Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.


Fiction: Les dessous de l'APSSAT (terminée)

"Je me nomme Fugiro Umiki, fier (…) cobaye de l’APSSAT (Asile Psychiatrique Secret Situé À Tokyo) et je sais lire l'avenir dans mes céréales du matin. Vous me faites peur avec vos yeux rouges et je n'ai qu'une envie lorsque je vous vois : m'enfuir" c'est ce que pourrait dire ce cher Fugi' aux détenus qu'il a pour mission de visiter à chaque jour.
Classé: -12D | Spoil | Humour / Mystère | Mots: 18215 | Comments: 17 | Favs: 24
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rastapouette (Féminin), le 03/09/2007
Salut ! Euh...et bien vous voici à deux doigts de lire ma fic alors il faut que je vous prévienne de quelque chose XD J'avais commencé cette fic dans l'espoir d'en faire une parodie, mais au fur et à mesure que je l'écrivais...eh bien, je me suis piégée moi-même et ça a viré en quelque chose d'étrange et de pas super humoristique par moment XD Enfin, vous verrez bien par vous-même !
Comme toujours, les personnages sont à Masashi Kishimoto et pas à moi, car sinon Deidara serait encore vivant, Sasuke aurait cédé à l'amour fulgurant que lui porte Sakura et Neji serait marié avec Tenten :P:D




Chapitre 1: Repérage ou Qui Est Le Plus Malade Entre Itachi Et Gaara ?



Il existe des métiers gratifiants, d’autres non. Des métiers amusants, d’autres non. Des métiers qui nous rapportent beaucoup d’argent, d’autres…non. Des métiers qui nous font revenir chez nous avec le sourire et, bien entendu, d’autres qui nous traumatisent et nous font presque pleurer de désespoir une fois à la maison.
Fugiro Umiki pensait ne pas se tromper en affirmant que son métier à lui se plaçait dans toutes les deuxièmes catégories sauf une, celle de l’argent. Parce qu’en effet, après avoir été blessé par trois fois, il avait demandé une augmentation.
Augmentation accordée, bien entendu : on en trouvait pas tous les jours, des gens prêt à travailler comme cobaye dans un asile psychiatrique.

Ouais, comme cobaye ! C’est ce que dit son patron pour s’amuser. Vous avez vraiment un problème avec ça ?
M’enfin, Fugiro savait bien que le nom « cobaye » n’était pas vraiment approprié pour définir sa profession en général, mais bien sa situation actuelle.

Chaque matin, c’était la même chose, Fugiro (Fugi’ pour les intimes) se levait avec la ferme intuition que cette journée serait sa dernière. Pourquoi ?
Peut-être que cette conviction lui venait du fait qu’un malade lui avait sauté dessus la journée précédente.
Ou peut-être qu’il l’avait aussi vu dans ses céréales du matin. Oui, vous avez bien compris : ce bon vieux Fugi’ lit l’avenir dans les Rice Crispies.
Et en ce matin, les céréales Kellog’s ne prédisaient rien de bon, c’est moi qui vous le dit…

Journal de Bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 Janvier :

"Journée merdique au boulot. Un arrivage complet aujourd’hui. Eh oui, à peu près une dizaine sinon plus de fous venus me pourrir la vie. Et qui donc doit être prêt pour les accueillir ?"

- Non, c’est pas vrai, c’est pas vrai !
- Allez, Fugi-san, on se calme !
- La ferme ! On voit que tu n’es pas à ma place !
- Voyons, ils ne sont pas tant que ça….
Fugiro se retint de se jeter à la gorge de son collègue, Saru Osito.
- Tu rigoles ? C’est quand, au juste, la dernière fois qu’on a eu un arrivage comme ça, hein ? Jamais ! D’où ils sortent ?

Saru haussa les épaules et lui tendit un papier.

- Aujourd’hui tu fais le repérage, demain tu commence à t’occuper d’eux, c’est clair ? Le boss est gentil, il t’a délivré de tout tes autres patients. Juste eux.
- Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle…
Fugiro saisit le papier et pâlit.

- Quatre isolés dans la section des psychopathes, deux sous surveillance constante, trois dans la section des détraqués mentaux et deux autres déjà en camisole de force. Joli.

