14:41 - Devenez un Ninja de WoN no Kuni !
The Way Of Naruto

Fiction: Il est toujours risqué de tenir un journal !

Sasuke Uchiwa, volant le journal intime d'Ino ? Qu'est-ce qui se passe, là ? Une conspiration, peut-être... Romance/Humour, couple divers, Neji/Ino, avec un pairing surprise pour Kakashi ! Pas de Yaoi ou de Yuri
Humour / Romance | Mots: 101783 | Comments: 290
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Takara Hatake (Féminin), le 03/06/2007
Eh bien... J'ai relevé un défi pour le pairing de Kakashi... Et puis, faire une vraie fic et non un oneshot me tentait ! En tous cas, c'est assez délirant, et je n'ai reçu que des bons commentaires sur fanfiction.net. Alors j'espère que vous aimerez.


Chapitre 25: Le romantisme est de retour...



… Toutes mes fics en cours ont été effacées de mon ordi, alors en désespoir de cause, j’ai tellement la flemme de recommencer tous mes beaux oneshots que j’ai décidé de me remettre au Journal…
Kakashi : A quelque chose, malheur est bon !
Tais-toi, Kakashi, tu as une philosophie pitoyable !
Kakashi : Moi, au moins, j’ai une philosophie… Contrairement à toi, si j’en juge par ta note au bac blanc !
Toi, tu cherches les ennuis.
Kakashi : J’ai plus rien à perdre. Je t’ai déjà tellement cassé les pieds !
Hinata : Oui, mais ça m’implique, moi aussi, toutes tes gamineries, Kakashi ! Alors, calme-toi ou je te flanque les Soixante-Quatre Poings du Hakke dans la tronche !
Kakashi : Charmante nature…
Tu comprends maintenant pourquoi je te case avec elle, mon cher ? Bon, au chapitre !

°°°°°

Un grand silence régna pendant quelques secondes dans le bureau de l’Hokage.
« Je suis condamnée à… Quoi ? »
Une seconde plus tôt, Tsunade arborait encore sa mine imperturbable. Mais là, le ravissement et son envie de rire apparaissaient graduellement sur son visage, et il était clair qu’elle mourait envie de se mettre à sautiller sur sa chaise, bien que ce fût contraire à sa dignité d’Hokage. Finalement elle explosa :
« A la peine matrimonia-leuh ! A la peine matrimonia-leuh ! Muhahahahahahahaha ! »
Kurenaï, un peu abasourdie, ne comprit pas immédiatement ce qui se passait. Une minute plus tôt, tout le monde avait l’air grave, et là, le bureau résonnait des éclats de rire de tous ses compagnons d’armes. Et même Asuma, qui n’avait jamais eu l’air plus sérieux que lorsqu’il avait suggéré sa peine à Tsunade, s’autorisa un sourire hésitant.
En fait, tout ça lui avait paru très simple et même assez amusant lorsqu’il avait suggéré l’idée à l’Hokage. Mais là, il n’était plus sûr de rien. Il fallait bien le dire, Kurenaï avait son petit caractère. Il n’était pas dit qu’elle accepte qu’on se moque d’elle comme ça sans ronchonner. Et puis, elle n’avait pas l’air de trouver ça très drôle. Son visage était complètement inexpressif, et en fait, elle était la seule à ne pas prendre part à la gaieté et au soulagement général.
Enfin, les paroles de Tsunade pénétrèrent le cerveau engourdi de la jeune femme, et elle se tourna vers Asuma, retrouvant immédiatement son attitude naturelle :
« NON MAIS ! Tu penses quand même pas t’en tirer comme ça ! Ca va pas de ficher une trouille pareille aux gens ! Espèce de psychopathe dangereux et visiblement demeuré !
-Tiens, la voilà redevenue normale, soupira Asuma d’un air fataliste. C’est quand même mieux comme ça, on te préfère tous agressive et dingue que désespérée et dépressive…N’est-ce pas, vous autres ? »
Les ninjas présents continuèrent à sourire, se demandant joyeusement qui des deux entre Asuma et sa chère et tendre allait connaître une fin précoce et tragique. Voilà un bon sujet de pari !
« Cela dit, ajouta Asuma d’un air désinvolte pour cacher le fait qu’il n’était absolument pas sûr de lui, je préfèrerais en discuter euh… dans un endroit où il n’y aura pas Ebisu pour te mater.
-Quoiiiii ? Que ce sale pervers foute le camp ! »
Kurenaï, sans demander son reste, sortit en coup de vent du bureau en faisant signe à Asuma de la suivre. Celui-ci, avant de passer par la porte, fit le signe de la victoire à ses compagnons et leur adressa un clin d’œil.
Lorsqu’ils furent sortis, Tsunade balaya la pièce du regard :
« Euh… Ebisu n’est pas là, si ?
-Non, mais Asuma sait trouver des arguments de poids. Il a obtenu son entrevue entre quatre-z-yeux.
-Mais… Et nos paris ? » S’affola l’Hokage, désespérée.

