Fiction: Une vie parfaite... ou pas ? (terminée)

Sakura fait sa rentrée au lycée de Kyoto. Elle est heureuse. Ses résultats scolaires sont bons et ses parents l'aime plus que tout. Quelle belle vie... jusqu'à ce que le soir même l'une de ses meilleures amies lui déclare qu'elle se prostitue. S'ensuit une continuité d'événement sordides... La jeune fille ne pourra plus compter que sur elle-même pour sortir ses camarades de ces mauvais pas... avec l'aide de son professeur principal !
Classé: -12I | Général / Romance / Tragédie | Mots: 8824 | Comments: 19 | Favs: 23
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Rahjenaimar (Féminin), le 23/02/2010
Bon, ce dernier chapitre était censé être le dernier mais peut-être que je vais continuer ma fiction ou peut-être pas enfin bref on verra !
Ils restaient deux mystères à éclaircir dans ma fiction alors voilà je les éclaircis =p
( le passage entre crochet se sont les souvenirs de Deidara )




Chapitre 4: Passé cruel, avenir... meilleur ?



Comme d'habitude, mon réveil sonna à 7h00. Je me levai, je me débarbouillai et je filai prendre mon petit déjeuner.

Ma mère, toujours aussi souriante, avait allumé la télévision. Un flash spécial était diffusé en direct :

''Apparemment, l'homme aurait entre vingt-cinq et trente ans. Cheveux grisonnants et masque couvrant le bas de son visage. Il est au milieu d'une bagarre l'opposant à une bande d'adolescents que la police cherche à attraper depuis longtemps. L'individu les aurait surpris en train de vendre des substances illicites dans un bar...''

J'avais depuis le début reconnu M Hatake. Il y a deux jours qu'il m'avait sauvée des griffes de cette horrible bande de jeunes. Il était en train de ficher une raclée à toute la bande. Il balança son poing dans la figure du Uchiwa et écrasa le type au masque orange contre un mur. Un coup de talon sur les orteils du mec aux piercings fit que celui-ci s'éloigna en hurlant de douleur.
La lutte semblait bien engagée. Je grimaçais au fur et à mesure que le professeur se fatiguait et recevait des coups.

Je montais dans ma chambre pour enfiler un pull et un pantalon de velours. Une fois redescendue, je vis sur le poste allumé que mon prof perdait l'avantage.
Sans même réfléchir, j'enfilais mes bottes et mon manteau et filait sur les lieux.

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J'avais couru comme une dératée pour arriver au plus vite. La rue était pleine de monde qui regardait la scène. Je me frayai un chemin parmi les spectateurs et arrivai à côté d'un caméraman, en première ligne.
L'homme aux cheveux gris s'essoufflait. Et il semblait avoir du mal à bouger la jambe gauche. C'est alors que je vis monsieur tête de poisson s'emparer d'une planche qui scellait la porte d'un vieil immeuble vide. Il s'approchait de M Hatake par derrière dans l'intention de le frapper à la tête.

Et là.
Là, je ne sais pas ce qui m'a pris...
… mais j'ai foncé sur lui pour l'empêcher de faire du mal à mon prof.

Le choc d'une fille en furie contre sa taille sembla faire perdre ses moyens à Kisame Hoshigaki. Il vacilla en arrière et manqua de tomber à la renverse. Singulièrement agacé, il m'empoigna par les cheveux et me frappa la tête contre le mur, trois fois, puis me jeta à terre.
La figure en sang, je ne pouvais plus esquisser le moindre geste.

Un furibond blond aux yeux bleus me passa par dessus. Ainsi qu'un type bizarre à la coupe au bol. Ils paraissaient vouloir en découdre, eux aussi. Puis je vis une fille à quatre couettes cracher par terre avant de sauta à la gorge du gars à la bouche à moitié cousue, Kakuzu, tandis qu'une autre, les cheveux noirs de jais et les yeux blancs, assénait une puissante gifle à l'Uchiwa qui resta sonné pendant plusieurs minutes.

