Fiction: Birds of a feather. (terminée)
Pour moi, l'amour ne ressemble pas à un gros bonbon.
Ceci est donc une romance sans romantisme et sans sucre.
One-shot à savourer.
(Attention, cette fiction est susceptible de choquer les plus jeunes.)
Aller au
Chapitre 1: Birds of a feather
Il aimait sa vie. Elle était confortable. Feindre la fainéantise lui permettait de vivre sans en faire trop. Pourtant, il était loin d’être paresseux : cet aspect de sa personnalité lui servait de couverture, laissant son esprit vif vagabonder sans qu’on ose le déranger. Il obtenait généralement tout ce qu’il voulait : les filles, en particulier. Pour lui, c’était un jeu : deviner ce qu’elles voulaient entendre au moment où elles voulaient l’entendre. Même si tout ça relevait d’une stratégie bien dissimulée, ça lui donnait, en apparence, un charme auquel peu de jeunes femmes pouvaient résister.
Cependant, aucune fille n’avait jamais percé à jour son véritable caractère. Il n'était pas adepte des histoires à l'eau de rose et des longues soirées de confidences. Beaucoup en avaient fait les frais et restaient le cœur brisé. S’ouvrir ainsi n’était pas dans ses habitudes…Trop ennuyeux. Il savait que si, par mégarde, il laissait apparaître son réel tempérament, il aurait immédiatement moins de pouvoir. Oui, manipulateur, c’était le mot. Mais il aimait sa vie comme elle était.
« Toi ? »
Il écrasa sa cigarette. Oui, elle. Elle était là, accroupie sur le châssis de la fenêtre et elle le fixait avec intensité.
Toute la journée, il avait sentit sur lui son regard insistant et ce soir, pour une raison inconnue, elle était là, à la fenêtre de sa chambre.
Cette fille… Elle ne lui avait jamais accordé une grande importance et il devait admettre que ça ne le dérangeait pas outre mesure. C’est vrai, elle était bruyante, sûre d’elle, imprévisible et surtout… incontrôlable. Les seules choses qu’il n’aimait pas dans sa vie étaient celles sur lesquelles il n’avait aucun contrôle.
Il se leva et s’approcha. Oui, c’était bien réel, et en même temps, complètement incompréhensible. Qu’est-ce qu’elle fichait là ? Il l’observa un moment avant d’ouvrir la fenêtre. Elle ne souriait pas. Il ne l’avait jamais vue de si près et il dût reconnaître qu’elle était assez belle. Pas comme les autres filles, elle n’avait pas cette candeur qui les rendait si faciles à manipuler. Non, une fille comme elle était inaccessible. Elle manquait vraiment d’innocence et ce qu’elle dégageait la rendait d’autant plus désirable.
« N’importe quoi. » Il accueillit cette idée avec une grimace et secoua la tête pour s’en débarrasser. A quoi il pensait là…
La fenêtre ouverte, elle se glissa dans la chambre aussi agile et silencieuse qu’un chat. Ne voulant pas se retrouver dans une situation compromettante, il apprécia l’effort. Pendant les minutes qui suivirent et toujours en silence, elle sembla détailler chaque recoin de la pièce et il se sentit quelque peu mis à nu. Il l’observait, les mains dans les poches, et il se surprit à l’imaginer dans son lit. Il aimait particulièrement son dos… « Merde. » Il fronça les sourcils et sortit soudainement de sa rêverie. Si sa conscience l’abandonnait face à une fille comme elle, il allait rapidement perdre le contrôle. Mais il était bien plus troublé qu’il ne voulait l’admettre et sentit qu’il fallait faire quelque chose pour rétablir l’équilibre.
« Qu’est-ce que tu veux ? »
Le ton se voulait désinvolte mais il ne fit que trahir sa nervosité grandissante. Elle parût s’en rendre compte et esquissa un sourire amusé en se retournant vers lui.
Maintenant, elle s’approchait. Tout sembla s’accélérer dans son esprit. Voilà, en fait la raison de sa présence était évidente : elle débarquait chez lui alors que la soirée était déjà bien avancée, sans un mot, et sans même un prétexte bidon. Tout semblait lui indiquer que le sexe était un passage obligé dans ce genre de situation. Pourquoi serait-elle là sinon ? Ils n’avaient rien d’autre à se dire, rien d'autre en commun.
Elle avait les yeux brillants. Il se sentit soudain mal à l'aise.
« Attends… heu… » Furent les seuls mots qu’il parvint à prononcer.
Comment ça « attends » ? Pourquoi est-ce qu’il hésitait maintenant ? Il n’avait aucune raison de la repousser. Après tout, ça ne l’engageait à rien. Pourtant…
Il était loin d’être un débutant mais cette fois, les choses ne semblaient pas se passer comme elles auraient du. Son corps était parcouru de frissons et ses mains tremblaient.
Elle posa une main sur son torse et ses tremblements reprirent de plus belle. « Fait chier. » Il était censé avoir le dessus dans l’histoire. C’était lui qui devait la mettre dans tous ses états, c’était lui qui devait être absolument irrésistible. Et c’était elle qui devait trembler sous le coup de l’émotion. Alors pourquoi n’y arrivait-il pas ?