°°°°°

« Bon. Alors… » Reprit brillamment Asuma en se grattant la nuque.
« Alors ? En effet, il me semble que tu as quelques explications à me fournir. »
Bon. Autant être de la pire mauvaise foi possible.
« Eh bien quoi ? Répliqua-t-il. Tu devrais me remercier, après tout, tu aurais certainement reçu une lourde peine, que j’ai réussi à faire alléger en vrai virtuose !
-…
-Bon, d’accord, c’est moyennement convaincant. Mais, excuse moi, je ne pouvais pas rater la tête que tu as faite quand la vieille a rendu sa sentence !
-Non, mais dis-moi, tu as l’air bien sûr de toi ! Qui dit que je veux d’un mec au style dragueur invétéré avec toujours la clope et le sarcasme aux lèvres !
-Une seconde, tu ne me feras pas croire que tu as traversé tous les rangs d’Orochimaru pour me retrouver uniquement pour me demander quel était mon plat préféré…
-Peut-être pas le plat préféré. Mais pour récupérer des infos sur l’ennemi, pourquoi pas ?
-Peut-être parce qu’il me semble me souvenir, oh, vaguement, ta réponse lorsque je t’ai demandé pourquoi tu avais brisé ta promesse de ne pas faire du sentiment si l’un d’entre nous était capturé.
-Je-ne-me-souviens-pas-du-tout-de-ce-moment-là.
-Mauvais foi complète. Parce que moi, je me souviens très bien. Et… Ajouta-t-il en se penchant vers elle et en posant la main sur le mur au-dessus de son épaule, ça ne me dérangerait pas vraiment de recommencer. »
Kurenaï le vit s’incliner vers elle, et sourit avant de fermer les yeux… Et, le temps d’en cligner, de passer derrière son dos pour lui poser une main sur l’épaule et lui placer un kunaï acéré sur le cou.
Asuma n’eut même pas l’air surpris.
« Tsss… Tu es vraiment prévisible, tu sais, parfois.
-Ah bon ? Sourit-elle. Je ne crois pas.
-Oh si. Parce que j’ai fait équipe avec toi pendant seize ans. Et parce que tu détestes dépenser des forces pour rien. Et que par conséquent, la Kurenaï qui me tient un kunaï sur la gorge est un Genjutsu, et donc, la véritable Kurenaï est toujours dans sa position première… »
Il sourit légèrement, et, sans plus se préoccuper de l’arme portée à son cou, estima à quel emplacement approximatif devaient se trouver les lèvres de Kurenaï, l’embrassa. Celle-ci brisa le Genjutsu sous le choc (pas désagréable cela dit), et réapparut entre les bras du shinobi.
Il embrassait beaucoup mieux que lorsqu’il était à moitié mort dans le camp d’Orochimaru, elle devait bien l’admettre…

