14:25 - Devenez un Ninja de WoN no Kuni !
The Way Of Naruto

Fiction: Il est toujours risqué de tenir un journal !

Sasuke Uchiwa, volant le journal intime d'Ino ? Qu'est-ce qui se passe, là ? Une conspiration, peut-être... Romance/Humour, couple divers, Neji/Ino, avec un pairing surprise pour Kakashi ! Pas de Yaoi ou de Yuri
Humour / Romance | Mots: 101783 | Comments: 290
Version imprimable
Aller au
Takara Hatake (Féminin), le 15/10/2006
Eh bien... J'ai relevé un défi pour le pairing de Kakashi... Et puis, faire une vraie fic et non un oneshot me tentait ! En tous cas, c'est assez délirant, et je n'i reçu que des bons commentaires sur fanfiction.net. Alors j'espère que vous aimerez.

Bon, cette fois-ce je m’y prends à l’avance pour commencer ce 19è chapitre… Attendez une minute ! Déjà, 19è ?
Kakashi : Ouais. Et non seulement mes problèmes ne sont pas encore résolus, mais en plus je suis quasi-clamsé !
Arrête de te plaindre !
Kakashi : Bon, on va voir mon état dans ce chapitre ?
Tu verras bien ! En fait, je ne suis pas sure… J’ai envie de voir la tête de Marie-France et les commentaires des autres quand ils se rendront compte que le suspens est toujours là… Après tout, tu m’as tellement cassé les pieds, que je me demande quel sort je vais te réserver…
Kakashi : Quoiiii ? Tu veux dire que tu n’as toujours pas décidé ?
Non…
Kakashi : Takara-hime-dono-sama, veuillez accepter ces quelques fleurs…
Hypocrite ! Bah, je garde les fleurs, même si je préfèrerais que ce soit Gaara qui me les offre…
Kakashi : Sans problème ! Gaara, donne-lui ces fleurs tout de suite !
Gaara : Groumph.
Ouiii, Gaara-kun, je continue ma fic ! Promis !

°°°°°


Chapitre 18: Trahison et Oignons !





Trahison et oignons.


Sasuke et Naruto attendaient depuis deux heures déjà dans le couloir de l’hôpital. La moitié de leur ancien team à moitié démolie, dont un ninja copieur censé être un génie et la kunoichi pas loin de devenir légendaire, ça faisait beaucoup en même temps.
Naruto faisait les cent pas devant le jeune Uchiwa, qui, lui, était assis, la tête entre ses mains…
Il s’en voulait à mort d’avoir crié sur sa coéquipière parce qu’elle n’avait pas été capable de soigner Kakashi. Il aurait dû se douter qu’elle ne l’avait pas laissé en plan pour le plaisir, qu’elle était purement et simplement en pleine rechute, ce qui n’était pas étonnant vu l’état dans lequel elle avait été trois jours auparavant.
A sa décharge, il fallait dire qu’au moment où il avait vu son ancien sensei en si mauvais état, avec Sakura qui ne faisait pas un geste à ses côtés, et les trois Genins qui braillaient (enfin, non, deux, Yasuraka n’était pas en cause), il n’était pas en état de réfléchir correctement.

Le jeune homme se sentit repris par son envie de foncer chez les Hyûga pour flanquer une volée à Hinata, histoire de lui apprendre à vivre. Grâce à elle, Kakashi était en état critique et les med-nins s’attendaient apparemment à le voir expirer à tout instant. Et Sakura n’était pas fraîche non plus. Apparemment, elle ne réussissait plus à malaxer son chakra, elle qui avait toujours été si douée pour ça, et sa force légendaire l’avait abandonné.
Et, comble de tout, il n’était pas autorisé, et Naruto non plus, à la voir pour le moment, sous prétexte qu’ils la fatigueraient ! Bon, c’était peut-être vrai pour Naruto, mais certainement pas pour lui ! Alors ?

Il leva la tête en sentant que Naruto venait de se planter devant lui (Y’a même pas besoin d’instinct ninja pour ça…).
« Qu’est-ce qui lui a pris, à Hinata ?
-Je n’en sais rien.
-Tu étais là, non ?
-Hn.
-Alors ? Elle ne tape pas sur les gens pour rien ! Surtout sur des gens du village ! Et sur Kakashi, c’est pas possible ! Chuis sûr qu’il y a du Orochimaru sous tout ça ! Si, j’t’assure ! »
Sasuke sourit presque en entendant les hypothèses farfelues de son compagnon. Depuis qu’il était AMBU, il voyait du Oto no Kuni partout…

