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The Way Of Naruto
Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.


Fiction: Le Vie du Clan Maudit

enfin voici la suite de la naissance de Kyubi, ma premier fic assez longue qui se finit en queue de poisson...Apres la naissance voici donc la vie du clan maudit, celle des Uchiwas. Plus rien ne va, dans un monde où les ambitions personnelles primes sur l'intérêt collectifs, nos jeunes Gennin doivent se débrouiller seuls pour retrouver Naruto et sauver leur pays. Mais qui est cette Tokoyo qui semble troubler les Esprits? est-elle vraiment la 1er à avoir eu le Mangekyou Sharingan?
Classé: -16D | Spoil | Action/Aventure / Drame / Supernaturel | Mots: 8773 | Comments: 3 | Favs: 6
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potatos (Féminin), le 29/12/2007
Eh oui, je l'ai fait, j'ai levé la tête de mes bouquins d'anat et j'ai écrit un 2e chapitre... miracle!
Un chapitre un peu particulier, même si j'avais pas des tonnes d'inspirations... enfin bref vous verrez bien.
Laissez des comms >< (j'en raffole!)
Et j'en profite pour vous souhaiter une bonne année et plein de bonnes choses. ^^


Chapitre 2: Souvenir Familiaux



Pein et Tobi, les deux seuls Akatsukiens restaient sur place, se tenaient face à face devant le corps de Deidara. L’expérience était un vrai succès. Maintenant Ichibi le démon à une queue était enfermé à l’intérieur de l’homme manipulateur d’argile.

- Il va bientôt se réveiller, lui dit Tobi.
- Comment va-t-il être à son réveil ? Penses-tu qu’il pourra être opérationnel dans une heure ou deux ?
- On verra bien. Pour l’heure tu as un corps à récupérer il me semble.
- Je pars sur le champ.

Pein traversa le mur et s’en alla vers le signalement que Tiara était en train de lui donner. Tobi resta seul devant le corps inanimé de son partenaire. Deidara commença à bouger un doigt, puis son bras se leva dans les airs pour se frotter les yeux. Quand il les ouvrit tout lui parut sombre et trouble. La salle dans laquelle il était allongé n’était éclairée que par deux flammes violettes sur des torches géantes. Soudain une douleur lui transperça l’estomac. Deidara se roula par terre en faisant tomber une des deux flammes, répandant de la cendre et de la fumée violette sur le sol. Réussissant à se mettre à quatre pattes, il eut le temps de prendre deux grandes inspirations avant de vomir et que Tobi le relève. Une voix le fit sursauter quand le posa plus loin.

- Il est toujours vivant, c’est bien.
- Tu es toujours là toi ?
- Je suis partout et nulle part à la fois, lui dit le spectre de Shinetsuhiko qui se matérialisait dans la fumée violette des cendres.
- Tu nous as laissé faire en sachant qu’il avait peu de chance de survivre ?
- L’aurais-tu seulement informé si tu avais été au courant ? Tu es encore pire que moi…
- Mais tu nous dois la vie Shine, ne l’oublie pas. Je n’ai de leçon à recevoir de toi.
- Au fond j’ai juste trahi l’homme que j’aimais et toi juste tout ton clan…
- C’est aussi le tien.
- Je l’ai renié.
- C’est un peu pareil que de le trahir non ?
- Non, il m’a renié aussi. Ça ne compte pas.
- Bon, et pourquoi es-tu ici ?
- Tu n’aimes pas ma compagnie c’est ça ?
- Si Pein n’avait pas insisté j’avoue que j’aurais préféré ne pas te voir.
- J’ai laissé le corps de la Hyuuga, je vais essayer de retrouver mon vrai corps, Yetsirah est apparu dans le ciel.
- Je n’ai pourtant rien vu…
- Tu connais mon fils mieux que moi non, tu penses qu’il l’aurait laissé comme ça bien en vue ? Elle doit être « cachée par des nuages ». haha quel imbécile.
- C’est bon tu peux partir maintenant ?
- …à la prochaine…hùhùhù.

