Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.
Fiction: Des couples à la pelle!
[Interdit aux -16 ans pour certains drabbles] Série de drabbles sur tous les couples possibles (ou presque) avec les personnages de Naruto! Vous y retrouverez tous les styles, de l'humour à l'horreur.
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Et quatre mois plus tard... Désolé, j'ai encore trainé. (Great. Maintenant, tout le monde est parti.)
Bonne lecture, quand même.
Chapitre 4: Fourth
Sai et Naruto n’étaient pas vraiment amis. Sai souhaitait qu’ils puissent l’être, mais ils ne l’étaient pas. Il n’était pas vraiment certain qu’ils pouvaient être considérés comme des amants non plus, car Naruto ne l’aimait pas. Pourtant, Sai aimait profondément Naruto, c’est pourquoi il n’avait pas repoussé Naruto lorsqu’il l’avait embrassé. Ou lorsqu’il l’avait poussé sur le lit et avait commencé à lui enlever ses vêtements. Sai appréciait, mais souhaitait que Naruto apprécie autant, souhaitait que ce soit son visage que Naruto voyait chaque fois qu’il jouissait.
Naruto était celui qui avait tué Sasuke. Ou du moins, le corps de Sasuke; Orochimaru l’utilisait depuis plus d’un an. Naruto avait ramené le cadavre à Konoha parce qu’il se considérait comme la seule personne méritant de toucher au corps glacé de l’Uchiha et parce qu’il ne faisait confiance à personne d’autre pour accomplir cette tâche. Quelques jours plus tard, ils l’avaient enterré et Naruto était resté enfermé dans sa chambre durant une semaine.
Et lorsqu’il sortit de son repaire, il avait l’air différent. Ses yeux étaient ternes et sa voix sonnait faux. Ni Iruka ni Sakura n’avaient réussi à le faire sourire ou rire. Il avait changé soudainement d’émotion en voyant Sai l’approcher.
« Tu lui ressembles… » avait soufflé Naruto en plaquant Sai sur le mur. Ce fut leur premier baiser. D’une certaine façon, Sai cherchait ces baisers mais les redoutait à la fois.
Et lorsqu’ils étaient allongés sur le lit de Naruto ensemble après une nuit folle, Naruto ne le regardait pas. Il levait les yeux au plafond, des sillons de larmes sur ses joues en chuchotant, « Je suis désolé, Sasuke. »
Une nuit, Sai avait murmuré, « Je ne serais jamais capable de le replacer, n’est-ce pas? »
Naruto n’avait pas répondu. Mais encore, Sai ne s’était attendu à ce qu’il le fasse.
Il connaissait déjà la réponse, de toute façon.
Lee n’aime pas la couleur rouge. Elle le fait penser au sang, ce qui le fait penser à la mort, ce qui le fait penser à ses parents. Il n’aime vraiment pas penser à ses parents. De toute façon, il préfère de loin la couleur vert, car elle le fait penser au printemps, ce qui le fait penser à la nouveauté, ce qui le fait penser à la jeunesse.
Lorsque lui entre dans sa vie, avec ses sombres cheveux écarlates, Lee déteste encore plus la couleur rouge, parce que pendant leur combat, Lee perd presque un de ses bras et une de ses jambes. Mais après, des mois plus tard, lorsque l’autre murmure des excuses, Lee revient sur sa haine pour le rouge et apprécie un peu plus cette teinte.
Et lorsque Lee se retrouve contre un mur, des lèvres à la texture sablée pressées contre les siennes, il pense que le rouge est peut-être meilleur qu’il ne le croit. Alors qu’une voix passionnée et désespérée chuchote des « Je t’aime » dans son oreille, Lee pense qu’il pourrait un jour arriver à aimer la couleur rouge.
Plus tard, pendant qu’ils sont tous deux recroquevillés sur le lit de Lee et que le Genin aux gros sourcils caresse les cheveux de l’autre – Gaara a une chevelure très douce, mais il le dévisage toujours bizarrement lorsque Lee le lui dit – Lee décide qu’en fait, le rouge est une magnifique couleur.
Lorsqu’il était à l’Académie, Kiba avait remarqué que, pour passer le temps, les fillettes s’amusaient à fusionner leur prénom et le nom de famille de celui qu’elles aimaient. Il se rappelait aussi que le nom d’Uchiha revenait plus souvent que les autres. Kiba pensait que c’était stupide. Puis, il avait gradué et ne vit plus personne le faire puisqu’Hinata et Shino étaient les seules personnes qu’il côtoyait.
