Fiction: Toi ou rien

C'est l'histoire d'une rencontre parmi tant d'autres. Celle de Tenten et de Neji. L'adorable Tenten et le froid Neji. La petite Tenten et le grand Neji. Tout commença lorsque cet homme avait levé les yeux vers elle et qu'il lui avait dévoilé ses yeux blancs. Tout commença lorsqu'elle lui proposa "Voulez-vous prendre un thé ?" Tout commença lorsqu'il la choisit.r
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Tanial (Féminin), le 19/12/2017




Chapitre 3: Macaron



« Je… Pouvez vous recommencer ? répondit Tenten.
- C’est la dernière fois que je me répète mademoiselle Yatomo ! Venez récupérer immédiatement votre frère ! Notre établissement ne peut en AUCUN CAS le garder plus longtemps. Ce n’est pas un internat dont il a besoin, mais d’un asile ! Un asile mademoiselle ! Vous avez une semaine ! Et pas un jour de plus. »

On lui raccrocha au nez.

La fatigue la prit d’un coup. À l’entente des bip significatifs d’une fin de conversation téléphonique, son bras devint lourd et retomba le long de son corps. Elle leva la tête et admira les étoiles.

Sa vie foutait le camp à nouveau.




Le lendemain matin, ce ne fut pas son réveil qui la réveilla, mais son téléphone. Qui sonnait. Encore.
Emmargeant avec difficulté de ses draps, elle tâtonna pendant quelques sonneries avant d’attraper avec un grognement son appareil.

« Oui ? dit-elle d’une voix pâteuse.
- Ah… commença la voix masculine à l’autre bout du fil. Vous, vous ne tenez pas une boutique de thé sur la grande rue.
- Pas à ma connaissance, non.
- Je vois… »

Tenten se dit qu’elle était vraiment épuisée. Elle entendait toujours de l’animation au téléphone. L’inconnu ne raccrochait pas.
Face à l’improbabilité de la situation, autant aller jusqu’au bout. Nouveau chapitre pour le livre « Tenten et ses idées à deux sous ».

« Je peux vous aider peut être ? Même si je ne vends pas de thé.
- Ah, oui ! Excusez-moi, j’étais perdu. Heu…

Il hésita, puis lâcha dans un souffle :

- Qui êtes vous ? »




Okay…

Tenten nouait ses chignons devant son miroir.

« Okay ! » Répéta t-elle pour elle même.

Elle tapota vigoureusement ses joues. Les légers coups firent rougirent ses joues déjà colorées. Elle était dans un état impossible. Tout allait de travers. Et l’appel qu’elle avait reçu une heure plus tôt l’avait achevée.

Cet homme, se rappela t-elle en entrant dans sa rame de métro, avait l’air bien étrange. Dans un premier temps, elle n’avait pas su quoi répondre à cette question. Pourquoi appeler quelqu’un qu’on ne connaît pas, pour ensuite demander qui était cette personne ? Comment avait-il eu son numéro ? Une fausse manip’ sûrement se dit-elle en ressortant du métro et en tirant sur les pans de son manteau pour garder jalousement le peu de chaleur accumulée sous la couche du vêtement.

Mais, continua t-elle, quand cet homme avait compris qu’elle n’était pas cette boutique, pourquoi as t-il insisté pour la connaître ?

Pourquoi n’avait-elle affaire qu’à des gens bizarres ?

Elle avait déjà ses problèmes à elle.

Ne venez pas me rajouter à vos délires !

« En retard, comme d’habitude Miss Tenten !
- Oui oui… »

Elle venait d’arriver à son bureau. Bonjour Monsieur, bonjour madame. Souris, souris, c’est payer plus chère. Allez, on travaille, et on retourne se mettre sous les draps ce soir.

Tenten avait aussi une capacité assez pratique : fermer les yeux sur ce qui dérange. Comme le sms qu’elle avait reçu ce matin.

« OK. Rendez-vous au café de la grande rue, à 12h00. »

Un sms ? Quel sms ? Hahaha, ce sms n’existe pas voyons ! Comme si Tenten avait répondu par sms à cet inconnu, après lui avoir raccroché au nez. Comme si, après quelques échanges, elle avait capitulé devant la curiosité apparente de l’homme pour le rencontrer ce midi.

