De battre mon coeur s'est arrêté


Fanfiction Naruto crite par sakura2blond (Recueil de sakura2blond)
Publie le 03/11/2008 sur The Way Of Naruto



Aimez-vous la guimauve ? non ? dans ce cas, vous pouvez changer de page x)

J'ai l'envie de faire une belle fic bien aspergée d'eau de rose, alors je me lance !

Les personnages principaux seront... tatata ! Vous ne le saurez qu'en lisant x)

Allez enjoy yourself people, en espérant que cette fic en intéresse quelques un(e)s !

^-^



Chapitre 1: I need you...



Dans la forêt, quelque part aux alentours de Konoha

J'ai besoin de toi, mais tu n'es pas là.
C'est pour ça que je cours. Pour te rejoindre, te voir, t'entendre, juste m'assurer que tout va bien pour toi. J'ai tellement peur qu'ils te retrouvent avant moi.
Quand je suis arrivée près du lac de pierre, il y a quelques jours, tu n'y étais pas. Pourtant, c'est toujours là que l'on se retrouvait. Tu étais toujours en avance, tu m'attendais, assis sur un rocher, avec un léger sourire confiant. J'ai juste trouvé ta lettre en arrivant. "Je pars à Konoha pour le mariage de ma sur. Je reviens vite, ne t'inquiète pas. A bientôt, tu me manques déjà." Pas de signature, c'était inutile, puisque je connais ton écriture par cur.
Je comptais t'attendre, je voulais t'attendre, tranquillement. Mais je ne peux pas, je ne peux plus. Ils ont trouvé ta lettre, tu es danger maintenant, et par ma faute. Tout est ma faute.
Je dois arriver avant eux, il le faut, avant que tu ne sois blessé. Ce ne sont pas tes blessures physiques que je redoute, non, seulement celles que subira ton cur, si tu venais à apprendre la vérité. Comment réagirais-tu si tu apprenais tout ça... tu me détesterais, probablement, et tu aurais raison de me détester. Je ne mérite pas ton amour, je le sais, mais c'est plus fort que moi, je désire cet amour, j'en ai besoin.
S'ils te retrouvent avant moi, ils te diront tout. Toute la vérité. Je ne peux pas laisser faire ça. Je déteste te mentir, mais je sais que je ne supporterais pas ta haine. Quitte à te révéler la vérité, autant le faire moi même, bien que je sache pertinemment que je n'aurais jamais la force ni le courage de le faire.
J'arrive, attends-moi, je t'en prie.

Perdue dans ses pensées, Kyana ne remarqua pas la racine dépassant un peu trop du sol. Elle se prit les pieds dedans et s'écrasa sur la terre encore humide de pluie, aux pieds d'un inconnu vêtu de noir. Elle tenta de se relever, mais l'homme lui écrasa violemment le dos avec son pied, qu'il conserva fortement appuyé sur la jeune fille, de telle sorte qu'elle ne pouvait plus faire un mouvement.
Elle leva les yeux vers le visage de son agresseur. Elle vit briller deux yeux jaunes, maléfiques. Elle resta saisie par la peur. Ils avaient découvert sa disparition, et ils l'avaient envoyé pour la récupérer. Tout allait au plus mal, si c'était lui qu'ils avaient envoyé résoudre cette histoire. Elle devait lui échapper, vite, avant qu'il ne soit trop tard.
L'homme en noir éclata d'un grand rire sadique.
C'était déjà trop tard.

_ Alors, ma petite Kyana, on essaye de se faire la malle, on dirait... lui susurra-t-il à l'oreille.

_ Ne te mêle pas de ça, monstre !

_ Monstre, moi ? Oh, mais je le suis tout autant que toi, petite créature désobéissante...

Il enleva le pied de son dos, la saisit par le col et la plaqua contre un arbre.

_ Adieu, Kyana, tu nous auras bien été utile, finalement... ne t'inquiète pas pour ton ami, je me chargerai personnellement de lui... après lui avoir tout révélé sur toi, bien entendu... dommage que tu ne puisses pas assister à la scène, quand son petit cur de Jinchuuriki se brisera...

_ Ne f...

Un jet de sang sortit de sa bouche à la place des mots.