°°°°°

Tsunade avait pesté contre les subordonnés rabat-joie qui la privaient du plaisir de perdre ses paris, puis elle s’était fait une raison, et avait demandé à avoir un entretien privé avec Sakura, Sasuke et leurs trois Genins. Les autres shinobis s’étaient regardés, perplexes, avaient salué le maître du village, et étaient sortis les uns après les autres.
Restée seule avec les cinq ninjas, l’Hokage s’était assise dans son fauteuil, et leur avait signalé d’un geste de se mettre à l’aise. Sakura, fidèle à elle-même, avait immédiatement demandé :
« Il y a un problème, Tsunade-sama ?
-Pas exactement répondit celle-ci. Ou plutôt, j’ai simplement des nouvelles à vous donner à propos de ces trois jeunes gens. »
Kei, qui gigotait dans sa chaise en balançant les jambes, pas vraiment intimidée d’être devant Godaime Hokage, mais surtout impatiente de retrouver sa sœur pour leur conter ses exploits, se mit à sautiller de plus belle :
« Qu’est-ce qu’il y a ? On a fait quelque chose de mal ?
-Mais non, sourit Tsunade. Au contraire. En vous voyant vous battre, lors du combat contre Orochimaru, je me suis simplement dit que vous travaillez au-dessous de vos possibilités…
-C'est-à-dire ?
-C’est-à-dire, qu’est-ce que des gamins qui sont capable, avec un travail d’équipe impeccable, de mettre en échec l’ennemi numéro un du village et son bras droit, fichent encore au niveau Genin ? »
Il y eut un silence interloqué. Sasuke fronça les sourcils, Sakura, qui connaissait bien la Sannin, se mit à sourire, Yasuraka, fidèle à lui-même, la fixait d’un regard impénétrable, et Kei et Keiki se tournèrent l’un vers l’autre, l’air ravi et incrédule.
« Ce qui veut dire, compléta Sasuke, qu’ils ont une promotion ?
-Ce qui veut dire, qu’ils passent en niveau Chuunin. Tous les trois.
-Sans examen ? Interrogea Yasuraka.
-En effet.
-Mais, dit Sakura, bien sûr je suis ravie, mais ça ne s’est jamais fait. Et ils sont encore jeunes et inexpérimentés.
-Je sais. Mais quand je vois cette petite Kei, qui est si hyperactive et intenable dans la vie civile, devenir une kunoichi aussi calculatrice et efficace en plein combat, je me dis que ce n’est pas un problème. Pas d’examen.
-YATTAAAAAAAAAA ! »
Vous l’aurez compris, Kei ne pouvait plus retenir sa joie. Passer Chuunin ? A douze ans ? Alors que même son frère et sa sœur avaient dû passer les examens plusieurs fois ? Yahooooo !
Elle et Keiki bondirent de leurs fauteuils et se jetèrent dans les bras l’un de l’autre, sautillant sur place en hurlant pour manifester leur joie. Sakura, incapable de se contenir davantage, se joignit à la mêlée, et même Yasuraka se leva pour aller taper sur l’épaule de ses coéquipiers d’un air ravi, les yeux pétillants. Si sa famille n’était pas convaincue de sa vocation de ninja, à présent !
Sasuke ne laissa rien paraître de sa fierté, et dit brusquement :
« Bon, vous aurez tout le temps de vous congratuler plus tard. Il faut que je m’entretienne avec Tsunade-sama en ce qui concerne les effectifs des AMBUs. Sakura, je te retrouve dans une heure chez toi ?
-Bien sûr, répondit la jeune femme avec gaieté.
-Ne t’habille pas trop classe, j’ai quelque chose à te montrer… Mais ça risque d’être rude pour les vêtements. »
Sakura leva les yeux au ciel d’un air goguenard :
« Je parie que tu es la seule personne au monde à proposer un entraînement à ta petite amie quand vous avez enfin une chance de passer un moment tranquille !
-Oh, répliqua Sasuke avec un sourire imperceptible sur les lèvres. Ce ne sera pas exactement… Un entraînement. »
Sakura fronça les sourcils, et entraîna ses Genins, non pardon Chuunins, hors du bureau, en se demandant ce que cet Uchiwa de malheur avait encore pu inventer…

