Kei/Keiki... Une fin joyeuse ^^


Fanfiction Naruto écrite par Takara Hatake (Recueil de Takara Hatake)
Publiée le 11/04/2007 sur The Way Of Naruto



Me revoilà ! Je sais, je suis lente à updater, mais en même temps, j’ai six fics en cours, là, dont une en anglais, et c’est dur à mener de front. Mais bon, comme tout le monde préfère celle-là, je la continue.
Kakashi : On se demande pourquoi ils aiment un tel ramassis d’imbécillités.
Tu veux te retrouver dans une position embarrassante ? Style la gorge tranchée par Kabuto ? Enfin, un des clones de Kabuto…
Kakashi : Pas particulièrement…
C’est bien ! Je continue ! (Dédicace à Tecil ^^)




Chapitre 1: Kei/Keiki



°°°°°

Orochimaru regarda d’un air incrédule les trois Genins se diriger résolument vers lui et la petite centaine de Kabuto.
Ils faisaient ça pour le vexer, ou quoi ? Lui envoyer trois gamins en pâture, comme ça, juste histoire de dire : on te prend pour quantité négligeable et même les gosses de notre Académie seraient fichus de te flanquer une branlée ?
Non. Ce n’était pas exactement l’esprit du village. Mais bon, quand on se trouvait en présence de deux ninjas de la légende, et de pas mal de grands shinobis reconnus dans le monde ninja, c’était quand même un peu blessant de se voir confronter des chibis.
Bah, après tout, s’ils tenaient absolument à voir mourir tragiquement ce team de gamins…

°°°°°

Yasuraka leva une main pour intimer aux autres de s’arrêter.
« Je vais avoir besoin d’un petit moment de répit pour pouvoir les mettre tous sous l’empire de mon Genjutsu, puisqu’on ne sait pas lequel est Kabuto, le vrai je veux dire, je vais tous les englober. D’ici là, soyez gentils de les occuper…
-Bien sûr, on avait pigé j’te signale, grogna Keiki, agacé par l’attitude « vous êtes des abrutis donc il faut tout vous répéter cent fois » du maître des Genjutsus.
« Ouais ! Appuya Kei ! On est des grands ninjas ! Enfin, on va le devenir !
-Oui, ben essayez déjà de survivre à ce combat, ensuite, on verra… » Grogna Yasuraka. « Partez en avant, je reste ici pour rassembler mon chakra… Vous savez bien que mon jutsu brûle énormément d’énergie.
-C’est bon, on est au courant. »

Keiki, Kei et Kenaku s’avancèrent vers la troupe des ninjas d’Oto, qui les regardaient venir avec un petit air narquois qui voulait dire : « Mais bien sûr, tout le monde y croit… ».
A quinze mètres de leurs ennemis, Kei, soudain sérieuse, rejeta ses cheveux en arrière, et considéra les Kabuto, les yeux plissés :
« Je trouve que leur façon de nous regarder tiendrait presque de l’insulte. Tu ne trouves pas, Keiki ?
-En même temps, eux, ce sont des ninjas chevronnés. Bon, ça te contrarierait vraiment, Kei, de continuer à avancer ? On est censés leur tenir la grappe un moment avant que Yasuraka…
-Abruti. On est pile à la bonne distance pour la formation cinq. »
Les yeux de Keiki s’élargirent.
« Tu plaisantes ? La formation cinq ? Contre eux ? Ce serait de la folie pure je te signale ! Ca marche contre une, deux personnes au maximum !
-Et combien sont nos adversaires, Keiki ?
-Une centaine !
-Non. Techniquement, ils ne sont que deux… Puisque Kabuto ne peut pas tous les manager en même temps, ils n’ont qu’une autonomie limitée… Par conséquent, l’effet de la formation sera le même. Et de toutes façons, ça va causer des dommages dans le tas !
-Kei, ce n’est pas une bonne idée…
-Kenaku ! La Danse de l’Homme Bête ! »
Le chien-loup se métamorphosa avec un bref aboiement en une synthèse entre sa maîtresse et lui-même, tandis que sa maîtresse faisait de même.
« Et maintenant, reprit Kei en grondant, Techique de Décuplement ! »
Keiki se passa la main sur le visage. Kei et Kenaku triplèrent de taille, selon la technique du clan Akimichi, qu’ils avaient modifiée pour qu’elle convienne à leur propre technique.
Keiki comprit que Kei allait mettre la formation à exécution, qu’il la suive ou pas, et il décida de prendre son rôle. Il n’était pas sûr que ce soit la meilleure éventualité possible, car ils n’avaient pas encore beaucoup répété ces mouvements, et une erreur pourrait être critique. Mais les arguments de Kei se défendaient, et de toutes façons, quand elle était dans cet état d’excitation, il n’y avait pas moyen de l’arrêter.
« Et maintenant, Kenaku ! Gatsuuga no Jutsu ! »
Les ninjas d’Oto, qui avaient suivi les transformations successives du Genin d’abord avec un air goguenard, puis avec une expression de légère inquiétude, passèrent en un instant à la franche panique lorsqu’ils virent deux crocs leur arriver dessus en vrille dans une vitesse incroyable…
Keiki pensa qu’avec un peu de chance, ils n’auraient même pas besoin de Yasuraka pour tuer le vrai Kabuto, si leur formation était un succès…
Les rangs des ninjas d’Oto, si nombreux qu’ils fussent, n’avaient pas grand choix. Avec Kei et Kenaku qui les menaçaient et qui allaient bientôt les atteindre, ils ne pouvaient se replier qu’à un seul endroit.
Ils ne se méfiaient pas de Keiki, qui selon leur point de vue, ne payait pas de mine…
Pas de chance. Car le jeune Eda se tenait de façon à avoir bien en vue l’endroit où les ennemis allaient se replier. Et dès que la majorité s’y trouva, il relâcha son jutsu :
« Maboroshi Hasaki no Jutsu ! Technique de la lame fantôme ! »
Une énergie sans égale et destructrice s’échappa de son corps pour aller frapper dans les rangs d’Oto. C’était comme si une volée de kunaïs géants allait frapper les ninjas directement dans leurs points vitaux. De nombreux Kabuto s’effondrèrent, mais apparemment pas le seul le vrai, parce que la majorité restèrent debout, et se tournèrent vers lui pour riposter…