Quand le spectre ne fut plus, Tobi se pencha vers Deidara qui continuait de tousser et de convulser. Il lui faudra plus de temps pour s’en remettre que prévu. Cette technique assez différente que celle utilisée habituellement avait beaucoup d’avantages pour eux mais Deidara devait en subir les conséquences.
Dans une heure il ne saura plus ni parler, ni ressentir la moindre émotion, ni la moindre douleur. En contre partie Tobi en aura un contre absolu, il fallait juste qu’il passe cette zone difficile avant de devenir une machine. Tobi regarda alors son ancien coéquipier perdre peu à peu son humanité.



*******************************************



Pein était arrivé au point de rendez vous. Il n’y vit pas Tiara mais une autre femme, avec des cheveux bleus mais plus clair et surtout très ondulés. Elle se retourna. Elle était très belle. Et elle était surprise.

- Tes yeux…
- Je n’ai pas le temps de discuter avec toi. Une tâche importante m’attend.
- C’est grâce à ça que tu fais tomber cette « pluie »…
- Huh ?

Personne ne lui avait jamais fait de reflexion sur sa pluie. Personne n’a jamais senti la différence, personne jusqu’à présent. Il ne se demandait plus pourquoi Tiara avait disparu. Il se trouvait devant Benten, esprit de l’eau, dernière du podium mais très intelligente d’après ce qu’on lui avait dit.

- Enchanté de faire ta connaissance mais je n’aurais pas dû te trouver ici. Où est Tiara ?
- Qui es-tu ?
- On ne va pas s’en sortir comme ça…
- Tu n’oses pas m’attaquer j’en conclus qu’on t’a parlé de moi… alors j’ai le droit de savoir, qui es-tu ?

Il fallait qu’il s’en aille. Ça sentait trop le coup monté : Tiara introuvable, Benten à sa place… et la pluie qui s’intensifiait… c’était pas bon. Il n’aurait aucun mal à s’en sortir, mais il ne connaissait pas vraiment l’étendue des pouvoirs de son adversaire. Et on lui avait toujours appris à observer avant d’attaquer. Il fallait qu’il l’observe encore un peu avant de la cerner. Elle était vraiment très belle. Plus belle qu’il y a 5 minutes, plus terrifiante, plus…
Plus forte surtout. Ses cheveux avaient triplé en longueur et chacune de ses mèches se changeait en kunai, pic à glace, lames tranchantes et autres armes saillantes et meurtrières. Il évita la première rafle, ses cheveux tournaient comme les ailes d’un moulin à toute vitesse, expulsant à ses extrémités de la glace coupante et assez puissante pour s’enfoncer à moitié dans le tronc d’arbre juste derrière eux. Ses yeux remplis de surprise s’étaient durcis comme de la pierre.

Plutôt impulsive, conclut Pein. Mais elle savait ce qu’elle faisait. Inutile de faire une invocation ici, il manquait de temps pour se battre avec elle.

- Si tu tiens tellement à le savoir, mon nom est Pein.
- …

Benten eut le même regard que lorsqu’elle aperçut pour la première fois ses yeux. Surprise, mais tristesse en même temps. Elle laissa ses cheveux retomber à ses pieds pour après leur rendre leur taille normale. La pluie qu’elle avait fait tomber pour contrer la sienne s’estompa peu à peu et ses habits recommencèrent à s’humidifier. Elle le laissa partir toujours avec le même regard.

- Bolecina…*

Pein n’entendit pas ce murmure mélangé au bruit de la pluie sur le sol, et continua sa route vers l’autre chakra assez étonnant qui se dégageait aux alentours. Et pourtant ce n’était pas la première fois qu’il ressentait cette sensation, cette énergie…

Benten avait cessé de regarder dans le vide et tournait sa tête vers le lac derrière elle. Tiara avait bel et bien disparu. Elle les avait faits se rencontrer, tout était prévu. Fallait-il qu’elle en prenne compte ? Ne sachant pas pour quel avenir oeuvrait Tiara elle préféra mettre ses pensées de côté et attendit que la pluie cesse pour reprendre la route du village de Konoha.