°°°°°

« Je suis épuisé. Et je meurs de faim. Quelqu’un est partant pour une escale chez Ichiraku, maintenant que tout est revenu à la normale et qu’on a le temps de manger tranquillement ?
-Regardez-moi ça… Tu es un bon exemple de ninja, Kakashi, tu parles d’abord avec ton estomac !
-Et toi avec ta langue de serpent, Hinata. »
Le retour à l’usage des prénoms pouvait laisser supposer que les choses s’étaient tassées entre ces deux là. Or, il n’en était rien. Preuve en était les dents découvertes de part et d’autre, et les regards menaçants.
Naruto leva la lourde atmosphère, sans même s’en rendre compte, abruti qu’il était :
« Ouais ! Kakashi a toujours raison : j’ai la dalle ! Qui m’aime me suiiiiiive ! »
Et il fonça vers le stand de ramens. Tout le monde éclata de rire, et se dirigea nonchalamment sur ses pas, en parlant de la bataille gagnée, de la fin du siège du village, des blessures d’Orochimaru, d’Asuma et de Kurenaï, et encore de nombreux sujets passionnants. Kakashi s’aperçut avec étonnement qu’Hinata leur avait emboîté le pas :
« Je croyais que tu n’avais pas faim.
-J’ai dit que tu étais un estomac sur pattes. Je n’ai pas dit que je n’étais pas bâtie sur le même principe ! »
Elle lui sourit, et Kakashi se permit d’éclater de rire. Apparemment, elle aussi en avait assez de cette dispute stupide. Et puis après tout, c’était elle qui l’avait tabassé, pas le contraire…
Ils engagèrent une conversation courtoise, même si encore un peu raide, pendant que les remarques joyeuses fusaient autour de la table que Naruto avait réservée pour eux.

