Il est toujours risqué de tenir un journal !


Fanfiction Naruto écrite par Takara Hatake (Recueil de Takara Hatake)
Publiée le 16/11/2006 sur The Way Of Naruto



Eh bien... J'ai relevé un défi pour le pairing de Kakashi... Et puis, faire une vraie fic et non un oneshot me tentait ! En tous cas, c'est assez délirant, et je n'i reçu que des bons commentaires sur fanfiction.net. Alors j'espère que vous aimerez.

Bon. Ne me frappez pas. Je sais que c’est les vacances, mais je ne peux quand même pas passer mon temps sur mon ordi, non ?
Kakashi : Si.
Non.
Kakashi : Si.
Ca suffit, oui, Môssieur le Sharingan Kakashi ?
Kakashi : Non.
Ah, tu vois bien que je ne peux pas, tu l’as dit toi-même…
Kakashi : Mais…
Ino : Il a pas dit ça, aux dernières nouvelles…
Mais si, mais si ! De toutes façons, pour tout vous dire, je m’en moque. Je continue, oui ou zut ?
Gaara : Oui.
Ah, la parole de Gaara-kun fait loi, allons-y !
Shikamaru : Galère…

°°°°°

Précision, mea culpa, j’ai fait une erreur stupide dans le chapitre 19 (ou peut-être est-ce le 20 ?), j’ai dit qu’Orochimaru était mort. Je me reprends, il n’est pas mort du tout, au contraire… Sasuke ne resset plus la marque tout simplement parce que Tsunade l’a scellée. Encore désolée…



Chapitre 20: Un mariage interrompu




°°°°°


« Et alors, Tenten ? Qu’est-ce que vous avez décidé ?
-Décidé ? A propos de quoi, Ino ?
-Ben, enfin, les témoins, et tout ! »
Tenten mit un petit moment à enregistrer de quoi son amie lui parlait. Elles étaient très occupées à choisir sa robe de mariée, et de toutes façons, tout s’était enchaîné si vite qu’elle avait du mal à sortir de la seule chose qui avait vraiment retenu son attention : Elle allait vraiment, vraiment, sans blague, épouser Gaara du Désert. Sans rire.

Les deux fiancés avaient décidé d’un commun accord de célébrer leur mariage à l’Occidentale, d’abord parce que Tenten n’avait pas envie de se retrouver comme une poupée engoncée dans un kimono de cérémonie inconfortable, et ensuite parce que Gaara trouvait que c’était plus simple.

« Ah, oui, les témoins… Eh bien, je n’ai pas vraiment eu le temps d’en parler à Gaara…
-Ben ça tombe bien, vous allez pouvoir le faire tout de suite, parce que je crois bien qu’il arrive. » Précisa Sakura qui jetait justement un œil dans le couloir.
« QUOI ? Mais ce n’est pas vraiment le moment, là… »
Pas vraiment, non… Elle était au milieu d’une dizaine de magnifiques robes blanches, mais sans aucune sur elle, et de toutes façons, le marié n’était pas censé voir sa fiancée en robe avant le mariage.

Ce fut pour ces raisons qu’il trouva stupides que Gaara se retrouva à parler à travers une porte fermée à une Tenten entourée de kunoichis explosées de rire.

« Hem, Tenten, je peux entrer ?
-Non.
-Pardon ? Je suis chez moi, quand même !
-Oui, mais euh… »
Tsunade apparut soudain derrière Gaara et entreprit de lui expliquer la vie :
« En résumé, elle est en tenue légère, et tu n’es pas censée voir la robe qu’elle mettre pour la cérémonie.
-Ah, ce n’est que ça ? Ouvre, Tenten…
-Comment ça, ce n’est que ça ? »

Après une discussion entre une kunoichi un peu stressée par les événements et un Kazekage têtu et contrarié de ne pouvoir qu’entendre la voix de la kunoichi en question, ce dernier finit par s’adosser contre le mur du couloir, et à parler à travers la cloison.

« Et qu’est-ce qu’on fait pour les témoins ? Où va se passer la cérémonie ? Qui est invité ? Est-ce que tu crois que…
-Tenten, ça te fiche tellement la trouille de m’épouser ? C’est pas possible, si ça te met dans un état pareil…
-Et si toi, ça ne te fiche pas dans un état pareil, c’est que tu n’es pas normal !
-Je ne suis pas normal.
-Et si tu répondais à mes questions ! Sinon, je peux t’envoyer des senbons dans la tête, aussi !
-Tenten, ce n’est pas un bon plan d’assassiner son fiancé…, intervint Tsunade »

Il y eut un silence, et des drôles de bruits derrière la porte. Puis, Gaara, horrifié, comprit que Tenten avait éclaté en sanglots.

