Attention, cette fanfiction de Naruto est catégoriée spoil, c'est à dire qu'elle peut évoquer des passages du manga qui ont été publié au Japon mais pas encore en France. Sa lecture est donc susceptible de vous gacher le plaisir proccuré par le manga. Pour enlever ce message et voir toutes sections Spoil du site, rendez vous dans vos options membres.


Fiction: Je veux te voir à genoux

Etudier à l’université de Konoha, un rêve qui vient de se réaliser pour la jeune Temari. Malgré quelques évènements inquiétants, tout va pour le mieux. Jusqu’à ce qu’une de ses amies en soit la victime. Aidée de Shikamaru, elle décide de découvrir à tous prix ce qui peut bien se passer dans cette maudite fac…
Classé: -16D | Spoil | Action/Aventure / Romance / Suspens | Mots: 10211 | Comments: 16 | Favs: 18
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starmornielna (Féminin), le 02/11/2011
Bonjour à tous ! :)

Et bien, voici ma toute nouvelle fiction. Elle sera d'un tout nouveau genre, complètement différent de ce que j'ai l'habitude de faire. Ca fait un an que je bosse dessus, et je dois dire que c'est pas facile. Mais ça vaut le coup. pour la première fois, j'ai écrit quelque chose de très construit, dans le sens où même les détails peuvent avoir de l'importance. C'est un gros travail, et j'espère réellement arriver à vous prendre dans le récit, à ce que vous appréciez et donc que vous vous posiez plein de questions. Nous verrons bien ;)

Ah et pour info, le titre de ma fiction est tiré d'une chanson du groupe Tagada Jones.

Voici donc le prologue, bonne lecture :)




Chapitre 1: Prologue



J’étais complètement plongée dans le noir. Mais pas celui de quand on est enfant, dans sa chambre, la nuit, volets fermés, et qu’on a l’impression de voir des monstres dans tous les recoins. Non, c’était pire, comme si j’étais plongée dans un lac d’encre. Ou plutôt, comme si j’étais aveugle. Il n’y avait rien qui laissait, même un tout petit peu, filtrer de la lumière.

Tout était sombre et silencieux. Et ça, c’était encore plus pesant que l’impression de cécité que je ressentais. Je n’entendais que mon cœur qui battait si vite qu’il allait sortir de ma poitrine à un moment ou à un autre. Ma respiration hachée, que j’essayais tant bien que mal de calmer, semblait résonner dans cet endroit au silence assourdissant.

Je devais attendre, je le savais, il m’avait dit qu’il reviendrait vite. Mais plus ça allait et plus j’étais terrifiée. Il fallait que je bouge.

J’avançais alors à l’aveuglette, lentement, ne sachant pas du tout où j’allais, guettant le moindre son. J’étais tellement concentrée que j’en avais des hallucinations auditives. Heureusement que je m’en rendais compte, mais ça accentuait encore plus la peur que je ressentais. J’étais à deux doigts de vomir. Je ne savais même pas depuis combien de temps j’étais ici, seule dans cet endroit lugubre, mais j’étais sûre que ça faisait au moins une demi-heure. Bien sûr, j’aurais pu vérifier sur mon portable, sauf que je l’avais oublié sur le bureau de ma chambre.

Soudain, mon pied buta contre quelque chose de solide, ce qui me fit perdre l’équilibre. J’étendis machinalement les bras devant moi pour me rattraper à… ce qui semblait être un mur. C’était plein d’aspérités et poisseux. Je tâtonnai à gauche et à droite. Apparemment, ce que je croyais être un couloir n’en était pas un. Mais que pouvait donc bien être cet endroit ! C’était bien le jour pour oublier mon portable, me fustigeai-je mentalement.

Un bruit, tel un crissement de gravier, me paralysa. Il y avait quelqu’un ! Je tendis l’oreille, guettant la moindre chose suspecte, tous mes sens en alerte. Mon esprit tournait à plein régime. Que pouvais-je donc bien faire pour me défendre, si cette personne me découvrait. Je ne savais même pas où j’étais. Le crissement me parvint encore une fois, je l’entendais beaucoup plus distinctement. Ça approchait ! Ce n’était pas une hallucination, cette fois, j’en étais persuadée. Je dus me faire violence pour bouger, mais ne sachant où aller, je m’assis contre le mur, me recroquevillant le plus possible en espérant me rendre invisible. Je serrai ma veste contre moi, comme la seule protection que je pouvais avoir dans cet endroit hostile, même si évidemment ça ne servait à rien du tout.

