous les moments étaient de bons moments. Tous les endroits étaient de bons endroits. Dès l’entrée à l’Académie, on leur apprenait à saisir les opportunités au vol pendant qu’ils en avaient encore l’occasion.
Heureusement, Sakura avait bien retenu cette leçon. Naruto était partiellement convaincu que si elle ne l’avait pas fait, ils ne seraient pas ensemble.
Elle lui dira plus tard qu’elle n’avait pas confiance en l’avenir, le lendemain inévitable, et elle avait décidé qu’elle devait l’embrasser au moins une fois avant que cela ne soit trop tard.
« Je suis une kunoichi. Nous sommes… méticuleuses. Et nous ne laissons pas les opportunités s’échapper… »
Naruto ne se laissa pas berner par son attitude flippante. Les larmes qui baignaient ses yeux la trahissaient.
Et ce seul baiser avait permis à Naruto de comprendre son amour pour elle. Un lent procédé, douloureux et effrayant, mais oh, si beau. D’un autre côté, si cela avait été trop facile, leur relation aurait perdu tout son sens.
Ils étaient partenaires, Naruto et Sakura. L’un dépendait de l’autre, l’autre s’appuyait sur l’un et ils se complétaient. Ils souffraient de la même douleur, la même farouche détermination à ramener chez lui leur compagnon tombé en disgrâce, peu importe le prix.
En un sens, Sasuke était le pont, le catalyseur qui les avait rapprochés. En tranchant les liens qui le retenaient à eux, il avait renforcé celui qui unissait Sakura et Naruto. Ils n’étaient plus un trio aux buts différents, mais un duo qui partageait la même ambition. Ils étaient une famille qui avait perdu un frère. Ils étaient un homme et une femme qui cherchaient désespérément pour leur petit garçon égaré, et ils n’arrêteraient pas avant de l’avoir arraché aux froides ténèbres.
Et à travers tout cela, Naruto l’aimait.
Plusieurs autres baisers suivirent le premier et chacun était différent.
Chaleur. Des doigts en quête, langues maladroites, désir à l’état pur…
Ils étaient dans une cave. Éclairage minime, air épais et gorgé d’humidité, un son, un drip-drip-drip en continu, l’eau qui tombait goutte à goutte.
« Nous devons -- »
« Je sais. »
Drip – drip – drip.
« Où est-il? »
« Nous le trouverons. »
Drip – drip – drip.
« J’ai peur pour toi. »
Il embrassa une paupière, puis l’autre. « Pourquoi? Nous sommes une équipe. Tu es avec moi. »
Elle frissonna. « Là n’est pas la question, Naruto. » Ses lèvres étaient posées sur la courbe de son cou. « Comment peux-tu être sûr que nous survivrons? Comment peux-tu être sûr que toi, tu survivras? L’Akatsuki est dangereuse et ils ne laisseront rien les arrêter. Ils te captureront. »
Les mots non-prononcés résonnèrent plus fort que ceux qui l’avait été.
Ils te tueront.
Naruto avait vu le corps de Gaara. Il avait comprit la relation entre un jinchuuriki et un bijuu. Lorsque l’un est perdu, l’autre meurt. L’Akatsuki ne voulait pas Uzumaki Naruto. Ils voulaient son bijuu. Ils voulaient Kyubi.
Drip – drip – drip.
« Je ne peux pas en être sûr. » chuchota-t-il. « Alors, nous combattrons. »
Sasuke avait quelque chose à voir là-dedans, pour une raison qu’ils ignoraient. Les mensonges, la traîtrise et la duplicité étaient maintenant enroulés autour de lui comme un grand tissu. Naruto le savait. Il l’avait senti. Et il devait défaire les fils de ce tissu avant que cela ne détruise Sasuke. Avant que cela ne détruise tout.
Drip- drip – drip.
« Parce que nous sommes des shinobis. » murmura Sakura, les doigts emmêlés dans ses mèches blondes.
« Parce que nous sommes des shinobis. » affirma-t-il.
« Tu es blessé. » marmonna-t-elle, traçant avec le bout de ses doigts les cicatrices béantes. « Idiot. » Ses lèvres remplacèrent ses doigts et lui coupèrent le souffle.
« Sakura… » Il avait omit le « -chan » à sa demande parce qu’elle lui avait dit qu’elle se sentait comme une petite fille lorsqu’il l’appelait comme ça. Lors d’occasions spéciales, elle le laissait utiliser le suffixe, ce qui le rendait toujours heureux. Il aimait le son que faisait « Sakura-chan ». Doux, mais un peu coquin – de son point de vue à lui, du moins, considérant la nature de ces occasions spéciales.
