Fiction: Une putain de vie sentimentale. (terminée)

Sakura, un divan, un psy, une vie sentimentale étonnamment compliquée. Si Sakura va souvent avec Sasuke, elle est passée par Saï, par Itachi ou encore par Naruto. Et ouais, et verdict ? Pas un pour rattraper l'autre. C'est quand elle croit avoir trouvé le bon, qu'elle se rend compte qu'il n'est finalement qu'un con.
Classé: -16I | Drame / Romance | Mots: 115079 | Comments: 118 | Favs: 84
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Beverlyy (Féminin), le 02/04/2012
:D Une fic que je dédis totalement à Hanahi (ou encore l'amûr de ma vie, un chamallow rose trop génial qui voulait du rose, de l'amouuur, de la Love&life bref ! Une fic quoi 8D).

L'histoire est en partie tirée de mon expérience personnelle (oui j'ai été plaquée sur un post-it un jour, pour la petite histoire et plein d'autres petites anecdotes que vous découvrirez !) :D

Bonne lecture !




Chapitre 1: Bonjour docteur, Sakura, dix-neuf ans, plaquée sur un post-it !



Comment vous expliquer ce que je ressens docteur ? C'est tellement... Confus. Oui, confus, c'est le mot. En fait, je ne sais pas par où commencer. Je pourrais vous raconter le tout début de ce qu'il m'est arrivé mais je pense qu'il faudrait que je vous raconte tous mes déboires sentimentaux avant celui là. Et je sais que nous n'avons que trois heures devant nous, c'est peu, et assez cher comme ça sans vouloir vous vexer. Mais je crois bien qu'il faut que je vide mon sac, sans omettre un seul détail. Si je suis ici aujourd'hui docteur, c'est parce-que j'ai le cœur brisé, à moitié vide. Oh je sais ce que vous pourriez me dire, un psy n'est pas capable de réparer l'antre des sentiments mais vous êtes une personne objective, vous êtes le mieux à même d'avoir du recul quant à cette histoire, vous intercepterez mieux mes sentiments que quiconque.

Je vous vois venir avec votre carnet, sachez que vous n'en aurez pas besoin, c'est inutile d'essayer de retranscrire ça à l'écrit, je ne pense pas en être capable moi même. Vous savez ce qui est le plus dur dans tout ça docteur ? Non pas que je vienne voir le psy pour la première fois de ma vie, ni même que je considère les thérapies inutiles qu'en suivre une moi-même me semble aberrant, mais plutôt le fait de ne pas savoir moi-même comment tout ça a pu se produire. Je veux dire, il existe des histoires d'amour compliquées, des chassés-croisés sentimentaux, des déboires amoureux mais je pense que, mon histoire d'amour est l'une des plus compliquées qui soit. Et, vous savez quoi ? Au bout de ces trois heures, je pense que vous serez de mon avis.

J'imagine que je dois m'allonger sur ce divan ? Très bien, après tout, trois heures assises me sembleraient être un calvaire, surtout si je dois en plus faire le tour du sujet qui m'amène chez vous. Vous devez avoir besoin de quelques informations pour débuter cette séance j'imagine ? Mon nom ? Sakura Haruno, avec un H. J'ai 19 ans et mon chèque est déjà posé sur votre bureau. Je pense que c'est tout ce dont vous avez besoin pour m'écouter et comprendre ce qu'il s'est passé. Je vous prierai aussi de ne pas m'interrompre, cela pourrait me faire perdre le fil de mon récit et je me verrai mal tout recommencer du début. Vous êtes prêt ? Moi ? Je suis prête, je n'attends plus que vous vous installiez confortablement. Je sais que vous êtes psy mais je ne vous contrains pas à rester raide comme un balai pendant trois heures sans vouloir employer une expression peu élégante. Bien, je pense qu'il est temps que je déballe mon sac et croyez moi, vous en aurez pour votre argent.

Le début de cette histoire remonte à il y a un an. Cela semble loin et pourtant, il me semble que c'était hier. J'étais en couple depuis huit mois avec Saï, un de mes camarades de classe. Quand j'y pense, Saï était le genre de mecs qui ne m'attirent pas. Froid, menteur, sarcastique, sombre... Tout ce que je cherchais à éviter chez un homme. Je préférais en général les hommes tendres, souriants, drôles et naturels, quitte à ce qu'ils soient un peu à l'ouest. Les grains de folie ne m'effrayaient pas. Mais, chez Saï, l'idée même de folie était inconnue. C'était un artiste en herbe qui, remarqué par un galeriste en vogue, exposait ses premières toiles parmi d'autres œuvres aussi célèbres que les esquisses sur papier de la dessinatrice Konan ou encore les fameuses sculptures animales du grand Deidara. Et c'était le genre à vivre de sa passion mais aussi à vivre sa passion. Il ne faisait pas les choses à moitié. Même lorsque nous étions ensemble, qu'il m'invitait chez lui, il n'y en avait que pour ses pinceaux. Certes, j'étais flattée d'être son modèle mais, s'il avait pu embrasser ses pinceaux à la place de mes lèvres, je suis sûre qu'il l'aurait fait.