Le bruit se rapprochait maintenant, et à moins que je ne l’imagine, je pouvais entendre une respiration forte, rapide, comme quelqu’un venant de faire un effort. J’avalai ma salive. Mais qu’est-ce qui m’avait pris de me jeter la tête la première dans cette connerie ! J’étais bien trop curieuse, je le savais, et paradoxalement je ne regrettais pas du tout ce que j’avais fait jusqu’à présent. Même là, alors que j’étais tremblante de peur en n'ayant aucune idée d’où j’étais et qu’un psychopathe approchait, je n’y arrivais pas. Bien au contraire, je voulais comprendre, pour l’aider. Elle ne méritait pas du tout ce qui lui était arrivé, et même si j’avais été embarquée dans tout ce bordel sans vraiment prendre conscience de l’ampleur que ça représentait, je ne devais surtout pas regretter d’avoir agi ainsi. J’étais curieuse, certes, mais ce n’était pas pour moi que je faisais tout ça. Et puis, je n’étais pas une personne lâche, il fallait que je me reprenne, je n’allais sûrement pas me laisser faire. Dans ma famille, nous étions connus pour nos manières drastiques de régler les choses et nos caractères durs. Les filles de Suna étaient des battantes, en toutes circonstances. Je ne devais pas être la proie. Après tout, la personne qui semblait venir vers moi ne savait pas que j’étais là, pas vrai ? J’allais le prendre par surprise, et il allait regretter de s’être retrouvé dans la même pièce que moi.

Je me relevai, beaucoup plus confiante, puis je pris une posture de combat, comme me l’avait enseigné mon frère. Les avant-bras plaqués contre ma poitrine, les deux poings ramenés vers mon visage, j’espaçai mes deux jambes, prenant appui sur la gauche. Qu’il s’amène, pensai-je, il allait être surpris.

Il se rapprochait, je l’entendais. De la sueur coulait le long de ma nuque. Mais je me contentai d’ignorer la terreur qui menaçait à tout moment de me submerger. Je bandai mes muscles au maximum et me concentrai.
Un mince filet de lumière attira mon attention. Et merde ! L’ennemi pouvait me voir maintenant, il était proche en plus, bien plus que ce que je pensais. Je ne pouvais l’avoir que par surprise. C’était maintenant ou jamais.

« Temari, t’es où ? Entendis-je alors que j’allais m’élancer sur lui. »

La tension retomba d’un coup. J’étais tellement soulagée que j’aurais pu l’embrasser.

« Je suis là, l’appelai-je en m’avançant vers lui.

- Tu m’as fait peur, idiote, chuchota-t-il, qu’est-ce que tu ne comprends pas dans "bouge pas, je reviens" ? »

Il avait beau chuchoter, sa colère était presque palpable. C’était étrange venant de lui, qui était très calme et posé, depuis que je le connaissais, il n’avait jamais été sujet à l’emportement. Il était sérieux alors, il s’était réellement inquiété pour moi. Je souris, j’étais surprise et très flattée. Je savais bien que ce n’était qu’amical, les choses avaient été très claires entre nous, donc il avait juste eu peur pour son amie, mais ça me touchait quand même.

« Tu ne revenais pas, murmurai-je à mon tour, qu’aurais-tu fait à ma place, seul dans le noir, hein, le génie ?

- J’aurais évité les imprudences et j’aurais attendu comme c’était prévu, affirma-t-il.

- Ça fait au moins trois quarts d’heure que j’attends !

- Vraiment ? S’énerva-t-il, je suis parti il y a juste un quart d’heure, idiote ! »

Le ton commençait à monter, je pouvais le sentir. Sauf que ce n’était pas vraiment une bonne idée que de se disputer ici. On n’était pas du tout là pour ça.

« T’as réussi à tout trouver ? Demandai-je en changeant subitement de sujet. Chose qui marcha car je le sentis se détendre immédiatement.

- Oui, tiens, fit-il en me tendant une lampe-torche, que je pris. J’ai aussi pris de l’eau au cas où.

- T’as ton iPhone ?

- Ouais, et j’ai la carte aussi.

- Super, Nara, m’exclamai-je, j’espère que tu sais où on est. »

Il ne répondit rien mais balaya du faisceau de sa lampe les alentours. On était dans une sorte de renfoncement du couloir principal par lequel il semblait que j’étais arrivée, qui était aussi grand qu’une salle de classe dont le plafond serait plus bas. Contre le mur du fond, s’entassaient les unes sur les autres des tables et des chaises en bois, provenant sans doute d’anciens modèles plus utilisés. À certaines tables, il manquait un pied, qui était par terre ou en équilibre contre le mur. La poussière accumulée, sans doute depuis des années, rendait l’atmosphère épaisse. L’endroit était très glauque, on aurait dit que personne n’y avait mis les pieds depuis très longtemps. Pourtant on était bien placés pour savoir que ce n’était pas le cas.

