Fiction: Concours de Noël 2007 - Un Noël de perdu.. ? (terminée)
Et si, la veille de Noël, les cadeaux s'évaporaient comme par enchantement ? Et en prime, le personnage sensé les distribuer dans la nuit du 24 au 25 ?
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Et hop, voilà ma fic pour le concours de Noël :p Je me suis bien amusé à l'écrire ! En espérant qu'elle vous plaises !
Chapitre 1: Où sont-ils tous passés ?
- OÙ EST PASSÉ JIRAIYA ??? Shizune, ma Shizune… viens ici, tout de suite ! Hurla Tsunade, tout en remuant une épaisse pile de document qui menaçait de s’effondrer.
La porte du bureau de la quinquagénaire s’ouvrit violement, et la jeune servante s’y précipita, tenant dans ses bras un cochon qui bavait paisiblement.
- Je… me voilà ! dit-elle tout en plaçant d’une main un bonnet de Noël sur ses cheveux mauve, visiblement au garde-à-vous.
- Shizune, il va peut-être falloir annuler Noël !
- Quoi ? Mais, nous ne pouvons pas ! Imagine les enfants si ils ne trouvent aucuns cadeaux au pied de leur sapin. Et puis, nous avons tant travaillé ! Tout est presque en place, et Noël, c’est demain !
- Jiraiya a disparu ! Il devait incarner le père Noël, et sans lui, nous ne pouvons rien ! Il est le seul dans tout Konoha qui pouvait assurer ce rôle… J’ai envoyé plusieurs pigeons le prévenir, aucun d’entres eux n’est revenu…
- Au diable ce vieil obsédé, on fera sans lui ! Kakashi pourrait très bien jouer ce rôle, nan ? Risqua Shizune, tout en gratouillant la tête de Tonton qui jubilait.
- Non, non, malheureusement, Jiraiya était le seul homme assez rapide pour distribuer tout les cadeaux en une nuit… déclara la Godaime, tout en soupirant.
Jiraiya était certes le vieillard le plus vicieux de Konoha, il demeurait néanmoins le plus rapide. Lui-même avait formé par le passé le talentueux Yondaime Hokage, connu pour avoir été le ninja le plus prompt que cette terre n’ait jamais porté. Tsunade s’assit à son bureau, et elle sorti d’un petit tiroir une bouteille sale et un petit verre qu’elle s’empressa de remplir. Elle en avala rapidement le contenu, tout en pinçant des lèvres.
- Shishi d’amour… on est dans le caca là. Tu pourrais aller compter les cadeaux dans la réserve s’il te plait ? Pour savoir combien de temps ça risque de prendre si on confie à plusieurs ninjas (ouh la tricheuse) la distribution des cadeaux...
- Tout de suite ! dit-elle dans un souffle, tout en se volatilisant dans un tourbillon.
A plusieurs dizaines de kilomètres de là, un horrible complot se tramait. Un grand homme pale aux allures de serpent ondulait entre une multitude de paquets multicolores et brillants, sous le regard attendrit d’un type aux cheveux grisâtre et long. Ce dernier redressa d’un doigt ses lunettes, tout en pivotant vers un homme massif bâillonné dans un coin de l’immense salle. Le personnage au teint blafard éclata soudainement d’un rire puissant, tout en levant les bras.
- Mouhahahaha ! Je suis vraiment machiavélique ! Machiavélique, et mauvais. Machiavélique, mauvais, démoniaque, perfide et j’en passe ! N’est-ce pas Kabuto ?
- Plus que jamais, mon maître… répondit le concerné, tout en reniflant à l’adresse de
Jiraiya, qui remuait à travers les cordages qui l’empêchaient de bouger. Voler les cadeaux, et leur distributeur, c’était la pire chose que l’on puisse leur faire. Présentez vous en héros à Konoha, mon maître ! Présentez Jiraiya comme l’être infernal qui à voulu s’enfuir avec tous les cadeaux, et rendez-les ! Ils vous porteront au rang de Hokage, cela ne fait aucun doute ! Et moi je serais…
- Hors de question !!! Es-tu devenu fou ? Je vais tout garder pour MOI, et faire de Jiraiya ma femme de ménage… sa coiffure géante me servira de serpillière ! Mouhahaha ! Hein que je suis démoniaque, pas vrai Kabuto ??? Ou alors, devrais-je en faire un bonnet de Noël ?