Le visage de Saru afficha un air compatissant et il posa la main sur l’épaule de son collègue.
- Tu trouveras tous les renseignements nécessaires sur eux près de leur porte. Bonne chance.

Saru s’en fut, laissant Fugiro seul et désespéré. Si seulement il avait écouté le message de ses céréales ce matin là…


Section des psychopathes
Nom : Uchiwa
Prénom : Itachi
Genre : Masculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 21 ans
Raison de l’incarcération : Meurtre d’une famille entière et aliénation mentale


Fugiro leva les yeux de sa fiche en priant le ciel de ne pas avoir affaire plus longtemps qu’il ne le fallait à cet homme. La pièce où il se trouvait était relativement sombre et le patient se trouvait tout au fond, recroquevillé sur lui-même. Fugi’ inspira un grand coup et accrocha un sourire forcé à ses lèvres tout en allumant la lumière. Aussitôt qu’il fit clair, le détenu poussa un cri de mort et se leva d’un bond, un air dément sur le visage. Les sourcils de Fugiro se froncèrent et ses mains se crispèrent sur les feuilles qu’il tenait à la main. Ce gars là avait tué une famille entière ?
Pourquoi était-il si jeune ?
Pourquoi ses yeux semblaient-ils rouges ?
Et pourquoi s’accrochait-il à un bocal contenant un poisson bleu ?

D’accord, on oublie le poisson et les yeux rouges et on se concentre sur le pourquoi de sa présence.
Mais qui était le débile qui avait voulu que cet hôpital socialise avec des tueurs ? Sûrement pas quelqu’un qui aurait un jour à rencontrer un tel regard.

Fugiro laissa son regard glisser vers le bas de la feuille et plissa les yeux pour déchiffrer le petit post-scriptum. D’accord, le laisser avec son poisson.
Aurait-il vraiment eu l’idée de lui enlever le bocal ?
Aurait-il eu la simple idée de l’approcher ??? Non, tout simplement pas : ce type lui faisait vraiment froid dans le dos. Donc…des salutations à distance.

- Bonjour, Itachi ! cria-t-il presque.

Il ne s’attendait à aucune réponse et il ne fut pas déçu. Il n’eut le droit qu’à un regard désabusé et le jeune homme retourna s’asseoir dans son coin avec son bocal. Fugiro inspira un grand coup puis s’approcha du détenu en ouvrant la bouche. Le dénommé Itachi laissa échapper un grondement de fauve.
- Tu ne t’approche pas, tu t’en vas et tu fermes la lumière ! cria-t-il soudainement.

Fugiro sursauta et fixa Itachi comme paralysé. Ses yeux étaient rouges, il en était maintenant assuré. Il recula d’un pas.
- Vas-t-en !

Fugiro ne se le fit pas dire une troisième fois. Il recula précipitamment, prenant garde à ne pas lui tourner le dos, empoigna la poignée de porte et s’en fut après avoir refermé la lumière derrière lui.
Une fois au dehors, il s’adossa au mur d’un blanc à vous faire mal aux yeux, et s’y laissa glisser pour se retrouver en position accroupie. Le cœur battant, il fut pris d’une intime conviction : il ne tournerait jamais le dos à ce type. Non, mieux : il n’irait plus jamais lui rendre visite.

Journal de Bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 janvier (suite)

"Je me nomme Fugiro Umiki, fier (…) cobaye de l’APSSAT (Asile Psychiatrique Secret Situé À Tokyo) et j’ai une forte envie de vomir. Ces foutus asilés je ne peux pas les sentir. Ils me font peur, vous avez compris ?"

Quoi de mieux pour se changer les idées qu’un autre psychopathe ? C’est avec une forte envie de hurler de Fugiro décrocha le feuillet d’information maintenu par un crochet sur le côté de la porte. C’est les yeux bien rivés sur le feuillet qu’il tourna la poignée.