***************************************



Itachi recula par instinct quand il trouva ces yeux dorés dans sa ligne de mire. Etant lui-même un utilisateur de Dojutsu, il repéra vite la puissance de celui de son adversaire. De plus, la description que lui avait donné le chef correspondait parfaitement : cheveux longs et argentés, regard doré, la peau mate…

- C’est toi Mikaboshi ?
- …

Son regard devint plus glacial et sa tête plus sombre. Le bras d’Itachi commença à se tordre, si bien qu’il crut un moment se luxer le bras.

- On ne doit pas prononcer son nom…
- Qui… qui que tu sois, on m’a parlé de toi…
- On m’appelle Amatsu, mais ce n’est pas mon nom.

La pression de son regard et celle sur le bras d’Itachi se réduisit petit à petit. L’homme en blanc ferma les yeux et l’homme en noir se remit en appui sur ses deux jambes. Impossible de briser son genjutsu, cela voulait dire qu’il était pris dans un autre sort…

- Inutile d’essayer de briser le charme Itachi, tu n’y arriveras pas.
- Hum, dit-il en essayant en vain, comment as-tu pu retourner ma propre illusion contre moi ?
- N’essaye pas de gagner du temps je sais que tu as remarqué que ce pouvoir venait de mes yeux. Tu n’as toujours pas répondu à ma question.

L’homme en blanc avança et ramassa un bras par terre et l’homme en noir recula encore, et trébucha. Quand il essaya de se relever une main le tira vers le bas : c’était le corps de sa mère.

- Qu’est-ce que ?!
- Vois tu Itachi, les hommes deviennent mauvais quand on leur enlève une chose à laquelle ils tiennent. Mais les plus violents sont ceux à qui on a pris la vie. Car ils ne peuvent pas trouver les réponses qu’ils cherchent, ni la vengeance…

Le corps mort de la mère d’Itachi se releva, et l’attrapa encore une fois par le bras. Itachi fut alors incapable bouger, comme si une peur bleue lui traversait l’estomac. C’est lui qui avait mis sa propre mère dans cet état, il l’avait laissée faire, cette folie qui le possédait. Son dos se heurta à un autre obstacle : celui de son père. Un bras lui manquait, le bras même que tenait Amatsu dans la main.

- Ce que je trouve bizarre, c’est que tu ne les achèves pas. Au fond c’est peut-être ce qu’ils veulent.
- Je… je…
- Amatsu… s’il te plaît, finis-le vite, lui dit Inari à bout de souffle derrière lui. Je ne supporte pas cette pression…
- Tu n’as qu’à reculer un peu Inari, ce n’est pas un genjutsu.
- Qu-quoi ?
- C’est impossible, répliqua Itachi à nouveau à peu près conscient.
- Tu peux ne pas me croire. Mais il me semble que si c’était vraiment un genjutsu, il aurait cessé au moment où je t’ai tordu le bras.
- …
- Le genjutsu est une technique qui envoie des hallucinations dans le cortex cérébral et dans le tronc cérébral, le coupant ainsi l’ennemi de son environnement extérieur. Une simple manifestation de cet environnement suffit à briser l’illusion. Tu ne trouves pas que tes parents sentent la cadavérine ? Ah tiens, son œil vient de tomber à tes pieds, tu pourrais lui remettre qui sait, c’est peut être douloureux…
- …Amatsu arrête…, le supplia Inari.
- J’oubliais qu’elle est morte, excuse-moi, elle ne peut donc plus rien ressentir : pas de douleur, de tonus musculaire, de sensibilité, d’émotion, de conscience, d’inconscient non plus… plus de sang ses cellules se décomposent petit à petit, si tu es patient tu verras ses os dans quelques minutes…
- A-arr- aaaaaaaah.

Mikoto prit le bras de son fils par le coude alors que sa peau commençait à pourrir. Du sang commençait à couler de ses yeux comme des larmes, alors qu’il sentait les mains de son père approcher lentement de son cou, et ses propres jambes défaillir. Les 3 Uchiwa tombèrent à terre sous le poids de l’aîné, le génie de la famille, avec l’estomac noué et des larmes qui obstruaient sa vue. Il ne voulait pas ouvrir les yeux, il savait très bien ce qui allait se passer, et il ne voulait pas le voir.

