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The Way Of Naruto
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Fiction: Shikamaru aime l'hiver (terminée)

Shikamaru pense à tout ce que cette fille lui a fait découvrir...
Spoil | Général | Mots: 1286 | Comments: 7 | Favs: 5
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zaza654 (Féminin), le 25/08/2007
Petit one-shot. J'aime bien ce couple et pourtant on ne le voit pas souvent.
Bonne lecture!


Chapitre 1: Elle



Shikamaru aimait bien l’hiver.

Parce qu’il pouvait à cette période de l’année aussi bien passer ses journées à regarder les nuages, qu’admirer les étoiles le soir. Il préférait par dessus tout les nuits sans lune, là où ces lueurs d’espoirs montraient tout leur éclat.

C’était de l’un de ces rendez-vous mensuel qu’il revenait. Il descendait de la colline des Hokage, point culminant de Konohagakure. Les cailloux du sentier crissaient sous ses pieds et rompaient le silence de la ville. Le vent froid, faisait onduler les herbes hautes et entraînait à sa suite des nuages. Pour une fois c’était à cause d’eux qu’il était parti : la nuit il ne pouvait les admirer et ils gâchaient le ciel étoilé.

Ses pas le guidaient, comme un automate, chez lui. Il devait pour ça prendre l’avenue principale, la seule qui à cette heure tardive pouvait prétendre à de l’animation. Il ne prêtait guère attention aux badauds, aux couples et aux ivrognes. Il avançait, de son air de tortue, sans se soucier des échoppes encore vivantes. Il rentrait. Toutefois son regard s’attacha à une silhouette qui lui semblait familière. Il s’y attarda. Sur la fille.

Alors que la nuit était déjà avancée, elle était assise à une table dans un bar, près de la vitre, ce qui lui avait permis de la voir. Que pouvait-elle faire dans un endroit aussi enfumé et mal fréquenté ? Un cerveau de 200 de QI n’a malheureusement pas réponse à tout. Enfin, il n’arrivait pas à choisir parmi la dizaine de possibilités qui se présentaient à son esprit. Il eut pour première envie de passer son chemin puisque après tout c’était une fille et que les filles, elles se compliquent toujours la vie, comme une excuse à sa fainéantise, à sa bêtise qui parfois l’empêchait d’être attentionné. Seulement s’il avait persisté dans cet entêtement, je ne serais pas là en train de raconter cette histoire. Il rebroussa chemin, poussé par la Curiosité qui n’est pas un vilain défaut, non elle permet juste de se renseigner, de comprendre.

Il entra dans le bar et se dirigea vers l’objet de ses tourments.
Il s’assit en face d’elle.
Enleva gants, écharpe, bonnet qu’une mère tyrannique lui avait forcé de mettre.
Alluma une clope. C’était une mauvaise habitude prise depuis la mort d'Asuma : même si l’on se force à commencer, un réflexe arrive et l’on devient accro.
Tira dessus et expira doucement.

Elle n’avait cessé de regarder de l’autre côté de la vitre. Malgré la musique et les rires gras des autres clients nos deux protagonistes s‘enfermèrent dans un mutisme prolongé, qui ne semblait dérangé aucun des deux. Ce fut elle qui rompit ce blanc.

« Il neige »

Sa voix était toujours calme et posée. Elle n’était pas dérangée par sa présence.

« Galère » était la réponse la plus appropriée qu’il trouva. Cependant il n’allait pas gâcher cette chance de satisfaire son envie de connaître les pourquoi du comment de sa présence ici :

« Sérieusement ? »

Il avait déjà remarqué leur capacité à avoir une conversation riche en information avec le minimum de mots au cours d’une mission. Il adorait ça, ne pas perdre de temps en de longues explications. Elle, comprenait tout. Vous pouvez me dire que c’est absurde, que c’est tout bonnement irréalisable. Mais moi je vous répliquerais que parfois, deux caractères ayant le même cheminement de pensée peuvent arriver à la même idée, à la même conclusion, à la même envie.

« J’avais besoin de m’isoler ».