Section des psychopathes
Nom : Uchiwa
Prénom : Sasuke
Genre : Masculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Violence accrue, aliénation mentale


Fugiro sentit ses jambes trembler et plissa les yeux, dégoûté. Un enfant ? Il enfermaient un enfant ?
Ce que notre ami ne savait pas, était que l’enfant en question avait été jugé adulte au moment où il avait neutralisé quatre colosses en autant de secondes. Il ne fit pas non plus le lien entre les noms du détenu actuel et du précédent. Parce que s’il avait remarqué ce léger détail, il ne serait pas entré dans la pièce, il aurait plutôt jeté Saru en pâture à la bête devant se trouver derrière cette porte.

Il ne se serait pas non plus brusquement retrouvé nez à nez avec une version sans rides d’Itachi.
- AAAAAAAAARGH !!!!!!

Une vue d’ensemble de la scène aurait pu découvrir un Fugiro Umiki hurlant à deux centimètres de la figure d’un des psychopathes les plus dangereux du centre psychiatrique. Ce fut Sasuke qui ouvrit la lumière et qui fixa Fugiro en attente que celui-ci ralentisse son rythme cardiaque.
- Il y a un problème, Fugiro-san ?

Avisant l’air d’incompréhension de l’interpellé, Sasuke pointa du doigt la plaque « Bonjour ! Je me nomme Fugiro Umiki ! » épinglée sur le revers de sa blouse. Fugiro ne répondit pas et se mit à trembler.
- Il…est revenu…balbutia-t-il stupidement. Il a défoncé la porte de sa cellule et il me poursuit !

Sasuke se frappa le front d’une main et s’assit en tailleur sur le sol, un genou levé, en marmonnant un « et c’est moi que l’on enferme… »

- À vous voir, vous revenez de chez mon frère, non ?
- De ton…frère…?
- C’est ça, de mon frère. Je me trompe ou vous n’êtes pas très sain d’esprit ? C’est lui qui déteint sur vous ?

Bouche-bée, Fugiro détailla le jeune homme aux cheveux noirs en pétard assis sur le sol.
Il était…il était…
Saru aurait volontiers dit « capoté » ou tout simplement « malade », mais Fugiro ne pouvait s’y résoudre. Il observa Sasuke ayant penché la tête sur le côté. Il le détaillait aussi. Comment pouvait-il paraître aux yeux d’un jeune homme de quinze ans ?
Vieux, malgré ses trente cinq ans, assurément à cause des cernes immenses dus aux nombreuses nuits d’insomnie.
Et aux yeux d’un jeune homme enfermé pour cause de violence accrue ?
C’est ce qu’il allait voir…

- P…pourquoi tu me regarde comme ça ? bégaya Fugiro.
Sasuke plissa les yeux et un sourire à faire froid dans le dos apparut sur ses lèvres.
- Je ne sais pas… Vous m’intéressez, Fugiro-san, c’est tout. Vous n’avez pas du tout une tête à travailler ici, vous savez ?
- Euh…ah bon ?
- En fait, vous me rappelez quelqu’un, je ne sais plus trop qui. Dites…
Sasuke se leva et s’approcha de Fugiro qui recula de quelques pas.
- Dites-moi…sincèrement. Je vous fais peur ?
- Sincèrement…? répéta Fugiro la voix tremblante. Oui, oui, vraiment.

Sasuke se détourna brusquement et inspira à plusieurs reprises. En voyant ses épaules tressauter, Fugiro oublia sa peur, s’approcha de lui et posa sa main sur son épaule.
- Sasuke… Sasuke…ça va ?
Le jeune homme émettait un drôle de bruit et Fugiro se rendit compte qu’il riait. Il riait tellement qu’il ne pouvait plus reprendre son souffle. Il riait d’un rire sans joie, un rire désabusé, comme si ce qu’avait dit Fugiro était une connerie à l’état pure dont il ne pouvait que se moquer. Il s’arrêta brusquement.
- Fugiro-san, c’est vous qui êtes malade, dit-il d’une voix rauque.

L’intéressé le lâcha comme s’il s’était brûlé à son contact. Sasuke se retourna lentement et Fugiro discerna dans ses yeux, un éclat aussi rouge que dans ceux de son frère.
- Dites…qu’est-ce que je fais ici ?


Journal de bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 Janvier (suite)

"Enfin un détraqué à peu près normal…J’en avais besoin après les deux autres. Tout ce que j’ai à dire pour l’instant."