Là, ça va mal… Je n’ai plus de chakra que pour deux rafales, et s’ils m’attaquent individuellement, c’est pas la peine, je ne ferai pas le poids. Bon, de toutes façons, on a gagné le temps qu’il faut à Yasuraka, maintenant, c’est à lui de jouer.

Kei et Kenaku s’échinaient toujours à empêcher leurs ennemis d’arriver trop près de Keiki, mais la kunoichi savait pertinemment que son coéquipier n’avait plus que deux coups à jouer. Quant à elle, elle faisait des ravages, mais bientôt, elle ne pourrait plus continuer par manque de chakra. Et le Kabuto original était de toute évidence encore sur pieds, parce que de temps en temps, elle voyait de nouveaux clones apparaître de ci, de là, et se mêler à la foule de ninjas d’Oto qui tentaient de ralentir sa progression pour mieux riposter.
D’un côté, ils n’apparaissaient pas vite, ces clones, et ça voulait dire que Kabuto avait de plus en plus de mal à tenir sa technique. De l’autre côté, ces saletés de clones réussissaient de plus en plus souvent à l’atteindre. Elle avait déjà un de ses points vitaux de légèrement touchés, et de multiples blessures moins importantes, mais qui la ralentissaient.
Et elle et Kenaku commençaient à s’épuiser, là…
Keiki utilisa deux fois coup sur coup son jutsu pour éviter à Kei d’être à nouveau touchée, puis il hurla :
« Kei ! Kenaku ! En arrière ! Si Yasuraka n’est pas prêt, nous ne pouvons plus rien de toutes façons ! »
Il vit la jeune Inuzuka faire signe à son chien-loup de se replier.
Parfait. Pour une fois qu’elle obéit sans rechigner…
Une voix l’empêcha de porter ses réflexions plus loin.
« Je suis prêt, vous avez été parfaits… Maintenant, regardez bien, c’est mon tour. »

°°°°°

Orochimaru rigolait un peu moins maintenant qu’il voyait la fille, son clebs et son coéquipier qui explosaient systématiquement son armée de clones.
Mais bon, puisque Kabuto continuait à générer des clones, ça n’allait pas si mal. Ce qui l’inquiétait un peu plus, c’était que pour l’instant, seules deux des unités les plus faibles de leurs adversaires avaient attaqué, et qu’ils étaient très efficaces. Or, il y avait encore une trentaine de shinobis de Konoha bien plus forts que ces deux là derrière, et puis…
Ce gosse qui n’avait pas bougé pendant que ses coéquipiers se battaient, se contentant de les fixer du regard, un par un, l’inquiétait.
Il n’eut pas le temps de poursuivre ses réflexions.