Temari avait bien recouvré de ses blessures, et elle était aussi alerte et pleine d’entrain qu’avant. Cependant, Shikamaru ne la quittait pas des yeux, comme si elle avait encore été sur son lit d’hôpital, avec ses côtes et une épaule cassées. Finalement, Temari le remarqua, et éclata de rire :
« Arrête de me couver des yeux, Nara Shikamaru ! Je me porte parfaitement bien ! Et puis, ça arrive à tout le monde de se faire blesser.
-En général, c’est plutôt toi qui blesses les autres. Enfin, je suppose que ça va à présent. Mais si je te reprend à être aussi imprudente pendant un combat, je te…
-Trucide ?
-Je te soumets à l’Etreinte Mortelle de l’Ombre ! Jusqu’à ce que tu promettes de te tenir tranquille !
- Ah, là, là, mais c’est qu’il est protecteur, notre petit Shika-kun…
-Je récuse le terme « petit ». »
En effet, Shikamaru se leva et fit le tour de la table pour se placer à côté de sa petite amie. Celle-ci se rendit compte qu’il la surplombait en la regardant de manière tout à fait menaçante et que quand il faisait cette tête là, elle n’avait plus du tout envie de l’énerver.
« Temari. Viens dehors une minute, il faut que je te parle sérieusement.
-Hein ? Oh, d’accord. »
Elle se leva, et marcha devant lui, sortit du stand, et s’arrêta un peu à l’écart, sous le portique qui menait au palais de l’Hokage.
« Alors ? Il y a un problème ?
-Oui, il y a un problème. Il n’est pas question que tu restes comme ça.
-Hein ? »
Temari ne voyait vraiment pas le problème. Comme ça, ça voulait dire quoi, ça encore ?
« Euh, c’est-à-dire ?
-C'est-à-dire que tu vas me rattacher ces cheveux tout de suite et fermer un peu le col de ta veste, ou sinon il va y avoir un meurtre perpétué sur les personnes de tous ces abrutis qui louchent de ton côté ! »
Temari resta un moment interdite, puis rejeta la tête en arrière, et se laissa tomber sur un banc en hurlant de rire.
« Qu’est-ce qu’il y a de drôle !
-Muhahahaha ! Jaloux, le petit Shika-kun ?
-Arrête de m’appeler comme ça !
-Oh, non, ça c’est trop drôle !
-Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, et si tu continues à…
-Muhahaha ! »
Shikamaru semblait à bout de nerfs. Les événements des jours précédents, de « l’affaire Tenten » au siège de Konoha, à la blessure de la femme qu’il aimait, lui avaient mis une pression terrible, qui commençait tout juste à redescendre.
Elle remonta d’un coup. Le calme génie de l’équipe 10 perdit à ce moment son sang froid. Ce qu’il avait le plus envie de faire, à ce moment-là, c’était de mettre un bon coup de poing dans la figure de Temari pour lui remettre les idées en place. Mais on n’est pas censé faire ça lorsqu’on est fou amoureux.
Il s’obligea donc à se dominer, mais tout ce qu’il put faire fut de tourner les talons et de s’éloigner à grands pas, le plus vite possible, en direction des terrains d’entraînement.
Temari le regarda partir, perdue. Depuis quand était-il si sensible une simple plaisanterie ?
Elle voulut le rejoindre et lui dire qu’elle était désolée de l’avoir mis dans un état pareil, mais un éclair noir bondit hors du palais de l’Hokage et se jeta sur elle :
« Temari-chaaaaaaan ! Devinez quoi devinez quoi devinez quoi ! »
Le temps que Kei lui ait raconté sa promotion, que Keiki en ait rajouté une couche et que Yasuraka ait réussi à les faire taire, Shikamaru avait disparu au loin. Temari, frétillant sur place dans sa hâte de le retrouver, leur indiqua où trouver les autres, et bondit dans la rue pour retrouver Shikamaru.
Elle mit bien une demi-heure pour le retrouver, non pas sur son terrain habituel, mais sur celui de l’équipe 7. Il était allongé par terre, et fixait le ciel, suivant des yeux les nuages qui s’y traînaient paresseusement. Temari s’approcha, sans bruit. Tout cela lui rappelait la nuit où elle l’avait trouvé endormi, et où ils s’étaient disputés. Elle avait fini par lui hurler : « Je te hais, Nara Shikamaru ! »… Génial, comme les bons souvenirs reparaissaient au bon moment, songea-t-elle, agacée.
Elle s’assit à côté de lui. Il ne bougea même pas, ne donna aucun signe qu’il s’était aperçu de sa présence. En fait, il se demandait comment réagir. S’excuser de l’avoir plantée là ? L’ignorer ? Faire comme de si ne rien n’était ?
Ou tout simplement attendre qu’elle fasse le premier pas…
« Hum… Shikamaru.
-Hn.
-Tu es fâché ? »
Il se redressa de surprise. Elle avait l’air d’une petite fille perdue lorsqu’elle parlait comme ça ! Pas de sa Temari-chan, de sa kunoichi toujours d’attaque ! Il évita son regard implorant, et se passa la main dans ses cheveux, embarrassé. Comment faisait-elle pour qu’il se sente toujours en faute !
« Non ! Je veux dire… Pas vraiment. Peut-être juste un peu agacé sur les bords…
-Tu n’aimes pas que je t’appelle Shika-kun ?
-Non. J’ai horreur de ça.
-Bon… Je ne le ferai plus. »
Mais elle avait l’air si déçue et si misérable, que Shikamaru ne put s’empêcher de s’exclamer :
« Mais non ! C’est pas grave ! Appelle moi comme ça tant que tu voudras !
-Yatta ! »
Et le jeune Nara comprit qu’il s’était une fois de plus laissé embobiner. Il grogna en se laissant retomber sur l’herbe.
« Hmmm. Je prévoyais de faire quelque chose, mais vu comme tu réussis à me manipuler, je me demande si je ne vais pas plutôt y réfléchir encore un peu… »
Son ton fit dresser l’oreille de Temari, qui se rapprocha, et se redressa juste assez pour le surplomber :
« Faire quoi ?
-Je crois que je vais vraiment attendre encore un peu.
-C’est quoi !
-Quelques temps.
-C’est-quoi.
-En fait…
-Dis-le ! »
N’y tenant plus, elle bondit sur lui et commença à le chatouiller sans vergogne, décidée à parvenir à ses fins. Shikamaru, très chatouilleux, finit par abdiquer, et lui attrapa les poignets pour faire cesser la torture. Puis, il la fit basculer sur le côté de façon à ce qu’il puisse se redresser. A genoux, il sortit une boîte de sa poche et l’agita sous le nez de Temari. Les yeux de celle-ci s’élargirent sous le choc de la réalisation. Sa bouche s’entrouvrit légèrement. Pour la réveiller, Shikamaru se pencha en avant, et posa ses lèvres sur les siennes. Cela fit sortir Temari de sa transe, et elle se recula, pour lui demander d’un ton ravi et paniqué à la fois :
« Mais c’est vraiment… ? » Elle tendit la main pour prendre l’écrin, mais Shikamaru le tint hors de portée :
« Je ne te la donne qu’à une condition. Tu ne m’appelles plus jamais Shika-kun.
-Promis ! »
Elle se jeta sur lui, et ouvrit l’écrin, y découvrant un anneau d’argent et d’or entremêlé tout simple, fin. Heureuse, elle se blottit contre son fiancé, qu’elle avait repoussé un peu rudement le dos contre le sol, et tous deux restèrent là, tranquilles, pendant plusieurs heures. Temari n’aurait jamais voulu bouger.
Mais lorsque Shikamaru parla enfin pour lui proposer d’annoncer la nouvelle à leurs amis, elle bondit sur ses pieds et l’entraîna en courant vers Ichiraku.