« Oh, Gaara, je suis désoléééeeee, snif… C’est juste que… Ca me rend un peu nerveuse, alors je suis insupportable, snif… »
Le Kazekage se sentit paniquer. Depuis quand Tenten se mettait à pleurer comme ça ! Sans trop se soucier de ce qu’il faisait, il enfonça la porte avec son sable, entra dans la pièce où se faisaient les essayages sans tenir compte des exclamations indignées des kunoichis présentes, et alla prendre sa fiancée dans ses bras. (Je précise que Tenten est habillée à ce moment-là, sinon Gaara aurait été stoppé net par un saignement de nez intempestif…) Celle-ci hoqueta de surprise, mais se laissa faire quand Gaara l’embrassa sans lui laisser le temps de réagir.
Au bout d’un intervalle de temps raisonnable, il la laissa aller, et essuya les larmes sur ses joues en souriant :
« Bon, je te préviens, je n’ai pas l’intention d’épouser une fontaine, ni une pile électrique. Alors, tu te détends, tu te calmes, tu te dis qu’après tout, c’est ce dont nous avons toujours rêvé et qu’il n’y a pas de quoi stresser, après tout. D’accord ? »

Couvrant les exclamations de « Kawaii ! » et de « Je veux une déclaration comme ça moi aussi ! », Tenten éclata de rire et répondit :
« Ca marche ! Mais tu sais, c’était la plus jolie robe, et maintenant que tu l’as vue, je ne peux plus la mettre…
-On s’en moque, ce ne sont que des conventions. Et de toutes façons, tu peux choisir n’importe qu’elle robe, ce sera toi qui la rendra belle et pas le contraire… Bon, je vais vous laisser terminer vos arrangements, et on discutera des formalités après, d’accord ? »

Il s’en alla, et en sortant, tomba sur les shinobis qui avaient tous une oreille collée sur la cloison. Même Sasuke Uchiwa.
« Bah, Gaara, il faudra que tu me passes ta recette. Je n’arrive toujours pas à calmer Ino quand elle s’énerve… » Précisa Neji, un sourire moqueur sur les lèvres.

Gaara, lui, ne prit même pas la peine de leur flanquer la frousse avec son sable, il avait d’autres problèmes en tête. Deux, en fait.
D’abord, il allait s’assurer personnellement que toutes ses fan girls étaient bien surveillées et qu’elles ne pourraient pas nuire.
Ensuite, il se demandait toujours comment il allait appeler Tenten, surtout en public. Parce qu’il était sûr de rougir jusqu’aux oreilles s’il essayait « ma chérie » ou « mon amour ». Ce n’était pas tout à fait son style. Ca, c’était un problème de premier plan.

°°°°°

Enfin, bref, deux jours plus tard, tout était prêt. Les témoins étaient choisis, ce serait Naruto (normal, après tout, il était un des meilleurs amis de Gaara) et Neji. Quant aux demoiselles d’honneur, ce serait Sakura et Hinata. Jusque là, tout allait bien.
Là où ça commençait à se gâter, c’était quand on avait signifié à Gaara qu’il devrait porter sa tenue officielle de Kazekage. Sa réaction avait été pour le moins inattendue :
« Quoi ? Je vais devoir porter ce petit chapeau ridicule ? Pas question ! »
Sachant qu’il y avait des gens dans l’assemblée qui auraient tué pour obtenir un petit chapeau identique, cela étonna quelque peu les spectateurs.
Mais Gaara était resté inébranlable, et curieusement le chapeau était resté introuvable. Tenten s’en fichait, elle était même plutôt contente, vu qu’elle trouvait que Gaara était quand même beaucoup plus classe en tenue de combat, et que le chapeau n’était pas pratique pour l’embrasser.
Il fut donc finalement convenu que Gaara s’habillerait comme il voudrait, tant que ce ne serait pas en jean et T-shirt troués (ce qui ne risquait pas d’arriver de toutes façons). Il fut tacitement sous-entendu qu’il débarquerait en uniforme de combat.
Un problème en moins.
Ensuite même si Tsunade–sama trouvait toute cette histoire kawaii, adorable, super romantique et tout ce que vous voulez, elle rechignait tout de même un peu à céder sa Maîtresse d’Armes de Konoha à un village étranger, fût-il allié. La jeune femme dut promettre d’accourir apporter son aide au village à la plus petite crise, même si c’était un truc du style : « C’est terrible, on a paumé la caisse de saké grand âge de Tsunade-sama ! ».
Donc, ça aussi, c’était réglé.
La liste des invités ne posa pas vraiment de problèmes. Ce serait tous ceux qui étaient venus pour le procès.
En fait, le vrai problème fut, dix minutes avant la cérémonie, lorsque l’on découvrit que le Kazekage était introuvable.

