Eh bien... J'ai relevé un défi pour le pairing de Kakashi... Et puis, faire une vraie fic et non un oneshot me tentait ! En tous cas, c'est assez délirant, et je n'i reçu que des bons commentaires sur fanfiction.net. Alors j'espère que vous aimerez.
Hey tout le monde ! Me revoilà ! Je n’update pas très vite, prenez-vous en à mon prof de philo !
Sasuke : C’est pas lui qui m’a transformé en carpe, si ?
Sakura : Ne la contrarie pas, Sasuke-kun, tu sais bien comment elle est après deux heures de philo…
Sasuke : Hn.
Sakura : Ah, je retrouve mon Sasuke !
Bon, d’accord, les tourtereaux, on se calme, je vais continuer, heureux ?
Tous : OUI !
Bon, ok, je cède à la force… Kakashi, range ce kunaï !
Kakashi : Je peux même pas lui découper une oreille ?
Tous : Non, sinon elle ira à l’hôpital et elle pourra plus écrire…
Bon, je m’y mets… Promis… Sauvages !
Bam, bam, bam.
Ben v’là autre chose… Galère…
Bam !
Ca va, on arrive…
BAMEUH !!!
Oulà, il avait intérêt à se dépêcher, là, à voir l’énergie dans les coups à la porte, la personne qui attendait dehors ne pouvait guère être que…
« Bonjour, Temari…
-Ah, te voilà, espèce de paresseux chronique ! Tu n’as pas honte de faire attendre les gens ?
-Tu n’as pas honte de réveiller les invités dès potron-minet ?
-Potron-minet ? Il est… Elle consulta sa montre. 10H du matin ! Fainéant ! Dépêche toi, enfin ! Qu’est-ce que tu as à rester planté là ?
-Eh bien, au cas où tu n’aurais pas remarqué, je suis en pyjama, et si tu veux que je vienne avec toi, je ferai peut-être bien de m’habiller…
-Ah.
-Ah. Et j’aimerais donc que tu attendes dehors…
-Ah. Oui. Peut-être, en effet… »
Elle sortit, rouge comme une tomate, sous le regard amusé du jeune Nara.
Il s’habilla en hâte, l’esprit un peu confus. Elle avait tant hâte que ça qu’il fiche le camp, ou quoi ? Le virer dès le lendemain de son arrivée… C’était un peu gros… Pourtant, son énervement n’avait pas l’air dirigé contre lui (pour une fois). C’était plutôt quelque chose de nouveau qui la préoccupait.
La porte s’ouvrit à la volée.
« Alors, tu es prêt ? »
Shikamaru, bouche bée, dévisagea la kunoichi. C’était pas vrai… Elle était entrée, comme ça, sans prévenir ?
« Non, je ne suis pas prêt, espèce de calamité ambulante ! J’ai encore mes chaussures à mettre et à m’attacher les cheveux ! Dis donc, tu peux éviter d’entrer alors que tu sais parfaitement que je suis en train de m’habiller ?
-Ah oui ? C’est vrai, j’avais oublié… (La teinte rosée de ses joues démentissait l’information…) Ah, ben dépêche toi, alors… Pas la peine que je ressorte, grouille ! »
Shikamaru se passa la main sur le visage, puis se décida à obéir.
« Bon, tu as tellement envie que je me taille pour me virer de si bonne heure ?
-Te tailler, quelle idée !
-Ben, c’est pourtant ce que tu as finement et discrètement suggéré lors de notre conversation d’hier…
-Ah, c’est vrai. Mais la situation a changé, depuis !
-Quoi, tu t’es civilisée ?
-Ha, ha, ha. Comme tu es amusant. Non, je ne me suis pas civilisée, si par là tu entends que je suis mieux disposée à ton égard. Mais j’ai besoin de ton aide, et par conséquent ce serait un mauvais plan de t’envoyer paître juste maintenant.
-C’est pourtant ce que tu viens de faire… »
Elle l’entraînait à travers des couloirs, en direction du bureau du Kazekage.
« Non, si j’avais vraiment voulu t’envoyer paître, tu serais déjà de retour à Konoha, heureux d’être encore en vie…
-Bon, ok, message reçu, fille galère. Quel est le problème ?