- Oui maître… comme vous voulez, mon maître. Sinon, pour en revenir à mon augmen…
- Kabuto, ô mon cher Kabuto… tu es aussi pourri que moi. Je vais te dire, je me moque totalement de Konoha si tu veux tout savoir. Si je voulais tant devenir Hokage, c’était surtout pour Noël… m’approprier tous les cadeaux de tous les enfants à toujours été mon plus grand rêve ! Et à présent, je suis repu ! Regarde tous ces présents ! Tu en as même pour toi Kabuto, j’ai fait le tri ! dit-il en lui présentant de sa main décharnée un misérable paquet dans un coin de la pièce.
- Le maître est généreux !!! Puis-je l’ouvrir ???
- Demain, voyons ! Ne soit pas si pressé… Respecte au moins les traditions, mon ami. Apporte-moi plutôt une paire de ciseaux, murmura-t-il d’un air sombre, en toisant le pauvre Jiraiya.
- Tsunade, c’est horrible ! C’est affreux, tout est fichu !!! Quelqu’un a volé les cadeaux !!! Hurla Shizune, tout en entrant de nouveau dans le bureau de la Hokage.
La Godaime était posée sur un divan dans un coin de la pièce, et semblait somnoler. Elle arqua un sourcil, tout en se grattant le menton. Autour d’elle, tout était flou, signe que l’alcool qu’elle avait ingurgité faisait encore légèrement effet. Elle se demanda un instant combien de verres elle avait siphonné, jusqu’à ce qu’elle aperçoive deux bouteilles vides gisant en morceaux sur le sol. Elle cligna longtemps des yeux, la bouche grande ouverte, tentant de décrypter les paroles de son associée. Lorsqu’elle eut enfin saisi ce qui se passait, elle se redressa, en se donnant des claques.
- Euh… Tsunade ? J’aurait dû t’empêcher de boire… tu es intenable, dit-elle en composant quelques sceaux et en appliquant un Jutsu de soin sur son maître.
Le regard trouble et vitreux de la Hokage redevint perçant, et ses joues rosies par l’alcool et les coups reprirent leur couleur habituelle. Shizune l’assit doucement sur le sofa, et elle pris place à côté d’elle.
- J’avais mis les cadeaux sous la protection d’Izumo et Kotetsu, deux de nos plus puissants éléments… ils ne se rappellent pas de grand-chose, sauf qu’un grand gars les a enfermés dans un placard. Leur agresseur devait être un pervers, ils étaient nus dans ce placard…
- Jiraiya aurait volé les cadeaux ? Non, non attends… il a disparu, certes, mais il n’est pas du genre à dessaper deux hommes…
- Certains disent que ces deux là vivent ensemble, aussi… il n’est pas impossible qu’ils… commença Shizune.
- Dans un placard ??? Non, non, il aurait au moins pris la peine de rentrer chez eux… Mmh, quoi qu’il en soit, le voleur doit être très puissant ! Entrer dans Konoha, voler des milliers de cadeaux, et s’enfuir comme une fleur… nous serions la risée du monde actuel si cela se savait.