« Non, Naruto, je pense juste que c’est un coup de fureur, c’est tout…
-Hinata ? En fureur ? C’te blague !
-Bon, écoute, garçon-renard borné. Tu as lu le journal d’Ino ?
-Ben, heu, oui…
-Tu te souviens de « l’article Kakashi » ?
-Euh… »
Le jeune Uchiwa leva les yeux au ciel. Des années de responsabilités n’avaient pas mis de plomb dans la cervelle de Jinchuuriki, visiblement.
« Il était censé être amoureux d’une fille qui avait une grande différence d’âge avec lui, ça te rappelle quelque chose ?
-Ah, oui !
-Et une héritière…
-Ca pourrait être Tsunade-sama, non ?
-Ca pourrait, mais ça ne l’est pas. Bref, quand Hinata a mal compris les mots de Kakashi et l’a interprété comme une insulte personnelle, ils se sont battus, et Hinata était tellement furieuse contre lui, que je pense qu’elle a presque oublié contre qui elle se battait…
-Elle est encore plus nouille que moi, alors !
-Non, pas à ce point là…
-Hey !
-Pour simplifier, au début, c’était juste un match pas très amical, mais avec le choc des chakras, la douleur et l’envie de vaincre, Hinata est allée trop loin, et regarde ce que ça a donné.
-Je vais la tuer ! »

Quoique sur ce point ses sentiments soient les mêmes que ceux de Naruto, Sasuke s’efforça dde garder la tête froide, et l’attrapa par le bras pour éviter qu’il ne fonce droit chez Hinata.
« C’est ça, va créer un incident diplomatique en attaquant l’héritière du premier clan de Konoha, et te faire rétamer par Neji. Excellente idée. Et puis, tu sais quoi ? Je pense qu’Hinata doit être encore en pire état que Kakashi. Moralement, j’entends. »

Naruto aurait bien essayé de faire lâcher sa manche à Sasuke, mais la porte du bloc opératoire s’ouvrit, et Tsunade-sama en sortit, des larmes coulant sur ses joues…

°°°°°

Tenten vérifia encore une fois qu’elle n’oubliait rien, ramassa une étole qu’elle avait laissé traîner là la veille, et la fourra dans son sac. Bon, ça devrait aller.
Elle jeta un coup d’œil à sa chambre, et haussa les épaules. Ca allait lui faire bizarre de passer d’une chambre digne d’un hôtel quatre étoiles à son appartement trois pièces dans le centre de Konoha…
Elle avisa la pendule au mur, et poussa un juron qui aurait fait bondir sa mère, toujours persuadée qu’elle avait été élevée au couvent des oiseaux.
« Mais je suis super en retard ! »
Elle se précipita vers la porte et traversa le palais et ses couloirs interminables en courant. Elle arriva au bureau du Kazekage, et entra sans frapper. De toutes façons, il n’était pas là. C’était bizarre d’ailleurs, normalement il était déjà en train de travailler à cette heure-là.
Elle ne prit pas le temps d’approfondir le sujet, et se rua sur le bureau. Il n’y avait plus qu’un seul laissez-passer, qui portait son nom.
Ah. Temari et Shikamaru en avaient eu marre de l’attendre et en avaient profité pour la devancer, alors ? Histoire de rester en tête à tête ? Kawaii…
Elle attrapa le papier au vol et sortit à la vitesse grand V du palais.

Arrivée dans la rue, elle s’arrêta brièvement pour s’orienter. Elle connaissait assez bien Suna après les quelques semaines qu’elle y avait passées, et elle se dirigea droit vers la porte la plus proche, la Porte du Feu. (Il y a quatre portes à Suna : celle du Feu, celle de l’Eclair, celle de la Pluie et celle de l’Herbe, selon les villages en direction desquels elles sont orientées. Je précise que cette précision est pure invention de l’auteur…) Le chemin le plus court vers Konoha était en toute logique la ligne droite.

Elle dut traverser le marché, des rues innombrables, et se débarrasser de quelques fâcheux avant d’arriver en vue de la porte. Suna était aussi grand que Konoha, et c’était parfois assez agaçant.
Elle ralentit et cessa de courir comme une folle pour éviter que les gardes qui allaient examiner son laissez-passer ne la fassent interner, et s’approcha tranquillement de la muraille.