Shikamaru attrapa ma main et m’entraîna avec lui, j’avais l’impression que des papillons s’envolaient de mon ventre.

« Il faut qu’on aille tout droit, m’expliqua-t-il à l’oreille, au bout d’un moment on va tomber sur une sorte de chaufferie, et ce sera ensuite à droite. Après il faut qu’on voie le plan pour pas se perdre.

- Ok, allons-y, il ne faut pas que l’on se fasse surprendre. »

Il serra ma main dans la sienne pour me rassurer. Nous commençâmes à avancer. Le couloir était long et sombre, il s’enfonçait de plus en plus et j’avais l’impression qu’il n’y avait pas de fond. À plusieurs moments, nous dûmes nous arrêter pour vérifier le plan, mais lui comme moi nous ne pouvions que constater que ce ne pouvait être que tout droit. Sauf qu’au bout d’une demi-heure, on n’en voyait toujours pas la fin. Pas de chaufferie en vue. Tout était silencieux au possible. Je n’étais pas claustrophobe, mais là je me sentais comme étouffée. Je serrai la main de Shikamaru un peu plus fort, au moins je n’étais pas seule.

Une main lourde s’abattit sur mon épaule, j’eus si peur que mon cœur sembla être sorti de ma poitrine. Par réflexe, quand je me retournai, je brandis ma lampe en plein sur le visage de l’inconnu. Ébloui, il me lâcha pour se protéger les yeux. Shikamaru, plus alerte que moi, profita de la situation pour m’attraper le bras et m’entraîner dans les fins fonds du sous-sol. On courait le plus vite possible, espérant que ce type ne nous retrouverait pas. Au bout d’un moment, nous dûmes nous arrêter, complètement essoufflés. Il nous fallait une pause. Sur la gauche il y avait une porte en fer rouillée. Je n’hésitai pas une seconde et entraînai Shikamaru à l’intérieur. Contrairement à tout à l’heure, la pièce était entièrement vide, il y avait juste quelques papiers au sol.

« C’était qui, ce type ? Demanda-t-il, penché en avant pour reprendre son souffle.

- Qu’est-ce que j’en sais, répondis-je, amère. C’est pas cette question qu’on devrait se poser, ajoutai-je alors que je me laissais glisser contre le mur.

- Éclaire-moi, Sherlock.

- Eh bien d’où il sortait. T’as pas remarqué que la première porte que l’on a trouvée c’était celle-ci, fis-je en désignant ladite porte de ma lampe, et s’il venait de derrière nous comment ça se fait qu’on ne l’ait pas entendu ?

- Je sais pas… Écoute Tema, soupira-t-il alors que je m’obligeais à ignorer le fait qu’il venait d’employer mon diminutif pour la première fois depuis qu’on se connaissait, on devrait essayer de sortir d’ici et de remonter. Je pense qu’on a merdé avec le plan et… »

Il s’interrompit, me paniquant. D’un coup je me relevai et le rejoignis. Il posa son doigt sur sa bouche pour me mimer de ne plus faire un seul bruit, et éteignit sa lampe. J’en fis de même avant d’attraper son bras. Et j’écoutai. Au début, je n’entendais rien, à part nos respirations quelque peu saccadées.

Puis je l’entendis. Un bruit sourd, étouffé, de quelqu’un tapant contre quelque chose.

« Je crois qu’on a trouvé ce que l’on est venu chercher, murmurai-je à l’oreille de Shikamaru. »

Mais il n’eut pas le temps de me répondre que la porte s’ouvrit brutalement sur un homme tenant une espèce de grosse lampe, carrément plus puissante que la nôtre. Ce devait être le type de tout à l’heure.
Lorsque mes yeux s’habituèrent à la luminosité, je pus distinguer les traits de son visage. Je retins un cri de terreur et me pressai contre Shikamaru, qui semblait comme paralysé.

Mais… Comment était-ce possible ! Ce type aurait dû être mort !



C'est le moment de me faire partager vos premières impressions quant à ce prologue ! Je veux tout savoir *_*
J'espère en tout cas que ça vous a plu, et même si c'est pas le cas c'est pas grave, n'hésitez pas à me dire pourquoi ^^

Merci en tout cas de m'avoir lu, et à bientôt <33




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