- Vra-vraiment je… je suis… je suis désolé… réussit-il à dire entre deux sanglots.

Inari se releva et vint au côté d’Amatsu. Pendant que ses parents dans un dernier effort le serraient aussi fort que leur corps leur permettait dans leurs bras, Itachi pleurait comme un gamin qui avait fait un cauchemar. Il ne se calma que quand il sentit leur pression diminuer et leurs corps tomber lourdement à terre. Il ne lui restait que quelques mèches de cheveux de sa mère entre les doigts, et ses souvenirs. Mais bizarrement il se sentait mieux.
Quand il leva les yeux, il recroisa les yeux dorés de tout à l’heure. Amatsu lui tendit un main, et Itachi tenta de la prendre avant de s’évanouir lourdement.

- Quelquefois les morts sont plus près de la vérité que nous autres. On leur a enlevé un fils, et ce n’est pas contre toi qu’ils en ont… mais contre celle qui t’a manipulé.
- …
- C’est aussi une victime de Shinetsuhiko ?
- Son âme se trouvait à portée de main, il n’y a aucun doute. Et puis elle ne l’a jamais supporté…
- Mais elle ne le connaissait même pas !
- Non, elle n’a jamais supporté qu’un Uchiwa puisse vivre. C’est pour ça qu’elle est revenue.
- Tu crois qu’elle va recommencer ?
- Elle ne vivait que pour ça… elle n’est restée que pour ça… Ramenons-le au village.
- Ce n’est pas une bonne idée, c’est un criminel pour eux.
- Ils m’écouteront.
- Tu ne peux pas manipuler les gens comme ça il faut que-
- Ils ont peur de moi, ils m’écouteront.
- …parles-en à Benten au moins.
- …
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- On a un problème.
- Hein ? Merde ! le blondinet !

L’épée de Kisame était toujours par terre, mais son possesseur ne s’y trouvait plus. De même pour le corps de Naruto.

- Inari, ramène Itachi au village, trouve une excuse pour le faire rentrer et surtout ne laisse pas Sukuko le déguiser.
- Hein, Sukuko est là ! Mais alors…
- Ne discute pas, prens-le et dépêche-toi. Il ne faut pas qu’un autre membre de l’Akatsuki le voit. Et il ne faut pas que Tiara mette la main sur Naruto.
- Compris.
Inari réveilla Itachi et le prit sous son épaule, en marchant sur le médaillon qu’elle avait cassé pendant le combat.
- Oh zut je suis trop maladroite.
- Laisse, c’est rien, lui répondit Amatsu en le ramassant. J’en ai d’autres.

Il disparut dans la nature. Itachi avait du mal à mettre un pied devant l’autre, et lentement mais sûrement, il se dirigeait vers son ancien village, un peu plus serein que la dernière fois.


Une autre personne marchait dans les environs, à la recherche d’un adversaire potentiel. Pein avait ressenti ce chakra lumineux et il était bien déterminé à l’approcher de plus près. Après quelques virages hasardeux dans la flore, Pein tomba nez à nez avec Amatsu. Il le regarda pendant qu’Amatsu lui regardait un peu partout sans y faire trop attention, tout en avançant :

- Qui es-tu ? lui demanda Pein.
- Un mari qui cherche sa femme.
- Je sais qui tu es.
- Alors pourquoi demander ? demanda-t-il toujours sans y prêter attention. Vous n’auriez pas vu une femme dans le coin ?
- Je n’ai pas peur de toi contrairement à ce que tu peux penser.

Quand Amatsu fut au même niveau que Pein, ce dernier sortit un kunai et lui planta dans le dos. L’arme resta accrochée à la longue cape blanche, complètement tordue.

- Je te repose la question, qui es-tu ?

Ses yeux dorés le regardèrent pour la 1ère fois, droit dans la pupille de son rinengan. Amatsu pencha la tête.