Les forces armées étaient arrivées mais ne parvenaient pas à se frayer un chemin dans la foule. On entendit plusieurs coups de sifflet, un bruit sourd semblable au choc d'une matraque puis un cri.
Deidara s'était aperçu qu'ils ne pouvaient plus gagner. Il avait saisi par le bras une petite fille dans le public et avait sorti un couteau de poche. Repoussant d'un coup de pied la mère de la fillette, il avait appliqué sur la gorge de la petite la lame aiguisée de son canif. Il tenait à présent tout le monde en respect, défiant quiconque de faire un pas vers lui.
Je vis distinctement la goutte de sang écarlate perler au bout de la lame lorsqu'un homme d'une quarantaine d'année s'approcha de lui pour le raisonner.
Un sourire sanguinaire lui tordait le visage. Il lança dans un ricanement :

''Alors, tout le monde, on ose plus faire le moindre geste ?
- …
- Hahaha ! Comme c'est cocasse ! Vous qui étiez si bagarreur sdeux minutes avant ! Vous n'osez plus vous battre ? Bande de lâches !
- C'est toi qui nous traite de lâches ? dis-je avec fureur. Regarde donc de quels moyens tu uses pour nous éloigner et sauver ta peau !
- La ferme, pétasse ! Tu faisais moins la maligne l'autre soir, pas vrai ?''

Je me raidis soudainement et lui lançai un regard mauvais ce qui eut pour effet de le faire ricaner. Je vis nettement la lueur de folie dans son regard. Il pétait les plombs. La petite ne disait pas un mot mais de grosses larmes coulaient sur ses joues tant elle était terrifiée.

Il fallait le stopper, d'un coup. Une balle de revolver devrait faire l'affaire. Mais sans doute que l'enfant serait touchée aussi. Réfléchir. Se calmer et réfléchir.
Un éclair me traversa l'esprit. Qu'est-ce que voulait ce mec, déjà ? Fuir ? Bizarre. Il l'aurait déjà fait, la fillette en otage, si c'était le cas.
Alors quoi ?
La réponse me vint subitement. Mais il fallait que je le lui fasse dire par lui-même :

''Et bien ? lançais-je. Tu ne t'en vas pas ? Personne ne te retient.
- …''

Ma phrase eut l'effet voulut. Il fronça les sourcils. Apparemment, la discussion ne prenait pas la direction qu'il voulait. Il secoua négativement la tête et ouvrit la bouche pour me répondre. Mais aucun son ne sortit.
Je profitai de son moment de flottement pour continuer sur ma lancée :

''Ou alors tu attends autre chose ? Peut-être que le fait de faire ce qui te plait, te t'enrichir sur le dos de filles paumées et sans défense et de violer celles qui te plaisent ne te suffit pas ? On dirait même que...
- TA GUEULE ! QU'EST-CE QUE TU EN SAIS, TOI, HEIN ? TU NE PEUX PAS COMPRENDRE !''

Oula. Il était carrément hors de lui. D'ailleurs je commençait à craindre vraiment par la petite qui avait de moins en moins d'espace entre le couteau et sa trachée artère. Si je continuais à l'énerver ainsi, il ne mettrait pas longtemps à finir d'enfoncer sa lame dans la gorge de l'enfant.

Soudain, je vis... des gouttes. De la pluie. Beaucoup de pluie.
Et au moment où cette averse tomba sur l'assemblée, une silence pesant s'installa dans la rue.
Deidara respirait difficilement. Il avait porté sa main libre à sa gorge. On lisait de la panique dans son regard vide, comme s'il revivait une scène du passé. Et quand on le regardait, à présent, il semblait fragile, triste et... perdu.

Son bras tenant le canif retomba mollement et la petite fille courut se réfugier dans les bras de sa mère. C'est alors que l'adolescent blond hurla à la mort en se tenant la tête. Agité de convulsion, il se démenait comme un fou en s'arrachant les cheveux par touffes. Ses mouvements brusques, désordonnés, donnait l'impression d'un fou. Sa main toujours refermée sur le couteau moulinait dans l'air, blessant plusieurs personnes au passage.

Deidara avait littéralement pété les plombs.

Naruto, Lee et Temari se précipitèrent pour tenter de le maîtriser mais le jeune homme déployait une force égale à celle de cinq hommes. Une bave moussue lui coulait de la bouche. Les yeux exorbités, le T-shirt déchiré et les cheveux à moitié arrachés, le garçon courait dans tous les sens en se frappant le front contre les murs.

BLAM ! BLAM ! BLAM !