Hahahaha… C’est carrément pas mon genre.

Ok, faudrait que je consulte.

Parce que, un jour ou l’autre, à force de côtoyer des inconnus, il lui arrivera une broutille. Elle le savait. Oui mais, cet homme avait vraiment l’air excité et curieux ! Elle était curieuse à son tour maintenant…

« La pauvre fille, elle doit passer un moment difficile cette semaine… » entendit-elle lorsqu’elle passa près de la machine à café, à 11h50.

Les commérages ne faisaient que s’amplifier à chaque soupir de la brune. Mais que pouvait-il bien se passer dans sa vie pour que la si gentille Tenten ait un air aussi maussade ?


Pour une raison inexpliquée, Tenten arriva en retard au rendez-vous. Elle ne comprenait pas. Elle était pourtant partie bien en avance. Elle devrait tout simplement arrêter d’essayer d’être à l’heure. A priori, la ponctualité ne lui correspondait pas.

Chacun son truc. Elle, c’était les rencontres fortuites.

Devant elle, à la table prévue, un bel homme attendait devant un verre de coca. Il était grand. Il était brun. Il était fin. Il lui disait vaguement quelque chose, sans réussir à savoir quoi.

Elle referma sa prise sur la lanière de son sac en bandoulière et décida de foncer jusqu’à la table. Elle se força à prendre un air sûre d’elle, un air d’une femme occupée, et un peu d’une femme fatale si possible. Il paraît que « ça claque ! ». Naruto, son mentor.
Il n’en fallait pas tant pour le jeune homme qui, à l’approche de Tenten, se leva précipitamment pour lui faire de grands signes à travers le café.

Super… Encore un énergumène.

Arrivée à la chaise libre, elle sourit à l’homme. Elle posa son sac au sol. Elle s’assit. Croisa ses jambes et ses mains.

« Curiosité rassasiée ? demanda t-elle alors.
- Absolument. »

Il gesticula sur sa chaise, les yeux ronds. Des flammes dansaient dans ses yeux, ses sourcils ne tenaient pas en place et quelques mèches de son bol ne faisaient que virevolter autour de sa tête.

« Pas ! »

Allons bon.






« Non vais vous comprenez, mademoiselle, que je me bats depuis des années pour que cet abruti arrête de se droguer au café, sans succès ! Et là, qu’entend-je ? « Le thé, c’est pas mal aussi » ? Pas mal ? Je refuse, entendez-moi bien, de me faire battre à plates coutures de la sorte ! »

Tenten ne savait quoi répondre. Dix minutes qu’un flot de paroles la noyait sous les regards étonnés des voisins de table. Une dispute de couple ? Non non, je ne connais pas cet homme, sauvez-moi !

« Enfin, je vous prie de m’excuser.

Il se redressa et croisa les mains au dessus de la table.

- En réalité je suis très content qu’il se soit mis au thé.

Il semblait attendre une réponse de la part de Tenten. Or, elle ne savait pas de quel ami il parlait, ni en quoi boire du thé à la place du café constituait un tel spectacle.

- Et je vous trouve très sympathique. »

C’était ça . La brune ria. Elle riait aux éclats, à en pleurer, à s’en tordre le ventre et tirer les traits de son visage, restés immobiles si longtemps.

Tout ça pour finir avec un « vous êtes très sympathique. »

L’homme, lui, semblait perdu. Mais souriait. Il était étrange, mais au moins, il ne s’offusquait pas lorsque les autres paraissaient étranges à leur tour. Alléluia.

« Vous êtes une véritable perle, vous savez ? dit-elle tout bas.

Un lien venait de naitre entre eux.

- Je sais. »

Un lien invisible, tout fin, minuscule, qui finalement ne reposait sur rien. Mais plus tard, il sera probablement la plus belle chose que Tenten aura créé.




Mais on aura beau dire, en rentrant chez elle ce soir là, Tenten réalisé trop tard qu’elle ne savait toujours pas qui était cet ami nouvellement buveur de thé. Elle demandera au jeune homme la prochaine fois.



D’ailleurs… c’est quoi son nom déjà ?!





Ce matin en ouvrant les yeux, elle prit une décision : affronter. Ne plus fuir.

Appeler un taxi.