Tenten, qui avait réussi à se calmer et à rester détendue, sentit la pression remonter d’un coup. OU était passé Gaara ! Ce n’étais vraiment pas le moment de… Non, vraiment pas le moment !
Elle s’attendait à tout instant à recevoir une demande de rançon des fan girls, qu’elle n’avait pas oublié, disant : « Livrez-nous la fille de Konoha, et nous vous rendrons le Kazekage. »
Mais non, c’était absurde. Une troupe de filles hystériques n’auraient pas empêché Gaara de venir à l’heure à son propre mariage, quand même !
Elle crut tout de même qu’elle allait sauter au cou de Temari lorsque celle-ci vint lui annoncer qu’il était temps pour elle de faire son entrée. Elle ne fit pas attention à l’expression un peu choquée de son amie, ravie qu’elle était que tout soit normal, et prit le bras à Gaï qui devait l’amener à l’autel. (Ses parents, pour la petite histoire qui remonte le moral, étaient morts en mission quelques années auparavant.)

Elle pénétra donc dans le temple (oui, d’accord, c’est un temple, pas une église. On fait ce qu’on peut pour que ça ait pas l’air trop européen quand même.) et se dirigea quasi en sautillant vers l’autel. Mais en plein milieu de l’allée centrale, elle aperçut enfin son fiancé au bout. Et elle s’arrêta net.
« Gaï.
-Euh, oui, Tenten ?
-Dis moi voir…
-Tu crois que c’est le moment ? Tu ne devrais pas…
-C’est tout à fait le moment ! Est-ce que GAARA DU DESERT est réellement en smoking, là ? »

Elle était tellement ahurie que la question résonna sans retenue dans tout le temple. Et tous les invités éclatèrent de rire. Ca leur avait déjà fait un choc de voir débarquer Gaara dans cette tenue, et la réaction de Tenten leur permettait de se laisser aller à rire. Et, pour une fois, le regard furieux du Kazekage ne les rappela pas à l’ordre.
Tenten, toujours un peu prise de court, se sentit soudain soulevée par une espèce d’étau qui la prit par la taille, et elle se retrouva emmenée juste à côté du Kazekage, Gaï essayant de suivre derrière, par le sable qu’il contrôlait.
Gaara la rattrapa par la taille pour lui éviter de perdre l’équilibre, et précisa :
« Désolé du retard, mais j’ai eu du mal à trouver un de ces trucs à ma taille. C’est la faute de Neji qui m’a forcé à… Bon, c’est si ridicule que ça ?
-Non. Un peu… hors du commun, mais certainement pas ridicule, Gaara. Au contraire. Tu es encore plus classe qu’en tenue de combat…
-Et j’ai évité le chapeau ridicule. Tout plutôt que ça.
-Je crois que tu as raison…
-Dites, intervint Tsunade qui devait présider à la cérémonie, ça vous dérangerait qu’on commence ?
-Ah, non, pas vraiment ! »

Et donc, la cérémonie se passa très tranquillement, Gaara ayant pris soin d’entourer les lieux de gardes anti-fangirls, et bientôt, ce fut la fin.
« Bon, ben, euh… (C’était bien la première fois que l’Hokage célébrait un mariage, et elle se jura bien que ce serait la dernière…) Gaara, je crois bien que c’est ton tour, non ? C’est pas maintenant que tu dois embrasser Tenten ? »
Gaara leva les yeux au ciel, et répondit :
« C’est vous qui savez, non ? Je dois avouer que c’est mon premier mariage…
-J’espère bien ! »
Tenten lui enfonça son coude dans les côtes (les invités étaient depuis longtemps morts de rire, ils n’en seraient plus à ça près…), et lui rappela :
« Gaara, elle vient de dire que tu dois m’embrasser, là, je te signale.
-Alors, je ne peux pas t’embrasser quand j’en ai envie ?
-Tu n’en as pas envie ?
-Si, bien sûr, mais…
-Alors, quel est le problème ? »
Gaara se maudit d’avoir épousé une femme logicienne, mais il se dit que ça, encore, il pouvait l’en guérir. Quand elle comprendrait qu’aucune logique n’était possible quand on s’adressait à lui.
Cependant, là, il décida de ne pas être trop contrariant, et de se plier à ses ordres s’il ne voulait pas être transformé en charpie un peu plus tard…