-Ca concerne mon frère…
-Lequel ?
-Mon petit frère.
-Lequel ? D’après ce que j’ai compris, et Kankurô, et Gaara sont plus jeunes que toi, non ?
-C’est ça, insinue que je suis une ancêtre !
-Jamais dit ça… Ne cherche pas un prétexte pour me frapper, merci.
-Pft. Je parlais de Gaara…
-Ah. Et alors ? »
Ils étaient arrivés devant le bureau dudit Gaara, et Temari fit signe à Shikamaru de s’arrêter.
« Bon, je te donne des explications avant d’entrer ici, ou j’ai comme l’impression que Gaara ne va pas beaucoup aimer que je te raconte tout ça devant son nez…
-Ca alors, quelle surprise, tu vas me parler de ragots croustillants… mais les filles savent-elles parler d’autre chose ?
-Tu tiens à la vie ?
-Assez, oui…
-Alors ne m’interromps plus… je ne suis pas d’humeur à plaisanter.
-Ah, bon, eh bien la prochaine fois que tu le seras, envoie moi une lettre, c’est assez rare pour être signalé…
-Tais. Toi.
-… (Mais n’en pense pas moins)
-C’est mieux. Alors, voilà, je désespère de caser mon frère, moi !
-Hein ? C’est ça ton terrible problème ? »
La porte du bureau, dans le dos de Temari s’ouvrit silencieusement, et Gaara se dressa derrière sa sœur, sans dire un mot, visiblement étonné de les trouver en train de discuter là…
« Oui, c’est ça mon problème !
-Euh, Temari…
-Ne m’interromps pas, j’ai dit ! Ecoute, c’est pénible quand même ! Ce grand timide est incapable de parler à Tenten ! Le mieux qu’il aie fait, c’est de la prendre par la main, ce qui n’est pas un exploit, quand même !
-Temari, ton frère est juste…
-Faut lui donner un petit coup de pouce, quoi !
-Hum, hum…
-Derrière toi… » Termina piteusement Shikamaru, tandis que son amie (?!) faisait volte-face, prise de court.
« Je sais que tu t’inquiète beaucoup pour ta famille, Temari, mais depuis quand t’es-tu instituée marieuse ?
-Oh, salut, petit frère… Hmmm, j’étais juste…
-En train de colporter des histoires sur moi à ton cher ami Nara Shikamaru…
-Ce n’est pas mon ami !
-Ah, pardon, aurais-je oublié le « petit » devant ami ?
-QUOI ? Gaara, tu…
-Occupe-toi donc de mettre en ordre ta propre idylle non-avouée avec le jeune homme ici présent et laisse ma prétendue timidité tranquille. Shikamaru, mets-y donc un peu du tien aussi, on ne peut pas dire que vous vous encouragez l’un l’autre en vous tapant dessus ! Je sais pas, moi, une demande en mariage en bonne et due forme devrait remettre les choses en place, non ?
-Hein ? Mais tu n’y vas pas un peu fort, là, Gaara ?
-Pas du tout, Shikamaru, simplement, j’aimerais bien que vous cessiez de tournicoter l’un autour de l’autre en faisant semblant de vous détester…
-Mais ON se déteste ! (Le chœur des tourtereaux)
-Mais bien sûr… Ecoutez, je vous laisse à votre conversation intelligente, et je vais chercher Tenten, si ça ne vous dérange pas, on avait prévu une ballade dans Suna aujourd’hui… Au revoir… »
Il laissa les deux shinobis à se regarder dans le blanc des yeux, perplexes. Qu’est-ce qu’ils faisaient, maintenant ?
« Hm, bon, ben je pense qu’ils n’ont pas vraiment besoin d’aide, ils finiront bien par sortir vraiment ensemble… D’ailleurs, c’est bien ce qu’ils sont en train de faire, même si c’est pas encore officiel…
-Tu crois ? Euh, Shikamaru… Au fait…
-Oui, je suis sûr, t’inquiète… Bon, ben je vais préparer mes affaires…
-Tes affaires ?
-Oui, maintenant que ce petit problème semble réglé, je suppose qu’il faut que je retourne à Konoha, non ?
-Non.
-Pardon ?