Ses deux précédentes rencontres l’ayant traumatisé, Fugiro décida de changer ses techniques d’approche.
Le dynamisme avant tout, pour les traumatiser avant qu’ils ne peuvent l’enserrer dans leurs griffes. Voilà le plan.
Fugiro ferma les yeux, arracha la feuille près de la porte et ouvrit celle-ci à la volée.
- BONJOUR, JE ME NOMME FUGIRO UMIKI !!! hurla-t-il.

Personne ne lui répondant, il analysa la situation toujours les yeux fermés. D’accord, la lumière filtrait à travers ses paupières, il n’était donc pas en présence d’un troisième vampire. Il ouvrit courageusement un œil et se retrouva en face d’un homme blond.
Non, d’une femme.
Non…un homme…
En fait il ne le savait pas trop.
Ce qu’il savait, au fond, était que la personne assise contre le mur blanc le regardait un sourcil haussé. Non, cela non plus il ne le savait pas, cela aurait bien pu être les deux sourcils, il ne l’aurait pas remarqué à cause de l’énorme mèche de cheveux lui couvrant la moitié du visage. Ce type…avait des cheveux… Enfin, assez pour les ramener en une sorte de couette défiant les lois de la gravité tout en laissant l’énorme mèche tomber sur le devant et qu’il en reste beaucoup pour cacher abondamment la nuque.
Quoi qu’il en soit, le type le fixait de son seul œil visible avec une expression indéfinissable.
- D’accord…dit-il lentement avec la voix qu’on utilise pour calmer les bêtes enragées. Bonjour à vous aussi, hm…
Bon, une chose était bien certaine après avoir entendu sa voix : c’était un homme. Ce n’est qu’après avoir fait cette surprenante constatation que Fugiro daigna jeter au coup d’œil aux papiers venant avec le détenu.

Section des psychopathes
Nom : Inconnu
Prénom : Deidara
Genre : Masculin
Cheveux : Blonds
Yeux : Bleus
Âge au moment de l’incarcération : 24 ans
Raisons de l’incarcération : Terrorisme, aliénation mentale violente

- T’as pas l’air d’un cadeau toi non plus, murmura Fugiro comme pour lui-même.
- « Toi non plus » ? demanda Deidara.

Il y eut un moment de silence et un énorme sourire éclaira le visage du jeune homme blond. Il rit d’un rire sincère.
- Ahh ! Je comprends ! Vous êtes passé par Itachi-san ! C’est tout un cas, hm ?
- Euh…
- Il supporte tellement mal l’enfermement, pauvre gars ! Il a toujours été comme ça…
- Je…
- Hun hun…moi il me fait rire avec sa manie de garder Kisame près de lui ! On dirait une mère attachée à son enfant !
- Kisame ?

Deidara balaya la question d’un geste de la main et y appuya son menton avant de sombrer dans une intense contemplation du mur. Fugiro ne put s’empêcher de remarquer qu’il se servait du dos et non de la paume de sa main comme toutes les autres personnes.

- Dei…dara ? commença-t-il.
- Hm ? s’enquit le dénommé Deidara en redressant la tête.
- Et vous, vous n’êtes pas comme Itachi ?
- Ha ha ha ! Qu’est-ce que c’est que cette question ?! Bien sûr que non !

Il appuya une nouvelle fois son menton sur le dos de sa main avec un étrange sourire.
- Dans ces affreux murs blancs, Itachi ne voit qu’une prison. Quelque chose qu’il sait qu’il aurait pu détruire…avant. Moi je vois au delà, bien au delà. Tu ne fais qu’imaginer ce mur couvert de couleurs vibrantes, des couleurs qui vont chercher jusqu’à ton âme, et c’est déjà plus supportable.

Toujours bien appuyé, il leva les yeux vers Fugiro.
- Et c’est ça la différence entre un tueur et un artiste. Dites-moi, vous aimez l’art ?

Journal de bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 Janvier (suite)

"Wouah ! Ça c’est vraiment…vraiment un détraqué mental, je croyais qu’après ma discussion sur l’art avec Deidara, rien ne pouvait me surprendre, mais je me trompais."