La moitié des clones de Kabuto disparurent tout à coup pour laisser place à autant de clones de Tsunade ou de Jiraya, qui se ruèrent sur les ninjas d’Oto pour les mettre en charpie.
« Kabuto ! Qu’est-ce qui se passe ! S’exclama Orochimaru en descendant de son perchoir pour repousser quelques clones imprévus.
-Je ne sais pas, Orochimaru-sama, s’exclama le vrai Kabuto, perdu, en s’attaquant à une Tsunade, ils ont trouvé un moyen de contrer mes clones ! Je ne comprends vraiment pas… »
Il se tut bien vite, trop occupé à tenter de se débarrasser du plus d’ennemi possible, tandis qu’autour de lui, la bataille entre ses clones et ceux des deux ninjas légendaires de Konha faisait rage…

°°°°°

Sakura, qui avait agrippé le bras de Sasuke pour s’empêcher de hurler à ses Genins de revenir, et plus vite que ça, sentit ses yeux s’agrandir :
« Une seconde. Il y a quelque chose que je ne comprends pas tout à fait. »
Ses trois Genins revenaient tranquillement vers leurs rangs, Keiki aidant Kei à marcher, car sa jambe avait été transpercée par un kunaï. Ils avaient l’air rayonnant, même Yasuraka qui était pourtant d’habitude si inexpressif.
Et derrière eux, les clones de Kabuto étaient en train de se taper joyeusement dessus, comme s’ils se prenaient mutuellement pour des ennemis.
Et, encore mieux… le véritable Kabuto, l’original, était en train de soutenir une conversation entrecoupée avec son maître pour tenter de comprendre ce qui leur arrivait.
Shikamaru sourit aux trois Genins à leur arrivée :
« Beau travail, tous les trois, combat magnifique. Et à présent, j’ai repéré le véritable Kabuto. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. On va encore attendre un moment, que tous les clones aient disparus, et ensuite…
-A quelle illusion les as-tu soumis, Yasuraka-san ? Demanda Neji impressionné par les résultats obtenus par les trois enfants.
-J’ai fait des progrès avec mon Jutsu, à présent, je peux à peu près contrôler ce qu’ils voient… Précisa Yasuraka. Là, ils sont persuadés d’être en train de taper sur des clones de Tsunade-sama.
-C’est bien ce que je pensais, opina Shikamaru. A présent, selon mes calculs, d’ici que le Genjutsu se désactive et que tous les clones se soient entretués, il ne restera plus assez de chakra à Kabuto pour en créer de nouveaux…
-Et ça voudra dire qu’on va leur exploser la tête, conclut Sasuke, soulagé que Sakura ait enfin cessé de lui serrer le bras pour aller soigner et féliciter ses élèves.
-En gros, c’est ça.
-Mais, objecta Ino, vu que Kurenaï a euh… dissuadé les autres ninjas d’Oto de se mêler au combat… Ca, ça veut dire qu’ils sont au tapis pour longtemps. Ce sera un combat à trente contre deux. Excusez moi, mais je trouve ça légèrement déséquilibré…
-Ouais un peu, appuya Naruto. Mais en même temps, ils nous attaquaient bien à cent contre trente…
-De toutes façons, contre Orochimaru, on ne peut pas y aller à un contre un, fit remarquer Seihin.
-Stop, intervint Tsunade. Contre Orochimaru, ce sera moi et Jiraya. Et contre Kabuto… Naruto. Tu as la permission d’utiliser ton nouveau jutsu.
-Pas question, intervint une voix calme dans son dos. »
Tsunade fit volte-face, prête à tancer quiconque discutait ses ordres. Quand elle se retrouva face au Kazekage, elle ravala sa diatribe, et ouvrit des yeux ronds.
Qu’est-ce qu’il faisait là, au lieu de rester avec ses troupes, de l’autre côté du cratère ?
« Comme si on allait vous laisser faire le boulot tous seuls. »

°°°°°

Shikamaru commençait à se dire qu’ils perdaient leur temps, là. Heureusement que Yasuraka tenait son jutsu aussi longtemps qu’ils le voulaient, et avec le sourire s’il vous plaît.
La discussion était légèrement stérile, tout le monde voulant se rendre utile pour leur dernier combat contre Orochimaru.
Bon. Kurenaï a déjà fait son boulot, et puis, elle doit rester avec Asuma pour l’instant. Les Genins ne sont plus vraiment en état et de toutes façons ils ont largement rempli leur contrat.
Il essayait toujours vainement (ce qui l’agaçait pas mal) de déterminer qui était le plus en mesure d’éclater la figure du serpent de service, lorsqu’une rumeur lui fit tourner la tête vers le camp de ceux de Suna. Gaara tourna la tête en même temps que lui.
Temari se tenait à côté de Tenten, l’air horrifiée. Elle avait instinctivement ouvert son éventail et l’avait placé en position défensive en face de Tenten et elle.
Shikamaru laissa descendre son regard vers Orochimaru, avec un mauvais pressentiment.
Celui-ci leur faisait face, à côté du Kabuto original restant, l’air parfaitement lucide, et son sourire malsain et inquiétant aux lèvres :
« Ne vous disputez pas pour qui va mourir le premier, il y en aura pour tout le monde… »