-Enfin, je veux dire… Tu n’es as obligé de rentrer tout de suite…
-Vraiment pas ?
-Vraiment pas…
-Ah. C’est galère, mais je suppose que je vais rester un peu alors…
-Ca marche ! Eh bien, à plus tard, alors… »
Encore un peu rose, elle se retourna et commença à partir quand elle s’aperçut qu’elle ne pouvait pas bouger un muscle.
« Shikamaru Nara ! Lâche-moi immédiatement avec ce jutsu !
-Quel jutsu ?
Ton affreux jutsu de manipulation des ombres, stupide !
-Je ne suis pas en train de l’utiliser…
-Quoi ? »
Elle regarda à terre et remarqua qu’en effet, l’ombre de son ami était tout à fait normale.
Qu’est-ce qui lui arrivait donc ?
Hé, hé, c’est ma faute à moi-euh !
T’es qui, toi ?
Ben je suis toi ! Temari dans son for intérieur et tout !
Quoi ? Je suis complètement schyzophrène, alors !
-Ben non, tu sais, Sakura en a un aussi, et plein d’autres gens… C’est comme ça, c’est tout. Si ça te rassure, tu peux m’appeler ta conscience…
Ca me va mieux déjà… Et pourquoi, chère conscience, m’empêches-tu de bouger comme il me convient ?
Arrête l’air menaçant, ça ne marche pas avec moi _ c'est-à-dire avec toi _ et écoute un peu.
Je suis tout ouïe, d’ailleurs, je n’ai pas le choix.
Shikamaru se demandait bien pourquoi Temari restait figée sur place, les sourcils froncés…
Eh bien, voilà. Ca m’énerve que tu refuses d’admettre que tu es à fond sur Shika-kun…
COMMENT TU L’AS APPELE ?
Eh, je suis toi, pas la peine d’être jalouse comme ça !
C’est justement parce que tu es moi que… Je veux dire…
Oui, bien, pas la peine d’essayer de te rattraper, t’es trop facile à deviner, toi ! Alors j’ai décidé de prendre les choses en main !
Hein ?
Tu as sans doute remarqué que j’ai pris contrôle de ton corps…
Oui, merci, grande nouvelle…
Et que par conséquent je vais pouvoir influencer le cours de cette histoire de fous…
Oh, non…
Eh si ! C’est parti !
Et le jeune Nara comprit encore moins quand il vit la kunoichi se tourner vers lui avec un magnifique sourire et se pencher vers lui en murmurant.
« En fait, mon frère a peut-être raison, il est temps que nous remettions les choses en place…
-Quoi ?
-Et que je te dise que… Ou plutôt que je te le montre. »
Son visage s’approchait dangereusement du sien, quand il lui saisit le poignet et la força à faire un as en arrière. Lorsqu’il vit que ça ne faisait aucun effet, il fronça les sourcils.
« Non, là quelque chose ne va pas, tu n’es certainement pas dans ton état normal, Temari ! »
Et, pour accompagner ses paroles, il lui donna une claque magistrale.
Il ne savait pas trop quel effet ça donnerait t priait pour ne pas être en train de faire une bêtise… Il fut assez vite soulagé.
« Oh, la vache ! Merci, Shikamaru !
-Merci de t’avoir collé une baffe, oui… Qu’est-ce que tu avais ?
-Ben, tu comprends… (Temari était au bord des larmes, furieuse de voir que la situation échappait à son contrôle et ne pouvant pas s’arrêter de parler.) C’est mon for intérieur… Enfin, mon moi caché, je sais pas comment dire ça… qui a voulu que nous soyons enfin ensemble, puisque après tout, c’est bien ce qu’on veut, non ? Même si on se tape dessus sans arrêt ? Et alors, elle a pris possession de mon corps, et puis voilà, ta baffe m’a remis les idées en place, et puis… Qu’est-ce que je raconte, moi ? »
Shikamaru la regardait avec les sourcils froncés. Puis son visage se détendit, et il sourit.