Tsunade songeât un instant à Naruto et ses amis, mais elle se ravisa. Non, ils avaient grandit maintenant, et n’était de toute manière pas assez organisé pour mener une action d’une aussi grande envergure. Il n’y avait pas trente-six milles solutions, il fallait tenter le tout pour le tout. Tsunade fit la moue, tout en plongeant dans une vieille pile de document qui ornait le sol. Elle en sorti un petit paquet, qu’elle ouvrit délicatement, pour ne pas qu’il s’effrite. Elle en tira une petite feuille de papier abîmée par le temps, puis elle se leva en direction de son bureau. Elle saisi une plume, un flacon d’encre et se mit à écrire. Lorsqu’elle eut fini, elle roula le parchemin, et recopia l’adresse qui se trouvait sur le vieux document. Elle confia le tout à un pigeon qui venait de se poser sur le rebord de la fenêtre, et elle le poussa rapidement pour qu’il se bouge un peu, quand même.
- Euh… vous connaissez quelqu’un en dehors du village, plus apte que nos ninjas à retrouver les cadeaux ? dit Shizune, étonnée.
- En effet… cela fait plus de quarante ans que je ne lui ai pas écrit, et à vrai dire, il ne m’a jamais répondu. Mais je sais que nous pouvons compter sur lui, et qu’il sait déjà que Konoha à quelques problèmes avec son Noël… Attendons-le, tout simplement.
Au Nord de la carte, peu avant les grandes chutes qui marquent les limites de la Terre (car la Terre est plate dans Naruto, si si), se trouve des contrées enneigées encore jamais visitées par les hommes. Et pour cause, les températures y frôlent les -100°c… Un seul habitant y subsiste, dans une unique demeure plantée au centre d’une immense plaine de cette toundra mordante.
Tout juste l’oiseau mourrant était-il entré dans cette baraque chaleureuse, qu’il mourut dans les mains rugueuses de son habitant. La lettre fut rapidement lue, les indications de la Godaime étant très claire. Le vieillard esquissa un sourire à travers une épaisse barbe blanche comme la neige, avant d’enfiler une tenue d’un rouge flamboyant, estampillée Coca-Cola. D’ailleurs, il siphonna une bouteille de la fameuse boisson avant de partir. Au dehors, il composa quelques sceaux, s’arrachant le bout du pouce pour que le sang s’en échappe. Le Kuchyose no Jutsu raisonna à travers le blizzard, et dans un nuage de fumée, dix caribous naquirent.
- Rudolphe ? Où es-tu, mon vieil ami ? Murmura le vieux, tout en le cherchant du regard.
Rapidement, l’une des bestioles se détacha du groupe, et s’approcha de lui:
- Santa Claus, ce n’est plus de ton âge ce genre de petite folie… tu es à la retraite, profite-en ! Conseilla le renne, qui lui-même, n’avait pas tellement envie de repartir en vadrouille.
- Nous n’avons plus de temps à perdre, l’après-midi est déjà bien entamée, et Noël s’approche, conclue le Père Noël en nouant les harnais de ses invocations à un grand traîneau doré et en utilisant un jutsu sur le nez de l’animal, qui s’illumina de rouge.
Il bondit dedans de façon presque gracieuse (grâce, gras ?), et il hurla quelque chose d’incompréhensible. Le véhicule se mit en branle, et s’éleva lentement dans les airs. Un second cri, et il fusa à l’horizon, à la vitesse de l’éclair.
Il commençait à présent à se faire tard, et le soleil s’enfonçait doucement derrière les imposantes montagnes d’Iwa no Kuni, à l’Ouest de la carte. A une cinquantaine de kilomètres au Nord de Konoha marchaient deux hommes qui avaient quitté leur cachette dans la matinée, à la recherche de quelques cadeaux à offrir à leurs compagnons. Ils avaient troqués leur habituelle veste de l’Akatsuki contre deux somptueux costumes de Père Noël, les ridiculisant au possible. Le premier, Itachi Uchiwa, portait un immense bonnet rouge qui chutait le long de son épais manteau, et le second, Hoshigaki Kisame, était affublé d’une fausse barbe blanchâtre qui lui donnait le physique d’un dieu grec, les écailles et l’odeur en plus. Itachi marchait accroupis, comme cherchant quelque chose dans les fourrés, sous le regard de son compagnon.