Il les examina un par un comme pour tenter de déterminer qui serait sa première victime, et ses yeux s’arrêtèrent sur Sakura, qui avait cessé de soigner ses Genins et s’était redressée.
La jeune femme ferma les yeux immédiatement.
Sasuke lui lança, furieux :
« Sakura ! Rouvre les yeux immédiatement, pauvre idiote !
-Tais-toi. Je le perçois au dépistage de chakra, mais je te signale que les serpents ont un pouvoir hypnotique. Et apparemment, c’est un de ses nouveaux pouvoirs. »
Sasuke serra les dents. Il ne manquait plus que ça. Il s’avança légèrement pour avoir un bon angle de tir au cas où Orochimaru s’en prendrait à sa chère et tendre.
« Senei Jashou ! » Le bras d’Orochimaru s’allongea démesurément, prenant la forme d’un serpent, et se dirigea droit vers Sakura. Celle-ci invoqua un katana, prête à trancher la tête de la bestiole, quand le reptile changea soudain de trajectoire, fonça vers les rangs de Suna no Kuni, et alla s’enrouler autour du bras de Tenten.
Temari réagit au quart de tour et tenta de trancher le corps du serpent, alors que Tenten, privée de l’usage de son bras, essayait vainement d’invoquer ses armes habituelles.
Le « bras » d’Orochimaru commença à se raccourcir, entraînant avec lui Tenten. Ce faisant, il bouscula Temari, qui bascula du nuage de sable de Gaara, et alla s’écraser dix mètres plus bas, au fond du cratère, à quelques mètres d’Orochimaru.
Tenten atterrit à côté du maître d’Oto, qui rétracta son bras… Après avoir pris soin de casser l’avant-bras de la jeune femme.
« Deux victimes d’un coup, ce n’est pas si mal que ça. »
Celle-ci recula au niveau de Temari, inerte, pour tenter de limiter la casse et de défendre la kunoichi de Suna. Mais avec un bras en moins, elle savait bien que ce ne serait pas très concluant. Elle jeta un coup d’œil désespéré du côté de leurs alliés. Apparemment, ils étaient bien trop désorganisés pour mettre en œuvre une attaque intelligente. Ca ne leur ressemblait pas, eux qui avaient toujours quelque chose dans leur manche…
La Maîtresse d’Armes de Konoha tira son katana de la seule main valide qui lui restait, la gauche. Ca n’avait pas vraiment d’importance, après tout, elle était complètement ambidextre. Mais, avec son bras cassé, son équilibre était gravement compromis.

Elle fit cependant face à Orochimaru. Elle qui ne se sentait jamais faible dès lors qu’elle avait une arme en main se sentait bien démunie contre lui, avec son simple katana.
Elle aurait pu se contenter d’attendre de l’aide, bien sûr, mais le problème, c’était que son adversaire n’était pas d’accord. Il se précipita en avant, un serpent jaillissant de sa bouche. Tenten calcula le temps qu’elle avait avant qu’il ne l’atteigne et en déduisit l’instant auquel il faudrait qu’elle abatte son arme…
Mais, lorsqu’elle le fit, sa lame ne rencontra que du vide.

Et un large mur de sable venait de se dresser devant elle, dans lequel s’était écrasé le serpent d’Orochimaru.
« C’est par là que ça se passe. »
Tenten sentit une présence familière atterrir souplement derrière elle, la tirer pour qu’elle recule tout en examinant Temari.
« Ca va ? Tu peux marcher ? C’est bon. Je prends Temari, elle va bien… Je crois. On va vous faire examiner par les meds-nins. Viens par là, Gaara se charge du reste. »
Shikamaru, livide, tenta de l’entraîner dans les rangs alliés, vers Tsunade-sama. Il tenait le corps inanimé de Temari, très mal en point.
Tenten recula de quelques mètres. Elle ne prêtait pas attention à ses paroles. Toute son attention était fixée sur le nuage de sable, au-dessus d’elle, qui supportait Gaara… Et un Gaara qui irradiait la fureur.
Moralité, ne pas s’en prendre à la femme du Kazekage, songea Tenten en souriant.