Au début, elle crut être victime d’une illusion d’optique lorsque les portes commencèrent à se refermer droit devant elle. Sentant que quelque chose n’allait pas, elle pressa le pas, puis se mit à courir à nouveau. Elle était encore trop loin, et atteignit son but juste au moment où les portes se fermaient…
Son fameux caractère reprit le dessus, et elle se tourna vers les gardes qui avaient actionné le mécanisme de la porte, les mains sur les hanches.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? Ces portes ne sont jamais fermées ! J’ai un laissez-passer en bonne et due forme du Kazekage, je suis Tenten de Konoha no Kuni ! J’exige que vous me laissiez sortir immédiatement ! »

Généralement, quand elle faisait montre de mauvais caractère, les gens cédaient en voyant son expression furieuse. Elle fut donc assez prise de court quand les deux gardes se contentèrent d’échanger un regard entendu, et de se placer devant elle.
Sentant qu’un danger la guettait, elle plaça sa main légèrement plus près de son étui à shurikens, et détailla ses adversaires. Deux shinobis Junins. Mais elle remarqua un insigne spécial sur leur manche et serra les dents. Des membres des forces spéciales… L’équivalent de l’AMBU à Suna.
Bref, des types dangereux.

« Tenten de Konoha, c’est ça ?
-Vous êtes sourds ?
-Répondez. Vous êtes bien la Maîtresse des Armes de Konoha ?
-Attendez une minute, comment vous savez ça !
-Bon, écoutez, désolé, mais vous êtes en état d’arrestation…
-Pardon ? »

La jeune kunoichi écarquilla les yeux, puis éclata de rire. Génial la blague…
« Super, c’est très drôle, vous me laissez partir maintenant ? »
Elle voulut contourner le premier ninja, mais il se déplaça de façon à lui barrer la route. Fronçant les sourcils, elle le poussa légèrement pour lui signifier qu’il ferait mieux de dégager le chemin.
Entre-temps, une foule d’habitants de Suna s’était rassemblée pour voir pourquoi les portes avaient été closes, et assistaient à l’altercation.
Tenten s’en rendit compte, et rougit. Elle détestait être au centre de l’attention, comme ça.

Ce fut à ce moment-là, alors qu’elle tournait ses pensées vers autre chose que les deux ninjas, que ces derniers l’attaquèrent.

Sous le choc, elle para leurs attaques par pur réflexe. C’était quoi ce bazar ? Elle se faisait agresser par deux ninjas qui avaient l’air tout fait réglos, d’un village allié, alors qu’elle était en visite officielle ?
Sortant ses kunaïs, elle para les senbons qui arrivaient droit vers sa gorge, et s’éleva répliqua en utilisant une technique de taijutsu qu’elle avait apprise récemment de Lee :
« La Tornade de Konoha ! »
Elle réussit à frapper l’un de ses adversaires, mais il se releva sans perdre de temps, et répliqua par une série de coups de pieds qui aurait fait honneur au disciple préféré de Gaï-sensei. Elle les para tant bien que mal, surtout que l’autre ninja commençait à forme des sceaux.
« Tigre, serpent, lapin, cochon, cheval : Le Vent d’Epines ! »
Des milliers de minuscules senbons volèrent vers elle, sans qu’elle puisse les parer tous. Ils étaient trop petits pour faire grand dommage séparément, mais s’en prendre autant dans le corps, ça ne faisait pas du bien.
Elle sentit ses forces décroître. Les armes étaient probablement enduites de poison, ou de sédatif dans le meilleur des cas.
Traduction, elle était mal.
Elle décida de tenter sa dernière carte pour se sortir de ce pétrin auquel elle ne comprenait strictement rien. Elle savait qu’elle ne disposait plus que de quelques minutes avant de n’être plus en état de combattre, et elle entendait profiter du temps qui lui restait. Même si de toutes façons, elle n’avait aucune chance de parvenir à sortir de Suna.

« Technique des Dragons Célestes ! » (Je ne me souviens plus du nom de son jutsu, excusez si ce n’est pas ça…)
Elle s’éleva gracieusement dans les airs et tira deux rouleaux d’invocation d’armes de sa ceinture. Elle fit apparaître une volée d’armes diverses et variées dirigées vers les deux membres des forces spéciales. Elle sourit. Ils n’auraient jamais le temps de les éviter, ils étaient cuits.
Au moins elle n’aurait pas perdu de façon minable… C’était déjà ça.

Elle déchanta lorsqu’elle vit une barrière de sable s’interposer entre ses armes et leurs cibles. Elle n’eut cependant pas le temps de creuser la question, car le sol se rapprochait un peu trop rapidement à son goût… Son corps était engourdi par le produit dont avaient été enduits les senbons du début du combat, et elle ne pouvait rien faire pour stopper sa chute.
Elle se sentit heurter brutalement quelque chose de dur, et être posée un peu moins doucement que la situation ne l’exigeait à terre par un matelas un peu rêche (un peu…) de sable.
Elle s’écroula à terre, et fut immédiatement ramassée comme une poupée de chiffons par ses deux antagonistes. Elle leva la tête avec difficulté, et se retrouva face à Gaara, qui, pour la première fois depuis des mois, portait sa tenue de combat. Elle retrouva de sa superbe et lui jeta un regard furieux.