Et un jour, Kiba s’ennuyait. Il vit un morceau de papier traîner dans les environs et il n’avait rien de mieux à faire. Alors, Kiba écrivit donc Aburame Kiba. Il fronça les sourcils et Akamaru grogna. Puis, il écrivit Inuzuka Shino. Il sourit et Akamaru émit un aboiement positif. Le second sonnait mieux.
« Si nous nous marions et je change mon nom de famille, tu devras porter la robe. »
Kiba sursauta et se retourna, cachant instinctivement le morceau de papier derrière son dos. Shino se tenait devant, un sourcil arqué et l’Inuzuka se sentit rougir.
Ah, non. Jamais il ne laisserait Shino avoir le dernier mot. Non.
Alors, il prit l’Aburame par surprise et tira sur son collet avant le plaquer ses lèvres contre les siennes. Shino réagit mieux qu’il ne l’aurait prévu.
« Moi, avec une robe? Dans tes rêves, mon vieux. »
Lee aimait Sakura. Il l’aimait depuis leur première rencontre et il croyait solidement en cet amour, quoi qu’il arrive. Elle était belle, intelligente et gentille. Elle avait peut-être été dure avec lui au début, mais plus tard, ils étaient devenus amis.
C’est pourquoi, avec un bouquet d’œillets blanc, Lee est debout devant Sakura, l’air sérieux. « Sakura-san, je serais honoré si tu m’offrais le privilège de t’escorter ce soir. »
Ses yeux s’écarquillent un peu et elle demande, incertaine. « Un rendez-vous? »
« Oui. » répond fermement Lee. « Nous pourrions aller n’importe où. Quelque soit ton choix, j’acquiescerais puisque t’avoir à mes côtés serait déjà bien suffisant. »
Il est plein d’espoir, mais sait qu’il ne faut pas laisser paraître son désespoir lorsqu’elle dira non. Après tout, elle l’avait rejeté neuf cents quatre-vingt-dix-neuf fois auparavant. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui?
Quelques moments de silence s’écoulent et Sakura sourit, ce sourire que Lee aime tant.
« J’adorerais ça, Lee. »
Il est surpris, mais ravi en même temps alors qu’elle prend le bouquet offert et respire le parfum des fleurs.
La millième fois est la bonne.
Elle ne l'avait pas tué. Elle ne l'avait pas achevé. Lui, pourtant, lui avait tant fait de mal. Elle n'avait pas eu le courage de planter le poignard dans son cœur, la seule partie humaine qui lui restait. Elle s’était retournée vers la grand-mère de l’homme – si on pouvait le qualifier ainsi – les larmes dans les yeux, l’air piteux, et avait murmuré, le visage empourpré par la honte.
« Désolé, Chiyo-baasama. Je ne peux pas. »
La vieille femme n’avait pas eu le temps de répliquer, ni même de demander pourquoi. Sakura s’était retrouvée derrière elle une seconde plus tard et lui avait enfoncé la lame dans la nuque, d’un seul coup sec.
Pas de sang, juste un hoquet de surprise, puis le silence était tombée sur la plaine. Elle lui avait pardonné, elle l’avait épargné.
« Merci, Sakura-chan. » articula-t-il, sa bouche de bois encore pâteuse de peur.
Ils s’étaient déjà rencontrés, alors que tous croyaient le contraire. Après la découverte du corps de Chiyo, les gens, ses ex-coéquipiers, allaient croire qu’elle avait été enlevée et tuée.
Sasori s’était attendu au pire de la part de cette délicate fleur de cerisier. Effrayé qu’elle n’essaie de se venger après qu’il l’aie trompée avec Konan, il s’était défendu. Il l’avait blessée, physiquement, cette fois. Ils ne s’étaient pas vus depuis si longtemps. Décidément, elle ne pourrait jamais lui reprocher de s’être comporté comme tout homme l’aurait fait…
Elle s’était approchée de lui, l’avait étroitement enlacé et joint ses lèvres aux siennes.
Akasuna no Sasori n’avait plus rien d’humain, mais son cœur restait. Et tant que celui-ci continuerait de battre, il pouvait aimer Haruno Sakura.