Moyennant quoi, il n’aurait échangé sa place pour rien au monde. Ca le fit sourire alors même qu’il embrassait sa femme (!), en pensant que quelques années auparavant il n’aurait jamais imaginé tomber amoureux, et encore moins se marier !
Il fallut trois ou quatre raclements de gorge à Tsunade-sama pour que les deux jeunes mariés se souviennent qu’ils étaient encore à la fin de la cérémonie, devant tous les invités qui attendaient patiemment qu’ils aient terminé pour applaudir. Ils se séparèrent à regret, les joues rouge vermeille, et Gaara ne put s’empêcher de trucider du regard leurs amis qui les regardaient en disant, bien fort pour qu’il se paie la honte : « Kawaii !!! »

Enfin, sans lui laisser le temps de se servir de son sable contre les importuns, Tenten le poussa légèrement pour qu’ils sortent du temple et qu’ils puissent se rendre à la fête qui avait été préparée pour le mariage du Kazekage et de la Maîtresse d’Armes de Konoha.

Cela commença par un bal très protocolaire (Mais, non, on a pas déjà vu ça dans cette fanfic. Où allez vous chercher cette idée…), où les couples enfin formés s’en donnèrent à cœur joie, et surtout les deux nouveaux mariés.
En théorie, Tenten aurait dû danser avec les invités, les témoins, bref, beaucoup de monde, selon la coutume, mais dès que quelqu’un osait s’approcher d’elle, il se retrouvait réduit en petit tas de cendres par le regard incendiaire du Kazekage (qui n’était guère plus sociable qu’avant), et par conséquent, chacun put danser avec qui lui plaisait.
Bref, Shikamaru, qui commençait à aimer les bals depuis qu’il les passait avec Temari, fit clairement comprendre que quiconque voudrait inviter sa petite amie serait victime de l’étreinte mortelle de l’ombre, Sasuke invita Sakura, en faisant bien attention à ce qu’elle ne se fatigue pas trop, Neji essayait tant bien que mal de montrer à Ino comment danser la valse correctement et Kakashi se tint adossé contre le mur, à regarder les autres danser.

Il scanna tous les couples du regard, sourit en voyant Tenten qui insistait pour danser un slow avec Gaara sur une musique de valse (Ouah, comme elle en profite ! Bah, normal, maintenant, ils sont mariés…), et remarqua qu’Hinata virevoltait au bras d’un imbécile, qui, en plus, n’avait absolument aucune classe. Il était même tout à fait haïssable. Et certainement pas fréquentable.
Il allongea nonchalamment le pied lorsque le couple de danseurs passa à sa portée, et le type haïssable s’écroula comme une loque.
Puis, il s’apprêta à fuir très vite pour qu’Hinata ne lui hurle pas dessus, réalisant qu’il venait de faire un croche-patte comme un gamin de maternelle à un ninja probablement tout à fait respectable de Suna no Kuni, et qu’il risquait des petits ennuis si on croyait qu’il l’avait fait exprès.
Et, vu comme il s’entendait avec Hinata en ce moment, elle serait bien fichue de lui faire des ennuis rien que pour le contrarier.

Le ninja se figea en voyant qui venait de passer par la porte de la salle. La jeune fille était en vêtements de mission froissés et n’avait visiblement pas dormi depuis un bon moment. Au lieu de taper sue le ninja copieur, Hinata courut au devant de le nouvelle venue, et s’exclama :
« Seihin ! Qu’est-ce que tu fais ici ? »

°°°°°

Lorsque, enfin, le calme se fut fait dans la salle, que Seihin eut repris son souffle et qu’elle eut capté l’attention générale, elle prit la parole :
« Je suis désolée de vous gâcher a fête, si j’ai bien compris, c’est un mariage ?
-Oui, C’est Gaara qui…
-Peu importe… Je suis désolée, mais j’ai de mauvaises nouvelles. Tout le monde doit rentrer immédiatement à Konoha ! Hokage-sama, il faut faire vite !
-Quoi ? Seihin ! Qu’est-ce qui se passe donc ?
-Konoha a été attaqué par Orochimaru… Ils m’ont envoyé à travers les ninjas d’Oto pour que je vienne nous prévenir. Ca fait déjà deux jours, j’ai fait le plus vite possible, mais… »