- Ils sont sympas tes yeux.
- Ah… qu’est-ce…
- Mais ils ne peuvent pas faire ce que je suis en train de te faire pas vrai ?
- Eh… peut… respirer… peut plus…
- C’est embêtant. Tu es sûr de ne pas avoir vu une femme, avec les cheveux bleus dans les parages ?
- … huh…

Le corps de Pein lévitait maintenant dans les airs d’une bonne 15aine de centimètres, la trachée et les bronches complètement paralysés. Il ne pouvait plus bouger du tout mais il pouvait encore aisément réfléchir…

- Huh… hùhùhù… dit-il en fermant les yeux. Il retomba à terre avant de poursuivre. Ce n’était pas du genjutsu. Ni ça ni ce que tu faisais tout à l’heure.
- C’est ce que je dis tout le temps mais les gens ont du mal à me croire.
- C’est plus impressionnant mais beaucoup plus facile à briser.
- Ça dépend… tu ne l’as pas vue ?

Deux autres hommes avec des piercings sur le visage firent irruptions et attaquèrent Amatsu par derrière. Le 1er l’attaqua directement au Taijutsu tandis que le 2ème invoqua une sorte de caméléon géant. Le 1er fut pris de vitesse, Amatsu n’étant déjà plus devant Pein, mais sur la tête du caméléon, la main au-dessus de ses yeux.

- Avec ça, je devrais pouvoir la voir.

L’homme au piercing sur le caméléon le chargea, mais Amatsu s’avança vers la patte arrière de l’animal au même moment pour avoir une meilleure vue.

- Hey ça y est ! Elle rentre à Konoha je la vois. Elle ne m'a même pas attendu…
- Et alors c’est pas important non ? Tu vas venir te battre maintenant ?
- … Non. Je sais que tu ne déploieras toutes tes capacités étant donné que tu n’as pas l’intention de me tuer, alors pourquoi se battre ?
- Qui te dis que je ne veux pas te tuer ?
- Tu tiens à ta vie.
- Tu m’épates avec tes déductions, t’as fait combien d’années de Psycho pour en arriver là ?
- Tu me nargues, me provoques, mais depuis que tu as lévité tu évites scrupuleusement de me regarder dans les yeux… Bizarre pour quelqu’un qui se veut menaçant ? Tu trouves pas ?

Au même moment, l’homme à piercings encore sur la terre ferme fit un bond de 3m pour se placer lui aussi à hauteur des deux autres. Et comme en réponse à cet affront, il regarda Amatsu droit dans les yeux. Ils lui firent mal quelques secondes avant d’exploser, ainsi que le contenu de sa boite crânienne, et de retomber lourdement sur le sol. Du sang s’écoulait par tous les orifices de sa tête.

- Comme ça tu vas pouvoir en autopsier un autre. Mais celui-là avait pas grand-chose dans le crâne je te préviens, tu vas avoir du mal à analyser tout ça.
- C’est une menace ?
- Tu voulais pas un autre corps pour t’amuser un peu ? Je t’en ai donné un. C’est plutôt gentil non ?
- Je te reconnais bien là. Ta mère ma dit que tu étais amoral et cruel…
- … quand tu auras libéré Kyubi, je n’aurai plus besoin de te regarder en face pour te tuer.

Sur ce, il disparut encore une fois. Le caméléon tomba lourdement à terre, le deuxième homme au piercing avec une queue de cheval en descendit et alla voir Pein.

- Qu’est-ce qu’on fait ? lui demanda-t-il après avoir repris son souffle.
- Tu attends Kisame, je te laisse la charge de prendre soin du démon renard. Ne le perds pas de vue. Je vais informer Tobi de ce qui vient de se passer.
- C’est grave ?
- Si ce que nous a dit la voyante est juste, il va falloir se dépêcher pour libéré Kyubi, ou sinon il se libérera tout seul et nous ne pourrons plus le contrôler.

Il se remit à pleuvoir. Pein alla voir le caméléon et se rendit compte qu’il n’était pas mort, mais juste épuisé. Son homologue aussi était à bout de souffle, et lui-même commençait à ne plus se tenir très droit sur ses jambes. Il attendit une dizaine de minutes et partit en direction de leur base la plus proche, assez troublé par ces deux rencontres.