Section des psychopathes
Nom : Sabaku
Prénom : Gaara
Genre : Masculin
Cheveux : Roux
Yeux : Verts
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raisons de l’incarcération : Meurtres divers, schizophrénie

Circonspect, Fugiro ouvrit la porte et se retrouva pour la troisième fois de la journée dans une pièce totalement sombre. Soupirant, il tendit la main pour ouvrir l’interrupteur.

Tuer…tuer…du sang…il y en a tellement…c’est parfait…

Il suspendit son geste en prêtant l’oreille. Une voix…jeune, mais pourtant très rauque. Un rire aigu fusa et la voix monta d’un cran, arrachant un frisson à Fugiro.

Tu crois ??? Oui, tu as raison, ceux-là étaient impurs et celui-là…

Fugiro eut la surprise de voir un visage aux cernes immenses le scruter à deux centimètres du sien.

Celui-là il n’est pas mieux…Mais…oui je sais, tu as faim…est-ce qu’on le tue tout de suite ?!

Un once d’exaltation passa dans le visage juvénile.

- WouaHHHHAAAAAH!!!!

De ses deux mains, Fugiro repoussa Gaara et sortit en coup de vent, refermant la porte derrière lui et la verrouillant deux fois plutôt qu’une. Qu’on le mutile, qu’on lui arrache les ongles un par un, pire, qu’on le place dans la même pièce qu’Itachi pendant une journée entière ! Qu’ils fassent tout ce qu’ils veulent, il ne retournerait jamais dans cette pièce avec ce…ce…monstre !

Journal de Bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 Janvier (suite)

"Si j’ai une journée semblable demain, je démissionne."


- CROIS-MOI, IMBÉCILE ! JE VAIS TE BATTRE, JE VAIS TE SUPPLANTER, JE VAIS T’ASPHYXIER ! ET DEMAIN MATIN À LA MÊME HEURE, JE SERAI PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS !!!!
- PAUVRE CONNARD ! TU NE CROIS PAS QUE TU DEVRAIS RETOMBER SUR TERRE ??? C’EST MOI QUI VAIS TE TUER !!!!
- ENFOIRÉ !
- ENFLURE !
- PAUVRE NAZE !
- LOOSER !
- BAAAAAAKAAAAAAA !!!!

La bouche ouverte Fugiro contemplait le spectacle avec un air d’ahuri. Qui étaient les débiles qui avaient décidé de laisser ces deux là seuls dans la même pièce.

- DAMARRE !!! VOUS ÊTES TOUS LES DEUX DES PERDANTS, C’EST VOTRE DESTIN !!!! ALORS LA FERME SI VOUS NE VOULEZ PAS QUE JE VOUS ASSASSINE !!!!!

D’accord, il y en avait un troisième. Fugiro analysa la scène : un jeune homme blond se tenait debout, les poings serrés devant un garçon châtain d’à peu près son âge. À en juger par l’air de celui-ci, il n’avait pas trop l’air de l’apprécier. Le troisième, paraissant un ou deux ans plus vieux était à deux mètres d’eux, ses longs cheveux noirs devant les yeux, ayant l’air de vouloir les trucider tout de suite et maintenant. Incertain, Fugiro jeta un coup d’œil aux trois fiches venant avec eux.

Section des détraqués mentaux
Nom : Inuzuka
Prénom : Kiba
Genre : Masculin
Cheveux : Châtains
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Violence incontrôlable

Section des détraqués mentaux
Nom : Uzumaki
Prénom : Naruto
Genre : Masculin
Cheveux : Blonds
Yeux : Bleus
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Très forte aliénation mentale

Section des détraqués mentaux
Nom : Hyûga
Prénom : Neji
Genre : Masculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Blancs (aveugle ? à vérifier)
Âge au moment de l’incarcération : 16 ans
Raison de l’incarcération : Violence incontrôlable, danger

Fugiro reporta le regard sur « ses » trois détenus. Très jeunes, mais dangereux. D’accord, agir avec prudence. Il fallait avant tout vérifier quelque chose.
- Neji ? demanda-t-il.
Le dénommé Neji se retourna et le considéra avec agressivité.
- Qu’est-ce que vous me voulez ? cracha-t-il en détournant son attention des deux abrutis continuant de se crier dessus.