Tsunade savait tout ce dont elle avait besoin.
« Ninjas de Konoha ! Prenez vos affaires, nous nous retrouvons dans un quart d’heures à la porte du Feu. Kazekage-sama…
-Je vais lever mes meilleures équipes de shinobis. Je vous rejoindrai avec elles dès que nous serons prêts.
-Bien. »

Dix minutes plus tard, tous les ninjas de Konoha, des Genins aux AMBUs, étaient rassemblés à l’endroit prévu. Il y avait aussi…
« Tenten ? Tu viens avec nous ?
-Cette crise là, c’est un peu plus important que si on avait perdu le saké de Tsunade-sama, non ?
-Tu ne restes pas avec Gaara ?
-Sakura, nous sommes en guerre, là. Je serai plus utile avec vous que…
-Bien sûr, désolée… »
Tsunade arriva à ce moment là. Elle ne marqua aucune surprise en voyant Tenten. Gaara avait dû l’avertir que la jeune femme viendrait avec eux. Ils se mirent en route sans plus tarder.

Quelques minutes plus tard, tout en courant, Ino frappa dans le dos de Tenten :
« Bah, allez, t’inquiète donc pas, il va nous rejoindre bientôt, Gaara !
-Oui. Bien sûr. La question, c’est de savoir s’il arrivera avant ou après le combat contre Orochimaru…
-A ta place, je ne m’inquièterais pas… Regarde ! »
Tenten se retourna et regarda Suna no Kuni, qui se dressait, déjà au loin. Au-dessus flottait, en lettres de sable, le message du Kazekage :
« Les équipes sont rassemblées. Nous vous rejoignons. Je t’aime, Tenten. »

La Maîtresse d’Armes cligna des yeux, puis sourit. Il serait là avant le combat.
N’empêchait, si tout avait été normale, la fête aurait dû tirer à sa fin, leur lune de miel aurait dû commencer…
Elle allait trucider Orochimaru.

°°°°°


A Konoha, Gemma marchait de long en large sur les murailles, surveillant les alentours du village. Evidemment, les ninjas d’Oto n’étaient pas des bleus. Il ne pouvait pas les repérer, seulement les sentir. Mais ça ne suffisait pas ! Il se retourna vers une jeune femme qui était adossée au mur derrière lui.
« Hanabi, est-ce que tu peux scanner les environs, et me dire s’ils ont avancé, s’il te plaît ?
-Puisque tu le demandes si gentiment… Byakugan ! »
La sœur d’Hinata examina le territoire qui s’étendait devant ses yeux, et fronça les sourcils. Quelque chose avait changé, et ça ne lui plaisait qu’à moitié.

« Ils n’ont pas avancé, mais ils sont plus nombreux, et surtout, je crois qu’il y a une activité suspecte… Attend, j’essaie de mieux voir. Si seulement cette imbécile de sœur et ce crétin de cousin n’étaient pas allés se payer des vacances à Suna ! Ils maîtrisent bien mieux le Byakugan que moi, malheureusement… »
Elle se concentra au maximum, essayant de distinguer les chakras qui s’entremêlaient au loin, et sursauta.

« Il y en a certains que je connais… Je ne peux pas les identifier pour sûr, mais je peux te dire… Ce sont des ninjas de Konoha ! »
Gemma ferma les yeux et expira profondément.
« Ils sont revenus… Merci, Hanabi, je crois que nous te devons beaucoup. »

Puis, il se retourna vers ses subordonnés.
« Ninjas ! L’Hokage, les capitaines AMBUS, nos meilleurs med-nins et nos shinobis absents sont aux portes du village. Nous allons les rejoindre pour leur ouvrir un chemin jusqu’à l’intérieur ! »

Le Junin réajusta son étui à shuriken, et ouvrit la marche jusqu’à la porte du Vent.
Tenez bons, nous arrivons… Hm. Je me demande si c’est la peine de leur souhaiter ça, sachant qu’il s’agit de la crème des ninjas du village. Ils doivent s’amuser plus qu’autre chose.
Enfin, sauf s’ils sont tombés sur Orochimaru, évidemment.
Il pressa le pas. Shizune était avec eux.