°°°°°

Lorsque les deux amoureux rejoignirent le stand, Sakura et Sasuke avaient rejoint les autres, et leur entrée ne passa pas inaperçue : Temari traînait par la main Shikamaru, qui, tout en grommelant « Galère… », souriait de toutes ses dents. Ils s’immobilisèrent devant la table qu’occupaient leurs amis. Sans un mot, Temari alla se planter devant Gaara, et lui sauta au cou :
« Kyaaaaaaaa ! »
Gaara, qui avait été très occupé à caresser la main de Tenten, sous la table, fit un bond, pas ravi d’être dérangé. Il lança un regard meurtrier à sa sœur, ne comprenant pas la cause d’une telle explosion d’allégresse, jusqu’à ce que Tenten, elle, ne remarque la bague, et s’écrie en serrant Temari contre elle :
« C’est pas vrai ! Il s’est décidé ! C’est pas vrai ! »
En quelques secondes, tout le stand fut mis au courant, et Shikamaru et Temari furent assaillis par leurs compagnons. Au bout d’un instant, Temari remarqua quelque chose qui la fit sursauter : Gaara avait la larme à l’œil !
Ino fêta les nouveaux fiancés, comme tout le monde. Puis, un peu fatiguée et découragée elle se laissa tomber sur sa chaise. C’était égoïste, de penser à ça à un moment pareil, mais… Elle commençait à se demander si jamais elle se retrouverait un jour dans la situation de Temari et Tenten. Neji n’y avait jamais fait la moindre allusion, et pourtant…
Elle chassa cette pensée de son esprit, et se leva, annonçant à la ronde qu’elle allait rentrer chez elle pour voir ses parents et les rassurer sur son sort. Lorsque Neji proposa de l’accompagner, elle déclina l’invitation… Il la suivit du regard, les sourcils froncés, l’air songeur jusqu’à ce qu’elle tourne le coin de la rue.

°°°°°


Yasuraka, Kei et Keiki avaient décidé de célébrer ensemble leur montée en grade, avant de l’annoncer à leurs parents, et à leurs nouveaux collègues. En fait, ils ne réalisaient pas encore tout à fait. Ils étaient Chuunins. Sans rire. A leur âge !
Kei avait d’abord pensé courir chez elle pour annoncer la nouvelle à la ronde, mais un coup d’œil à Keiki lui avait fait comprendre qu’il ne tenait pas à ce que tout se fasse aussi vite. Sa famille désapprouvait sa carrière de ninja, alors, il se demandait si ses parents allaient être fiers de lui, ou ignorer son exploit pour bien lui faire comprendre qu’il ferait mieux de devenir commerçant, comme eux. Kei avait donc décidé de rester lui tenir compagnie, et Yasuraka les avait accompagnés. Pour une fois, l’ambiance entre les trois était détendue et amicale, et même le génie aux yeux bleu profond parlait bien plus que de coutume.
Kei était heureuse de savoir qu’ils continueraient à faire équipe. A eux trois, ils formaient un team soudé, malgré tout, et capable. Grâce à ses amis, elle avait fait des progrès considérables, et elle n’avait pas la moindre envie d’être séparée d’eux.
Soudain, ils virent Temari et Shikamaru passer en courant devant eux, et Kei aperçut un éclair de lumière qui se reflétait sur la main de la kunoichi. Les trois enfants échangèrent un regard entendu, et la conversation dériva :
« Dites ! Vous croyez que Sakura-sensei et Sasuke-sensei vont se marier, un jour ?
-C’est sûr. Tu ne penses pas que Sakura-sensei va laisser Sasuke-sensei s’en tirer aussi facilement, plaisanta Keiki.
-En fait, remarqua Yasuraka avec une expression pensive, c’est fou ce qu’il y a eu comme fiançailles, mariages et autres, parme les Junins que nous connaissons : nos senseis, le Kazekage et Tenten, ces deux-là, Yamanaka Ino et Hyûga Neji, Yuhi Kurenaï et Sarutobi Asuma… Même l’Hokage… J’en oublie sans doute. C’est beaucoup, non ?
-Moui, répondit Kei en fronçant les sourcils. N’empêche, je trouve qu’il manque un couple au tableau, pas vous ?
-Evidemment. Hatake Kakashi et Hyûga Hinata. Le couple le plus casse-pieds de cette histoire de fous… » Résuma Keiki.
Et là, le sérieux, le glaçon, l’imperturbable Yasuraka les dévisagea avec un rictus dangereux aux lèvres…
« Vous savez ce que je pense… ? »