_ Tu es lente, et faible, petite chose... ton existence prend fin ici et maintenant. Tu peux m'être reconnaissante, j'ai couvert mon katana de ton pitoyable sang, c'est un honneur pour une créature telle que toi...

Il retira brutalement son sabre de l'abdomen de la jeune fille, qui s'écroula comme une masse. L'homme se retourna, et prit tranquillement la direction de Konoha.
Kyana le regarda s'éloigner, pas à pas, jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision, ou plutôt que sa vue se brouille et s'éteigne complètement.
Dans un ultime effort, elle se retourna sur le dos. Elle ferma les yeux, et au sang se mélangèrent les larmes.

Je t'en prie, excuse-moi...
Tiens, mes joues sont humides, mais ce n'est pas du sang, c'est comme de l'eau. Pleuvrait-il ? Non, ce n'est pas possible, je n'entends pas le bruit des gouttes, ni même la sensation des gouttes qui en tombant heurtent mon visages. Ça coule c'est tout. C'est agréable. Je me demande ce que c'est.
J'aimerais tant pouvoir te revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois...je me demande pourquoi je tiens tellement à toi... peut être parce que tu es le premier à m'avoir vraiment considéré comme une personne, et non pas juste comme la chose sans cur que je suis. Peut être parce que c'est ta détresse si semblable à la mienne qui m'a attiré, ta solitude, ton envie de changer. J'ai voulu changer, moi aussi, grâce à toi. Avec toi, je me sentais bien, je me sentais libre. Mais nous vivons dans un monde où tout se paye, et à cause de moi tu vas payer le prix fort. Tu vas payer pour mon égoïsme, pour ma stupidité, pour ma naïveté, et j'en suis désolée...
Mais tu sais, tout ce que je voulais, moi, c'était vivre comme une humaine normale. Je pensais cela possible en restant à tes côtés. Mais les êtres comme moi n'apporte que malheur, misère et mort. La règle des trois "m" à laquelle j'ai refusé de croire depuis que je t'ai rencontré.
Je meurs, et je le mérite. Mais je veux vivre. Au fond de moi, je n'arrive pas à éteindre cette petite flamme d'espérance qui brûle. Je n'arrive pas à faire taire cette petite voix qui me dit que nous pouvons encore vivre heureux, ensemble.
J'ai goûté au bonheur, grâce à toi. Je t'aime, je crois. Pourtant, c'est impossible pour une créature comme moi d'avoir des sentiments. Alors, d'où vient ce bien être que je ressens quand je suis près de toi ? D'où vient cette chaleur qui se propage en moi quand j'entends ta voix ? Pourquoi, alors, aux portes de la mort, je ressens encore la force et l'envie de vivre, juste car je pense à toi ?
Je veux vivre, pour toi. Pour te voir, pour tout expliquer. Pour tout t'expliquer. Tu seras libre de me haïr après, mais il faut que je sois honnête avec toi, je ne peux pas mourir comme ça. Je ne veux pas mourir comme ça. S'il faut que je meure, je mourrai, mais pas maintenant, pas comme ça.
J'arrive, alors je t'en prie, attends-moi.

Kyana rouvrit les yeux. Sa vision était trouble, mais au moins, elle voyait. Elle se leva tant bien que mal, et commença à marcher, puis à courir. Son ventre lui faisait mal, ses jambes étaient lourdes, sa tête tournait, mais elle ne s'en souciait pas. Elle n'avait pas le temps de prêter attention à des choses aussi futiles que des douleurs physiques.
Il était en danger, et elle comptait bien le sauver.