°°°°°

« Non ! J’ai dit non !
-Mais, Sakura-sensei ! Nous…
-J’ai dit non, Kei ! Et pas de discussions ! Vous êtes des Genins !
-Et à notre âge, vous aviez déjà combattu un des Sept porteurs d’épées, Zabuza, et un certain Haku, plus des types dingues, plus Orochimaru et ses chiens eux-mêmes, rappela Keiki. Pourquoi resterions-nous en arrière ?
-Ce n’était pas prévu, au départ, que nous combattions des ninjas pareils, à notre âge… Je ne vais certainement pas vous mettre en danger alors que… Oh, et puis zut, j’ai dit non, c’est non, je ne vous demande pas votre avis !
-Et moi ?
-Toi, Yasuraka, tu es au même régime que les autres ! Rester ici sera déjà suffisamment dangereux, je ne veux pas que vous vous risquiez à découvert ? C’est compris ? Sasuke, enfin, dis quelque chose ! »

En effet, à voir l’air de défi des Genins, ils n’avaient pas l’intention de lui obéir. Et dans des moments pareils, à l’instant où ils allaient tenter une percée au travers des troupes d’Oto, la diplomatie de Sakura était presque inexistante.
Bien sûr, il aurait fallu faire rentrer les gosses dans le village, mais c’était trop dangereux de les trimballer pendant le combat. Le mieux, pensa-t-elle, aurait été de les laisser à Suna. Mais ils avaient été débordés au départ. Trop pour penser aux Genins. Et évidemment, ces trois insupportables s’étaient empressés de suivre le mouvement.
Sakura avait finalement trouvé une solution, un village minuscule complètement inconnu, à plusieurs kilomètres de Konoha. Elle, Sasuke, et ses élèves y avaient stoppé en promettant de rejoindre le gros des troupes plus tard, Asuma et Kurenaï avaient décidé de rester avec eux pour plus de sécurité (enfin, Asuma avait décidé, et Kurenaï avait, étrangement, suivi le mouvement…^^). Et Sakura essayait de faire comprendre à Kei, Keiki et Yasuraka que non, ils ne pouvaient pas venir avec eux, et qu’ils devaient rester là, un point, c’était tout.

Sasuke était d’un avis partagé. Bien sûr, les enfants étaient trop jeunes et peu entraînés pour se risquer dans une zone où Orochimaru n’avait été même qu’aperçu. Mais d’un autre côté, Yasuraka pourrait leur être utile, et Kei et Keiki, en équipe, faisaient du bon travail.
Enfin… Il comprenait le point de vue de Sakura.
Une phrase de Kakashi lui revint en mémoire, qu’il avait répété maintes et maintes fois : « Je ne dit pas qu’il ne faut pas s’attacher à ses élèves, mais quand même… ». Sakura s’était sans aucun doute attachée à ses élèves. Surtout à Kei. Il voyait dans ses yeux à quel point elle avait peur qu’il ne leur arrive quelque chose qu’elle ne pourrait pas empêcher.
« Je ne laisserai personne faire du mal à mon équipe. »
Elle aurait bien voulu pouvoir dire la même chose. Etre sure qu’elle était capable de garantir leur sécurité…
Même Kakashi n’aurait pas pu garantir la sécurité de trois gamins pareils, en réalité.
Sasuke soupira et tenta de leur faire entrer un peu de plomb dans la tête.

« Bon. Vous restez là, sinon ou vous vous faites tuer, ou on vous vire des ninjas, pigé ? »
A voir, l’expression des gamins, visiblement non, pas pigé.
« Bon… Alors, disons que… Bon, écoutez, ce village est proche de Konoha, et par conséquent trop exposé aux attaques d’Oto no Kuni. Nous vous laissons ici pour le protéger, d’accord ? »
Sakura lui jeta un regard du genre : « Non, mais tu crois vraiment qu’ils vont gober ça ? ». Il continua à improviser.
« Yasuraka, tu seras chef d’équipe. Keiki, continue à protéger Kei, et Kei, continue d’éviter qu’ils ne se tapent dessus, ok ? Yasuraka, essaie d’être relativement raisonnable, pour une fois. Nous reviendrons vous chercher quand il n’y aura plus de dan… Quand ce village ne courra plus aucun risque. Compris ? »

Il s’attendait à moitié à un « Ca va pas non ? », et fut un peu étonné, lorsque les trois enfants répondirent d’une même voix :
« Yosh ! »
Sakura ouvrit de grands yeux, et faillit leur demander s’ils se sentaient bien. Mais Sasuke lui enfonça le coude dans les côtes, et elle lui montra les dents à la place.
De toutes façons, il était vrai que ces Genins n’étaient encore que des enfants. Après tout, à leur âge, qui sait si elle n’aurait pas aussi gobé ça. Et puisqu’ils semblaient (enfin) d’humeur à obéir, elle décida de partir le plus vite possible.
« Bon, très bien ! A bientôt, et faites attention à vous ! Ne quittez pas ce village, hein ? Il ne faut pas le laisser sans protection… »
Et elle entraîna Sasuke, Asuma et Kurenaï dans son sillage.