« Pour une fois, fille galère, tu dis des choses sensées c’est tout. Remercie ton for intérieur de ma part… »
Et il passa un bras autour de sa taille et l’attira à lui. La tête penchée sur le côté, il précisa :
« D'ailleurs, si mon propre for intérieur avait le moindre bon sens, il aurait fait exactement la même chose... Ce qui aurait pu déboucher à... Il réfléchit une seconde. Cinquante situations différentes, à peu près. »
Décidant enfin qu'il ferait mieux d'arrêter de parler, ilpencha légèrement la tête, et posa ses lèvres sur les siennes.
(Eh, je rêve ou c'est le premier baiser dans cette fic de plus de 15 chapitres ? Faut vraiment que l'auteur (môa) soit longue à la détente... Vous inquiétez pas, je vais me rattraper dans les chapitres futurs...)
Avant qu'il ne devienne totalement occupé par cette occupation délicate, il eut le temps de penser, dans un coin de son cerveau, que son père ne le laisserait jamais en paix dès qu'il apprendrait de quelle fille galère il était tombé amoureux...
°°°°°
« LE VOILAAAAAA !
-Vite, par ici, Tenten !
-Mais c'est une histoire de fous !
-Exactement. »
Tenten s'engouffra à la suite de Gaara dans une ruelle obscure et bondit en un éclair sur le toit d'une maison voisine. Elle s'arrêta, essouflée, et se laissa tomber sur les tuiles. Gaara l'imita. Encore heureux que leurs poursuivants ne soient pas des ninjas, ils n'auraient pas été capables de leur échapper avec une ruse aussi bateau. Enfin, des ninjas... Entendez des kunoichis.
Elles passèrent à toutes vitesse au pied de la maison, sans lever le nez.
« Mais c'est dingue ! C'est comme ça à chaque fois que tu sors ?
-Eh bien...
-Et tu disais que tu étais craint plus que tout au monde à Suna !
-C'est vrai... A part par cette stupide bande de fan-girls...
-Dis donc, elles sont féroces !
-D'habitude, elles se contentent de me suivre de loin en évitant de me contrarier...
-Alors, qu'est-ce qui leur a pris aujourd'hui ?
-A mon avis, c'est simplement parce que tu est là.
-Pardon ?
-Elles n'ont pas l'habitude de me voir avec d'autres filles que ma soeur, c'est tout.
-Oh, c'est ça. Jalouses ?
-Il faut croire. Mince, moi qui avais prévu une visite tranquille de mon village...
-Dis donc, t'es pas prêt de te marier, si ces dingues sont toutes prêtes à trucider l'heureuse élue en question !
-Je m'arrangerai pour sécuriser le village, je sais pas ! Elles vont quand même pas m'empêcher de vivre tranquille, non ? »
Il y avait une telle fatigue, et un peu d'inquiétude aussi, que Tenten lui sourit pour lui remonter le moral.
« Je ne pense pas, non... T'auras qu'à leur ficher un peu la trouille !
-C'est vrai, j'avais oublié que j'étais spécialiste. » Un sourire éclaira son visage perpétuellement sérieux.
« Bon, alors, où on va, Gaara ?
-Eh bien, je t’emmène au restaurant ?
-Ca marche ! »
Ils se rendirent à un restaurant charmant près de l’entrée du village et s’installèrent. Tenten était ravie d’être avec lui, mais en m^me temps un peu déçue qu’il n’ait rien dit ni fait de plus depuis la veille… Enfin, n’importe quel garçon normal aurait tenu cette ballade comme une sortie en amoureux, et en aurait profité un peu…
Mais bon, après tout, c’était comme ça qu’elle l’aimait : il ne se conduisait certes jamais conventionnellement !
Ils discutèrent de tout et de rien pendant une demi-heure, en mangeant des brochettes de poulet et de poisson.
Et puis, ils purent constater à nouveau que les nouvelles allaient vite.
« On les a trouvés ! »
Oh, non.
Eh si.
« Gaara-kun ! Qu’est-ce que tu fais avec cette étrangère dans le village ? Si tu tenais tellement à te promener avec un peu de compagnie, tu aurais pu nous demander, nous aurions été ravies de… Et toi, là, la moche ! Fiche donc un peu le camp de ce siège ! C’est moi qui vais dîner avec Gaara-kun ! Allez, vire de là, ou je t’envoie bouler ! »
Tenten constata, effarée, qu’elles étaient prêtes à le faire. Le porte-parole des fan-girls s’approcha d’elle et la tira par le bras pour la faire tomber. Mais, enfin, elle n’allait quand même pas devoir taper sur un civil, quand même ! Et surtout, un civil d’un autre village ! Elle lança un regard d’appel au secours de l’autre côté de la table, là où aurait dû se trouver Gaara.