« Qu’est-ce que ça signifie, Gaara ? Dis-leur de ma lâcher tout de suite ! »
A sa grande surprise, le frère de Temari ne prononça pas un mot, se contentant de la fixer d’un air impénétrable.
Ce fut le ninja qui tenait son bras gauche qui parla à sa place.
« Adressez-vous avec respect à Kazekage-sama ! Et de toutes façons, si on vous lâchait, vous vous effondreriez par terre, alors… »
Le mieux qu’elle put faire pour lui répondre fut de lui lancer un regard méprisant. Puis, elle tourna à nouveau ses yeux dans la direction du Kazekage-sama en question, en espérant comprendre ce qui était en train de lui arriver.
Il croisa son regard sans flancher, et énonça tranquillement, sans sentiments apparents :

« Tenten, Maîtresse d’Armes de Konoha, vous êtes accusée de haute trahison, de votre propre initiative, envers le village allié au vôtre, Suna no Kuni. »

Cela lui sembla tellement absurde qu’elle ne trouva pas sa voix pour répondre. Trahison ? Quelle trahison ? Elle avait obéi à tus ses ordres scrupuleusement ! Qu’est-ce qui se passait ?
« Gaara ! Je…
-Vous pouvez l’emmener. »

Les gardes s’empressèrent d’obéir à leur Kazekage, sans tenir compte des tentatives de résistance de Tenten, qui voulait parler à Gaara. Si seulement elle avait expliquer qu’elle ne comprenait pas du tout ce qui se passait, elle était sure qu’elle aurait pu faire entendre raison à Gaara.
Mais là, il semblait se moquer totalement de ce qui lui arrivait.
Elle sentit un frisson parcourir son dos. A ce moment-là, Gaara n’était plus celui qu’elle connaissait. Il était le Kazekage de Suna no Kuni, et sa priorité était de protéger son village…
Avant que ses paupières deviennent trop lourdes pour qu’elle puisse les garder levées, elle aperçut Kankurô.
Il avait un drôle d’air coupable mal dissimulé…

°°°°°

Shikamaru et Temari commençaient à s’inquiéter. Tenten ne les avait toujours pas rejoints, alors qu’ils avaient installé le camp depuis plusieurs heures.
Le dîner allait refroidir.

Finalement Shikamaru prit le seule décision raisonnable.
« Bon, on reprend le chemin en sens inverse. Si on ne la rencontre pas, c’est que quelque chose ne va décidément pas bien. »

En arrivant à Suna, ils apprirent la nouvelle. Aucun de leurs arguments ni de leurs cris ne purent convaincre Gaara de les laisser aller voir Tenten là où elle était détenue. En revanche, il les chargea d’un message pour Konoha…

°°°°°

« Tsunade-sama…
-Oh, vous êtes là, Sasuke, Naruto ? »
Elle se détourna rapidement pour sécher ses larmes, et leur fit à nouveau face. Sasuke serra les dents.
« Comment vont-ils ?
-Sakura est hors de danger, c’était juste une rechute, je n’aurais pas dû la faire sortir de l’hôpital si tôt, en fait… »
Sasuke laissa échapper un soupir. Au moins une nouvelle rassurante… Mais il restait…
« Et Kakashi ? »

A ce moment-là, une petite voix se fit entendre de derrière eux.
« Co-comment va-t-t-il ? j-je… »
Ils firent volte-face de concert et Tsunade prit à bras-le-corps Naruto pour l’empêcher de commettre un meurtre.
« Hinata !
-J-je… J-je…
-Tu ? »

En quelques heures, Hinata avait perdu toute la confiance en elle qu’elle avait mis des années à acquérir. Lorsqu’elle s’était retrouvée face au corps inanimé de Kakashi, elle s’était mise à trembler sans s’arrêter, et quand Sasuke lui avait hurlé de ficher le camp et de retourner chez elle, elle n’avait pas osé lui tenir tête pour demander à venir à l’hôpital.
Rentrée chez elle, elle n’avait parlé à personne, et s’était enfermée dans sa chambre pour essayer de se calmer, et Neji avait dû enfoncer la porte pour venir voir ce qu’elle avait.
Il aurait été mal placé pour lui faire des reproches, après tout, il avait fait exactement la même chose à Sasuke, alors, il l’avait prise par le bras en lui disant :
« Bon. Tu voudrais voir comment il va, non ? Je t’y emmène. »