En les voyant partis, Yasuraka s’assit en tailleurs sur le sol, et leva ses yeux couleur océan vers ses coéquipiers.
« Qu’en pensez vous ?
-Que c’est la dèche, répondit Keiki en s’adossant à un arbre. Ils croient vraiment qu’on va rester là à rien branler ?
-Ce sont des adultes…
-Eh ! Parlez pas comme ça de Sakura-sensei ! Je suis sure que si elle pouvait elle nous emmènerait ! C’est juste que…
-Ca va, ça va, interrompit Keiki, on ne voulait pas insulter Sakura-sensei, t’inquiète !
-Ah ! Alors, ça va…
-Pfff… Vous êtes pathétiques… »

Les deux amis se retournèrent d’un bloc vers Yasuraka et le toisèrent de leur mètre quarante.
« T’as dit quoi, là ?
-Vous allez vraiment rester là à obéir à des ordres bidons bien en sécurité, dans un village ridiculement calme ? Ce bled n’a certainement pas besoin d’être protégé… Alors, qu’est-ce qu’on attend pour y aller ?
-Aller où ? Objecta Kei. Sans Sakura-sensei, nous sommes sûrs de nous retrouver dans le piège le plus proche. Nous ne sommes encore que des Genins ! Je sais que tu es supra-doué, ou un truc du style, Yasuraka, mais c’est…
-Tu l’as dit, il est super doué. Et on n’est pas des branques non plus, on va le prouver ! Pour une fois, ce casse-pieds a raison !
-Keiki, tu sais bien que…
-Rien du tout ! On va leur prouver, aux grands, qu’on peut se battre ! A notre âge, ton idole, Sakura-sensei, elle avait déjà buté pas mal de vilains ! On est ses élèves, on peut pas rester à se terrer là !
-Exactement ce que je dis depuis dix minutes… » Ajouta Yasuraka nonchalamment.

Kei aurait bien voulu argumenter que ce n’était pas raisonnable, mais elle devait bien avouer qu’elle mourait d’envie de se rendre utile, elle aussi. Et puis, si elle pouvait rendre sa sensei fière d’elle… Et épater du même coup, et sa famille, et ses coéquipiers… Bon. Ca ne coûtait rien d’essayer, si ?

« Bon, alors… Qu’est-ce qu’on fait ? Yasuraka, paraît que t’es le chef, alors, vas-y !
-Evidemment. Eh bien… Dirigeons-nous vers Konoha. Nous allons infiltrer l’ennemi. »

Il prit son paquetage et commença à partir quand il remarqua l’air perplexe de ses coéquipiers.
« Quoi ?
-T’es peut-être « précoce », mais t’as pas le cerveau qui va avec…
-Kei a raison, tu crois qu’on va y aller comme ça ? Allez, hop, les mains dans les poches ? Salut, m’sieur Orochimaru, vous voulez pas vous rendre ?
-Evidemment. Qu’est-ce que vous attendez ? »

Et le Sasuke-bis reprit sa route, ses deux coéquipiers toujours derrière à halluciner en se demandant ce qu’il avait bien pu prévoir…

°°°°°

« Tu es sûr que c’est bien prudent, Sasuke ?
-Mais, oui ! Asuma, sois gentil, cesse de t’inquiéter, tu veux que Sakura recommence à se faire un sang d’encre pour ces trois gamins ?
-Ose dire que tu ne t’inquiètes pas légèrement, de ton côté…
-Je n’ai jamais rien affirmé de pareil. J ne suis pas tranquille, laisser le team derrière comme ça… Mais c’était la meilleure option, et je n’ai pas envie d’y revenir. Déjà, ce sera suffisamment difficile de parvenir au village en un seul morceau !
-Stop ! »

Les deux Junins obéirent et se retournèrent vers Sakura, qui était accroupie par terre et les regardait d’un air sérieux.
Mais Sasuke pensait qu’il ne parviendrait jamais à rester sérieux et concentré si elle restait dans cette position… Comme ça, elle était si gracieuse, on remarquait encore plus que d’habitude sa silhouette élancée et musclée, et ses… Bon, ça suffisait, là, ils étaient dans une situation dangereuse, ce n’était pas le moment…
« Oui ? Sakura ?
-Nous allons devoir nous séparer, à présent.
-Quoi ? »
Sasuke était contre. Il n’allait certainement pas la laisser se balader toute seule dans le secteur. Et visiblement, Asuma était de son avis.
Kurenaï se mit de la partie et soupira.