Tout en montant dans la berline noire, elle donna au chauffeur un morceaux de papier froissé sur lequel était inscrit l’adresse d’une école. Ce dernier hocha de la tête d’un geste machinal puis enclencha son clignotant.

Tenten se sentit mal. Elle regrettait déjà d’avoir pris cette décision. Mais il le fallait, c’était son devoir. Et aujourd’hui, elle n’irait pas par quatre chemins. Elle n’écouterait plus l’instructeur. Aujourd’hui, oui, aujourd’hui, elle est grande, et elle prendra les choses les mains.




Le taxi la déposa devant une grande bâtisse néo-gothique, froide et imposante. Elle resserra son emprise sur la lanière de son sac, puis se dirigea vers l’accueil indiqué par une pancarte. Une fois la porte passée, elle se retrouvât dans un long couloir avec à sa gauche, une loge. Une femme d’une cinquantaine d’année aux cheveux déjà d’un blanc profond la fixait par dessus son journal.

Mal à l’aise, Tenten faillit trébucher sur un cailloux fictif en s’approchant de la gardienne.

« Heu… Bonjour madame, commença Tenten
• Mademoiselle ! coupa la femme. »

Tenten ne put s’empêcher de faire les yeux ronds. Elle n’allait jamais y arriver si tout le monde la tournait en bourrique.

« Oui, pardon, mademoiselle, je suis venue voir Mme Varona.
• Madame la directrice Varona, reprit encore une fois la gardienne.
• Oui, c’est ça, oui. »

Après un dernier regard plus que désagréable, la femme aux cheveux blancs donna finalement les instructions pour rejoindre le bureau de la directrice. C’est avec un soulagement immense que Tenten quitta sa loge, mais pas pour autant qu’elle marcha vite. Elle venait de passer le plus facile. Dès qu’elle arriva devant la porte en bois massif, elle sut que tout allait se jouer maintenant. Sa vie oui, mais pas seulement la sienne. Après une grande inspiration, elle toqua. On l’invita à entrer.


Un rayon de lumière frappait la pièce d’une lumière presque aveuglante. Le vieux mobilier en bois vernis étaient la seule preuve d’une gloire d’entant. Le tapis commençait à rendre l’âme et les marques de chaises raclées sur le parquet tenaient compte des années. Devant Tenten, assise derrière un bureau interminable, une femme aux cheveux gris tirés en un chignon sévère la fit reculer d’un pas. Jusqu’à ce qu’elle aperçoive une touffe brune dépassée du dossier du siège à sa droite. Son cœur se serra.


Son frère.


Ses pensées furent aussitôt interrompues par la directrice qui lui ordonna se s’asseoir d’une voix stridente et sans appel. Telle une collégienne, Tenten s’assit sur le siège vacant et vit le visage de son frère pour la première fois depuis des années. Son teint blanc, ses cheveux en bataille d’un noir absolu, ses grands yeux de miel, ses pommettes hautes… Tout était là. Sauf son rictus taquin qu’il arpentait sans arrêts à l’époque. À la place, des lèvres glacées, statiques telles celles d’une statue remplaçait cette expression si délicieuse à l’époque. À l’époque…

Elle le dévisageait sans honte, alors que son frère ne daigna pas tourner la tête vers elle. Après quelques secondes de silence, Mme Verona se racla la gorge.

« Mademoiselle Yatomo, je suis ravie de vous voir enfin. Cette situation n’est plus possible pour nous. Avez-vous lu les rapports ?
• Oui.
• Tous ? continua la directrice.
• Ceux que vous m’envoyer depuis des années, ainsi que destinés à notre instructeur après l’accident. »

La femme ferma les yeux dans un mouvement affirmatif.

« Vous êtes alors en état de comprendre que notre établissement ne peut plus accepter la présence de votre frère ici. Nous avons acceptés de le recevoir par respect pour vos parents, mais il a atteint des limites jamais imaginées. »

La directrice s’arrêta quelques instants avant de déclarer la sentence.

« Étant aujourd’hui sa tutrice légale, nous vous léguons toutes responsabilités de Heisuke Yamato. Bon courage. »




Tenten n’avait rien eu à dire. Elle connaissait déjà la chute depuis l’appel téléphonique de la dernière fois. L’institut ne l’avait jamais contacté directement.