La principale blessure était située sur le bas de son abdomen, résultat d’une rencontre avec le mauvais bout d’un kunai. Il était drogué et volait plus haut qu’un cerf-volant. IL se rappelait à peine comment et quand il était revenu. Tout ce dont il était sûr était que le lit dans lequel il était allongé n’était pas le sien.
Naruto avait un matelas défoncé. Du fromage cottage, presque. Il coulait lorsqu’on s’asseyait dessus et Naruto devait se débattre pour s’en lever chaque matin. Pénible, mais il avait ce matelas depuis qu’il était gamin et le gardait pour des raisons sentimentales.
Ce matelas-ci était ferme, mais souple. Il façonnait le corps sans le piéger. Il pouvait sentir la différence, même si sa tête tournait à 300 kilomètres à l’heure et s’il avait la vue brouillée.
Plutôt bien. Oui, vraiment bien. Bien sûr, l’opinion de Naruto changera plus tard, lorsque l’effet des drogues aura disparu et que ses blessures recommenceront à lui faire mal. Mais pour l’instant, tout était fabuleux.
Le lit de Sakura. Complet, avec Sakura en plus, sans frais supplémentaires.
Naruto dans le lit de Sakura.
« Ohohoho, mec… wow… »
Elle leva la tête et haussa les sourcils, l’air ahuri.
« Naruto. »
Il cligna lentement des yeux. « Mmmmm? »
Elle l’examina sévèrement du regard, puis grogna. « Oh, mon Dieu. »
Il cilla encore. « Keskiya? » articula-t-il en trébuchant sur sa langue.
« T’es gelé. »
Naruto émit un gloussement dont il avait à peine conscience. « Ok! » Il se foutait complètement de ce qu’il était, pour être franc.
Mais Sakura, non.
« Je pourrais te tuer. » grinça-t-elle entre ses dents serrées. « Je devrais te tuer. Irresponsable… Tu devrais savoir qu’il ne faut jamais accepter quoique ce soit offert par un ennemi! » Pour souligner ses mots, elle plaqua violemment la paume de sa main sur la blessure, et il faillit hurler de douleur.
Ouille.
« Tu penses que c’est drôle? » Sa voix frôlait l’hystérie. « Le type et ses acolytes avaient bien l’intention que ça te soit fatal! Sinon, pourquoi auraient-ils pris la peine de mettre de la drogue dans ton vin?! »
Sa mâchoire se détendit brusquement. « Comment as-tu…? »
« Je peux le sentir dans ton haleine. » répliqua-t-elle d’une voix cassante, tout en plissant son nez.
Ah.
« Je suis désolé, Sakura. » croassa-t-il. « J’ai tout fait foirer. »
« Exactement, merde! »
Naruto tressaillit. Il détestait qu’elle soit en colère contre lui. De toutes les personnes qu’il voulait impressionner, toutes celles qu’il voulait rendre fières, elle occupait le premier rang. Son opinion valait mille fois plus que celle de tous les autres, parce qu’ils étaient meilleurs amis, parce qu’il l’aimait, mais aussi parce qu’il la respectait. Beaucoup.
« Je suis désolé, » répéta-t-il. « Désolé. »
« Ce ne sont pas les excuses qui te protègeront. »
Sakura se leva du lit, s’arrêtant pour dégager les mèches blondes qui encombraient le visage de son patient.
« Ne me quitte pas. » gémit Naruto. Si son corps n’était aussi engourdi, il aurait agrippé l’ourlet de son chandail, mais il put seulement lui adresser un regard implorant. « Reste ici… »
Elle grogna d’amusement. « Je vais seulement chercher quelques trucs pour te remettre sur pied. »
« … oh. »
Souriant, Sakura se pencha sur lui et effleura ses lèvres.
« La prochaine fois, renard, essaie de t’excuser sans nécessairement avoir une raison. »
Au fil des années, il avait appris toutes les subtilités du corps de Sakura. Il avait repéré toutes ses zones érogènes, les endroits sensibles qui la faisaient délirer. Il connaissait les parties de son corps qu’elle aimait (jambes, bras, nez, ventre), et celles qu’elle méprisait (fesses, hanches, front).
Il avait aussi appris, par pure chance, qu’elle avait un petit point, à l’intérieur de son coude, qui la rendait folle.