Fugiro montra trois doigts.
- Combien ai-je de doigts, Neji ?
Celui-ci le regarda en haussant un sourcil.
- Trois ! Pourquoi vous me dites ça ? J’en ai rien a faire de vos doigts, moi !
- Je crois que tu as un problème oculaire, il faudra te faire examiner.
- Quoi ?! J’en veux pas de cet examen, je suis parfaitement normal ! Pourquoi ?!
- Je n’arrive pas à voir ta pupille, Neji, c’est anormal.

Neji se calma soudain et sourit dangereusement.
- Pas de pupille, hein ? D’accord, s’il ce n’est que ça que vous considérez anormal…
Sous l’œil intéressé de Fugiro, le jeune homme entra en intense concentration.
- Byakugan ! dit-il très clairement.

Œil blanc ? S’il y avait eu un changement dans les yeux ou le visage de Neji, Fugiro ne le remarqua pas. Mais, bon, il ne valait mieux pas le contrarier. Pourtant, il sursauta violemment lorsque Neji poussa un cri de rage à faire trembler les murs.
Cela alerta Kiba et Naruto qui cessèrent leur joute verbale et observèrent leur camarade tremblant de colère. Le jeune homme aux longs cheveux noirs s’approcha dangereusement de Fugiro en laissant échapper un grondement menaçant.
- Vous… siffla-t-il. Qu’est-ce que vous m’avez fait ?! Pourquoi vous m’avez enfermé, pourquoi je ne suis plus capable de rien ? C’est quoi tout ça ?!
Au fur et à mesure que Neji avançait, Fugiro reculait. Naruto intervint, s’approcha de Neji et le prit par les épaules pour le contenir.
- D’accord, Neji, on se calme, il ne t’a rien fait…de toute façon ça sert à rien…

Neji se dégagea brusquement .
- Toi tu me lâches ! hurla-t-il avec violence. J’en ai rien à faire de ce que tu dis ! Je ne suis même plus foutu de faire un simple Byakugan, tu te rends compte ?! Celui qui a fait ça, je vais le tuer !

Il prit son élan pour se jeter sur Fugiro, mais cette fois-ci fut intercepté par Kiba qui le ceintura.
- La ferme, Neji ! Laisse-le vivre !

Profitant de l’emprise de Kiba sur Neji, Fugiro passa la tête par la porte et héla une équipe au dehors. Ceux-ci arrivèrent rapidement. Heureusement, car Neji avait fini par donner un coup de coude bien placé à Kiba qui se vit forcé de le lâcher. Hurlant toujours sa rage, le jeune homme se fit intercepter par trois hommes dont un lui planta une aiguille à la base du cou. Neji devint aussitôt mou comme du chiffon et l’homme le déposa sur un lit dans un coin de la pièce.

- Vous…vous ne l’emmenez pas quelque part ? bégaya Fugiro.

Un des hommes secoua la tête en signe de négation et ce fut la seule réponse à laquelle il eut droit. Il jeta un dernier regard à la pièce et aux deux jeune hommes fixant leur ami sous sédatif.
- Qu’est-ce que vous lui avez fait ? dit une voix sourde.

Naruto se retourna vers lui et Fugiro prit de plein fouet son regard d’un bleu extra-ordinaire et y lut de la crainte.
- Il est vivant, répondit Fugiro, seulement endormi, car on ne pouvait plus le contrôler. On lui a administré un simple calmant.
- Un…un calmant ? balbutia Kiba.

La mâchoire crispée, Fugiro acquiesça et sortit de la pièce.
- Je reviendrai demain.

Journal de bord de Fugiro Umiki
Le Mardi 31 Janvier (suite)

"Pfuaaaah, c’est fini, je retourne chez moi. Je sais que je n’arriverai pas à dormir. Trop d’images et de sons vont et viennent dans ma tête. Le rire de Sasuke, les questions de Deidara, le simple regard d’Itachi, la rage de Neji. Les yeux de Naruto."

- Vous êtes sûrs que vous voulez continuer ?
- B…bien sûr, il faut que je finisse ma journée.
- Ça ne va pas être bien dûr. Ceux-là on ne les visite pas. Vous pouvez faire vos observations à distance.
- O…oui merci.