Debout à coté de son frère sur le trottoir, elle utilisa une application à la mode pour commander un taxi. Il fallait maintenant attendre quatre minutes ici. Heisuke n’avait qu’un sac a dos noir sur le dos. Toutes ses affaires personnelles rentraient dans un pauvre sac, même pas rempli. Tenten avait peu de souvenirs de son emménagement ici, mais elle était persuadée qu’il était arrivé avec plusieurs cartons. Mais c’était il y a plusieurs années …
Le jeune garçon fixait un point devant lui. Il était absolument immobile alors que sa grande sœur n’arrêtait pas de gesticuler, de froid, de gêne ou d’ennui. Elle essaya plusieurs fois d’engager une conversation mais il restait muet.
L’arrivée à l’appartement fut aussi silencieuse que l’attente du taxi. Tenten avait beau parlé pour expliquer comment fonctionnait l’appartement, lui montrer sa chambre d’ami qui sera dorénavant sa chambre personnelle, ouvrir le frigo pour l’appâter avec de la glace, rien n’y faisait. À la nuit tombée et après avoir mangé des pâtes au fromage, Heisuke se leva et alla dans sa chambre. Tenten décida de faire de même, et le lendemain matin parti au travail après avoir glissé un mot sous sa porte expliquant où est son lieu de travail et son numéro de portable.


Ce jour-ci, elle arriva à l’heure. Mais son expression faciale dissuada les petits rigolos de la taquiner à ce sujet. Elle se sentait épuisée, vidée, comme morte. Même Naruto ne réussit pas à lui redonner un brin d’énergie en l’emmenant manger sushis à volonté le midi. Rien ne la faisait sortir la tête de son brouillard émotionnel. Mais c’était sans compter sur une mauvaise nouvelle.

« Hé les filles ! Avec Ino on a organisé un petit goûter dans une pâtisserie chic de la ville pour fêter le bouclage du numéro ! Tout le monde doit venir ! »

Sakura, une des journalistes du magasine se tourne vers Tenten et répète en dissociant chaque syllabes « Tout-le-mon-de ! Hein Tenten ? » Ce à quoi Tenten répondit par un « Oui oui » pas convaincue du tout. Naruto observait Tenten planqué derrière la machine à café. La pauvre n’avait pas du tout la tête à ça… Mais on ne peut rien refuser au duo Ino-Sakura. Il soupira. Il ne fit même pas attention aux hommes de l’équipe qui s’indignaient d’avoir été comptés dans « les filles » de la déclaration.

« On est pas des filles nous ! Mais on veut bien des macarons ! »



C’est donc dans bonne humeur presque générale que la rédaction de Mode&You se retrouvèrent pour 17h à « la meilleure pâtisserie de la ville » selon les dires de la belle blonde Ino. La secrétaire de rédaction ne laissait jamais rien au hasard, et si elle était persuadée de la qualité des macarons, c’est qu’ils devaient être vraiment bons. Tenten se rassurait en se persuadant qu’au moins, elle mangerait bien. La petite troupe enfonça presque les portes et envahi le petit établissement. Ni une ni deux, le patron les rejoignît pour les diriger vers une salle réservée pour l’occasion. Lorsque Naruto entra dans la salle, son sang ne fit qu’un tour. Il fit immédiatement demi tour et attrapa Tenten par les épaules, dernière à devoir entrer dans la salle. L’emprise de Naruto fit mal à Tenten.

« Naruto ! Pourquoi me broies-tu les épaules ?
• Ne rentre pas ! cria t-il, alors que l’ensemble des clients restés dans la salle principale se retourna vers eux.
• Mais pourquoi ?
• Crois-moi, tu n’as pas envie de rentrer. »

Le bleu des yeux de Naruto la plongea dans une panique, accompagnée d’une curiosité naissante. Non, elle voulait rentrer. Rien ne pouvait plus gâcher son humeur. D’un coup brusque, elle se défila des mains de Naruto et entra dans la salle réservée. Son sang ne fit même pas un tour. Le choc la paralysa.