***********************



Si Pein était un peu troublé, Tiara quant à elle était plutôt ravie, ce qui évidemment ne se voyait pas le moins du monde sur son visage : elle avait vu Benten, elle avait fait rencontrer Pein et le petit couple, et en prime elle allait récupérer Naruto. Cela laissera un peu de temps aux autres pour aller sur Yetsirah et sauver la petite Hinata. Ce n’est pas que Tiara avait un sens de la justice ou de la compassion pour les êtres humains, mais si il y avait une chose qui ait pu lui faire de la peine ou un petit peu de bonheur, c’était bien les histoires d’amour. On peut voir le futur et toujours s’émouvoir de subtilités comme celle-ci. Ça la faisait plutôt rire.

C’est donc le sourire aux lèvres que Tiara vint à la rencontre de Kisame, complètement patraque assis sur les jambes de Naruto. Elle le regarda d’un air interrogateur :

- Pour pas qu’il s’enfuie au cas où il se réveillerait.
- Assez primitif, mais terriblement logique. Donne-le moi.
- Tu le ramènes à la base ? Je pensais que Pein devait le-
- Tu as vu dans quel état tu es ? Mikaboshi se promène dans les parages…
- J’ai senti ça.
- Si jamais tu tentes de bouger avec Naruto, il le sentira et le récupérera, c’est ce que tu veux ? Je vais l’amener jusqu’à Pein.
- Il ne te fait pas confiance.
- Pour me faire pardonner d’avoir brusquement éventré sa chérie. Allez donne-le moi et tout rentrera dans l’ordre.
- Konan ne méritait pas ça.
- Non, et je ne mérite pas ce jugement, ni cette conversation avec toi. La vie est injuste c’est comme ça. Tu crois que le gamin mérite de mourir ? Il m’a absolument rien fait et pourtant je l’amène à la morgue.
- …prens-le. Mais ne t’égare pas trop. Je te le donne uniquement parce que je suis pas en état de bouger et qu’Itachi non plus était pas en bonne posture… J’ai pas envie de me battre contre ce… truc.

Kisame se leva péniblement et Tiara put prendre le corps de Naruto sous son bras. Kisame la regarda partir, elle marchait comme si elle portait un sac de riz et non 65 kg minimum. Il se demanda ce que faisait Itachi à ce moment précis juste avant de s’endormir.



****************************************



Le premier à revenir fut Shinatobe, avec Ashura Kakuzu et Hidan sur son dos. Enfin le torse de Hidan, sa tête était posé sur le ventre d’Ashura qu’il portait comme une jeune mariée. Elle ne saignait pas mais son état était toujours critique. La tête parlante avait été neutralisée avec une branche de bois verticale en plein milieu de la mâchoire. C’est ainsi que Tsunade vit tout ce beau monde arriver devant son hôpital.

- Hey, la mémé, j’ai besoin d’un coup de main.
- Comment vous m’avez appelée ? le menaça-t-elle avec son poing levé.
- J’achète le droit d’être irritable avec vous contre deux corps de l’Akatsuki. Je vous jure pour le peu de temps que je vais passer avec vous, vous gagnez au change.
- Vous êtes au moins aussi vieux que moi… je vais vous trouver une chambre pour la demoiselle. Pour les deux autres… hey vous ne pouvez pas les laisser là !

Shinatobe avait laissé tomber les deux corps par terre et cherchait une chambre vide pour y poser Ashura. Il entra dans la chambre 505 après quelques minutes de recherche, Tsunade à ses talons pour le dissuader de faire demi-tour.

- Mais vous vous croyez où ?
- Dans un hôpital.
- Vous ne pouvez pas laisser deux corps en plein milieu du hall de réception !
- Mettez-en un à la morgue, le deuxième bah… prenez sa tête pour commencer elle commence à m’énerver.
- Sa tête… mais… ses yeux bougent encore. C’est impossible !
- Ne lui enlevez pas sa branche, il devient très bavard sinon, et pas très fin si vous voyez ce que je veux dire.