Je ne lui reprochais pas d'être passionné. Au contraire, je trouvais ça merveilleux qu'il fasse ce qu'il aime sans restriction. Seulement voilà, il n'y en avait plus que pour ses peintures, tant et si bien que j'avais l'impression de devenir invisible. Et, même si je n'ai jamais vraiment su ce que je représentais à ses yeux, si j'étais la fille dont il était amoureux ou la petite amie bien compréhensive et qui a autant d'importance qu'un objet de décoration sur la cheminée, j'essayais de ne pas montrer mon agacement et me contentais tout simplement de le soutenir. Aujourd'hui, je réalise que ma conduite était bien hypocrite mais je ne peux me sentir coupable. Pas vu la suite des événements.

J'étais tout de même très amoureuse de Saï. C'est un fait. Il était peut-être frigide mais il avait été ma première expérience sexuelle et quelle expérience ! Ce fut bien le seul moment où il se montra tendre avec moi, plus tendre que lors de notre premier rendez-vous. Je crois bien que c'était le seul instant qui me permettait d'espérer que notre relation perdure. Mais, peu importe le nombre de fois où nous avions remis ça, peu importe l'ambiance romantique que j'essayais d'instaurer à l'aide de bougies parfumées, de lingerie fine ou de petites attentions, rien n'y faisait. J'avais l'impression de coucher avec un robot, une machine froide, sans saveur, dont tous les gestes étaient automatiques, calculés, précis et sans intérêt.

Quoi qu'il en soit, quoi que je fasse, malgré tous mes efforts répétés, Saï n'accordait de réelle importance qu'à son art. Je l'avais très vite compris, mais j'avais toujours ce petit espoir fou qu'un jour, peut-être, je prenne la place de son hobbie, que je devienne la raison de sa passion. Malheureusement, j'avais beau être la plus dévouée, la plus exemplaire des petites amies, la situation restait la même au fil des jours. Je savais que j'étais impuissante face à ces maudits pinceaux mais j'essayais de me convaincre du contraire. Peine perdue, un jour je retrouvais un simple post-it sur mon classeur, une enveloppe, ainsi que le portrait que Saï avait fait de moi.

Et vous ne croirez jamais ce qu'il y avait d'écrit sur le post-it ! Forcément non, puisque moi même, sur le coup, le voyant de mes propres yeux, je n'y avais pas cru. Une simple phrase, pour résumer 8 mois de relation, un dépucelage et des efforts incommensurables pour s'accaparer son attention.

"Désolé Sakura mais c'est fini, ne m'en veux pas. Bisous, Saï."

"Ne m'en veux pas" ?! Et je suis sensée faire quoi d'autre connard ? T'offrir des fleurs ? Et encore, ce n'était pas le pire. Il aurait pu s'arrêter là, je pense que c'était déjà assez blessant comme ça... Mais non. Il a cru bon d'enfoncer le clou une bonne fois pour toutes. Dans l'enveloppe jointe avec le fameux portrait, se trouvait un mot tout aussi court que celui qui se trouvait sur ce foutu post-it de rupture et un billet de dix euros.

"J'ai vendu une copie de ton portrait à un passant. J'crois que tu as un fan. Voilà l'argent, bye !"

Donc en clair, je ne valais pas plus que dix euros et pour un mec qui vend des horreurs à minimum deux cents balles la toile, c'était pas cher payé. Un coup de huit mois et un plaquage sur post-it. Ce jour là, je peux vous dire que si la haine était un carburant, j'aurais pu aisément remporter la victoire d'un rallye. Et, mieux que tout, j'avais été démunie au point d'en chialer un océan. Saï parti, un vulgaire portrait que je m'étais empressé de déchirer et un billet de dix euros que je dépensai en réserve de kleenex et de tablettes Milka, il me restait de cette enflure tout juste de quoi sécher mes larmes, de prendre cinq kilos et un post-it qui me narguait.

