Fiction: Arrêter de fuir. (terminée)

Dans le monde des Shinobis les marriages arrangés sont monnaie courrante. Après plus de trois sans nouvelle, alors qu'il pensait l'avoir enfin oubliée il doit l'escorter jusque chez son "fiancé". Mais leurs sentiments l'un envers l'autre ont-ils vraiment disparus? [Shika/Tema]
Classé: -12I | Romance | Mots: 16184 | Comments: 55 | Favs: 64
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anko38 (Féminin), le 20/06/2007
Bien...
Cette fois je manque d'originalité... mais je voulais faire quelque chose de plus réaliste et romantique, et comme j'adore ce couple ^^
Enfin bon je pense faire cette fiction en 3 ou 4 Chapitres voilà!

Bonne lecture!




Chapitre 1: A Konoha



Shikamaru marchait seul dans les rues de Konoha, à vingt ans, toujours célibataire, il aspirait à une autre vie. Plus simple, plus belle, et moins solitaire. Oh ! Bien sûr il avait des amis, Ino, Chôji, Kiba… et tous les autres, mais quelque chose lui manquait. Une chose qu’il ne pouvait trouver près d’eux. L’amitié qu’il entretenait avec eux était profonde et sincère mais un vide persistait. Bien sûr, des filles lui tournait autour, certaines avaient même la chance de passer une soirée avec lui, mais rien de sérieux… La plupart du temps, cette soirée lui servait à leur dire qu’il ne voulait pas d’elles, ce qui déclanchait cris et larmes. Et pourtant il n’avait pas le choix, il ne voulait pas forcer les sentiments… il ne pouvait se forcer à aimer une personne. Alors il les repoussait les unes après les autres, avec une monotonie qui accablait ses parents.

Les pauvres désespéraient à l’idée de voir leur fils encore et toujours seul. Shikamaru avait toujours été contre les mariages arrangés, mais des fois, ses parents se demandaient si ce ne serait pas la seule manière de le marier. Toutes les fois où il avait un rendez-vous, ils aspiraient à le voir entrer radieux, mais non. Le jeune Nara revenait en traînant les pieds, puis montait dans sa chambre dormir et fuir le temps.

Aujourd’hui Shikamaru avait rendez-vous avec une jeune Kunoichi du village qui avait eut son numéro grâce à « la copine du frère à son cousin qui est un bon ami de l’ex-petit copain d’Ino ». Encore une histoire sans suite…

Notre stratège militaire pénétra dans le parc où avait lieu le rendez-vous avec la même résignation qu’un condamné à mort devant la potence. La jeune fille qui l’attendait déjà courut à sa rencontre. Elle avait deux ans de moins que lui, les cheveux longs attachés en deux couettes qui ondulait avec sa démarche. Ses yeux bleux brillaient au milieu des mèches brunes qui s’échappaient de sa coiffure. Elle était plutôt mignonne, mais le jeune Nara ne fit même pas attention à ses détails, trouvant déjà le temps long.

La jeune fille, qui se nommait Misa, se tourna vers lui et lui demanda :

«  On prend une glace Shika-kun ?

- Galère! Pense le jeune homme. Si elle commençe déjà avec les « Shika-kun », j’ai peur de la suite… pourquoi sont-elles toutes les mêmes !

- Tu la veux à quoi la tienne, moi je prend une fraise-vanille !

- Chocolat-Praline, s’il te plait Misa. Répondit Shikamaru en fixant les nuages puis il pensa. Au moins celle-là fait pas un régime !

- Tiens ! » Lui dit la jeune fille en lui tendant son cornet.

Il attrapa distraitement son cornet, puis tous deux se mirent en marche pour le cinéma. Ils avaient décidé d’aller voir le dernier film de la Princesse de Yuki no Kuni. Le jeune homme sentait déjà des baillement le titiller, mais au moins, là-bas, elle le laisserait tranquille.

Le cinéma se trouvait au cœur du Village en chemin, ils rencontrèrent Ino qui sortait avec une certain ninja rencontré deux jours plus tôt lors d’une mission.

« Dans deux jours ce sera fini et elle ira voir ailleurs… » Pensa Shikamaru.