Et à présent, elle était là, toujours en train de trembler et de se tripoter les doigts, n’osant pas regarder les autres en face.
« Il fallait te demander ça avant d’essayer de le tuer !
-Na-naruto-kun…
-Ca suffit Naruto ! »
Neji avait fait un pas en avant et défiait les deux ninjas du regard.
« C’est un truc de famille, de démolir les gens de son village, Hyûga ?
-La ferme, Uchiwa ! On est venus parler à l’Hokage, pas à des subalternes ! Tsunade-sama… »

Le terme « subalternes » rendit encore plus furieux les deux AMBUS. (Oui, ils sont AMBUS, je ne l’avais pas dit ? Mea culpa…) Neji avait été délibérément insultant, pour bien leur faire comprendre que ce n’était pas le moment d’embêter sa cousine. Mais ils ne semblaient pas comprendre ses intentions profondes… Baka !
Tsunade fit un geste pour les faire taire, et s’adressa gentiment à Hinata. Elle au moins, avait compris le message de Neji. Au moins une personne intelligente dans l’assemblée…
« Ts-tsunade-sama… Vous… Vous ne pleurez pas, hein ? »
L’Hokage toucha ses joues comme si elle venait à peine de s’en rendre compte, et sourit faiblement à Hinata.
« Ne t’inquiète pas, Hinata, il est hors de danger. »

Les quatre Junins firent un bond de deux mètres de haut chacun (ça fait huit mètre en tout. Joli.) et trois d’entre eux se mirent à hurler en même temps :
« QUOIIIIIII ?
-ET VOUS NOUS AVEZ FICHU UNE TROUILLE PAREILLE ?
-POURQUOI VOUS PLEURIEZ ALORS ? »
La dernière personne (devinez qui c’est ?) cessa seulement de trembler et s’appuya contre le mur en fermant les yeux.

« Je pleurais parce que… Parce que… Cet insupportable gamin de Kakashi est une sacrée tête de mule ! A peine sorti de l’opération, il refuse de rester dans son lit et veut dès maintenant sortir pour prendre l’air ! Manquerait plus que ça dans son état ! Il m’énerve ! Et puis, j’ai dû l’attache à son lit et laisser trois med-nins AMBU pour le surveiller ! »

Neji, Naruto et Sasuke n’en croyaient pas leurs oreilles. Tsunade était sortie en pleurant comme une Madeleine, au risque de faire mourir de peur les amis de son patient, simplement par énervement ? (Et aussi un peu de rire peut-être, imaginez comment doit être Kakashi attaché à son lit… A la place de l’Hokage, j’en aurais profité pour lui enlever son masque ! lol !)
Hinata n’eut aucune réaction. Enfin, si on excepte le sourire qui retroussa ses lèvres…
Neji pensa quela seule information qui était arrivée à son cerveau était que Kakashi était sain et sauf.
A propos de Kakashi…

« Naruto, Neji, Sasuke, on ne crie pas dans les hôpitaux… Naruto, il me semble bien te l’avoir déjà dit… (Tome 10…)
-Heeeiiiin ? »

Kakashi, mal assuré sur ses jambes, se tenait sur le seuil du bloc opératoire, adossé à la chambranle de la porte. A travers celle-ci, Tsunade aperçut ses trois AMBUS qui étaient chacun attachés à pied du lit, avec les liens dont elle s’était servie sur le ninja copieur… Elle se passa la main sur le visage :
« Hatake Kakashi ! Tu n’es pas en état d’aller te balader en ville, baka ! Regarde-toi enfin, tu n’es pas capable de tenir sur tes jambes…
-Mais même comme ça, j’ai réussi à me débarrasser de ces trois branques. Décidément, il est temps que je me charge de former les nouvelles recrues. Sasuke, tu es trop gentil avec eux, regarde ce que ça leur a valu. »
Sasuke, toujours prêt à défendre ses hommes (code d’honneur de l’AMBU), répliqua, sans s’occuper de l’étrangeté de la situation :
« Pas étonnant, ils te faisaient confiance, Kakashi
-Oui, eh bien, ils avaient tort…
-En effet. Maintenant, ça ne leur arrivera plus. »
Naruto se retint de taper dans le dos de son ex-sensei, qui, pour le coup, se serait écroulé par terre, et se contenta de sautiller dans tous les sens, jusqu’à ce que Neji, qui avait un sourire jusqu’aux oreilles, ne le stoppe en l’attrapant par le col au passage.
Hinata, elle, essayait de s’enfoncer dans le mur, sans résultat, depuis plusieurs minutes.