Alors oui, dans ces situations, pas cinquante mille solution, il faut trouver une amie pour vous réconforter, une épaule sur laquelle pleurer et cracher toute la haine que vous inspire l'abruti qui vous a brisé le cœur, et c'est évidemment ce que j'ai fait. J'ai trouvé du réconfort auprès d'Ino, une de mes meilleures amies, qui, pour me changer les idées, m'a emmenée (de force je précise), dans un night-club. D'après elle, le meilleur moyen d'oublier un mec, c'est d'en rencontrer un autre. C'est l'experte qui le dit alors forcément, dans ces moments là, on a pas trop envie de lui faire remarquer qu'elle se réveille souvent dans le lit de Pierre Paul ou Jacques, inconnus au bataillon.

C'est le soir même du fameux post-it, après un spitch d'une heure de la part de mon amie sur la connerie des hommes en général, à grand renforts de RedBull, ce qui n'aide pas à rester calme, qu'elle décida de m'habiller comme Escort-girl, de me maquiller comme un camion volé et de m'emmener, bras dessus bras dessous au NightParadiseClub. Rien que le nom, je vous laisse imaginer l'endroit. Une sorte de grand dépôt avec assez de néons pour vous rendre aveugle, des videurs aussi haut que larges et une queue de dix mètres composées de harems de minettes en chaleur, de groupes de pauvres mecs célibataires en rut et de potes étudiants qui s'emmerdent le samedi soir. Autant dire que c'est le genre d'endroits qui ne me fait pas envie, tout du moins vu de la façade. Mais qu'à cela ne tienne, Ino avait l'air trop ravie pour que je lui suggère de rentrer.

-Allez Sakura ! Danse ! Amuse-toi ! Oublie ce connard, il n'en vaut pas la peine ! Je vais te chercher à boire et ne te prive pas pour draguer, à la condition de me laisser les plus beaux !

Elle s'était éloignée et moi j'étais restée là, plantée au milieu de la horde surexcitée qui bougeait en rythme sur une quelconque musique techno que je ne connaissais pas. Je n'avais pas le cœur à danser. En l'instant où j'avais franchi la porte du club, je n'avais qu'une seule envie, faire demi tour. Malheureusement, c'était impossible, alors autant m'amuser. Ou du moins c'est ce que je m'étais dit. Donc, je me suis mise à danser tant bien que mal, au milieu des couples, des mecs ringards, des filles avec tout juste assez de tissus sur elle pour vêtir un nourrisson et des projecteurs multicolores. La musique battait son plein et je n'entendais rien d'autre que le mix d'un DJ un peu trop vieux à mon goût.

J'avais continué de faire quelques pas pendant trente minutes quand je décidai qu'il était temps que je fasse une pause. J'avais rempli mon cota, j'allais donc m'affaler sur un siège aussi mou que du chamallow et me saouler assez pour oublier que mon cœur était tombé en miettes. Ino ne resta même pas en ma compagnie plus de dix minutes qu'un mec plutôt bien foutu, dont je n'avais vu que le corps, la tête étant dissimulée par les lumières colorés qui m'aveuglaient comme s'ils étaient délibérément pointés sur moi, l'invita à aller sur la piste et peut-être même un peu plus loin. Je crois que "plus loin" signifiait dans la ruelle du club car, malheureusement, j'avais revu Ino une heure plus tard.

Pendant que j'étais seule à boire comme un trou, un mec blond, plutôt mignon s'était assis près de moi, sans même me demander quoi que ce soit. Comme j'étais trop occupée à vider mon quatrième verre pour lui prêter attention, il prit un mojito sur la table et le but d'une traite. Ceci fait, il s'était approché de moi et m'avait mis une main sur l'épaule.

-Salut poupée.

C'était pitoyable. En dix-huit ans de vie, je crois que je n'avais jamais vu une méthode de drague plus cliché et pathétique. Dans ma tête, ce mec avait un post-it avec marqué "boulet" sur le front. Manque de bol, rien que de penser à un post-it me mina d'avantage et j'entamais mon cinquième cocktail en laissant monsieur boulet dans sa pose du dragueur de seconde zone. Je n'avais même pas la force de l'envoyer chier tant cette rupture m'avait mise sur le cul.

-Je t'offre un verre ?
-Tu vois pas que j'suis déjà en train de boire ? Lui avais-je répondu d'un ton détaché.
-Si je le vois, mais j'ai pensé que ce serait sympa de...
-Écoute, j'ai pas envie de t'envoyer chier mais là j'suis pas d'humeur tu vois. Je viens d'être larguée sur un post-it accompagné d'un billet de dix euros. Alors pour le côté "sympathique" tu repasseras.