°°°°°

Gaara fixait le chef d’Oto no Kuni d’un air menaçant. Là, peut-être ne s’en rendait-il pas compte, mais il était allé un peu loin. Non seulement ce type avait blessé sa femme, ce qui était déjà impardonnable, mais en plus, Gaara n’était absolument pas sûr que sa sœur soit encore vivante.
Et ce type allait payer. Il ne le connaissait pas. Face à lui, ce petit serpenteau pitoyable ne faisait absolument pas le poids. Qu’est-ce qu’il croyait ?
« Sabaku Sousou ! Le Sarcophage de Sable ! »
Le sable de sa gourde, plus une grande quantité de sable qu’il avait extrait du sol environnant, se souleva et alla cerner Orochimaru. Gaara haussa les épaules. Il allait être écrasé, exterminé en moins de deux. Le Kazekage se détourna avec la claire intention de laisser son sable finir le travail, lorsque…
« Kuchiyose no Jutsu ! »
Il fit volte face pour voir Manda, le serpent géant invoqué par Orochimaru, s’élever, beaucoup trop gros pour être enveloppé par le sable…
Gaara grogna. Ce type voulait faire du grand spectacle. Il ne pouvait pas se laisser écrabouiller poliment, comme tout le monde ? Non, évidemment, il préférait durer quelques minutes de plus.
Bah, le résultat serait le même…
Se concentrant, Gaara tira du sol de plus en plus de sable, jusqu’à ce qu’il en ait suffisamment pour écraser même un serpent géant au sale caractère.
Lorsqu’il fut satisfait de la quantité qu’il avait obtenue, il s’avança pour mieux manipuler son sable, et tenta à nouveau d’exécuter le Sarcophage de Sable.
Le sable monta à l’assaut du serpent géant, l’englobant, essayant de l’immobiliser pour l’écraser, tentant d’accéder à Orochimaru lui-même… Mais le serpent se tordait, sans relâche, crevant la couche de sable se protégeant lui-même ainsi que son maître, # enserrant Orochimaru de ses derniers anneaux tandis que le reste de son corps tentait d'étouffer le cocon de sable qui se formait autour d'eux. Le sable se lissait au dessus de celui-ci, sitôt recouvert par le corps d'animal enragé. Une couche d'anneaux, une couche de sable, et ainsi de suite... Gaara commençait à perdre patience et envisageait de former le sarcophage uniquement autour de la tête de cette satanée bestiole gesticulatrice... (Oui, ok, gesticulante, mais on ne réfléchit pas au bon usage de la langue en plein combat. Et puis, ça sonne mieux !) Après tout, vu l'état d'Orochimaru, celui ci ne pourrait pas déguerpir bien loin et le serpent ne se risquerait pas à se déplacer à l'aveuglette avec un si précieux fardeau dans sa queue... Mais son honneur lui interdisait de stopper sa technique maintenant ; personne n'avait jamais résisté au Sarcophage de Sable...Il allait prendre sa décision quand Orochimaru # cria quelque chose, et Manda leva la tête, la hocha, et arqua son cou…
Gaara comprit une fraction de seconde avant que le serpent morde. Il rétracta son sable à l’endroit où il allait le faire, pour éviter à son sable d’être contaminé par le venin. Manda recommença à plusieurs reprises, et Gaara réussit de justesse à échapper aux morsures. Il savait que si son sable était contaminé, lui-même ressentirait les effets du venin. # Il n'avait plus choix ; il renouvela son attaque en visant la tête du Serpent. Manda s'élança gueule grande ouverte sur cette quantité énorme de sable ; jamais le Kazekage ne pourrait manier tant de sable assez vite pour éviter ne serait-ce qu'une morsure partielle... cela lui suffirait !
Au dernier moment, le nuage de sable se sépara en deux devant les crocs venimeux de l'animal, décrivit une spirale et s'engouffra en masse dans la gueule du Serpent. Affolé, ce dernier tenta de reculer la tête en la secouant dans tous les sens afin cracher les millions de particules brûlantes qui s'écoulaient, en poussant des hurlements stridents.
Peine perdue : le sable s'était maintenant solidifié, lui laissant la gueule grande ouverte, incapable de se servir ses crochets venimeux, car la masse de sable les évitait soigneusement, alors même qu’elle se refermait sur la tête du monstre.#
Alors, il utilisa sa technique du Sarcophage, alors que le serpent n’était pas totalement englobé par le sable…
Manda se tordit de douleur, et Orochimaru lui-même eut une partie du corps broyé # par les soubresauts et spasmes d'intense douleur du monstre. # Le serpent géant disparut, laissant Orochimaru blessé qui tombait. Gaara eut un sourire satisfait. La chute allait le finir.
Soudain, Kabuto se rappela au bon souvenir des ninjas de Konoha. Il avait été sérieusement blessé dans la bataille contre ses clones, et s’était arrangé pour refaire le plein de chakra, ce qui lui fut fort utile à l’issue du combat contre Gaara. En voyant son maître tomber, il bondit pour le rattraper au vol, et atterrit sur le seul bord du cratère qui n’était pas occupé par des ninjas de Konoha.
« Nous ne sommes plus en mesure de continuer le combat. Déclara-t-il en commençant immédiatement de soigner son maître. Mais évidemment, nous nous reverrons. Vous voyez, ajouta-t-il avec une drôle d’expression, en arrivant ici je pensais bien que c’était la fin de Konoha. Mais je vois que nous avions sous-estimé quelques uns d’entre vous. Toi, lança-t-il en aparté à Yasuraka. Si tu aspires à devenir quelqu’un, un de ces jours, quelqu’un de plus puissant que qui que ce soit, viens à Oto no Kuni. Maître Orochimaru t’enseignera.
-Vu l’état de Maître Orochimaru, comme vous l’appelez, si un jour je veux devenir encore plus puissant, ce n’est pas vers lui que je me tournerai. »Répondit Yasuraka en se détournant, l’air impassible.