- Itachi ? demanda le plus imposant, tout en brandissant une immense épée emmitouflée dans des bandages.
- Je sais que le chef va nous éclater parce qu’on a rien trouvé… pourquoi crois-tu que je cherche des fleurs depuis tout à l’heure ? Souffla Itachi en se relevant.
- Le temps se rafraîchit… il va neiger. Et un puissant chakra se profile, sois sur tes gardes…
- Quel est le rapport avec la neige ?
- Regarde, là, dans le ciel ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ?! Itachi, tire dessus bon sang !!! Descends-le !
Katon, Hosenka no Jutsu murmura rapidement l’Uchiwa, en lâchant ses fleurs et en composant quelques signes incantatoire.
Ses poumons prirent un instant du volume, gonflé par le chakra, et il libéra bientôt une multitude de boules de feux qui fusèrent vers le traîneau tracté par des Caribou qui passait au-dessus de leur tête à cet instant. Les quelques manœuvres désespérées de Santa Claus pour éviter les Katon lui sauvèrent la vie, mais plusieurs de ses Invocation furent touchées, s’évaporant en un instant dans d’épais nuages de fumées.
- C’était quoi, à ton avis ? demanda Kisame, perplexe.
- Aucune idée, répondit simplement Itachi, en regardant le véhicule piquer du nez en direction de Konoha. Sûrement pas de quoi trouver des cadeaux pour les autres… Aide-moi à ramasser les fleurs, et rentrons avant que la neige ne tombe de plus belle.
- Rudolphe, Vixen, Cupid !!! Freiiiiinez, on va s’écraser ! Hurla le père Noël en s’accrochant à son bonnet, tirant sur les rênes d’une main, et retenant un énorme sac de tissu sale de l’autre.
- On fait ce qu’on peut, hurlèrent les trois rennes d’une même voix. La prochaine fois, je te colle à ma place, renchérit Rudolphe en tentant tant bien que mal de redresser l’appareil.
- Essayez d’aller vers la tour, là ! C’est la demeure du Hokage, l’endroit ou nous sommes euh… convié… Voilà, c’est parfait ! Doucement… doucement… mais qu’est-ce que vous faîtes ??? Ralentissez !!! Revenez !!! AAAAAAAH !!!
Les derniers Caribous s’évanouirent dans l’air, et le traîneau, lancé à toute vitesse, heurta violemment le bâtiment, traversant deux murs avant que sa course ne soit stoppée par le pied de Tsunade, le visage rayonnant.
- Tu vois, Shizune ! Je t’avais dit qu’il existait, et qu’il viendrait ! dit la Godaime, en aidant le vieil homme à sortir de son véhicule ensevelit sous les décombres. Shizune s’approcha prudemment, en faisant la moue. Elle resta silencieuse un moment, tout en toisant ce gros bonhomme.
- Euuuh…Shizune, qu’est-ce que tu fais ? Murmura Tsunade.
- WAAAAAAAAAAA ! Hurla le père Noël, tout en repoussant la jeune servante qui venait de tirer sur sa barbe. MAIS ELLE EST FOLLE !
- Désolée, je voulais être sûre, s’excusa Shizune, gênée
Le père Noël s’avança doucement vers le fond de la pièce, tout en regardant son véhicule écrasé sous les murs en ruine. Il ne lui faudrait que très peu de temps pour le remettre en état, mais il avait honte d’avoir détruit presque tout un étage de cet ancestral bâtiment. Derrière-lui, Tsunade et Shizune s’était déjà mise au garde-à-vous, arborant leur plus beau bonnet de Noël.
- Mais… qu’est-ce que vous faîtes ? Soupira le père Noël. Offrez moi plutôt un verre de Saké, et racontez moi cette histoire de cadeaux volés en détail.
Les trois s’installèrent dans le bureau de la Godaime, et cette dernière raconta tout ce qui leur était arrivé, de la disparition de Jiraiya, à celle des cadeaux. Le père Noël fit la grimace lorsque Shizune lui mima Naruto après qu’il eut appris qu’il n’aurait peut-être pas de cadeaux.