Pas de chance, il avait disparu.
Il se trouva tout à coup à sa gauche, arrachant la main de la fille du bras de son amie.
« Ecoute, la gamine trop maquillée, ici, l’étrangère, c’est pas Tenten, c’est toi. Je ne te connais pas, je ne veux pas de ta compagnie, et j’aimerais que vous me laissiez dîner tranquillement avec ma fiancée. »
Sa quoi ? La mâchoire de Tenten amorça une chute libre.
« Ta quoi ? Gaara-kun ! Tu dois plaisanter, je suppose ! Tu ne peux pas être fiancé sans que nos espions dans le palais ne soient au courant, et puis… Oh, là, je parle trop, moi… »
Gaara lui jeta un regard menaçant.
« Des espions ? Je suppose que c’est comme ça que vous avez su dans quelle partie du palais je loge, quand vous avez essayé de vous introduire chez moi ?
-Maisnonmaistutefaisdesidéesc’estpasvrai !
-Toujours bon à savoir. Maintenant, hors de ma vue ! »
Curieusement, le petit speech du Kazekage semblait avoir refroidi l’ardeur de ces dames. Murmurant des menaces à l’égard de la prétendue fiancée, elles disparurent toutes en un temps record.
Gaara, impassible, retourna à ses brochettes comme si rien ne s’était passé.
Remarquant au bout de quelques minutes que sa compagne ne bougeait pas, il lui lança un regard inquisiteur.
« Tu n’as pas faim ?
-Gaara… Essaie de te rappeler ce que tu as dit à ces filles pour t’en débarrasser.
-Rien de spécial, pourquoi ?
-Tu as dit que j’étais qui ?
-Ma fiancée.
-Et ça ne te fait pas plus d’effet que ça ? »
Le jeune homme fronça les sourcils.
« Ben c’est bien vrai, non ? »
Tenten resta encore un instant à le considérer, la tête inclinée. Pour lui, ça semblait évident. Il était vraiment kawaii.
Beaucoup trop kawaii pour le laisser s’en sortir comme ça. Sa fiancée, vraiment ? Le mieux qu’il ait jamais fait, c’était de la prendre par la main. Il ne l’avait jamais prise dans ses bras, jamais embrassée, rien… Sa fiancée, tiens donc !
Elle se remit tranquillement à ses brochettes, et son cher et tendre, qui avait enfin setit que quelque chose n’allait pas, se détendit.
Pas pour longtemps.
« Vrai ? Ca reste à voir… Eh, oh, tu dois respecter les règles de Konoha… Et l’une d’entre elle affirme qu’un homme d’un autre village devant courtiser une jeune fille doit d’abord en demander la permission à l’Hokage… (Elle inventait complètement, là…) Et ça doit se faire dans les règles ! On ne se décide pas fiancés comme ça… Ah, j’ai fini de manger, je pense que je vais rentrer dormir un peu, à plus tard, Gaara ! »
Et elle planta là un Kazekage qui commençait à comprendre qu’il avait encore beaucoup à apprendre sur la manière dont raisonnaient les filles et sur leur romantisme exacerbé.
°°°°°
« Sa-su-ke !
-Sa… Sakura…
-Bienvenue dans le monde des animaux parlants…
-Euh, Sakura… Tu…pourrais te… couvrir un peu… s’il te plaît ?
-Hein ? »
Elle baissa les yeux et se souvint brutalement qu’elle ne portait qu’une nuisette fort légère. Et que ça avait l’air de faire arrêter le cerveau de Sasuke. Elle rougit jusqu’à ce que ses cheveux ne soient plus roses, mais rouges, et se recula dans son lit, drapant les couvertures autour d’elle. Elle décida néanmoins d’utiliser l’incident à son avantage.
« Ben quoi, je suis si moche que ça, t’es traumatisé ? Jiraiya serait heureux, lui…
-Tu n’es pas moche, tu… Sasuke réprimait un saignement de nez persistant. Et je vais trucider ce sale pervers !