Ino aime être mince. Elle déteste tant l’idée d’être grosse qu’elle suit un régime pour s’assurer de rester mince.
Toutefois, elle aime le fait que Chôji soit gros. Elle peut se moquer un peu de son poids ou lui dire qu’il est plus mignon lorsqu’il est mince, mais finalement, cela ne la dérange pas autant qu’elle le laisse paraitre. Elle adore étreindre Chôji et être enveloppée dans ses larges bras chaleureux. Elle s’y sent en sécurité, comme si rien ne pourrait la blesser lorsque Chôji la tient dans ses bras. Et pendant la nuit, lorsqu’elle se love à côté de lui, elle réalise que ce ne serait pas aussi confortable si elle le faisait à côté d’un type tout maigrelet.
De toute façon, Chôji est mignon, d’une manière différente, c’est tout. Ses joues rebondies sont trop adorables et son gros ventre lui va bien. Elle préfère vraiment son Chôji gros et en santé au Chôji hospitalisé, les joue creuses et les membres minces mais affaissés. Oui, un Chôji gros et en santé valait beaucoup plus qu’un Chôji maigre et mourant.
Alors, les gens peuvent bien la traiter de fille superficielle; lorsque cela arrive, elle n’a qu’à regarder Chôji pour se convaincre que ce n’est pas complètement vrai.
Parfois, plus c’est gros, mieux c’est.
Lorsque Tenten avait rencontré Naruto pour la première fois, elle avait pensé qu’il n’était qu’un garnement à la grande gueule. Il n’arrêtait pas de hurler, et était si enjoué que ça devenait énervant.
Lorsque Neji avait combattu Hinata, Naruto avait encouragé cette dernière. Tenten ne l’avait pas trouvé si énervant, parce qu’Hinata avait bien besoin de cet appui. Neji était allé trop loin et avait presque tué sa cousine, et elle l’avait regardé, sérieux et en colère, jurer sur le sang d’Hinata qu’il allait le battre. Même si Tenten ne l’aurait jamais formulé à voix haute, elle souhaitait secrètement qu’il réussisse.
Elle arrêta de penser qu’il était un idiot lorsqu’il se battit contre Neji et gagna. Non seulement ça, mais il avait changé l’Hyûga. Les mots de Naruto avaient touchés Neji; ce n’est pas n’importe quel idiot qui aurait réussi un tour pareil. Ce fut à ce moment-là que Tenten réalisa que Naruto était spécial.
Alors, parfois, lorsqu’elle avait le temps, elle parlait à Naruto. Il parlait toujours de son rêve, qu’il allait être Hokage un jour, et Tenten était sûre qu’il y parviendrait. Naruto ne revenait jamais sur sa parole.
C’est pourquoi lorsqu’il lui dit, rougissant et souriant, qu’il l’aimait, Tenten l’embrassa.
Parce que les mots de Naruto étaient des promesses, et il les réalisait toujours.
Shikamaru aime contempler les nuages. Chôji aime contempler Shikamaru. De temps en temps, Shikamaru montre du doigt un nuage à la forme intéressante et Chôji lui tend son paquet de chips. Même si personne ne le remarque, c’est un cycle très spécial, très important : Shikamaru ne parle pas de ses nuages à n’importe qui, et Chôji ne partage pas ses chips avec n’importe qui. Mais eux, tous les deux, ne sont pas n’importe qui. Ils sont Shikamaru et Chôji, et ils sont juste un peu plus que meilleurs amis.
Personne, sauf Ino et Asuma, n’y fait attention, mais le génie du clan Nara prend parfois son ami par la main. Ils n’en ont pas honte, ils n’en sont pas gênés, et qu’ils soient seuls ou au milieu d’une foule, leurs doigts ont tendance à s’entrecroiser – ceux, maigres et effilés, de Shikamaru et ceux, boudinés et épais, de Chôji – comme si c’était la chose la plus naturelle à faire. Dans leur cas, ça l’était.
Les gens parlaient, mais aucun des deux ne les écoutait. Shikamaru était trop paresseux et Chôji était trop loin, enfermé dans sa bulle de bonheur. Pourvu qu’ils soient tous les deux, le monde autour pouvait bien s’écrouler, ils ne le remarqueraient pas. Après tout, quel amour pouvait bien égaler celui de votre meilleur ami?
Naruto © 1999 Masashi Kishimoto | Naruto est distribué par Kana en France
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