Kakashi haussa les épaules lorsque l’Hokage lui intima l’ordre de retourner dans son lit, et demanda si Sakura allait bien.
Les sourcils de Sasuke firent un bond vers le haut.
« Comment savez vous qu’elle… Vous étiez évanoui !
-J’ai un cerveau en excellent état. J’étais dans un état lamentable, Sakura est une med-nin. Elle allait par conséquent essayer de me soigner. C’est logique. Or, elle n’était pas totalement rétablie, j’en conclus qu’elle ne doit pas être fraîche en ce moment.
-Tu parles ! Elle a carrément fait une rechute ! »
Sasuke lança un regard furieux à Hinata. Il n’arrivait pas à lui pardonner ce qu’elle avait fait, même si c’était sans le vouloir. Encore heureux que ce soit un accident !

Enfin, Kakashi se décida à regarder l’héritière des Hyûga. Elle se remit à trembler, mais se rendit compte qu’elle n’arrivait pas à détacher son regard de l’unique œil visible du copy-ninja.

« Mettre deux adversaires hors course avec un jutsu… Ce n’est pas si mal, AMBU Hyûga. »

Le temps pour les autres de comprendre qu’il ne s’adressait pas à Neji, Kakashi se retourna et mit un pied dans sa chambre.
Personne n’eut le temps d’émettre un commentaire, une félicitation ou un reproche à Hinata. Ils furent interrompus par l’arrivée de deux personnes qu’ils n’attendaient pas…

« Tsunade-sama ! Tsunade-sama ! Enfin, vous êtes là !
-Shikamaru ? Temari ? Mais qu’est-ce que vous…
-Désolé, ce n’est pas le moment, Naruto ! Tsunade-sama…
-Qu’est-ce que Temari fait ici ? Et où est Tenten ?
-Temari est ma fiancée ! Et Tenten est accusée de trahison ! »

L’Hokage, le garçon-renard, l’héritière des Hyûga, son cousin, et le dernier représentant des Uchiwa, en voyant le jeune Nara complètement hors de lui et débitant des insanités pareilles, pensèrent un instant à le faire interner.
Le seul à suivre la façon de penser de Shikamaru fut Kakashi (normal, il a encore plus de QI ! N’en déplaise à ma sœur…), qui se retourna brusquement, son œil exorbité :
« Passa pour Temari ! Mais Tenten, traître ? Qu’est-ce qui leur a pris ?
-Je n’en sais rien ! Gaara l’a fait emprisonner sans la laisser se défendre, et convoque Tsunade à son jugement ! »
Tsunade se secoua :
« C’est absurde ! Elle n’a rien fait qui puisse être interprété comme une trahison, n’est-ce pas ?
-Bien sûr que non ! Mais il faut y aller, Tsunade-sama ! Il faut tirer Tenten de là ! »
Il déglutit.
« Vous savez ce que prévoit la loi pour la trahison à Suna ? Temari m’a dit que…
-Que c’est encore moins sympathique qu’à Konoha, intervint celle-ci. »

L’Hokage se redressa et héla un Chuunin qui passait par là :
« Hé, toi ! Trouve Shizune quelque part et fais lui préparer nos affaires. Je pars tout de suite pour Suna. Pas d’escorte. Toutes les unités doivent rester au village pour le protéger durant mon absence. Compris ? »
L’homme hocha la tête et disparut. Tsunade se prépara à partir, mais elle trouva devant elle un mur vivant impossible à briser.
« Vous ne partirez pas sans nous, Hokage-sama. »

°°°°°

Et en effet, une demi-heure plus tard, la fine fleur des ninjas de Konoha se retrouvait devant la Porte du Vent.
Tsunade grogna. Ils avaient dû se faire passer le mot, ce n’était pas possible. Au début, seuls les amis de Tenten présents à l’hôpital devaient se joindre à elle. A présent, c’était la troupe entière des compagnons de Tenten, plus quelques uns.
Kakashi, malgré ses avertissements, était sorti de l’hôpital et avait réenfilé son uniforme d’AMBU, et Sakura, aidée par Sasuke, se préparait à partir. Et, le comble du comble, elle emmenait ses Genins ! Neji était là, bien sûr, accompagné d’Ino furieuse de ce qui arrivait à Tenten, et d’Hinata qui se cachait le plus possible derrière lui.
Heureusement pour elle, la « crise Tenten » avait mis au second plan ses démêlés avec Kakashi et Sakura, sinon les trois-quarts des personnes présentes l’auraient déjà écorchée vivante. Moralement du moins. De toutes façons, son admission inattendue dans l’AMBU n’avait pas l’air de lui avoir remonté ledit moral…
Lee,Gaï et Anko piaffaient d’impatience en attendant les retardataires : Naruto, qui était parti quérir Chôji, et Asuma. Il n’y avait qu’à voir la tête que tirait Kurenaï pour imaginer ce qui attendait le dernier de la troupe des retardataires… Tsunade n’aurait pas voulu être à sa place…
Une main se posa doucement sur son épaule.
« Ne t’inquiète pas, Tsunade, je suis sûr qu’il n’y a rien de très grave. Juste un malentendu…
-Peut-être, Jiraiya… Mais imagine les conséquences sur les relations entre les villages ! Et surtout, pourvu qu’il n’arrive rien à Tenten ! Je ne comprends vraiment pas. Gaara ne l’aurait pas fait arrêter si elle n’avait pas vraiment commis…
-Tu crois vraiment qu’elle aurait fait une chose pareille ?
-Non. Je ne crois pas. Mais je ne croyais pas non plus que Sasuke quitterait le village, il y a huit ans…
-C’est différent. Tenten est raisonnable. »
Tsunade sourit.
« Tu as peut-être raison. En fait, tu sais, tu… »