-Eh, je dis pas qu’il m’a déjà maté, je dis qu’il serait probablement ravi de le faire… Quoique à mon avis, il doit avoir assez matière à réflexions avec Tsunade-sama… »
Sasuke réussissait peu à peu à reprendre contrôle de lui-même, et, passant la langue sur ses lèvres, il se redressa en regardant ailleurs.
« Bon, ben je vais sortir pendant que tu… C’est quoi ce truc ? »
Ah, la poupée chibi avait attiré son attention…
«C’est le cadeau des Genins. Il est pas mignon ?
-Qu’est-ce que… Oh, les sales gamins ! Je comprends pourquoi Hyûga a…
-A quoi ?
-A éclaté de rire lorsque je l’ai croisé avec les paquets à la main, et qu’il avait le Byakugan activé ! »
Sakura hurla de rire en imaginant la scène, puis dévisagea Sasuke qui fixait l’objet d’un air désespéré.
« Dis-moi que c’est un modèle unique…
-Ah, non, désolée, Sasuke, mais il paraît qu’ils se vendent comme des petits pains… A des acheteuses de 12 à 68 ans… Il y a eu une étude statistique là-dessus, je crois bien…
-Je vais les tuer !
-Qui ? Les vendeurs, les acheteurs, ou les Genins ?
-Tous. En bloc. Répondit-il, les dents serrées. Et d’ailleurs, pourquoi tu as gardé ça, toi !
-Tu préfère un mensonge diplomatique, ou une vérité qui fâche ? »
Il avait déjà entendu ça quelque part…
« Je ne suis pas d’humeur à plaisanter…
-Tu n’es jamais d’humeur à plaisanter ! Le mensonge diplomatique : parce que je ne veux pas faire de peine à mes élèves. La vérité qui fâche : parce que je trouve cette poupée presque plus kawaii que le modèle, et qu’au moins, elle, elle sourit ! »
Sasuke ne savait plus trop sur quel pied danser. Tout à coup, Sakura crut qu’il était parti, en utilisant un jutsu de substitution, ou un truc du genre, parce qu’il lui semblait bien qu’elle était toute seule. Jusqu’à ce qu’une petite voix attire son attention vers le pied du lit.
« Et puis, d’abord, regarde ce que ça donnerait si c’était réaliste ! »
Elle n’arrivait pas à y croire. Le grand Uchiwa Sasuke, le beau ninja toujours sérieux, était en train d’utiliser un Genjutsu pour s’auto-transformer en une pseudo poupée chibi ?
Sasuke se retransforma, avec son fameux sourire en coin sur les lèvres.
« Alors, c’était suffisamment « kawaii » ?
-…
-Haruno Sakura sans voix, elle est bien bonne ! Tu vois… (Il attrapa la poupée et la pointa du doigt pour appuyer ses dires.) Ils ont fait les cheveux trop courts, et puis je suis quand même pas aussi gros… Et puis j’ai l’air d’un imbécile heureux avec ce sourire… Bon, ça va, Sakura, tu t’en remets ?
-Grblf…
-Bien, elle remonte le temps depuis que les hommes ne savaient pas parler, et là, elle est arrivé au stade d’homme de Cromagnon. Dans quelques minutes, tu devrais être de retour à la normale. Bien, je vais te laisser un petit moment, que tu puisses t’habiller. C’est pas que ça me dérange de te voir dans cette tenue, (il espérait bien en avoir de nouveau l’occasion dans un futur proche. Evidemment, il faudrait éviter une hémorragie par le nez à chaque fois, ça devait être une question d’habitude.), mais ce serait plus embêtant si on rencontrait Jiraiya… A tout de suite. »
Et il sortit avec la ferme impression qu’il avait repris le contrôle de la situation.
Comme il se trompait…
Sakura regarda un instant la porte, puis sourit avec malice. Ah bon, la guerre était déclarée ? Il fallait le… hmmm… Surprendre ? Ok ! On allait voir ce qu’on allait voir !