Le temps sembla s'écouler au ralentit lorsque j'entendis les trois déflagrations. Du sang gicla du ventre et de la jambe de Deidara. Ce dernier cracha un épais liquide rouge, visqueux.
Son estomac avait été perforé et il recrachait une partie de son petit déjeuner avec du sang.

Je hurlai. Les agents de police se précipitèrent autour de moi. Ils prirent rapidement le pouls de blond tandis que l'un d'entre eux téléphonai au samu. Je voulus me précipiter, mais des bras puissants me maintinrent hors d'atteinte du corps de blessé grave.
Je mordis, griffai, giflai à tour de bras, mais rien à faire.
Je ne pouvais pas m'approcher du garçon qui avait tout perdu.
Car maintenant, je le comprenais.

Lorsque les médecins débarquèrent et emportèrent son corps sanguinolent, il avait encore le sourire aux lèvres.

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[''Grand frère, grand frère !
- Hm ?
- Grand frèèèèreeuh !
- Ouais, ça va !
- Lève-toi ! Tu dois m'emmener à l'école !
- J'arrive...''

Grr... Même pas possible de passer une grasse matinée tranquille dans cette maison à la con.
Brr... en plus la pièce hors du lit n'est pas vraiment très bien chauffée...
Maman me lance un regard mi-amusé mi-agacé en voyant ma tête d'ahuri.

''Tu n'aurais pas du trop traîner avec tes amis, hier soir...''

Je secoue la tête. M'en fout, d'abord. Je fais ce que je veux.
Maman sourit. Rah ! Qu'est-ce qu'elle m'énerve ! Elle pige rien à ma frustration ! Je boude. Quand je sors pour accompagner mon petit frère, je boude toujours.

Le temps est clair mais froid. Pile une journée de la mi-février. Devant moi, mon petit frère court avec son cartable presque aussi grand que lui sur le dos. Il avait fait sa rentrée une semaine plus tôt. Moi je retournais au lycée le lendemain.

Au coin de la rue il y a un passage piétons. Je m'apprête à poser le pied dessus à la suite de Kuma. Kuma ça veut dire ours. J'appelle mon frère comme ça pour l'embêter parce qu'il a les oreilles décollées.

Une sirène de police hurle à tue-tête. Je saisis le poignet de mon frère et le tire vers moi hors d'atteinte de la voiture noire qui roulait à toute allure. Des policiers sortent la tête par la vitre de leur véhicule. Ils tentent de tirer sur les pneus de la voiture poursuivie. La voiture tourne, les tirs suivent les pneus. Kuma et moi sommes au milieu des coups de feu.

Sa poitrine est au niveau des pneus de la voiture.

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Je sors de l'hôpital. Deux types en costard-cravate m'abordent et me font monter dans une voiture. Je suis dans un état second. Ils disent qu'ils comprennent ma douleur. Je ne pense pas que ce soit le cas.
Ces deux hommes m'explique que ma mère a été retrouvée le matin-même une balle dans le crâne. Elle s'était planté le canon du revolver dans la bouche.

Leurs regards sont fuyant. Ils ne me regardent pas en face. Et là je comprend qu'ils mentent. Ce sont eux qui ont flingués ma mère pour qu'elle ne puisse pas porter plainte.
Et ils croient que je vais gober leurs salades.

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La famille d'accueil que j'ai est un enfer vivant, un poison qui s'infiltre sous ma peau. Ils font comme si rien dans ma vie n'était grave et que je pouvait repartir à zéro.

Tous les matins je sors de cette maison qui n'est pas la mienne et je vais vers le lycée. Mais je n'arrive pas à franchir la grille. Alors je fais le chemin en sens inverse mais je ne me résous pas à retourner dans mon ''foyer''.

J'erre comme une âme en peine dans ce foutu quartier pourri pendant plusieurs jours, peut-être plusieurs mois. Je ne sais même plus.
Et alors que je m'apprêtais à reprendre ma morne procession entre les passants qui n'ont aucun regard pour autrui, un mec aux cheveux oranges et avec six piercings dans le nez m'aborde et me dit que le futur peut changer.
Et il m'offre une possibilité unique.
Si j'intègre son groupe, il m'aidera à me venger.]