Le préposé s’en fut, laissant Fugiro à lui-même devant une grille.

Sous surveillance constante
Nom : Nara
Prénom : Shikamaru
Genre : Maculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Danger public, cerveau anormal

Sous surveillance constante
Nom : Aburame
Prénom : Shino
Genre : Masculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Danger, schizophrénie

D’accord, qui était qui…? Fugiro observa les deux jeunes hommes placés assez loin de l’autre. L’un ayant les cheveux dressés sur sa tête, se tenait assis dans un coin, le front sur les genoux, les jambes repliées contre son torse et entourées par ses bras. Fugiro ne pouvait pas distinguer son visage. Le deuxième, ayant l’air bien ennuyé par tout ce qui se passait avait appuyé son menton dans sa paume et fixait Fugiro de ses yeux noirs. Il semblait tellement attendre quelque chose qu’il ne put s’empêcher de lui faire un petit signe de la main. Signe auquel il répondit par un roulement des yeux. D’accord, pas très sympa…
Estimant ne plus rien avoir à faire à les observer tous les deux derrière la grille, Fugiro plia bagage et changea de salle.

Sous camisole de force
Nom : Haruno
Prénom : Sakura
Genre : Féminin
Cheveux : Roses (coloration ?)
Yeux : Verts
Âge au moment de l’incarcération : 15 ans
Raison de l’incarcération : Violence terrifiante

Sous camisole de force
Nom : Rock (pseudonyme ?)
Prénom : Lee
Genre : Masculin
Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Âge au moment de l’incarcération : 16 ans
Raison de l’incarcération : Violence forcenée, aliénation mentale

Derrière une vitre de cinq centimètres d’épaisseur, se trouvait une jeune fille d’apparence fragile et un garçon doté des plus énormes sourcils que Fugiro avait jamais vu. Dès qu’il apparut derrière la vitre, Sakura le transperça de son regard vert et Lee se mit à parler à une vitesse étonnante, bientôt imité par sa compagne. Fugiro fit signe qu’il n’entendait rien et appuya sur un bouton connecté à des hauts-parleurs.
- Si je n’arrive pas à me sortir d’ici tout seul je ferai 500 pompes !!!
- Imbécile ! Tes bras sont bloqués !
- Pour me punir de cette distraction, j’en ferai mille à l’aide de mon front !!!
- Mais, c’est impossible !
- Pas du tout ! Regarde ma force, Sakura-chan ! Admire-moi ! Une ! Deux ! Trois ! Quatre ! Cinq ! Six ! Sept !!!

Ahuri, Fugiro regarda Lee se tortiller pour faire ses pompes ne sachant pas quoi ressentir entre l’admiration ou la pitié. Il opta pour un léger sourire que Lee prit pour un encouragement.
- Eh ! Regarde, Sakura-chan ! Il y en a un autre pour me voir accomplir mes prouesses !
Fugiro se retourna pour se retrouver nez à nez avec Saru qui le tira par le bras pour l’emmener à l’écart.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Il y a eu du grabuge avec un certain Neji Hyûga ? lui demanda son collègue.
- Oui, oui, rien de grave…
- Tu es sûr que ça va ?

Fugiro passa la main dans ses cheveux.
- Écoute, j’ai eu une journée assez harassante aujourd’hui…
- D’accord, je comprends. C’était ta dernière visite ?
- Oui, heureusement, soupira-t-il.
- Rentre chez toi, lui sourit Saru, tu en as assez fait pour aujourd’hui, je l’expliquerai au patron.
Fugiro sourit à son tour.
- Merci…Saru ?
- Hm ?
- Tu pourrais aussi lui demander de faire passer un examen de la vue à Hyûga demain matin ?
- Compte sur moi !

De retour chez lui, Fugiro s’effondra sur son fauteuil, un bras devant les yeux. Bien sûr il avait déjà vu des asilés à faire froid dans le dos, mais ceux-là… C’était comme si…s’ils ne savaient pas ce qui se passait ni même où ils étaient. Il se rappela la réaction de Neji face à la perte de son… Byakugan… ,celles de Naruto et Kiba devant la neutralisation de leur ami et les paroles de Sasuke.

« Dites…qu’est-ce que je fais ici ? »




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