Elle sauta à bas de son lit, et attrapa son sac. Elle avait demandé à Ino, qui était venue la voir, de lui rapporter des vêtements. Quand elle avait ouvert ledit sac, elle avait été un peu surprise. Ce n’était pas exactement ce qu’elle avait prévu, elle avait complètement oublié ce truc…
Comme quoi, son amie avait parfois des accès de lucidité. Neji devait commencer à déteindre sur elle.
Elle sortit une longue robe noire qu’elle n’avait jamais mise, que sa mère lui avait offerte des années auparavant « pour des grandes occasions ». Grandes occasions, mon œil. Elle préférait porter des choses un peu colorées.
Mais le noir, c’était classe.
Elle enfila la robe, et se regarda dans le miroir. Elle laissa échapper un sifflement, ravie. Elle allait changer de look, là !
Sa tenue était fendue jusqu’à mi-cuisse, de chaque côté, ce qui lui autorisait une grande liberté de mouvement, et garantissait une belle vue sur son décolleté (beaucoup plus fourni qu’à l’époque du bon vieux team 7…). Elle aurait presque pu s’en servir comme tenue de combat, vu comme elle était à l’aise et libre de ses mouvements, mais pour les missions d’infiltrations, les gens risquaient de se demander pourquoi une fille de la jet-set se baladait sans garde du corps dans leur village…
Satisfaite, elle attendit le retour de Sasuke.
Quelques minutes plus tard, celui-ci passa la tête par la porte, la regarda de haut en bas, et dit :
« Ah, tu es prête, parfait. On y va ? »
Et il ressortit.
Sakura fit la grimace. Ah, il en fallait plus que ça pour l’impressionner, tiens donc ! Elle secoua la tête et sortit à la suite du jeune homme. Et alors ? Elle n’avait pas encore tout montré !
°°°°°
« Sakura-senseiiiiiii !
-Kei ! »
Sakura attrapa au vol la petite fille qui se jetait à son cou.
« Je suis tellement contente de vous voir, les enfants !
-Bonjour, Sakura-sensei.
-Salut Keiki ! Yo, Yasu… Yasu…
-Yasuraka, souffla Sasuke.
-Yasuraka !
-Sakura-sensei ! Devinez quoi, devinez quoi ! J’ai réussi la danse de l’homme-bête !
-C’est génial Kei ! Bravo, tu me montreras ça ?
-Bien sûr ! Vous allez mieux alors ?
-Oui, merci, tu…
-Vous avez aimé notre cadeau ? intervint Keiki d’un air dégagé. »
Ah. Donc, Kei n’était pas la seule coupable… Hm.
« Beaucoup, merci. D’ailleurs, Sasuke a pas mal apprécié, aussi…
-Ah, tu vois, Keiki, je t’avais dit qu’il tomberait dessus ! s’écria sans vergogne la petite Inuzuka. Qu’est-ce qu’il a dit ?
-Que ce n’était pas ressemblant. Dites, à mon avis, vous feriez mieux de ménager Sasuke-sensei… »
Les Genins froncèrent les sourcils. Yasuraka leva la tête vivement.
« Sensei ? Encore sensei ?
-Oui, il va me seconder pendant quelques temps…
-C’est vrai ? Mais je veux que ce soit vous qui m’entraîniez, Sakura-sensei !
-Ne t’inquiète pas, Kei, ce sera moi…
-Je m’occuperai quasi-uniquement du cas de Yasuraka. » Coupa Sasuke qui sortit de derrière l’arbre contre lequel il était resté adossé.
« Pourquoi, Sasuke-sensei ? »
Sakura et Sasuke se regardèrent, se demandant s’il valait mieux dire toute la vérité aux Genins. Le jeune Uchiwa décidé que pour une fois, Sakura se chargerait de la réponse.
Sakura en son for intérieur le maudit jusqu’à la soixante-dix-septième génération (ce qui n’était peut être pas prudent étant donné les couples de cette histoire), et prit la parole, espérant ne pas faire une bêtise.
« Bon, pour dire les choses clairement… Yasuraka est très, hmm… Précoce.
-Ca veut dire quoi, précoce ?
-Eh bien, ça veut dire, qu’il est extrêmement doué, à un très jeune âge…
-Doué ? Il a rien de spécial, si ?