Hidan lança un regard noir à Shinatobe avant que Tsunade ne le prenne dans le creux de ses mains. Elle retourna à l’accueil en cachant la tête sous son kimono pour ne pas aggraver la crise de panique, alors que plusieurs cris se faisaient entendre dans le hall. Une fois Ashura installée, Shinatobe alla débarrasser le hall des deux corps allongés en plein milieu, qui commençaient à sentir la morgue.

La deuxième personne à rentrer à Konoha fut Benten. Comme elle ne trouva personne sur la place du village, elle se rendit à l’hôpital pour voir l’étendu des dégâts, et si au cas où, on avait besoin d’elle. Elle ouvrit la porte à Shinatobe, qui portait deux corps inanimés sur son dos, vêtus de manteaux noirs avec des nuages rouges.

- Une paire en moins ?
- Il semblerait. Et de ton côté ? lui demanda-t-il en laissant passer Tsunade.
- J’en ai neutralisé un, mais je suis tombée sur Tiara…
- Ah… comment tu vas ?
- Pas trop mal, mais je ne comprends toujours pas. Il y a quelque chose qui nous échappe. On a discuté un peu puis elle a disparu.
- Bien. Repose-toi et ne pense plus trop à ça.
- Et ?
- Et quoi ?
- Tu ne serais pas venu à l’hôpital si tu n’avais transporté que deux cadavres. Qui as-tu secouru ?
- Ashura, elle est en chambre 505, si tu veux aller la voir…
- … elle va bien ?
- Je n’en ai aucune idée. Elle était très affaiblie. Ne sois pas surprise si…
- Si quoi ? arrête de me faire peur comme ça !
- … si tu as une surprise.
- Ah... et aussi, j'ai... non rien, je ne te retarde pas.
- Tu es sûre que ça va?
- On en reparlera plus tard.
- Tu me chercheras dans ce cas j'aurai surement autre chose à faire...

Benten fit la moue avant de demander son chemin à une pauvre infirmière, qui se souvenait vraisemblablement de sa première apparition dans cet hôpital et qui tremblait comme une feuille. Elle monta les marches des escaliers 4 par 4 avant d’arriver en face de la chambre d’Ashura et d’y entrer.

La 3e personne à revenir à Konoha ce fut Tokoyo. Pour elle ce fut aussi un retour à la vie. Peu à peu elle sentit le froid, la chaleur, le drap contre sa peau, son kimono assez défait, les mèches de sa frange sur ses yeux, et la main d’une personne qui tenait la sienne. Benten était assise à côté d’elle, sans savoir qu’elle était déjà réveillée. Elle voulu l’appeler mais elle avait du mal à bouger quoi que ce soit, comme on sort d’un coma de plus de 500 ans. Elle réussit néanmoins à serrer sa main assez fort pour que Benten s’en aperçoive.

- Oh, dit-elle en lui lâchant subitement la main, tu es déjà réveillée ? Shina m’a dit que tu étais très mal en point, j’ai cru que tu ne te réveillerais jamais !
- … M… me…
- Tu as perdu la voix ? Ne te force pas, ça reviendra sûrement. Tu as des traces de toxine dans le sang, du poison plus exactement. Repose-toi.
- Ma… m… ah…
- Arrête je te dis ! tu es toujours aussi têtue ! Bon, j’ai compris, je vais arranger ça.
Benten plaça ses mains sur la gorge de son amie un instant et ferma les yeux. Tokoyo y sentit une vive douleur et toussa énormément.
- C’est normal, je viens de réactiver tes cordes vocales, tu craches un peu de sang je vais chercher une bassine au cas où tu vomirais.
- Ma… maman… reste ici…
- …
Benten laissa tomba la petite bassine de ses mains et resta figée comme un bloc de marbre devant la porte.
- Tokoyo…




J'espère que ça vous a plu.
Dans le prochain chapitre j'essayerai de parler d'Hinata et un peu plus de l'Akatsuki... (puis de Tokoyo y'a besoin d'explication ^^)

Bonne fin de vacances! (si mon chapitre est validé à temps @@)
Et encore dsl pour les fautes. @@




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