« Elle a raison, et c’est la seule à avoir le moindre bon sens… Ils sont beaux, les AMBUs ! Bon, c’est évident, si nous restons ensemble, même en déguisant notre chakra, nous nous ferons repérer sans problème… Le plus logique est de rejoindre le village par nos propres moyens.
-Non, c’est trop risqué, de…
-Aucun d’entre nous n’est un Genin, Sasuke ! Nous nous en sortirons…
-C’est trop dangereux.
-Vous êtes stupides, ou vous le faites exprès ?
-Il n’est pas question que nous fassions une chose pareille.
-Sarutobi Asuma, tu n’as aucun bon sens !
-Tu peux parler, Yui Kurenaï !
-Ca suffit vous deux ! »

Après dix minutes de pourparlers, les shinobis admirent qu’il valait mieux, en effet, se séparer, et c’est ce qu’ils firent, à contrecoeur. Avant, Kurenaï prit la parole, en regardant les deux hommes droit dans les yeux :
« Je veux qu’une chose soit claire. Ceci est une mission. Nous ne devons pas nous laisser aller à des sentiments personnels. Chacun n’a qu’un seul but : rallier onoha pour prendre sa place dans la guerre. Compris ?
-Hai. »
La réponse avait été unanime, mais il y avait un accent de tristesse et de révolte sous-tendue qui amena un léger sourire sur les lèvres de Kurenaï… Ils ne changeraient jamais…
Ils se séparèrent après s’être serré la main une dernière fois. Sasuke embrassa Sakura… Il ne voulait pas risquer de d’avoir un accident quelconque, sans lui avoir redit combien il l’aimait.
Asuma se contenta de leur adresser un signe de la main, et disparut.

°°°°°

Le Junin se faufila à travers les fourrés. Il faisait de son mieux pour cacher son chakra, mais il savait que ça risquait de ne pas être très efficace. Il avait pris un itinéraire difficile, et il devait tailler son chemin à coup de lames… enveloppées de chakra. Super discret… Mais s’il ne voulait pas trop tarder dans les parages, il n’avait pas le choix.
Il sentit tout à coup une présence dans son dos…
« Tu avais raison, Kabuto, c’est bien le chakra du fils de l’Hokage… Enfin, de feu Hokage le Troisième… Il nous sera utile.
-Dans tes rêves, Orochimaru ! »

Asuma serra les dents. Cet homme, ce traître, c’était l’assassin de son père ! Il ne se laisserait pas avoir comme ça. Il allait…
« Vas-y, Kabuto. Je ne vais pas m’encombrer de me battre contre ce shinobi de bas étage… »

Kabuto, obéissant instantanément à l’ordre de son chef, fonça sur Asuma, ses senbons parés. Mais le Junin de Konoha, fou furieux de voir Orochimaru se moquer ouvertement de lui et de son père, le poussa simplement sur le côté, sans même regarder ce qu’il faisait, et s’attaqua directement au maître d’Oto no Kuni.
Celui-ci se retourna à temps pour éviter les lames du shinobi et riposta.
Asuma sourit. Orochimaru semblait maintenant prêt à répondre à ses attaques…
Très bien…

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Kurenaï arriva à la porte du village… Elle courait aussi vite que possible, pour avoir le temps d’entrer dans les murs sans que les shinobis du son qui essayaient de la rattraper ne puissent en faire autant.
Les portes de fermèrent derrière elle, et certains de ses amis coururent à se rencontre. Elle sourit. Elle avait traîné en route, elle avait supprimé pas mal de shinobis ennemis… es autres avaient largement eu le temps de rentrer.
Elle sourit à Tsunade, qui se dressait devant elle, en uniforme de combat.
« Comment vont les autres ?
-Sasuke et Sakura s’occupent de la défense du côté ouest… »
Kurenaï eut un mauvais pressentiment.
« Et Asuma ?
-Il n’est pas revenu… J’ai envoyé des éclaireurs, mais… Je suis désolée, Kurenaï, mais personne n’a trouvé signe de lui. Il est porté disparu… »




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Ne me haïssez pas ! Je sais bien que j’update pas vite…
Asuma : On s’en fout ! Mais tu viens de me tuer là !
Ah bon ? Tiens oui, c’est vrai…
Kurenaï : Noooooon ! Asuma ! Reviens !
Arrête de brailler, Kurenaï… Laissez-moi des reviews, svp… Je continuerai plus vite !

Takara Hatake