Il appréciait beaucoup Ino mais la trouvait trop volage. Quant aux autres filles de son âge et bien, Hinata avait accepté les sentiments de Kiba et s’était fait une raison sur Naruto, qui espérait toujours un signe de Sakura alors que cette dernière, comme Hinata, s’était raisonné et s’était installé depuis un an avec Lee. Tenten, elle, avait rencontré un maître d’armes à Kumo et était restée la-bas, au grand malheur de Neji qui enchaînait mission sur mission pour l’oublier.

Pour finir Shikamaru et Misa arrivèrent devant l’entrée du cinéma. La jeune fille bondit à l’intérieur pour réserver les places, alors que lui restait fidèle à lui-même et traînait les pieds, les mains dans les poches. Pour ne lui laisser aucun espoir, le jeune homme laissa Misa payer sa place. Puis ils s’assirent dans la salle juste au moment où le générique débutait.

Le film se passait à Sunakagure, Shikamru sentit en étrange sentiment de nostalgie lui tordre le ventre et devant les paysages désertiques. Il quitta discrètement la salle. Depuis trois ans maintenant, il n’avait plus remis les pieds là-bas... Il voulait entretenir des souvenirs flous, il ne voulait pas revoir d’images précises, tout cela appartenait au passé, et lui avançait dans le présent. Le jeune passa aux toilettes où il se mouilla le visage puis il évita son reflet dans la vitre, et rejoignit la jeune fille qu’il était censé accompagner.

Plongé dans son film, elle avait à peine remarqué le départ de Shikamaru. Au grand plaisir de celui-ci, car ainsi il évitait une scène à la fin du film. Film qui d’ailleurs annonçait le générique final. Les deux jeunes sortirent du cinéma et retournèrent dans le parc pour parler plus à leur aise.

Shikamaru se coucha et croisa les bras derrière la tête, bientôt il lui faudrait lui annoncer que même si elle est jolie et sympa, il ne voulait pas avoir d’histoire commune avec elle, la jeune fille éclaterait en sanglot, l’insulterait puis le planterait. Il ferma tranquillement les yeux.

Misa s’assit en tailleur et machonna un brin d’herbe en fixant le jeune Nara. Un silence suivit, le calme du parc, ses oiseaux, son court d’eau… Au bout d’un moment elle commença à parler de musique, de séries télé, de choses futiles sans intérêt. Shikamaru écoutait et lui répondait qu’il n’avait pas le temps pour ça.

Puis au bout d’un moment Misa déclara :

«  Tu es parti lors du film, pourquoi ?

- Je ne me sentais pas bien… Répondit le jeune stratège.

- C’est dommage, il y avait de super paysages de Suna, des déserts magnifiques… Repris la jeune fille.

- Sans doute. Coupa le manipulateur d’ombres, voulant passer à autre chose mais Misa ne l’entendit pas de cette oreille.

- Ce sont des paysage que l’on oublie pas, pas vrai, Shikamaru ? Sa voix avait changé, tout comme la façon dont elle l’avait appellé. Shikamaru rouvrit les yeux.

- Non, le désert est beau à sa manière. Répondit calmement le jeune homme en cherchant où Misa voulait en venir.

- Alors que manque-t-il à Konoha pour que la simple vue de Suna te rende malade ? Demanda encore la jeune fille avec sérieux.

- Shikamaru réfléchit, Que manque-t-il au village? Je n’en sais rien moi !

- Peut-être une perle rare… ou bien quelqu’un ?  » Misa avait prononcé le dernier mot avec un accent mauvais.

Shikamaru se redressa. La jeune fille le fixait de ses beaux yeux bleus qui maintenant lançaient des éclairs. Il y a avait eu dans sa voix un sous-entendu clair, Misa parlait d’une personne précise. Une personne sur qui, il l’avait juré, il avait tiré un trait.

«  Je ne vois pas de quoi tu parles. Répondit le jeune Nara.

- Tu ne vois pas ? Oh ! Tu manques peut-être de précision. Après tout, trois ans, c’est loin sans donné de nouvelles ! »

Shikamaru tiqua, mais il fit comme si de rien n’était de tout manière il ne s’était jamais rien passé à Suna. Il n’avait de compte à rendre à personne et sûrement pas à la jeune fille qui était en train de lui faire la morale.