Kabuto et Orochimaru disparurent. Kakashi tourna la tête vers Tsunade pour savoir s’il devait les suivre, mais celle-ci secoua la tête.
« Sur le chemin, nous avons presque tous reçu des blessures graves. Nous rentrons à Konoha pour soigner ceux qui en ont besoin, et pour rassurer les civils.
-Bien. »

Kakashi était un des meilleurs ninjas du village. Ce qui signifiait qu’il suivait les ordres, même s’ils lui déplaisaient.
Et cet ordre là lui déplaisait singulièrement. Cela faisait si longtemps qu’il avait un compte à régler contre Orochimaru.
Depuis qu’il avait commencé la campagne de calomnie contre Croc Blanc de Konoha, et l’avait poussé à se suicider. Orochimaru savait admirablement semer le doute et le malaise dans l’esprit des gens. Son père n’était pas un esprit faible. Mais il avait été ébranlé par la mission et la réaction de ses coéquipiers. Orochimaru avait eu beau jeu de s’en prendre à lui.
Depuis, le désir de vengeance de Kakashi ne cessait de croître.

Hinata remarqua que le ninja copieur semblait tendu et furieux. Elle décida que ce n’était pas le moment de le chercher, et que même, vu son état, il valait mieux lui remonter le moral qu’autre chose.
« Hé… Kakashi.
-Hum ?
-Ca va aller, tu sais, pour Temari et Tenten. Et pour les autres aussi. Alors sois gentil, souris un peu. Après tout, on lui a bien botté les fesses, au serpent !
-Hum.
-C’est tout ce que tu sais dire ? Hum, hum ! Oh, et puis je perds mon temps avec toi, Hatake ! »
Elle s’éloigna, agacée, et se rapprocha de Seihin, avec qui elle s’entendait de mieux en mieux depuis la mission de la « mort d’Ino », selon le nom qui était resté dans les mémoires, au grand déplaisir de Neji, qui avait toujours un moment d’égarement quand on lui rappelait cet épisode.
Kakshi réalisa avec un peu de retard, qu’il avait raté la première opportunité de réconciliation avec Hinata qu’elle lui ait jamais offerte. Décidément il n’était rien d’autre qu’un abruti.
Pour se changer les idées, il laissa son regard errer sur leurs troupes.
Tsunade avait décrété un arrêt pour que ceux qui étaient les plus atteints puissent être soignés et se reposer.
Ino avait été blessée à un de ses points vitaux pendant leur progression à travers les rangs de Konoha pour arriver jusqu’au camp d’Orochimaru. Elle avait des bases de med-nins, ce qui lui avait permis de réparer le plus gros des dommages auparavant, mais avec la fatigue et la marche, ça n’arrangeait pas son état.
Evidemment, Neji, à côté, avait sorti son kit de survie et lui pensait sa blessure, malgré ses protestations comme quoi il n’y avait pas de quoi se faire du souci pour elle.
« Tu te tiens tranquille ou je t’attache à l’arbre jusqu’à ce que j’aie fini, Yamanaka.
-Depuis quand tu me donnes des ordres, Hyûga ?
-Depuis que tu n’es pas capable de prendre coin de toi-même. Pas de discussions. »
Leurs voix ne tardèrent pas à monter, au grand amusement des personnes présentes. Ca remontait le moral d’entendre ces deux là, qui s’adoraient positivement, s’enguirlander aussi fort qu’ils le pouvaient.
Finalement le raisonnable des deux eut raison de l’entêtement de l’autre, et Ino se laissa soigner sans trop rechigner. Kakashi pensa que la technique de l’Hyûga pour la faire taire valait d’être retenue.