- Et donc ce gosse est tombé dans le coma… mmh, intéressant, dit Santa Claus tout en vidant d’une traite le verre de Saké qu’il venait de se servir.
- Intéressant ? En quoi ? Se demanda Shizune, étonnée.
- En rien, je suis bourré, je dis n’importe quoi. Non, je ne vais certainement pas vous faire un discours interminable sur les véritables valeurs de Noël. D’ailleurs, nous allons tous de suite partir à la recherche de vos paquets perdus, c’est pour cela que je suis ici, n’est-ce pas ?
- En effet, et je vous en remercie, assura la Godaime tout en se levant. Nous ferions mieux de partir tout de suite, la nuit commence à tomber.
- Je veux bien moi, commença Shizune, mais comment faire pour les retrouver ? Qui les a volé ?
- Ne posez pas de question, et suivez-moi, coupa le père Noël en sortant du bureau, retournant dans la pièce ou son traîneau s’était écrasé.
Les deux jeunes femmes restèrent bouches bées lorsqu’elles pénétrèrent dans le petit bureau que le véhicule avait détruit. Bien qu’encore éventré, le bureau avait été remanié en piste de décollage: le traîneau prêt à partir, et les Caribous attendant les ordres en épiant les flocons de neige chuter au dehors.
- Santa Claus, dit Rudolphe, nous avons sentis la présence d’un grand nombre de cadeaux au Nord, aux alentours d’Oto no Kuni. Les conditions atmosphériques ne sont pas favorables au vol, mais nous avons connu bien pire.
- Orochimaru, grogna Tsunade. J’en étais sûre… Il ne va pas être facile de récupérer les cadeaux…
- Pas si je suis avec vous mademoiselle, garanti le père Noël, un sourire amusé inscrit sous son épaisse barbe.
Les trois personnages s’installèrent dans le traîneau. Il était confortable, les chaises étant surmontées d’épais coussins chauffant. Leurs fesses allaient apprécier le voyage, au moins. Tsunade jubilait déjà, en repoussant Tonton qui empiétait sur « son territoire. »
- Bon, arrêtez de faire les enfants, on y va là ! 3… 2… accrochez-vous… 1… YAAAAH ! Vociféra le père Noël, en claquant d’un coup sec les rênes.
Un crack sonore retentit, tandis que les caribous s’élevaient déjà dans les airs, filant à travers la neige qui tombaient à présent à gros flocons. Shizune et Tsunade, serrée l’une contre l’autre, tentaient tant bien que mal de se réchauffer les épaules, bien que leur séant fut au chaud. Tsunade trembla à l’idée que Santa Claus passait, par le passé, une nuit entière à faire le tour de la carte pour distribuer des cadeaux à tout le monde ! Après quelques minutes de vol, ils arrivèrent à Oto no Kuni, antre d’Orochimaru. La nuit était tombée, et la seule source de lumière était le nez de Rudolphe qui brillait d’un rouge éblouissant. Le traîneau atterrit à proximité d’un bâtiment creusé dans une falaise.
- C’est ici, murmura le père Noël d’un air sombre. Mon flair ne me trompe pas, les cadeaux sont là-dedans.
- Soyons prudent alors, répondit Tsunade.
Les trois s’enfoncèrent dans l’obscurité du bâtiment, laissant le traîneau et les rennes en arrière. Soudainement, le couloir s’illumina. Ils cherchèrent un moment d’où pouvait provenir cet éclat immaculé, sans succès. Le chemin semblait sans fin, mais ils décidèrent de tenter tout de même le coup. Les murs étaient ornés d’une multitude de gravures représentant d’immenses et affreux serpents qui s’entremêlaient les uns autours des autres.
- HIIIIIIII, un horrible adversaire, ici !!! Hurla soudainement Shizune, s’accrochant au cou de Santa Claus.
