J’ouvris les yeux lentement, éblouie par la lumière du soleil. Aujourd’hui était un jour important pour ma nouvelle vie de ninja et pour être franche : j’étais sous-motivée, un truc de malade. J’avais juste envie de dormir et la place de ça, il fallait que j’aille taper sur la gueule d’une femme que je ne connaissais même pas. Il y a des moments comme ça…
Je fis un effort surhumain pour sortir de mon lit. Je balayai du regard ma nouvelle chambre. Elle était vaste mais rien d’extraordinaire. Plutôt basique, elle était composée d’un futon, d’un bureau, d’une armoire et d’une table de chevet sur laquelle reposait un réveil. Tiens, en parlant de réveil, ne devrais-je pas être au stade d’entraînement avec Kurenaï depuis deux bonnes heures ?
« Et merde ! » Railla-je au bord de l’exaspération.
Je me préparai à la hâte sans prendre le temps d’avaler un petit encas. J’attrapai mon étui à shuriken au vol et comme si le fait d’être en retard ne suffisait pas, je renversai son contenu sur le parquet. Je reteins de justesse un second juron et m’empressa de tous ramasser.
Au bout d’un quart d’heure qui me sembla durer une heure, je sortis enfin de chez moi. Résulta des courses : je m’étais coupée à la main droite en ramassant un shuriken, j’avais failli me tuer en tombant dans les escaliers et pour couronner le tout, je mourrais de fin ! Même un gamin de deux ans était plus doué que moi !
***
« Tu es en retard. Je commençais à me demander si tu allais venir un jour ou l’autre.
-Désolée !! »
Kurenaï se tenait devant moi, les mains sur les hanches avec un air impatient. Quoique pour poireauter pendant plus de deux heures, il fallait être doté d’une patience hors du commun.
« Bon, reprit-elle. Je vais t’expliquer en quoi va consister cette petite évaluation pas bien méchante. Mais avant tout, sais-tu contrôler ton chakra ?
-Bah, théoriquement oui, répondis-je d’un ton mal assuré.
-Comment ça, théoriquement ?
-Disons que je sais malaxer mon chakra, mais je le fais que très rarement et quand je panique, bah… je panique !
-J’avais compris, mais que se passe t-il lorsque tu paniques ?
-Je ne sais pas très bien. Je ne me souviens jamais de ce qui ce passe après, mais après, il n’y a rien. Le néant.
-Rien ?
-Oui, mon ennemi disparaît et je me retrouve seul, extrêmement épuisée.
-Je dois avouer que je n’ai aucune idée de ce qui t’arrive. Désolée.
-Ce n’est pas grave. J’ai l’habitude.
-Si c’est grave. Personne ne sait ce qui t’arrive ! Il faut résoudre le mystère. Et pour ça, je te propose un duel amical.
-Euh… Fis-je hésitante. Suis-je vraiment obligée de combattre ?
-A moins que tu veuilles retourner astiquer les bancs de l’Académie, oui, me répondit-elle avec une pointe d’amusement.
-Bon, puisqu’il faut y aller, faut y aller » me résignai-je.
Je me mis en position de combat et regarda Kurenaï dans le blanc des yeux. J’essaya d’activer mon sharingan sans grand succès. Décidément, aujourd’hui était mon jour de chance.
« Tu n’actives pas ton sharingan ? S’étonna la jeune femme.
-Hn. »
Elle sourit et chargea vers moi, sans prendre d’arme.
« Tu vas voir ce que tu que tu vas voir » Pensai-je avec un petit sourire.
Je sortis un kunaï et m’élança à sa rencontre. Je réussis à la toucher que très légèrement à l’épaule, mais je ne vis pas son pied arriver. Je reçus un violent coup dans le ventre qui me coupa la respiration.
« Tu es trop impatiente Kira. Au lieu de vouloir à tout prix me blesser, analyse la situation et tire en profit. »
Je recula sans la quitter des yeux. Son agilité m’impressionnait. La différence de niveau était énorme ! Je ne pourrais jamais la battre, du moins pas par la force. Mon cœur battait vite à cause du stress.
Mon adversaire composa une série de signe à une telle vitesse que je ne pus déterminer aucun signe. Deux clones apparurent à mes cotés. Je hoqueta de surprise en faisant un bond en avant.
« Putin ! C’est quoi ça ? M’exclamai-je.
-C’est ce qu’on appelle un multi-clonage. Tu ne connais pas cette technique ?
-Je ne maîtrise que le taijutsu. Il faut dire que sans professeur, il est difficile d’apprendre quelque chose.
-Je vois… »
Un des clones m’attaqua par derrière. Mon cœur s’emballa et je hurla. Je tenta de faire le vide dans mon esprit pour me concentrer, mais la peur m’empêchait de réfléchir convenablement.
« Kira… »
La voix de Kurenaï me parut soudain très lointaine. J’allais quand même pas m’évanouir de nouveau ?
« KIRA !!!! ARRETES !! »
Pourquoi hurle t-elle ? Je ne voyais plus rien, même si mes yeux étaient grands ouverts. Une force nouvelle m’envahit. J’avais déjà connu cette situation. Mais qu’allait-il arriver ? Un bourdonnement envahit mes oreilles et je n’entendis plus qu’un hurlement. Un hurlement de terreur. Kurenaï ! Je repris petit à petit mes esprits. Ma vision se clarifia mais ce fut un effroyable tableau qui se présenta à moi. L’herbe avait laissé place à de la poussière, le paysage était gris dans un cercle de dix mètres. Kurenaï était à environ quinze mètres de moi, inconsciente et le corps ensanglanté.