La probabilité pour qu’elle lui réponde cela, il l’avait calculée, avoisinait les 0,39. Les autres options sortirent de sa tête une fois qu’il eut satisfait sa curiosité. Il analysait les vêtements qu’elle portait, chaque geste qu’elle faisait, cherchant de ses yeux calculateurs une raison logique à cette déprime. Il voulait savoir quelle goutte d’eau avait fait débordé le vase, si rempli. Il se doutait qu’elle voulait se couper de son environnement familial, de ses amis, de ses pensées pour quelques heures. Par contre alors que lui pour ce faire avait besoin de silence, elle avait besoin de proximité, d’émotion, de bruit à lui en vriller les tympans. Chacun ses remèdes. Quand au campement elle lui avait demandé de l’étreindre fortement, il l’avait entouré de ses bras protecteurs, juste des bras, un peu d’attention, un peu de sécurité. Mais pas seulement. Elle voulait aussi se sentir vivante, que dans une certaine manière son esprit réintègre son corps, qu’elle reprenne momentanément confiance en elle.

La neige tombait, drue, et recouvrait les habitations d’une couverture blanche. Et elle fixait toujours l’autre côté de la fenêtre. Se rendant compte qu’il n’avait fait que l’examiner elle, Shikamaru posa son regard sur la table qui les séparait. Deux verres vides, un paquet de cigarettes et plusieurs mégots.

« Depuis quand ?
- Notre mission. »

Aïe, il avait une mauvaise influence. Enfin, dans une réflexion égoïste il se dit que désormais il ne serait plus le seul. Fumer n’était pas, selon lui, un plaisir solitaire jouissif. Il se souvint comment il lui avait appris. Il avait fallu expliquer à sa coéquipière comment inhaler, comment sentir la fumée déchirer la gorge à la première inspiration et comment ne pas terminer en crachant ses poumons. Ils avaient bien ri. Il s’était rendu compte combien les préjugés et les premières impressions nous cachaient la réalité. Combien de personnes avait-il dédaigné avant de se rendre compte qu’elles valaient la peine d’être connues ?

Il en avait plus appris sur elle pendant cette mission que pendant les six ans passés ensemble à l’Académie. Elle lui avait apporté un autre regard sur les choses qui l’entourait. Elle l’avait enrichie et rares étaient les personnes de son âge capable d’accomplir un tel exploit, un tel changement sur lui, le génie.

Cette fille était un paradoxe à elle toute seule. Si fragile et si forte, si timide et si extravertie, si naïve et si intelligente. Tout était affaire de confiance en soi après tout. Le moindre de doute peut faire faillir une entreprise. Mais dès lors qu’on est certain de notre victoire, de notre succès, on a ce que l’on désir. Lui ne doutait pas de ses capacités intellectuelles mais plutôt de ses forces physiques et c’est pourquoi il réussissait ce qu’il voulait, dans la mesure d’une issue logique. Elle doutait d’elle-même. Elle n’avait jamais appris à s’aimer, elle avait cherché ailleurs quelqu’un qui eut pu lui montrer ce qu’est la confiance en soi. Il arrivait de brefs moment où elle était vraiment elle-même et il s’était promis qu’un jour elle serait toujours comme ça : forte, extravertie et intelligente.

« Allez, on rentre Hinata. » Ils se levèrent, payèrent, zigzaguèrent entre les buveurs, débouchèrent sur l’avenue et respirèrent le vent froid. Le changement d’atmosphère fut brusque, la concentration d’êtres humains en un même lieu clos étouffant toujours. Ils marchèrent, laissant leurs empreintes dans la neige vierge. Silence de la nuit. Silence. Il la raccompagna chez elle. Toujours en silence.

Mais ce n’est pas un de ces silences affreux dont je parle, non, pas un où on est embarrassé, pas un où notre seule envie est de s’enfoncer six pieds sous terre. Non, pas de ceux-là. Voyez-vous de quel silence je veux parler ? Celui où l’on se sent bien, où l’on a foi en l’avenir. Et bien oui, c’était ce silence là qui les entourait.

Qui ne se brisa qu'une fois arrivés devant le quartier des Hyugas.
Elle lui fit face, le regardant droit dans les yeux pour la première fois de la soirée.

« Merci. D’être là. » Elle posa un discret baiser sur ses lèvres et s’engouffra dans le bâtiment endormi.

Lui aussi avait besoin d’elle. Depuis qu’ils étaient rentrés de missions. Depuis hier.




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