- Shizune, c’est un orvet… souffla Tsunade en écrasant le pauvre lézard apode.
- Là, regardez... dit soudainement le père Noël, en montrant du doigt le bout du couloir.
Devant eux, le fruit de leurs recherches. Ils venaient de les retrouver. Une immense salle s’étendait, remplie de paquets multicolores de toute sorte. Les trois bondirent vers les paquets, et le père Noël s’arma de son sac de tissus, qu’il s’apprêtait à remplir, quand soudainement…
- Nous sommes de retour !
Kabuto venait d’apparaître, un grand sourire inscrit sur le visage
- Pour vous jouer un mauvais tour !
Orochimaru, plus effrayant que jamais, était vêtu d’un épais Kimono rouge aux couleurs de Noël.
- Afin de préserver le monde de la dévastation !
- Afin de rallier tout les peuple à notre nation !
- Ca suffit, coupa Tsunade la rage déformant son visage. RENDEZ-NOUS LES CADEAUX !!!
Orochimaru laissa éclater un rire sonore, tout en s’approchant de Tsunade, armé d’un sucre d’orge. Kabuto, derrière-lui, avait déjà pris sa pose de combat préférée, près à attaquer dès qu’il en recevrait l’ordre. Mais le père Noël prit les devant. Avant même que qui que ce soit eut son mot à dire, il avait déjà composé une série de sceaux incantatoires.
Ninpo, Kurisumasu no Ribon s’écria-t-il d’une voix puissante, en jetant face à lui ses deux bras qui soudainement, prirent la consistance de deux énormes ruban multicolores. Tsunade souriait d’être dans le même camp que Santa Claus, sa maîtrise des jutsus étant presque exemplaire. En démordre avec un tel adversaire ne devait pas être chose aisée, et la Godaime en vint presque à plaindre les deux ninjas du Son qui se trouvait à présent saucissonné au sol. Kabuto abandonna rapidement, décidant de la situation pour dormir un peu. Il ne penserait plus ainsi au cadeau dont il ne pourrait pas profiter. De son côté, Orochimaru s’était transformé en serpent pour s’échapper de l’étreinte. Il se tenait à présent devant père Noël, et le toisait d’un air arrogant.
- Désolé papy, mais c’est la fin pour toi.
Et il enfonça son immense sucrerie dans l’énorme bedaine du père Noël, qui resta silencieux, les yeux écarquillés et braqués sur son meurtrier. Tsunade tenta de hurler, mais sa voix était étouffée par la peur et la stupéfaction. Etais-ce la fin ? Le Noël de Konoha était-il fichu ? Tandis que Shizune essuyait quelques larmes du revers de sa manche, Tsunade cherchait dans les cadeaux quelques choses qui pourrait les sauver… mais rien, il n’y avait qu’une multitude de gadgets et jouets inutile, ainsi qu’un Kabuto dormant paisiblement sur le sol, enroulé de rubans multicolores.
- C’est tout ce dont tu es capable, Orochimaru ?! Railla alors une voix rauque, semblant venir de toute part.
- Ce… c’est impossible, je t’ai tué ! Tu es là, empalé au bout de mon sucre d’orge ! Meuuuurt ! Hurla le serpent, et faisant pivoter la sucrerie dans le corps inerte de Santa Claus, tout en sautillant nerveusement.
Mooru Bunshin no Jutsu souffla alors la voix rauque. Au même moment, le corps de Santa Claus explosa en une multitude de guirlandes multicolore de Noël, qui retombèrent sur le visage déconfit d’Orochimaru, qui ne pu qu’éclater en sanglot. Alors, le père Noël jaillit de nulle part, souriant. Il s’approcha lentement du serpent en se dandinant, sa barbe plus blanche que jamais. Il sortit alors un calepin doré d’une de ses nombreuses poches, ainsi qu’une plume de paon. Il chercha alors quelques instant, avant de griffonner quelque chose. Après quelques secondes de silence, une nuée de papillon de Noël colorés jaillit du carnet, tournoyant un instant et baignant Orochimaru dans une pluie de paillettes avant de disparaître dans un feu d’artifice miniature. Le serpent eut alors l’impression d’être baigné dans une soupe au potiron bouillante quelques instant, avant d’être soudainement ramené à la réalité par un câlin de Santa Claus. Tsunade et Shizune regardaient la scène la bouche grande ouverte, en se frottant les yeux.