Tsunade était en train de se faire traîner par un lasso de sable vers Tenten, qui tentait de convaincre Gaara que ce n’était qu’un bras cassé, et que d’autres avaient plus besoin d’aide qu’elle. Mais Gaara, implacable, força l’Hokage agacée à s’occuper en priorité de sa femme, sous peine de représailles futures qui pourraient amener des dissensions entre les deux villages. Kakashi sourit. Qui aurait cru, quelques années auparavant, que Gaara se mettrait à penser d’abord aux autres, ensuite à lui ?
Kurenaï était agenouillée à côté d’Asuma et l’empêchait de se lever, tentant de traiter ses blessures. Il n’était pas sorti intact de son combat contre Orochimaru, mais ça ne l’empêchait pas d’essayer d’enguirlander Kurenaï, sans grand succès d’ailleurs, car elle faisait la sourde oreille.
Plus loin, Sasuke assistait Sakura pour les soins qu’elle dispensait à ses Genins, et apparemment, il était terriblement soulagé que tout se finisse bien. Lorsque Sakura laissa Kei, en bien meilleur état, aux bons soins de Keiki et de Yasuraka, qui commencèrent immédiatement à se critiquer mutuellement à propos de leur combat précédent.
Kakashi vit Sakura, enfin libérée de toute pression, s’effondrer au pied d’un arbre et plonger sa tête dans ses mains. Elle avait toujours été comme ça. Si elle craquait, elle ne se l’autorisait que lorsque tout danger, pour elle et pour ceux qu’elle protégeait, était écarté. Sasuke s’assit à côté d’elle, et lui souffla quelque chose dans l’oreille. Elle leva la tête, et se leva. Kakashi comprit que Sasuke lui avait rappelé qu’il restait des blessés, et qu’elle était l’une des meilleures med-nins du village.
La jeune femme se dirigea vers Shikamaru, qui avait étendu Temari, toujours inconsciente, dans l’herbe, et lui avait posé la tête sur ses genoux. Les mâchoires serrées, il attendit que Sakura ait terminé de l’ausculter. Kakshi s’approcha pour entendre le verdict de la kunoichi aux cheveux roses :
« Elle est en sale état… Trois côtes brisées, je crois que son crâne en a pris un coup, et son épaule est fracturée. Heureusement, elle n’a pas d’hémorragie interne. Je vais arranger le plus gros mais il faudra attendre d’être de retour à Konoha pour finir le boulot… Et je ne sais pas quand elle se réveillera… Je suis désolée, Shikamaru, mais dans ces conditions, je ne peux guère faire mieux.
-Merci, Sakura. »
Elle lui posa la main sur l’épaule pour le réconforter, tandis qu’il continuait à caresser les cheveux de Temari. Kakashi pensa que c’était bien quand elle ne pouvait pas le voir qu’il s’autorisait à montrer ses points faibles. Si elle était réveillée, elle le traiterait certainement de…
« Pleurnichard… je ne suis pas encore morte, que je sache, et Sakura dit que ça ira. Alors, ne fais pas cette tête !
-Quoi ? S’insurgea Shikamaru, Ca fait combien de temps que tu es réveillée ? Tu n’as pas honte de me faire des peurs pareilles ! »
Il se leva, enlevant la tête de sa petite amie de ses genoux, et s’éloigna à grands pas, furieux.
Temari s’abstint de rire pour ne pas aggraver sa douleur à la tête.
Kakashi soupira. Elle était hors de danger. Parfait.
Apparemment, Naruto, Seihin, Gemma et Shizune se portaient bien. Jiraya aussi, et il griffonnait dans son petit carnet de notes.
Eh ben, si même les guerres lui donnent de l’inspiration, le prochain tome du Paradis du Batifolage sera bientôt sorti !

Tsunade donna quelques minutes plus tard le signal du départ, et cette fois-ci, Temari insista pour marcher, alors que Shikamaru vociférait à côté qu’elle était dingue et que ce n’était pas le moment de faire preuve d’un féminisme mal placé.
Quelques heures plus tard, un soupir collectif sortit de toutes les lèvres à la vue de leur but : Konoha.