Grand Hôtel de Konoha, salle de réception

La fête battait son plein, tout allait bien. Il y a quelques heures à peine, sa sur était encore une Sabaku, et la voilà désormais devenue une Nara. Elle était heureuse, et c'était bien tout ce qui lui importait. En tant que petit frère, tout ce qu'il pouvait faire c'était lui souhaiter tout le bonheur du monde.
De plus, ils se reverraient souvent, puisqu'elle gardait son rôle d'ambassadrice entre les deux villages.
Elle était très jolie dans sa belle robe blanche. Bien que le marié ne soit pas de cet avis, à en juger par les propos qu'il avait tenu quelques minutes plus tôt "galère, une robe blanche comme ça, ça fait meringue..."
Une atmosphère de bonheur pur et de joie de vivre emplissait la salle. Tout le monde avait le sourire aux lèvres, l'alcool aidant. Tout était bien.
Non. Tout semblait bien.
Il avait beau être heureux pour le jeune couple, lui, Sabaku no Gaara, le Kazekage de Suna, ne se sentait pas bien. Il était angoissé, et il ne savait pas pourquoi. Il y avait une dizaine de minutes, à peine, il avait senti comme un malaise le saisir, sans raison apparente, et depuis, son cur ne cessait de se serrer, de plus en plus en fort. Ça devenait de plus en plus douloureux.
Et depuis, il ne cessait de penser à elle. Elle, le rayon de soleil qui illuminait sa vie depuis quelques mois. Elle, qu'il n'avait pas osé présenter à sa famille et à ses amis le jour du mariage de sa sur.
Elle, le miel qui adoucissait sa vie.
Elle, qui portait le plus joli nom du monde.

Kyana...

Son cur se serra encore un peu plus au fond de son torse. Il grimaça sous le coup de la douleur. Il avait mal, mais pourquoi ? Pourquoi avait-il la désagréable impression qu'elle était en danger, qu'elle souffrait, à ce moment même où lui assistait au plus beau jour de la vie de sa sur, la belle Temari.
Ce n'était plus une simple angoisse qu'il ressentait à présent, mais une véritable peur. La peur de la perdre, elle, la femme de sa vie.
Ce n'était plus un simple doute, mais une certitude à présent, elle était en danger.
Mais comment ? Et pourquoi ?

_ Gaara, tout va bien ? Demanda une voix féminine.

Il tourna la tête, et se retrouva tout étonné nez à nez avec sa sur.

_ Kankurô te trouve bizarre, depuis tout à l'heure, est-ce que tu te sens bien ? Insista-t-elle, inquiète.

Il ne répondit toujours pas.

_ C'est mon mariage qui te dérange ?

Elle s'assit à côté de lui. Elle attendait une réponse, il le voyait bien. Il inspira un grand coup et se lança :

_ Non, ça n'a rien à voir, c'est juste que je suis...

Il marqua une pause, hésitant.

_ ... Inquiet, acheva-t-il dans un souffle.

Inquiet... non, il n'y a pas que ça. J'ai besoin de la voir, maintenant. Où es-tu, Kyana ?

_ Inquiet ? Mais pourquoi ?

_ Je... m'inquiète juste pour quelqu'un, c'est tout.

_ Gaara je...

_ Ne t'inquiète pas, la coupa-t-il. C'est le plus beau jour de ta vie aujourd'hui, alors laissons les petits tracas de côté, d'accord ? Accorderais-tu cette danse à ton petit frère ? proposa-t-il, plus pour lui prouver que tout allait bien qu'autre chose.

_ Avec plaisir, répondit-elle dans un sourire.

Ils entamèrent leur valse.

Je suis un menteur, quel piètre frère je fais. Ce n'est pas un "petit tracas", et je crois bien que je suis incapable de cesser de ne penser qu'à elle. Je l'aime trop pour l'oublier ne serait-ce qu'un instant.
Mais pourquoi mon cur se serre tant quand je pense à elle, maintenant ? Que s'est-il passé durant mon absence ? J'ai mal, j'ai mal... c'est une douleur étrange que je ne comprends pas. Pourquoi cette douleur ? Pourquoi cette peur ?
Kyana... que se passe-t-il ?

Le Kazekage de Suna se détacha du corps de sa sur et s'effondra sur le parquet vernis de la salle, inconscient.


Précisions : Gaara a 18 ans au moment de l'histoire, l'akatsuki n'existant pas, il a encore son démon en lui.

Comment avez-vous trouvé cette petite "merde à fleurs bleues" (= récit fleur bleue = guimauve) ?

Merci à kaze princess qui ne cesse de m'encourager dans tout ce que je fais ^^
Je ne ferai rien sans toi mado-magie ! x)

Le chapitre n'est pas très long, désolée, mais les suivants le seront plus normalement ^-^