- Père Noël. ? Que m’avez-vous fait ? Je me sens… mieux. Dit Orochimaru en se relevant, le teint moins blafard qu’habituellement.
- Il y a quarante ans jours pour jours, je t’ai rayé de ma liste des enfants sages Orochimaru. Tu étais un gamin affreux… et je dois avouer que tu l’es encore. Aujourd’hui, tu as cinquante ans, et tu as passé ta vie à accomplir des expériences malsaines, à tuer et à détruire. Tout cela parce que j’avais décidé que tu ne méritais pas de cadeau… Je te rends ce droit, pour cette année. Tout le monde à le droit de passer un joyeux Noël, que la fête soit affreusement commerciale ou pas.
Le Père Noël se retourna, et il s’avança lentement vers Tsunade et Shizune, qui avaient retrouvées leur posture habituelle. Il déposa dans les bras de la blonde un immense sac de tissus.
- Utilise cela pour transporter les cadeau et… soyez gentilles avec Orochimaru, murmura-t-il en esquissant un sourire.
La Godaime acquiesça d’un mouvement de la tête, tandis que Santa Claus allumait un cigare rouge qu’il porta lentement à ses lèvres. Et dans un souffle de fumée sombre et malodorante, il disparu, s’en retournant chez lui.
- J’ai le droit d’entrer à Konoha alors. ? Risqua Orochimaru, en tirant la langue. C’est le Papa Noël qui l’a dit !
- Oui, oui ! Souffla Tsunade, en fourrant plusieurs paquets dans le gros sac. Elle avait beau y mettre des dizaines de cadeaux, il y avait toujours de la place. Shizune et Orochimaru l’aidèrent un peu, avant de détacher Kabuto qui venait de se réveiller. Puis ils repartirent vers Konoha. A leur grand désarroi, le vieux Santa Claus s’était tiré avec son traîneau, et ils durent faire le chemin à pied.
- C’est quand qu’on arrive ???
***
- Alors c’est vrai ??? Vous les avez vraiment retrouvés ??! Hurla Naruto en déchirant avec violence un énorme paquet qui contenait des sous-vêtements propres. Waouh !!!
Comme tous les autres enfants (et grands enfants), Naruto commençait déjà à ouvrir ses cadeaux, tandis qu’une grand fête, improvisée, battait son plein. Orochimaru, Kabuto, Shizune et Tsunade dansaient stupidement, arborant d’immenses chapeaux de Noël qui brillaient de mille feux. Il faisait certes froid, mais les villageois, dans la ville illuminée, étaient heureux de ne pas avoir vu leur Noël gâché. Tous remerciaient le père Noël, sans se douter que le gros bonhomme les épiait du haut d’une tour, un sourire gigantesque inscrit sur le visage.
- Shizune ? Murmura alors Tsunade en s’éloignant de la piste de danse ou le serpent et Kabuto dansaient un slow.
- Oui ? Non, ne me remercie pas ! J’ai toujours été douée dans l’organisation de soirée !
- Ce n’est pas ça… J’ai l’impression d’avoir oublié quelque chose. Oh, ce n’est sans doute rien, retournons danser !
Dans l’antre d’Orochimaru, Jiraiya hurlait à la mort, avec l’espoir que l’on vienne le délivrer. Son visage gonflé par la colère semblait exploser, et son crâne, chauve ruisselait de sueur. A ses côtés, un superbe bonnet de Noël en vraie fourrure et une paire de ciseau. Comme quoi, Orochimaru aura vraiment accomplis les pires crasses dans sa vie.
FIN
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