Sa respiration s’accélérait. La chaleur prenait possession de son corps, et pourtant elle ne lui avait encore rien fait. Il était tendu et elle le remarqua. Son sourire s’élargit en un rictus carnassier. « Elle aime avoir le dessus, se dit-il, peut être même plus que moi. » Elle le regardait droit dans les yeux et il sentit les battements de son cœur au niveau de son bas-ventre. Il ferma les yeux et tenta de se calmer mais c’était peine perdue face à elle. D’une main experte, elle ouvrit son pantalon et effleura son membre durci par le désir, ce qui le mena au comble de l’excitation. Apparemment, elle n’était pas de celles qui aiment faire traîner les choses en longueur. Maintenant, il la désirait et n’aurait pas supporté qu’elle se refuse à lui. Il se pencha pour essayer d’atteindre ses lèvres mais elle le repoussa.
« D’accord. » souffla-t-il.
« D’accord, pas d’amour, juste du désir. » Cette pensée sembla le désinhiber. Il se débarrassa de son t-shirt et l’attira contre sa peau. Elle se dégagea une nouvelle fois avec un éclat de rire, l’index levé comme pour l’arrêter. Puis elle se dévêtit avec une rapidité déconcertante. Il n’eut pas le temps de contempler son corps : elle se jetait déjà sur lui. « Elle, alors… ». Leur étreinte ressemblait davantage à un combat, chacun voulait diriger et aucun ne voulait s’incliner. A l'aide de ses mains, il découvrait ce corps qu’il n’avait pas pu observer plus tôt : son dos, ses seins, ses fesses, tout en elle semblait montrer qu'elle avait envie de lui et ça le grisait. Quant à elle, elle maîtrisait parfaitement ses gestes et le menait au supplice. Leurs mouvements étaient brusques et leurs respirations se mêlaient. Plusieurs fois, il tenta d’approcher ses lèvres mais sans jamais y parvenir.
C’était maintenant, elle l’attira sauvagement à elle. Il le prit comme une invitation et entra en elle. Elle poussa un léger gémissement et il sourit intérieurement : il adorait ce son. Cependant, après quelques instants, il sentit ses membres se raidir et son visage se crisper. « Non, non, non… pas déjà ! Merde. » Mais c’était trop tard, elle avait eu raison de lui.
Elle roula sur le coté en poussant un soupir. La tête lui tournait et il ne se sentait pas très glorieux. Il n’avait pas réussi à la contenter et, franchement, il devait avoir l’air ridicule. Il aurait du s’en foutre mais il s’inquiétait de ce qu’elle allait penser de lui. Il prit finalement son courage à deux mains.
« Désolé… Je… »
Elle dormait. Il ne put réprimer un sourire « elle est vraiment impossible, cette fille. »
Que faire maintenant ? Il se pencha pour atteindre son paquet de cigarette et en alluma une. Puis il s'étendit à côté d’elle en prenant appui sur ses coudes et scruta sa silhouette, sa respiration était régulière et ses cheveux blonds étaient emmêlés sur l'oreiller. Endormie, elle avait l'air totalement différente. Elle lui plaisait, c’était indéniable. Il avait aimé sa confiance en elle et son audace. C’était une sorte de terre inconnue pour lui. Plus qu’un simple désir charnel, oui... Mais de là à tomber amoureux… Il avait été blessé dans sa fierté, il voulait l’impressionner, la troubler, la faire gémir de plaisir et éventuellement la faire tomber amoureuse de lui, comme avec les autres… Mais elle avait refusé ses lèvres. En y repensant, il fut piqué au vif : elle l’avait utilisé du début à la fin, et pour elle ça avait été un jeu d’enfant.
« Pour qui elle se prend ? » Il eut un mouvement de colère et heurta le dos de la jeune femme. Elle était toujours la. Il resta immobile quelques secondes et se laissa tomber sur le matelas. Il avait envie de se serrer contre elle, et surtout il était obsédé par ses lèvres inaccessibles. Pourquoi ? Qu’est-ce qui lui arrivait ? Après plusieurs minutes d’hésitation, il posa une main sur son épaule mais elle répondit par un grognement étouffé. Les questions tournaient dans sa tête et malgré sa résolution de ne pas s’endormir, il ne put résister. Elle s’immisça jusque dans ses rêves.
A l’aube, il fut brusquement réveillé par une pression presque imperceptible sur ses propres lèvres et le bruit d’une fenêtre qu’on ouvre. Il ouvrit les yeux mais elle avait déjà disparu.
« Quelle garce. »
Il enfouit sa tête sous les couvertures et éclata de rire. Décidément, il aimait vraiment sa vie.
Je dédicace ce one-shot à mon homme.
Je t'aime crétin.
Chapitres: [ 1 ] Chapitre Suivante »
Naruto © 1999 Masashi Kishimoto | Naruto est distribué par Kana en France
Généré en 0,0528s | Design et programmation par dabYo | A propos du site
Généré en 0,0528s | Design et programmation par dabYo | A propos du site