Sakura avait de gracieuses jambes de danseuse et Naruto les appréciait beaucoup, mais ses bras avaient quelque chose d’érotique… Ils étaient musclés, mais souples, contrairement à ceux de tous ces hommes exagérément musclés que l’on voyait sur la couverture des magazines. Et Naruto les trouvait dangereux, mais séduisants à la fois. Cette fille était une vraie bombe à retardement. Elle pouvait trouer des murs de pierres comme si ceux-ci étaient des simples feuilles de papier. Il la regardait parfois accomplir ses exploits. Le fait que tant de force puisse être contenue dans de si fins muscles ne cesserait jamais de l’émerveiller.
Ses poignets étaient délicats et se mains, petites, mais elles lui convenaient parfaitement. De grosses mains n’auraient été que complications pour une med-nin.
Elle portait toujours une paire de gants noirs lorsqu’elle se battait, mais les jointures de ses mains révélaient sa profession. Elles étaient parsemées de petites cicatrices, et Naruto trouvait qu’elles lui donnaient son caractère.
Et l’intérieur de son coude…
Elle avait une tache de rousseur à cet endroit-là. Très minuscule, bien sûr, mais Naruto était fin observateur lorsqu’il le voulait, et l’avait remarqué plutôt rapidement.
« Sais-tu que tu as une marque, ici? » lui demanda-t-il, fasciné, alors qu’ils étaient tous deux allongés devant le foyer de l’appartement du blond. La lueur des flammes jetaient des ombres vacillantes sur sa peau. Il se pencha davantage pour mieux l’observer. « Une mignonne petite tache de rousseur! »
Elle émit un soupir exaspéré. « C’est une simple tache, Naruto. Ne t’affole pas pour si peu. »
Naruto sourit. Malgré ses efforts pour prouver le contraire, Sakura semblait plutôt contente qu’il l’ait remarqué.
« Et si je faisais ceci… » Il planta un baiser sur le grain, la peau goûtant légèrement salée. Avant de reculer la tête, il mordilla l’endroit et elle couina.
« Je ne suis pas de la nourriture, espèce de pervers. »
Il haussa les sourcils, l’air amusé. « Délicieux. »
« Naruto! »
Le jeune homme ricana. « Tu ferais un sacré bon parfum de ramen! Le ramen Sakura-chan. Ramen Essence de Sakura. Ramen à saveur de – »
Elle le frappa légèrement à l’épaule, les joues en feu. « Ferme-la… Crétin… »
« Mais tu m’aimes. »
Sakura lui adressa un sourire adorable, dont elle seule en avait le secret, et si Naruto avait été un chien, il se serait mis à baver.
« Refais ça, et je déciderai. »
Naruto ne pouvait rien refuser à une femme.
« Oui, m’dame! »
Naruto était un homme du type sentimental, et, qu’il veuille l’admettre ou non, avait pleuré davantage qu’une personne moyenne.
Les humains pleurent tous – ou finissent tous par pleurer. C’est naturel, qu’on soit homme ou femme, enfant ou adulte.
Et le jinchuuriki avait pleuré, oui, mais il y avait une seule épaule sur laquelle il était assez brave pour le faire.
« Viens… » murmurerait-elle, sa voix si douce qu’on aurait pu la confondre avec le vent, et elle l’attirerais dans ses bras. Parfois, il résistait, et elle devait l’y encourager. D’autres fois, il s’y jetait, et l’impact pouvait être comparé à celle entre une balle et sa cible. Parfois, il commencerait à pleurer immédiatement. D’autres fois, il le garderait à l’intérieur de lui, alors qu’elle caresserait son dos, murmurerait des mots à son oreille, et ensuite seulement, les sanglots s’arracheraient des confins de sa gorge. Puis, elle tracerait les marques sur ses joues et l’inonderait de doux baisers.
« Mon petit renard, » dirait-elle. « Ton esprit est trop pur pour ce monde. »
Non, il ne l’était pas. Le sien, lui, l’était.
Elle transférait le fardeau de sa douleur alors qu’elle n’en était pas obligée. Elle restait auprès de lui, lui trouva une place dans son cœur alors qu’elle en avait donné tant à Sasuke.
« Je t’aime, Naruto. »
Il ne voulait pas être sa cage, et il ne l’était pas. Il s’était enfermé lui-même dans cette cage. Il s’était coupé ses propres ailes.
Et elle les lui avait rendues.
Parce que Haruno Sakura aimait Uzumaki Naruto, et elle l’avait embrassé la première.
Fin ^^ Le prochain chapitre sera en fait une série de drabbles.
Critiques? Laissez un com!
Chapitres: [ 1 ] Chapitre Suivante »
Naruto © 1999 Masashi Kishimoto | Naruto est distribué par Kana en France
Généré en 0,0216s | Design et programmation par dabYo | A propos du site
Généré en 0,0216s | Design et programmation par dabYo | A propos du site