Misa continua de le fixait dans les yeux et repris :

«  Une Jounin de Sunakagure, assez grande, blonde les yeux vert-bleu foncé, un joli sourire et surtout un caractère bien trempé. »

Soudain le visage lui apparut clairement, Il ferma les yeux un moment, tentant de faire le vide dans sa tête. Mais Misa lui assena le coup de grâce :

«  Temari, la sœur du Kazekage. Ca te dis quelque chose ? »

Tous les souvenirs lui revinrent : l’examen Chuunin, son aide contre Oto no Yon, ses missions diplomatiques et l’organisation des examens Chuunin lorsqu’elle fut Jounin ; les enguelades pour un rien, les chamailleries sans fin. Le sourire éclatant qu’elle affichait lorsqu’il baissait les bras devant son entêtement. Ses coups d’œil interrogateur lorsque, couché dans la zone d’entraînement, il feignait de dormir. Tous les souvenirs, du plus banal et grossier au plus particulier et précis.

La jeune fille, qu’il avait accompagnée au cinéma savourait avec amertume ce moment de victoire. Toujours en face de lui, ses yeux braquaient sur son visage fermé, elle tentait de lire ses expressions. Puis une nouvelle fois elle reprit avec encore plus de mépris:

«  Je ne comprends pas ce que tu lui trouves. Non sérieusement ! Elle est râleuse. Elle est banale, physiquement parlant. D’accord, elle est douée au combat et elle des nerfs d’acier. Mais franchement y en pas d’autre à Konoha des filles comme elle ? Regarde les filles de mon âge, moi ou même, je ne suis pas, Moegi ! Mais non tu t’étais entiché d’une pauvre ninja que tu as tenté d’oublier. Une fille totalement… Temari de Suna… je la hais ! Elle mériterait de mourir ! »

Le poing du jeune Nara percuta le visage de Misa. La jeune fille roula un mètre plus long la lèvre en sang, les yeux toujours mauvais. Doucement un sourire se dessina sur son visage qui commençait à gonfler.

«  J’avais raison ! Dit-elle triomphante. Tu l’aimes toujours cette pimbêche !

-Dégage ! Ordonna Shikamaru hors de lui.

- Mais on dirait que le stratège au sang froid est sorti de ses gongs !

- Dégage Misa !

- Sache juste que tout le monde s’en doute... et que ton coup de poing ne passera pas inaperçu. » Termina la jeune fille en se levant et quittant l’héritier Nara.

Le jeune homme resta un moment sans bouger. La colère passée, il se rendit compte d’une chose, il venait de frapper une fille. Il n’en revenait pas, lui qui s’était toujours refusé de lever la main sur une femme, venait d’en frapper une en plein visage. Il avait toujours évité le contact lors de l’examen Chuunin ou de l’affrontement contre Oto no Yon, avec ses adverses de la gente féminine, mais là, le coup était parti tout seul.

Shikamaru se leva doucement, perdu dans ses pensées. Il rentra chez lui sans faire attention à ce qu’il l’entourait. Shino qui passait par-là l’appella mais il n’eut aucune réponse. Puis il percuta l’épaule de Lee qui s’excusa, pressé de rejoindre Sakura. Enfin un peu avant qu’il ne rentre chez lui, quelqu’un lui barra la route :

«  Toi t’es pas dans ton assiette ! Le jeune homme qui lui avait barré la route le dépassait d’une demi-tête et était deux fois plus large que lui.

-Chôji ! S’exclama le jeune brun.

- Au moins tu me reconnais ! Mais par contre, tu fais une de ses têtes. Ah oui j’ai croisé une fille qui se vantait d’avoir reçu un coup d’un « beau gosse ténébreux ». Elle était plutôt mignonne si on oublie son bleu sur la joue droite. »

Le jeune Nara détourna la tête, par honte et remord. Son ami resta planté devant lui sans rien dire. Il savait bien qu’il devrait lui parler pour pouvoir rentrer chez lui et là-bas, son père lui tomberait dessus et sa mère lui passerait un savon. Que de joie !

«  Elle as remué trop longtemps un couteau dans une plaie que je croyais cicatrisée.

- C’est à dire ? Demanda l’Akimichi.