-Si. Il pourrait d’hors et déjà entrer dans l’AMBU. »
Sakura vit Eda Keiki serrer les mâchoires. C’était son rêve de faire partie des forces spéciales de Konoha. Et son coéquipier aurait pu le réaliser dès maintenant, sans même passer les examens ? Doué ou non, ce n’était pas… juste.
« Pourquoi n’y va-t-il pas, alors ?
-Eh bien, parce qu’il vaut mieux qu’il grandisse comme un Genin normal. On a vu ce que le contraire donnait. Et de toutes façons, il aura le meilleur entraîneur possible, Sasuke a pris congé de l’AMBU spécialement pour ça. »
Sakura savait parfaitement que ça ferait mal à Keiki de mesurer la différence entre son coéquipier et lui. Mais ça ne servait à rien d’essayer de lui cacher, il n’était pas stupide. Et puis, ça lui donnerait peut-être un peu de ressort pour la suite de l’entraînement.
En lui-même, Keiki commença à voir les choses différemment. Il était presue l’opposé de Yasuraka en réalité. Parce que celui-ci semblait prêt à tout sacrifier à son projet de devenir AMBU. Et qu’il ne semblait content de rester Genin que parce qu’il aurait Uchiwa comme professeur.
Keiki, lui, avait encore du chemin à parcourir. Mais ça ne le dérangeait pas, il attendrait. Et contrairement à son ami, il n’était pas pressé de quitter son team. Il voulait que Kei puisse réussir aussi bien qu’elle le souhaitait, et pour cela, elle avait besoin de son aide.
C’était quelque chose que lui possédait, mais que Yasuraka devrait batailler pour acquérir : l’esprit d’équipe, et pas seulement de compétition.
Cette idée le fit se sentir un peu mieux.
N’empêche qu’il aurait voulu être aussi doué que Yasuraka.
Puis il leva les yeux vers son sensei habituel. D’après ce qu’il avait compris, Sakura n’avait aucun jutsu héréditaire, pas même des talents particuliers, à part son intelligence, lorsqu’elle était à son niveau. Elle avait bien réussi. Il en ferait autant.
Il fit un clin d’œil à Kei, qui le lui rendit, comprenant la façon de penser du jeune Eda.
Sakura, elle, leur donna des instructions précises quant à leur entraînement, et rejoignit Sasuke et son élève de l’autre côté du terrain.
Yasuraka allait en fin lui révéler quel était son jutsu héréditaire, dont il avait jusque là gardé jalousement le secret…
Elle s’installa à côté de Sasuke pour écouter ce que le Genin-AMBU avait à dire lorsqu’un mouvement lui fit tourner la tête.
Hatake Kakashi et Hyûga Hinata qui arrivaient en gesticulant d’un air furieux et en se lançant des insultes.
Génial. Encore une journée calme en perspective. On n’avait donc aucune pitié pour les convalescents ?
°°°°°
Gniap gniap ! Fin du chapitreuh ! Ben quoi, vous me demandez d’updater rapidement, je fais ce que je peux !
Kakashi : Super, j’arrive dans les dernières lignes du chapitre…
Neji : Au moins, on te voit ! Moi, j’ai complètement disparu du panneau…
Ca suffit, attend ton tour, Neji ! Je fais ce que je peux, tu feras ton come-back bientôt…
Ino : Et moi ?
Ben en même temps que lui, sois pas stupide…
Kurenaï&Asuma : Et nous ?
Je m’occuperai de votre cas plus tard !
Tsunade&Jiraiya : Et nous ?
Bon, ça va, vous allez pas tous dire la même chose ?
Shikamaru&Temari : Ben nous, ça nous va…
Sûr, vous êtes (enfin) casés…
Gaara : En revanche, moi, tu me fais souffrir !
Bah, j’ai pas très envie de te céder à une autre…
Tenten : Comment ? Tu vas me faire le plaisir de m’attribuer mon Gaara-kun !
Pft, je te méprise, Tenten.
Tenten : Va te faire…
Eh là, censuré, pas de grossièretés ! D’ailleurs, je vois qu’ils commencent tous à s’énerver, alors jetons un voie pudique sur les paroles qui vont être prononcées, et laissez moi donc une petite review ! (Enfin, une longue…)