J'avais envie d'écrire cette fiction depuis un bout de temps.
J'ai fait quelques fanarts lier à cette fiction que je posterais au fur et à mesure de l'arrivé des chapitres ^^
Je suis rien, tellement insignifiante
Qu’est ce que j’aimerais être comme ces filles ; bien dans mes baskets, mettre de coté les doutes, sortir du noir perpétuel …
Qu’est ce que j’aimerai ressembler à Hinata ; cette fille si timide, si réservée, avait réussi à se forger un caractère ; faisant tomber un à un les hommes avec ces yeux de nacre et son corps de rêve.
C’est simple ; au départ de Sasuke, pendant que mon moral s’affaiblissait le sien s’affirmait.
Rien n’aurait pu prédestiner ça ; à mes 12 ans j’avais tous les garçons à mes pieds, maintenant, à mes 18 ans, je suis célibataire, inintéressante ; hors course.
Je me regarde dans la glace ; j’ai peut être un corps musclé dû aux entraînements quotidiens, mais j’ai en horreur cette poitrine ; ces seins si petits qui ont cessé de grossir avant même de prendre forme. Cette peau, ni pure par sa blancheur ni mate aux reflets dorés, cette maudite peau qui rougit au moindre rayon de soleil jurant atrocement avec la couleur de mes cheveux, mes yeux devenues ternes, ma bouche trop fine tordue en ce moment par un rictus de dégoût … Une femme qui est mal dans sa peau ne peut refléter une belle image d’elle.
En plus de cette opinion de moi désastreuse, le départ de mon amour d’enfance à éveillé une certaine crainte de tout ce qui s’apparente à la gente masculine ; d’où mon célibat quasi-forcé.
Aller un ti jus d’orange me fera du bien …
L’ouverture du frigo fut accompagné d’un « ho merde ! » qui ne sert, certes, strictement à rien mais qui permet de ne pas démolir ce cher frigo :
Un œuf, un pot de mayonnaise, voilà ce qu’il y a, pas de quoi nourrir son homme … enfin … bref.
Me voilà donc obliger de sortir pour faire les courses, je passe rapidement un t-shirt large, un short, mes baskets ; direction la superette du coin.
Je presse le pas, j’aime pas ce coin.
Les courses, vite expédiées, je sors les bras chargés : Maudit magasin… peut pas faire des sacs avec des anses comme tout le monde ?!
Ni une ni deux ça n’a pas loupé, je heurtais quelqu’un : j’atterrissais les quatre fers en l’air entraînant dans ma chute mes vivres d’une semaine.
_ Tu ne peux pas regarder devant toi ?! Dégénérée !!
_ Calme toi Kiba … ce n’est pas grave.
Cette voix cristalline ne pouvait appartenir qu’à Hinata.
Kiba est tellement fier de sortir avec elle, entraînant ses réactions excessives pour un bousculement ou un regard un peu trop appuyé sur sa partenaire.
Je grommelle une excuse en essayant de rassembler ce qui venait d’être acheté.
Hinata m’évita l’humiliation totale en l’entraînant loiiin de moi ce qui ne l’empêcha pas de hurler milles menaces à mon égard.
De nouveau chargée de mes deux paquets je reprends la direction de mon hameau tranquille loin de cette brutalité humaine.
Une main vint empoigné mon épaule.
Je trésaille ; « Qui c’est ? Kiba ? Que me veut il ? J’ai pas fait exprès de la bousculer ! Je fais quoi ? Je lui en met bien placé et … »
_ Tu as oublié ça.
C’était Kakashi ; celui-ci me tendait ma brique de jus d’orange.
_ Ah euh … merci …
_ Tu veux que je te porte un paquet ?
_ Hein ? Euh non non … ça …
Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase qu’il a déjà prit le sac.
_ J’ai vu la scène, Kiba s’est très mal comporté avec toi.
_ Oh ! C’est pas grave, il est tellement content d’être avec elle qu’en ce moment il « agresse » tout le monde …
_ Ce n’est pas une raison.
_ Vous savez, Hinata est tellement … belle, qu’il a peur qu’un autre la lui prenne ; ils sont tous après elle ! Il la surprotège …
_Tous ? Même moi je lui courais après ?
_ Sûrement …
J’ai dit cela sans penser.
_ Enfin euh !! Repris je un peu paniquée.
_ Ah bon ?
Je sentis la pointe d’amusement qu’il avait dans la voix. Ces derniers temps il prenait un malin plaisir à me faire tourner en bourrique.
_ Eh bien non, pas du tout. Hinata est très belle c’est tout.
_ C’est déjà pas mal …
_ Non, elle n’a pas ce petit quelque chose qui m’attirait.
Nous étions arrivés sur le pas de ma porte.
_ J’aimerais tout de même avoir un peu de sa beauté …
_ Elle ne te serait pas nécessaire, pourquoi demander ce que l’on a déjà ?!
Oula … le chaud me monte aux joues ; d’ici environs 3 secondes j’aurais un rouge flashy qui viendra se coller à mes pommettes. Je fis vite sauter mes clefs dans ma main, ouvrit la porte à la volée et après un rapide « au revoir » je la refermais.
_ Pfiuu …
*toc toc toc*
_ Encore ?
Encore lui ?
_ Tu as oublié ton paquet
_ Ah euh binh euh … merci . * Nan mais qu’elle cruche je fais *
_ Et puis, je ne sais pas si tu es au courant, il y a un concert ce soir réunissant en peu tous les styles de musique …
_ Oui je sais, mais je ne pense pas que je vais y aller.
_ Et pourquoi donc ?
_ Je ne vais pas y aller toute seule !
* N’est ce point une proposition que je lui fais là ? *
_ Tu ne seras pas seule ; je serais là !
Qu’est ce que je pourrais répondre à part un timide « d’accord » ?
_ Yeah ! Bon le concert commence à 8h, on se retrouve là bas ! Au faite il y aura de la salsa ; la robe est de mise ! Aller tshu !
Oula, trop d’émotion, après 6 ans d’abstinences amoureuses ça fait trop.
Vite un verre de jus d’orange, que je me drogue à la vitamine C.
Pfff une robe … quelle pouasse j’en est pas touché depuis un moment …
Je retourne entièrement ma penderie jusqu’à ce que je tombe sur une housse. Mais bien sûre ! Maman me l’avait passée à mes 16 ans pour la simple raison qu’elle ne pouvait plus la mettre : je ne l'ai jamais ouverte.
Les mains tremblantes, j’ouvre la housse laissant apparaître une petite robe noire très sobre, sans décolleté à bretelles droites.
_ Ah bah ça va ! Dis je avec un soupir de soulagement.
Je la retournais pour voir le dos, j’étouffais un hoquet de surprise ; La robe si pieuse au recto dévoilait un «V » ajouré descendant jusqu’aux reins le tout retenu par un laçages.
Ohh nnoonn …