°°°°°

Lorsque toutes les blessures eurent été pansées, que l’état d’alerte eut été relâché dans le village et que Tsunade eut avalé trois sakés de suite pour se remettre de ses émotions, elle se souvint d’un aspect important de cette histoire de fous, et appela Kotetsu et son inséparable, Izumo.
« Faites venir ici Kurenaï, Asuma, Kakashi, Sakura, Sasuke… Et Neji… En fait, toute la troupe des équipes de défense et d’attaque de la dernière action, s’il vous plaît. »
Izumo et Kotetsu s’inclinèrent et se hâtèrent d’obéir à ses ordres.
A leur arrivée, les ninjas se mirent en rang, comme à leur habitude, l’air un peu pris de court. Ils s’attendaient à ce qu’on leur fiche un peu la paix après ces événements. Vu l’air furieux d’Ino, elle et Neji avaient été interrompus au mauvais moment. La seule qui semblait avoir compris ce qui allait se passer était Kurenaï, qui se tenait, raide, au milieu du rang. En fait, la seule chose qui l’étonnait c’était que Tsunade ne les ait pas fait appeler plus tôt.
Asuma, également, semblait se douter de ce qui se préparait. Kurenaï, blessée, remarqua qu’il avait un sourire sur les lèvres.
Ca lui fait si plaisir que ça ?

« Je vous ai fait appeler pour décider du sort de Yuhi Kurenaï, missing-nin de Konoha no Kuni. »
A ces mots, les ninjas présents se redressèrent, indignés. Après tout ce qui s’était passé, ils n’allaient pas quand même considérer Kurenaï comme une missing-nin !
« Tsunade-sama, c’est inacceptable !
-Kurenaï n’est pas vraiment…
-Elle l’a fait parce que…
-Grâce à elle, une bonne partie des types d’Oto a été éliminée…
-Sans elle, on aurait probablement perdu…
-Taisez-vous, tous ! »
Ils se tournèrent d’un bloc vers Asuma, adossé au chambranle de la porte, qui les regardait d’un air sévère :
« Kurenaï a quitté le village sans permission, sans ordre, dans un temps de crise. Elle doit donc bien être considérée comme une missing-nin, et traitée comme telle. »
Un silence de mort régna un instant dans le bureau. Tsunade elle-même, qui avait pensé que cette histoire serait réglée à l’unanimité comme quoi Kurenaï ne devait pas être punie, resta bouche-bée.
« Mais… Asuma…
-Par conséquent, continua-t-il en s’approchant de l’Hokage, je propose une lourde peine. »

Il se pencha à son oreille, et lui murmura quelques mots.
Les spectateurs, interdits, virent une expression d’étonnement sans nom naître sur les traits de l’Hokage.
« Mais ! Asuma, tu te rends compte que tu vas lui détruire complètement sa vie, là !
-N’exagérons rien…
-Bon, alors, euh… »
Son visage redevint d’un sérieux olympien.
« Tout à fait d’accord, Asuma. Yuhi Kurenaï. »
Kurenaï, qui semblait un peu prise de court par les événements à présent, fit machinalement un pas en avant.
« Suivant la suggestion sévère mais juste de Sarutobi Asuma, je propose que vous soyez condamnée à… »
Elle se tourna vers Asuma :
« Mais c’est dur, quand même ! Enfin… Bon. »
Elle revint à Kurenaï, qui semblait de plus en plus perplexe :
« Vous êtes donc condamnée à… La peine matrimoniale. »


Note, écrite le lendemain. Toute la partie entre # a été réalisée par Marie M., qui a pris la partie du combat en main pour m’aider, et qui, j’en ai peur, s’en sort bien mieux que moi ! En tous cas, merci beaucoup, parce que sinon, je serais encore là à me creuser la tête pour savoir comment décrire un combat titanesque entre Gaara et Orochimaru.
Hé oui ! Vous l’aurez compris, moi, mon point fort, c’est le romantique/humoristique, pas le baston !

Takara Hatake



°°°°°

Al’heure qu’il est (onze heures du soir), ce chapitre n’est pas encore tout à fait terminé. Je devrai le reprendre demain pour arranger les nombreuses imperfections. A vrai dire, je n’ai jamais autant séché sur un chapitre ! C’est pourquoi je le dédicace à Marie M. que je remercie pour m’avoir débloquée à plusieurs reprises lorsque je ne savais plus comment continuer, surtout pour le combat entre Orochimaru et Gaara, qui est encore un peu inconsistant et que j’étofferai un peu demain.
Kakashi : C’est vrai, c’est pitoyable.
Tais toi.
Kakashi : T’aurais pu me réconcilier avec Hinata quand même…
Non. Tu me casses trop les pieds. De toutes façon la réconciliation est prévue pour plus tard. Je t’avais prévenu que si tu me cassais trop les pieds, tu serais le dernier à être casé. Na.
Cela dit, j’ai une requête pour les lecteurs : pourriez vous passer voir Affrontement et vérités en pleine forêt ? C’est un de mes nouveaux oneshots, et j’ai eu très peu de reviews…
Merci d’avance !
Takara Hatake (épuisée)