- Ah… C’est pas l’endroit pour parler de ça, tu sais… Tenta Shikamaru pour raccoucir la conversation, mais le regard de Chôji lui ordonna de répondre. Temari. »

Le nom avait été lâché à contre cœur, murmuré. Son ami dû faire un effort pour l’entendre. Shikamaru soupira. Depuis combien de temps n’avait-il pas prononcé ce nom ? Trois ans, depuis son retour de Suna où avait eu lieu le dernier examen Chuunin qu’il avait encadré avec elle. Il était parti le lendemain sans rien dire, en lâche. Lui, le grand stratège de Konoha n’avait trouvé aucune manière de faire autrement. Trouillard, il avait eut peur de lui avouer ses sentiments, de peur de se faire envoyer sur les roses. Après il appris qu’elle n’encadrait plus les examens Chuunins et qu’elle était entrée dans la police secrète de Suna, l’équivalent des Ambu de Konoha. Il reçut ensuite une invitation pour venir assister au mariage de Kankurô et d’une kunoichi du village Matsuki, ancienne fan de Gaara. Mais là aussi il déclina l’invitation, comment aurait-il dut se comporter devant elle ? Et si elle avait trouvé quelqu’un à Suna comme son frère ? Ou … Il avait trouvé des dizaines de raison pour ne pas y aller contre une seule.

Chôji attrapa son ami par les épaules et le fixa gravement :

«  Tu sais Shika, il serait peut-être temps d’arrêter de fuir. Commença-t-il puis avant qu’il ne soit coupé il ajouta. Stop ! Tout le monde voit bien que tu n’es pas en grande forme, certains racontent que tu multiplies les coup d’un soir, mais moi je sais que c’est faux ! Tu n’as aimé qu’une seul fille, et ton problème c’est que tu l’aimes encore. Tu peux te trouver toutes les excuses que tu veux mais ça ne te rendra pas heureux pour autant ! Regarde-moi, je suis tombé amoureux de ma voisine, d’un seul coup j’ai ouvert les yeux. Comme toi j’ai eu peur puis un jour je me suis lancé… j’en avais marre des questions sans réponses, de cette boule au fond de l’estomac quand je la croisais, alors je lui ai parlé et maintenant je suis l’homme le plus heureux qui soit ! »

Le jeune Nara sourit, c’était vrai depui que Chôji et Mayuri étaient ensembles, il était un autre homme. Plus joviale, mieux dans sa peau, tout en lui laissait exprimer sa joie. Alors que lui se renfermait de plus en plus, il avait bien conscience mais avait-il envie de lutter contre ?

Une dernière fois le jeune Akimichi lui serra l’épaule et lui dit :

«  Je suis certain que tout s’arrangera pour toi ! Baisse pas les bras ! »

Puis il partit rejoindre sa copine qu’il l’attendait tranquillement plus loin. Shikamaru les regarda un instant s’éloigner côte à côte, main dans la main. Il se rendit compte qu’il les enviait, mais tout était de sa faute… doucement il reprit son chemin.

Il n’était pas très tard quand il poussa la porte du salon, et pourtant il lui semblait que la journée avait durée une éternité. D’un geste las il se débarrassa de ses chaussures et monta dans sa chambre. Allongé sur le lit, il ferma les yeux et écouta parler ses parents :

«  Je ne sais pas quoi faire… C’est de pire en pire. Grogna son père.

- Il faudra de tout manière qu’il se marie sous peu. Ajouta sa mère.

- Il va se braquer contre un mariage arrangé tu le sais ! Il est déjà bien assez distant de nous ces derniers temps… Continua le chef de clan.

- Pas que de nous…Coupa la maitresse de maison. Ino est venu me demander des nouvelles, ce matin. »

La discussion continua un moment. Puis Shikamaru s’endormit, dans ses rêves il parcourait un Désert de sable, il courait après un mirage. Plus il avançait, plus le mirage s’éloignait. Et lorsqu’il pensait le saisir, il lui échappait. Et d’un coup son mirage prit une forme qu’il connaissait bien, se tourna vers lui et dit :

«  Eh ben Pleurnichard tu n’es pas capable de me rattrapper ? »

Shikamaru se réveilla en sueur sur son lit. Elle revenait hanter ses rêves.



Bien voilà donc ce qui se passe à Konoha!

Prochain Chapitre: A Suna.




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