« Kurenaï !! »
Je me précipita vers elle. Elle respirait avec difficulté et sa peau était à moitié brûlée.
« Qu’est-ce que j’ai fait ? »
Sans plus attendre, j’alla chercher du secours, quelqu’un qui pourrait m’aider. Je ne comprenais pas. Comment tout cela avait-il bien put arriver ? Je ne voulais pas lui faire de mal !
« Kira ! M’interpella une vois grave.
-Kakashi-sensaï ! Venez-vite ! C’est horrible ce que j’ai fais !!
-De quoi parles-tu ? Calme-toi et expliques-moi ce qui s’est passé.
-Pas le temps ! Je ne sais pas comment j’ai fais, mais Kurenaï est gravement blessée !! »
Kakashi ouvrit grand les yeux, à la fois surpris et affolé. Sans me prévenir, il fila à toute allure dans la direction opposée du terrain d’entraînement.
« Je file chercher Tsunade-sama, cria t-il. Ne bouges pas ! »
Les larmes embrumèrent mes yeux. Tous c’était passé vite ! Kakashi ne fut pas long à revenir avec l’Hokage. Je les conduisis vers le lieu de l’accident.
« Non, pas ça ! »S’exclama Tsunade.
Elle se précipita vers la blessée et l’examina attentivement. Pendant ce temps, le jounin inspecta les lieux et ses yeux grandirent d’effrois. C’était impossible ! Comment une ninja sans grand talant avait put utiliser cette technique ? Seul une poignée d’Uchiwa en était capable. Même Itachi était incapable de réaliser un tel jutsu !
« Tsunade-sama »
Cette-dernière hocha de la tête et prit Kurenaï dans ses bras.
« Surveilles la petite et bon sang apprends lui à se maîtriser !! » Ordonna t-elle à Kakashi.
Je les regardais, étonnée. Mais de quoi parlaient-ils ? Je les suivis, la tête basse. Je suis à peine arrivée et déjà j’accumule les catastrophes.
Je retourna chez moi et alla me prendre un bon bain histoire de me changer les idées. Quelle journée ! J’espère que ce ne sera pas comme ça tous les jours ! Je remarqua un étrange signe tatoué sur ma peau ; un ange noir aux ailes repliées. Intriguée, je pris un gant et frotta ma peau comme une éperdue afin d’enlever ce signe qui ne me plaisais vraiment pas. Rien à faire ! Je réussi seulement à m’irriter la peau. Je me promis d’en parler à Kakashi dès que possible. Mais pour l’heure, un petit somme s’imposait.
***
Combien de temps avais-je dormi ? Le soleil était haut dans le ciel sans nuages. Je voulais rester dans mon lit mais la faim prit le dessus. Je me prépara un bol de ramen que j’avala en moins de temps qu’il faut pour le dire. C’est que ce n’était pas mauvais ce truc là. Je dirais même que c’était très bon. Un délice innommable dont la saveur vous reste dans la bouche pendant un long moment. Je ne sais pas qui a inventé ça, mais chapeau !
Je partis à la recherche de Kakashi mais je ne le trouva pas. Comme par hasard. C’est pourtant pas bien difficile de trouver un gars aux cheveux gris portant un masque qui a l’air de sortir du lit. Mais avec ma chance habituelle, c’est excusable.
« KIRA !!! » Brailla une voix derrière moi.
Je me retourna et fus nez à nez avec Naruto.
« T’es pas obligé de me hurler dans les oreilles, maugréais-je en guise de réponse.
-Toujours de bonne humeur, rétorqua t-il.
-On ne change pas les habitudes. Dis, tu n’aurais pas vus Kakashi-sensaï par hasard ?
-Non, il doit encore être je ne sais où.
-Tu n’as même pas une petite idée ?
-De temps en temps, il est introuvable. Même la vielle de sais par où il est dans ces moments là.
-La vielle ?
-Tsunade-sama.
-Elle fait jeune pourtant. Je lui donnerais vingt, vingt-cinq ans.
-C’est parce-qu’elle se métamorphose pour avoir l’air plus jeune. En vérité, elle a…
-NARUTO !! Hurla une voix féminine.
-Oh ! Bonjour Tsunade-sama ! Dit Naruto, une main derrière la tête.
-TU CROIS QUE JE NE T’AI PAS ENTENDUS !!!
-Désolé, désolé, désolé…
-Bonjour Kira, continua t-elle à mon attention.
-‘lut, répondis-je d’un ton très motivé.
-N’aurais-tu pas aperçut Kakashi par hasard ?
-Justement, je le cherchais.
-Ca fait deux heures que je suis à sa recherche.
-Bon, je suppose que je peux tout de suite arrêter mes recherches.
-Oui… Au fait, Kurenaï va mieux, m’annonça l’Hokage avec un grand sourire.
-C’est vrai ! J’espère qu’elle va vite s’en remettre ! Je suis vraiment désolée pou ce qui s’est passé.
-Le bilan aurait pu être pire.
-Pouvez-vous m’expliquer ? Demanda Naruto. C’est pas que je suis perdu, mais un peu quand même.
-Affaire top secret défense ! Dit Tsunade en posant sur moi un regard insistant.
-C’est pas juste !
-Et moi alors ? Protestais-je. Je suis quand même la première concernée !
-Kakashi t’expliquera tous, du moins si il réapparaît.
-Ne vous en faîte pas pour ça ! Assura Naruto.
-J’espère que tu as raison. » Soupirais-je.
Une vrai pile électrique ce gars ! Enfin, j’espère que Kakashi aura les réponses à mes questions.
Prochain chapitre : L’Akatsuki se met en mouvement. De nombreuses révélations et le début du déclin de la France.