Il était là. Ce photographe de Hyuga. Calmement installé dans un fauteuil en velours, les jambes croisées faussement négligemment, un thé à la main. Il tourna enfin la tête vers elle et ses yeux tiquèrent. Il la reconnue. Evidemment qu’il la reconnu. Mais il n’en fit rien, et revint à sa conversation avec une jeune femme à sa droite. Tenten, elle, n’était pas d’attaque pour prendre le thé dans la même pièce que lui. Or quelqu’un se leva précipitamment et lui tomba dans les bras. Encore abasourdie, elle répondit à l’étreinte sans savoir à qui elle offrait ce moment de chaleur. La personne se recula après quelques secondes affectueuses.

« Ma jolie brise de printemps ! Comme je suis heureux de te revoir ! C’est inespéré ! »

La voix éclaircie en un instant son esprit. Le jeune homme du café ! Cet excentrique et délicieux jeune homme dont elle ne connaissait même pas le nom. Son expression s’apaisa alors et elle lui sourit. Il l’entraina un peu plus loin dans la salle, et s’installèrent sur un canapé où il commença à lui expliquer sa stratégie concernant la dégustation de macarons. Il parlait toujours trop, et pouvait se contenter d’un hochement de tête de son partenaire une fois toutes les vingt minutes. Cela amusait beaucoup la graphiste, mais la percée visuelle sur le photographe juste derrière l’oreille droite de son interlocuteur la tirait sans cesse de la conversation.

Après quelques minutes, Neji se leva après avoir légèrement touché l’épaule de la jeune femme avec qui il conversait dans un geste d’excuse et vint s’asseoir près de leur canapé. Son thé troqué contre un verre de whisky, il fit tourner les glaçons plusieurs fois avant d’interrompre le monologue du jeune homme.

« Lee. Ne me présente tu pas à ta charmante amie ? »

Le dénommé Lee arrêta net son flot de paroles et se tourna vers Neji. Il arqua les sourcils.

« Tu la connais bien mieux que moi, commença Lee.
• Je ne pense pas, nous n’avons jamais entretenu une véritable conversation.
• Enfin en attendant, je ne connais pas son prénom, ni elle le mien. »

Neji s’apprêtait à répondre mais Tenten le coupa.

« Désolée Lee, mais il n’y a que toi qui ne connaisse pas mon nom. »

Lee se tourna vers Tenten avec un air choqué. Ses lèvres en forment de O parfait le rendait ridicule et adorable à la fois. Tenten rait discrètement, ce qui fit sourire les deux hommes.

« Ok, c’est vrai. Comment t’appelles-tu alors ?
• Mia. »

Tenten se tourna vers Neji avec un air perdu. Se moquait t-il d’elle ? De Lee ? Ou avait t-il tout simplement oublié son nom ?

« Ah Mia ! C’est très joli ! Ça rime avec chocolat c’est super ! »

Alors que Lee s’extasiait de ce nom factice, Tenten vit Neji froncer les sourcils. Elle ne comprit pas dans un premier temps, mais après avoir surpris un léger haussement de lèvres, elle comprit : Il se moquait avec délectation de Lee. Tout en écoutant Lee faire des éloges sur le nom de Mia en s’enfilant une quantité considérable de macarons, elle prit plaisir à passer du temps avec eux. Entre le photographe faussement neutre et froid qui s’amusait bien de la farce faite à Lee, et de ce dernier qui tombait de plus en plus dans le panneau. Elle se dit qu’il serait dur de lui avouer la vérité tôt ou tard…

Le destin fera que ce sera tôt.

« Hé Tenten ! Ça te dit un barbecue chez moi ce soir ? Hina a même préparé des brochettes de légumes ! Ça va être dingue ! »

À l’interpellation de Naruto à travers la salle bondée, Lee comprit la blague. Il était tout bonnement dégouté et commença à geindre

« Quoi ? Tu t’appelles Tenten ? Mais vous êtes des pourris tout les deux ! Vous m’avez laissé couler pendant au moins une heure ! Je vous déteste ! »

Il ne pouvait s’empêcher de rire tout de même. Lee était difficilement vexé. Alors qu’il continuait à parler, Tenten se dit que finalement, tout ceci avait été une bonne idée. Que ces macarons étaient excellents, que cette ambiance légère lui remontait le moral et que Neji Hyuga était peut être une bonne personne, capable de plaisanter même si c’est avec discrétion.


Le photographe lui, tiqua sur l’annonce de Naruto. Tenten connaissait sa cousine. Il posa son verre vide sur la table basse et croisa les mains sur ses genoux.

Il devait être prudent.




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