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L'hôpital est vide, silencieux. Voilà trois jours que je veille non-stop au chevet de Deidara. Il a tenter de me violer il y a cinq jours et pourtant je ne peux m'empêcher d'avoir de la pitié et de la compréhension pour lui.
Quelqu'un me tend un biscuit sec. Temari m'a rejoint. Elle me lance un grand sourire signifiant ''t'inquiète pas il se réveillera bientôt''.
Mouais. son sourire elle me l'a déjà sortit il y a deux jours et il est toujours dans le commas.

Je n'ai pas pu m'empêcher de fouiller dans le passer du garçon pour savoir ce qui aurait put déclancher ma crise de démence. Je me rappelle du moment où j'en ai parlé avec Ino. Elle m'avait répondu que c'était parce qu'il avait vu me tête.
Ça fait toujours plaisir.

Les paupières du blond sont agitées, comme lorsque l'on fait un rêve ou que l'on se remémore des événements passés.
Je sais très bien ce qu'il revit en ce moment, bien que les coupures du presse d'il y a un an ne sont pas vraiment très complètes.

Je pose ma main sur son poignet. Il est glacé. Par contre son front est brûlant. Je vais chercher un linge humide pour le lui appliquer doucement. Mes gestes sont tendres et attentionnés comme ceux d'un mère. Une mère qu'il a perdu trop tôt.
Comment pourrais-je ressentir de l'affection pour lui ? Je ne sais pas. J'ai le chic pour m'attacher à des énergumènes repoussants. Prenez l'auteur de cette fiction par exemple (dis-donc toi !).

Temari n'a jamais été patiente et trépigne sur place. Elle prétexte avoir soif et file hors de l'atmosphère écrasante de la pièce. Je ne peux que la comprendre.
Quelqu'un rentre par la fenêtre. C'est tellement surréaliste que je ne crois pas tout de suite ce que je viens de voir. Je crie. Il me fait taire d'un doigt posé sur mes lèvres. Je reprends plus doucement :

''Qu'est-ce que tu fais là ? Tu es sensée être à Osaka pour ton... affaire...
J'ai eu vent de ce qu'il t'est arrivé. Tu es une légende pour les lycéens d'Osaka. Alors j'ai pris le premier avion pour venir te retrouver... et je tombe sur toi alors que tu t'occupes amoureusement d'un autre...''

Il fait une petite moue. Une de celles qui j'adorais défaire en embrassant ses lèvres. Je sens la jalousie derrière son indifférence décontractée de façade.
Je le prends dans mes bras. Il y a longtemps que ce n'est pas arrivé. Depuis qu'il a suivi son hymne de vengeance contre son frère, Sasuke m'a laissée tomber. Mais le plus dur était qu'il ne m'avait jamais parlé de son passé. Jamais.

Il desserre l'étreinte de mes bras autour de sa taille. Son regard sombre me fait frissonner. Il m'embrasse une dernière fois. Il jette un regard au blond toujours inconscient et me sort une phrase qui s'enfonce dans mon cœur comme un pic à brochette :

''Je suis retombé amoureux, Sakura. Elle s'appelle Karin. Je voulais te souhaiter d'être heureuse avec celui que tu auras choisi. Lui, par exemple. Il m'a l'air d'être un type bien.''

Et il file comme il est venu.

Je reste les bras ballants pendant plusieurs minutes. La voix de Temari dans mon dos me fait sursauter :

''Tu préfères un cola ou un thé glacé ?''

Je prends le thé avec un sourire de remerciement. Je me retourne vers Deidara. Sasuke a raison. C'est un type bien.

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Mon adorable blond me serre contre lui. Il me susurre des petits mots à l'oreille. Je sens ses mains qui glissent sur mon corps. La fermeture éclair de ma robe commence à s'ouvrir...

''Deidara, Sakura, on vous attend pour commencer la cérémonie.''

Naruto me regarde avec de grands yeux. Il a l'air de ne pas comprendre ou plutôt... de trop bien comprendre.
Il sourit.

Je me hâte de me refaire une allure correcte et file derrière Deidara et Naruto.

La cérémonie d'aujourd'hui est importante.
Anko et Kakashi se marient.



Et voilà ! Fiction finie ! Bon je suis d'accord : tout n'est pas clair. Donc si vous avez pas compris MP moi ou laissez un com je les lis tous et je vous expliquerais
voilà alors a+ dans une autre fic ^^




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