Leur conversation fut coupée par des cris de soulagement. Naruto, Chôji et Asume venaient d’arriver…
Dès que Kurenaï eut fini de se défouler, ils quittèrent le village.

°°°°°

C’était le deuxième soir de camp. Le lendemain, ils atteindraient le village de Suna…
Sakura, encore mal remise de sa maladie, était assise un peu à l’écart, seule, essayant de retrouver suffisamment de forces pour pouvoir retourner avec les autres sans trahir son état de faiblesse.
Si Tsunade s’en apercevait, elle les ferait arrêter le temps pour elle de se reposer, et ils perdraient un temps précieux. Dans quel pétrin son amie s’était-elle fourrée ? Il fallait que ce soit vraiment grave. Pour que Gaara se décide à faire une chose pareille à la femme qu’il aimait, ça devait même être carrément dangereux pour Suna.
Au moins, il avait la décence de lui accorder un procès dans les règles, en ayant convoqué l’Hokage, au lieu de pratiquer ce qui se faisait trop souvent dans le monde ninja non officiel : les exécutions rapides.
Elle sentit une présence derrière elle, et ferma les yeux. Elle n’eut même pas besoin de se concentrer pour savoir qui était là.
« Sakura. Ca va ?
-Oui. »

Sasuke soupira. Elle était encore moins loquace que lui, il fallait le faire !
« Ca n’a pas l’air.
-Tu n’as pas des oignons à éplucher ?
-Non. Je n’ai pas envie de pleurer.
-Oh, ne t’inquiète pas, une entrevue avec moi te fera le même effet ! »
Sasuke se rendit compte de l’incongruité de leur conversation. Des oignons. Voyez-vous ça. Il chercha quelque chose à dire, mais curieusement, il se rendit compte pour la première fois que c’était généralement Sakura qui engageait la conversation, pas lui. Et qu’il n’était pas très doué pour ça.

Sakura, elle, aurait tout donné pour que Sasuke retourne autour du feu avec les autres. Elle n’arrivait pas à oublier le regard qu’il lui avait jeté quand elle s’était révélée incapable de soigner Kakashi. Bien sûr, depuis, il ne lui avait adressé aucun reproche, il l’avait même aidée au départ de Konoha, mais elle ne parvenait pas à se débarrasser de ce sentiment d’inutilité, d’être un fardeau.
Elle n’avait pas ressenti ça depuis que Godaime l’avait prise comme élève.
Ca faisait longtemps.

« Hm, Sakura ?
-Quoi ?
-Tu n’as pas envie de me voir, je me trompe ?
-Non.
-C’est bien ce que je pensais. Bon, de toutes façons, je ne comptais pas m’attarder… Seulement te dire que… Ben, que… Je déteste ça. Bon. Je suis désolé de t’avoir crié dessus comme ça, tu n’y pouvais rien, j’aurais dû me rendre compte que tu n’étais pas en état de soigner Kakashi ; Mais bon, j’étais tellement pris au dépourvu… Bon, je parle trop, moi… Eh bien, euh… A plus tard. Ne t’éloigne pas trop, c’est dangereux… Ne rentre pas trop tard… »

Il disait les choses un peu au hasard, et il se figea en entendant Sakura éclater d’un rire incontrôlable. Le son des hurlements de rire de la jeune Haruno s’entendirent jusqu’au camp.
« Qu’est-ce qu’il y a de drôle ?
-Sasuke ! Tu parles comme ma mère quand j’avais dix ans ! Tu ne sais absolument pas ce que tu dis, je me trompe ?
-Pour être honnête, non, pas tellement, sourit son interlocuteur, heureux de la voir à nouveau dans son état normal. Et toi, tu te sens beaucoup mieux, je me trompe ?
-Non, répondit-elle en recommençant à rire. »

Au lieu de repartir comme il en avait eu l’intention, Sasuke se laissa tomber à côté d’elle, et lui passa doucement une main dans les cheveux.
« Avoue, tu m’en voulais à mort, hein ?
-Moi ? Non, comment peux-tu croire ça ! J’avais juste envie de te trucider un peu sur les bords… Sans rire, pas tellement, je m’en veux, à moi-même, surtout.
-Tu t’en veux ? Au présent ? Ce n’était pas ta faute, tu le sais bien…
-Peut-être… Arrête de faire ça, s’il te plaît.
-Faire quoi ? » (Dédicace aux fans de Star Wars !)