En l'instant, je m'étais attendue à ce qu'il foute le camp en vitesse, ce qui m'aurait semblé tout à fait naturel. A sa place, tout du moins, c'est ce que j'aurais fait. Mais bizarrement, il avait simplement enlevé sa main de mon épaule pour me la tendre en souriant.

-Bon, j'sens qu'on va bien s'entendre ! J'm'appelle Naruto, et permets-moi de te faire goûter le meilleur cocktail que tu aies jamais bu !

Je crois bien que le post-it avait disparu d'un seul coup. Il souriait comme le mec le plus heureux du monde et n'avait plus rien à voir avec le piteux dragueur qui était venu m'aborder deux minutes auparavant. Après lui avoir serré la main, il s'éclipsa quelques minutes derrière ce qui semblait être une masse de danseurs assoiffés agglutinés autour du comptoir et revint avec deux verres décorés de sucre glace contenant un liquide rose chewing-gum. Il posa le mien devant moi et je riais nerveusement.

-C'est un hommage à la couleur de mes cheveux ?
-C'est dingue, comment t'as deviné ? Haha ! Non, c'est une de mes créations, en fait, je suis barman ici. A mi-temps, pour financer mes études. Ça paye pas mal et j'adore inventer de nouvelles boissons. Celle-ci s'appelle "Baiser d'été", essaye !

Avec un clin d'œil appuyé et espiègle, il m'invita à goûter le fameux "Baiser d'été". La couleur n'engageait pas, mais une fois dans la bouche, ce fut un pur délice. Le mélange était doux et acide à la fois, fruité et sucré, avec une saveur de fraise et de citron. Le tout se combinait parfaitement et je crois que je n'avais jamais bu un cocktail sans alcool aussi bon.

-Un vrai baiser d'été ! Bravo, tu es très doué !
-Disons que j'ai les idées, mon shaker fait le reste ! Alors, si tu me racontais cette histoire de post-it !

Alors que le petit carré de papier jaune m'était sorti de la tête, il revenait comme une image floue, comme à demi noyée derrière les premières vapeurs d'alcool. Malheureusement, tous les verres que j'avais ingurgités n'avaient pas réussi à faire disparaître les quelques mots tranchants qui s'y trouvaient et je m'obligeai donc à tout raconter au premier venu, à défaut d'avoir mon amie près de moi.

Il avait écouté mon histoire attentivement, s'arrêtant juste quelques fois pour reprendre une gorgée de "Baiser d'été" et ne m'interrompit pas avant la fin de mon récit. Une fois mon sac vidé, un peu trop d'alcool dans le sang pour empêcher mes idées de s'embrouiller et les larmes qui menaçaient de rouler le long de mes joues, il décréta qu'il allait me raccompagner jusque chez moi. Je n'eus même pas la force de répliquer, tant la rage mêlée à l'alcool avait eu raison de moi. Je me sentais somnolente et je n'avais plus qu'une envie : Dormir le plus longtemps possible et oublier le pire enfoiré de la planète.

Je sortais du club à moitié vacillante, soutenue par le barman blond qui, heureusement, était assez musclé pour m'assurer un équilibre tout le long du chemin. Il m'avait fait sortir par l'arrière du bar, évitant la foule d'entrée et le contrôle des videurs et permettant d'accéder ainsi plus facilement à sa voiture garée dans le parking réservé aux employés. Je me souviens que la ruelle était mal éclairée, le sol jonché de détritus et les murs d'un gris sale. Il y avait une grosse benne à ordures qui surplombait l'allée parfaitement épurée et, dans un premier temps, je ne pris pas le temps d'y attarder mon regard. Jusqu'à ce que je distingue deux ombres appuyées sur la façade de métal, collées l'une contre l'autre.

J'approchai en suivant les pas de Naruto puis, mes jambes ne purent avancer d'avantage. Vous ne devinerez jamais à qui appartenaient les ombres entrelacées dans l'obscurité. Et pourtant, même l'alcool ne parvint pas à me persuader que tout ça n'était qu'un cauchemar.

Dans cette ruelle sombre, glauque, Ino s'abandonnait à un baiser langoureux avec ce qui me servait d'ex-copain, Saï.

D'un coup, le Baiser d'été me remonta en pleine gorge, et la nausée me prit.




J'espère que ce premier chapitre vous aura plu ! Mais surtout qu'il aura plus à ma chère Hanahi bibi chérie :D



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