°°°°°

Kakashi rentrait en sifflant à travers les rues de Konoha. Il était déjà bien tard, et il venait de quitter le groupe des shinobis. Ils s’étaient tous séparés après une soirée bien arrosée de saké. En définitive, tout ça était un bon bilan : une mission réussie, la problème Kurenaï résolu de manière heureuse, probablement parce que personne n’avait vu reparaître les deux tourtereaux, un mariage en perspective, et en plus, il s’était réconcilié avec Hinata…
Tout allait bien.
Soudain, une silhouette retomba à quelques mètres devant lui, et lui adressa un signe de la main. Plissant les yeux, il distingua l’identité de la personne :
« Tiens ! Keiki ! Félicitations pour ta montée en grade… Y’a un problème ?
-Non, pas vraiment. » Le Chuunin s’approcha, et plongea une main dans la poche pour en sortir un papier plié en quatre, et le lui tendre :
« Hinata-san m’a demandé de vous donner ce message, elle devait rentrer rapidement, et c’était sur ma route… Bon, ben à bientôt. »
Kakashi le regarda s’éloigner, et déplia la feuille, intrigué. Au fur et à mesure qu’il lisait les mots qui s’y étalaient, d’une écriture ronde et posée, ses yeux s’illuminaient :

« Cher Kakashi-kun,
Je me disais, vu que cette soirée avait été très agréable, que peut-être nous pourrions recommencer ça, nous deux, demain soir ? Au restaurant au bord de la plage, à vingt heures ?
Je t’y attendrai,
Hinata. »

Y irait-il ?
Et comment !

°°°°°

Hinata, asssise sur son lit, relisait encore et encore le message, glissé sous sa porte par une main bénie :

« Hinata-chan,
Que dirais-tu d’une soirée tranquille, demain soir, pour célébrer notre succès de mission ? Au bord de la plage, le nouveau restaurant, à huit heures ? Histoire de mettre fin à notre (long) malentendu…
A demain,
Kakashi. »

Elle savait déjà comment elle s’habillerait…

°°°°°

Gaara et Tenten étaient rentrés, en silence, à l’appartement de cette dernière. Il la tenait fermement par la taille, jetant un regard menaçant à tous ceux qui osaient lui jeter un regard, tandis qu’ils traversaient les quartiers à risque de Konoha.
Enfin, ils arrivèrent, et enfin, après une fête interrompue, une séparation, une guerre, un conseil des shinobis et une fête, leur lune de miel put enfin commencer.

°°°°°

Et voilà ! Je sais, c’est court, mais ça a suffisamment traîné, ce me semble !
Kakashi : Je sens la mauvaise blague qui arrive pour moi, là…
Hinata : On est deux.
Gaara : C’est gentil de m’autoriser enfin à avoir un peu de temps en privé avec ma femme…
Pas de quoi.
Gaara : C’était de l’ironie…
A travers les touches de clavier, ça ne se sent pas tant que ça. Et puis, depuis quand tu fais de l’ironie ?
Tenten : Je lui apprends. C’est dur.
Bon, ben tout est possible… Reviews ?


Takara Hatake





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