La jeune femme tourna au rouge coquelicot peint en écarlate, et précisa :
« De passer ta main dans mes cheveux.
-Pourquoi ? demanda Sasuke en haussant les sourcils. Tu as peur que je fasse ça ? »
Et, profitant de ce que sa main droite se trouve juste à l’arrière de la tête de Sakura, il l’attira légèrement à lui, passant son autre bras autour de la taille de la jeune femme, et l’embrassa.
Sakura aurait voulu que cela dure toujours, mais visiblement, quelqu’un d’autre était d’un avis contraire…
« JE VOUS L’AVAIS DIT !
-Galère, dix ans avant de s’embrasser, c’est long !
-Sasuke, je ne t’avais pas dit que tu devais faire attention à ce que Sakura ne se fatigue pas trop ? »

Sakura et Sasuke n’avaient jamais autant haï Kei, Shikamaru (qui pouvait parler) et Godaime Hokage.

Mais au moins, cela fit un intermède agréable dans leur voyage jusqu’à Konoha, pendant lequel tout le monde était à cran…
Le lendemain, en arrivant devant les portes du village de Temari, la tension était à son comble, et leur entrée dans le village, et plus particulièrement dans le palais du Kazekage, marqua l’histoire de Suna.

°°°°°

Gaara faisait face à la baie vitrée qui donnait sur le désert qui entourait son village. En entendant la porte s’ouvrir, il crut que c’était encore son frère pour des raisons administratives dont il se contrefichait, et dit d’un ton absent :
« Kankurô, je t’ai déjà dit de frapper avant d’entrer… »
Ce à quoi l’on répondit :

« BAM, BAM, CLANG ! »
Il se retourna pour voir sa porte en acier blindé brisée en deux, pendant de ses gonds, et s’ouvrant sur une assemblée choisie des meilleurs shinobis de Konoha, tous l’air furieux, et très impressionnants dans leurs uniformes de combat.
Il compta deux ninjas légendaires, quatre AMBU, trois med-nins, trois fous, un génie, une sœur, et trois persoknnes à peu près normales. En tout, dix-sept de ses meilleurs amis.
Tous contre lui.

« Quel plaisir de vous revoir. »
Visiblement le plaisir n’était as partagé.







°°°°°

Alors ? Comment…
Kakashi : JE SUIS VIVANT ! JE SUIS VISANT ! JE… (Se prend un coup sur la tête de Tsunade. Ca fait mal.)
Merci, Hokage-sama. C’est plus calme, tout à coup…
Tenten : Mais ! Mais ! Mais ! En quoi j’ai trahi mon village, moi ? Ou Suna, en fait, j’y ai rien compris !
Gaara : Secret d’Etat, de toutes façons, retourne dans ta cellule, toi.
Tenten : Quoiii, Gaara-kun, tu ne me défends même pas ?
Gaara : Tant que je ne sais pas si tu es coupable ou pas, non. Je suis Kazekage, après tout.
Bien parlé, mon Gaara-kun ! C’est ça, retourne dans ta prison, toi, et laisse-nous tout seuls, Tenten !
Tous : Tout seuls ? Et nous alors ?
Zut, j’avais oublié. Bah, ça sera pour une prochaine fois…
Gaara : Hn.
Sasuke : Eh, me pique pas mon mot, toi !
Il te pique ton mot s’il veut, d’abord, c’est le Kazekage, il fait ce qu’il veut !
Gaara : petite goutte de sueur.
Bon cela dit, vous me laissez une review ? S’il vous plaît !!! J’en reçois de moins en moins snifff… ^^
Biz
Takara Hatake




Chapitres: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 [ 18 ] 19 20 21 22 23 24 25 26 27 Chapitre Suivante »



Veuillez vous identifier ou vous inscrire:
Pseudo: Mot de Passe:





Naruto © 1999 Masashi Kishimoto | Naruto est distribué par Kana en France
Généré en 0,0068s | Design et programmation par dabYo | A propos du site

visiteurs sur «WoN» dont Ninjas online. Rejoignez-les !